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www/philosophy assigning-copyright.fr.html can-...


From: GNUN
Subject: www/philosophy assigning-copyright.fr.html can-...
Date: Fri, 5 Nov 2021 11:00:48 -0400 (EDT)

CVSROOT:        /web/www
Module name:    www
Changes by:     GNUN <gnun>     21/11/05 11:00:48

Modified files:
        philosophy     : assigning-copyright.fr.html 
                         can-you-trust.fr.html categories.fr.html 
                         compromise.fr.html computing-progress.fr.html 
                         copyright-versus-community-2000.fr.html 
                         correcting-france-mistake.fr.html 
                         danger-of-software-patents.fr.html dat.fr.html 
                         ebooks-must-increase-freedom.fr.html 
                         ebooks.fr.html eldred-amicus.fr.html 
                         floss-and-foss.fr.html 
                         free-software-even-more-important.fr.html 
                         freedom-or-copyright-old.fr.html 
                         freedom-or-copyright.fr.html 
                         fs-and-sustainable-development.fr.html 
                         gates.fr.html gpl-american-way.fr.html 
                         greve-clown.fr.html 
        philosophy/po  : eldred-amicus.fr.po 

Log message:
        Automatic update by GNUnited Nations.

CVSWeb URLs:
http://web.cvs.savannah.gnu.org/viewcvs/www/philosophy/assigning-copyright.fr.html?cvsroot=www&r1=1.53&r2=1.54
http://web.cvs.savannah.gnu.org/viewcvs/www/philosophy/can-you-trust.fr.html?cvsroot=www&r1=1.94&r2=1.95
http://web.cvs.savannah.gnu.org/viewcvs/www/philosophy/categories.fr.html?cvsroot=www&r1=1.120&r2=1.121
http://web.cvs.savannah.gnu.org/viewcvs/www/philosophy/compromise.fr.html?cvsroot=www&r1=1.71&r2=1.72
http://web.cvs.savannah.gnu.org/viewcvs/www/philosophy/computing-progress.fr.html?cvsroot=www&r1=1.60&r2=1.61
http://web.cvs.savannah.gnu.org/viewcvs/www/philosophy/copyright-versus-community-2000.fr.html?cvsroot=www&r1=1.57&r2=1.58
http://web.cvs.savannah.gnu.org/viewcvs/www/philosophy/correcting-france-mistake.fr.html?cvsroot=www&r1=1.37&r2=1.38
http://web.cvs.savannah.gnu.org/viewcvs/www/philosophy/danger-of-software-patents.fr.html?cvsroot=www&r1=1.48&r2=1.49
http://web.cvs.savannah.gnu.org/viewcvs/www/philosophy/dat.fr.html?cvsroot=www&r1=1.75&r2=1.76
http://web.cvs.savannah.gnu.org/viewcvs/www/philosophy/ebooks-must-increase-freedom.fr.html?cvsroot=www&r1=1.45&r2=1.46
http://web.cvs.savannah.gnu.org/viewcvs/www/philosophy/ebooks.fr.html?cvsroot=www&r1=1.70&r2=1.71
http://web.cvs.savannah.gnu.org/viewcvs/www/philosophy/eldred-amicus.fr.html?cvsroot=www&r1=1.55&r2=1.56
http://web.cvs.savannah.gnu.org/viewcvs/www/philosophy/floss-and-foss.fr.html?cvsroot=www&r1=1.18&r2=1.19
http://web.cvs.savannah.gnu.org/viewcvs/www/philosophy/free-software-even-more-important.fr.html?cvsroot=www&r1=1.40&r2=1.41
http://web.cvs.savannah.gnu.org/viewcvs/www/philosophy/freedom-or-copyright-old.fr.html?cvsroot=www&r1=1.52&r2=1.53
http://web.cvs.savannah.gnu.org/viewcvs/www/philosophy/freedom-or-copyright.fr.html?cvsroot=www&r1=1.84&r2=1.85
http://web.cvs.savannah.gnu.org/viewcvs/www/philosophy/fs-and-sustainable-development.fr.html?cvsroot=www&r1=1.13&r2=1.14
http://web.cvs.savannah.gnu.org/viewcvs/www/philosophy/gates.fr.html?cvsroot=www&r1=1.55&r2=1.56
http://web.cvs.savannah.gnu.org/viewcvs/www/philosophy/gpl-american-way.fr.html?cvsroot=www&r1=1.65&r2=1.66
http://web.cvs.savannah.gnu.org/viewcvs/www/philosophy/greve-clown.fr.html?cvsroot=www&r1=1.54&r2=1.55
http://web.cvs.savannah.gnu.org/viewcvs/www/philosophy/po/eldred-amicus.fr.po?cvsroot=www&r1=1.41&r2=1.42

Patches:
Index: assigning-copyright.fr.html
===================================================================
RCS file: /web/www/www/philosophy/assigning-copyright.fr.html,v
retrieving revision 1.53
retrieving revision 1.54
diff -u -b -r1.53 -r1.54
--- assigning-copyright.fr.html 1 Oct 2021 17:39:47 -0000       1.53
+++ assigning-copyright.fr.html 5 Nov 2021 15:00:47 -0000       1.54
@@ -26,13 +26,13 @@
 pratiques. Si elles diffusent le même code sous une licence différente à
 certains utilisateurs payants, ce qui permet typiquement de l'inclure dans
 des programmes privateurs,<a id="TransNote1-rev"
-href="#TransNote1"><sup>1</sup></a> c'est ce que nous appelons « vendre des
-exceptions ». Si elles diffusent une version particulière du code sur un
+href="#TransNote1"><sup>1</sup></a> c'est ce que nous appelons « vendre des
+exceptions ». Si elles diffusent une version particulière du code sur un
 mode uniquement privateur, nous appelons cela publier une version purement
 privatrice du programme.</p>
 
-<p>Nous expliquons dans « <a 
href="/philosophy/selling-exceptions.html">Vendre
-des exceptions à la GNU GPL</a> » pourquoi vendre des exceptions est
+<p>Nous expliquons dans « <a 
href="/philosophy/selling-exceptions.html">Vendre
+des exceptions à la GNU GPL</a> » pourquoi vendre des exceptions est
 acceptable, bien que limite. En revanche, publier une version purement
 privatrice est totalement incorrect, comme pour tout autre logiciel
 privateur.</p>
@@ -42,11 +42,11 @@
 légalement le distribuer de n'importe quelle manière, et même de plusieurs
 manières en parallèle. Mais que se passe-t-il quand vous publiez une version
 modifiée de ce programme libre et que l'entreprise veut inclure vos
-changements dans sa version ?</p>
+changements dans sa version ?</p>
 
 <p>Puisque vous avez reçu le logiciel sous licence GPL, vous devez 
redistribuer
 les versions modifiées sous licence GPL. Si l'entreprise en reçoit une
-copie, elle pourra utiliser les modifications d'après les règles de la GPL ;
+copie, elle pourra utiliser les modifications d'après les règles de la 
GPL ;
 elle n'a pas le droit d'inclure vos modifications dans ce logiciel et de
 vendre des exceptions pour celui-ci. Elle n'aura pas non plus le droit de
 distribuer une version privatrice du logiciel contenant votre code. Si c'est
@@ -61,9 +61,9 @@
 résultat.</p>
 
 <p>L'entreprise vous proposera sans doute de lui céder votre copyright ou de
-lui en octroyer une licence, en signant un contrat de cession ou un « accord
-de licence de contributeur » <i>[contributor license agreement]</i>. En soi,
-cela n'est pas une mauvaise chose ; par exemple, beaucoup de développeurs du
+lui en octroyer une licence, en signant un contrat de cession ou un « accord
+de licence de contributeur » <i>[contributor license agreement]</i>. En soi,
+cela n'est pas une mauvaise chose ; par exemple, beaucoup de développeurs du
 projet GNU ont cédé leurs droits à la FSF. Cependant, la FSF ne vend jamais
 d'exceptions et ses contrats de cession comprennent l'engagement de ne
 distribuer le code du cédant qu'accompagné de son code source et sans autre
@@ -103,7 +103,7 @@
 le contrat. Afin de permettre la vente d'exceptions pour le logiciel qui
 contient votre code, mais aussi pour interdire à l'entreprise d'en publier
 des versions purement privatrices, vous pouvez exiger une condition qui
-ressemblerait à ceci :</p>
+ressemblerait à ceci :</p>
 
 <blockquote class="emph-box">
   <p><i>Any program based on (as defined in GNU General Public License version 
3)
@@ -116,11 +116,11 @@
 users under terms permitting them to link the program's code with nonfree
 code and release the combination in binary form under a license of their own
 choosing.</i></p>
-<p>Traduction non officielle :</p>
-<p>Tout logiciel « basé sur » (comme défini dans la licence publique
+<p>Traduction non officielle :</p>
+<p>Tout logiciel « basé sur » (comme défini dans la licence publique
 générale GNU version 3) le code de Hacker que TOTO distribue doit être 
rendu
-disponible par TOTO sous (a) la « licence publique générale, version 2 ou
-supérieure » ou (b) la licence de (a) ci-dessus, dont le « 2 » est 
remplacé
+disponible par TOTO sous (a) la « licence publique générale, version 2 ou
+supérieure » ou (b) la licence de (a) ci-dessus, dont le « 2 » est 
remplacé
 par n'importe quelle version ultérieure existante de la GPL. À condition que
 TOTO mette ce logiciel à disposition du public sous forme de code source,
 gratuitement et comme décrit plus haut, il a également le droit de
@@ -132,7 +132,7 @@
 
 <p>Ou, si l'objet de votre désaccord est qu'une variante <em>de votre 
code</em>
 puisse être publiée seulement dans une version privatrice, vous pouvez
-exiger une condition qui ressemblerait à ceci :</p>
+exiger une condition qui ressemblerait à ceci :</p>
 
 <blockquote class="emph-box">
   <p><i>Any program based on (as defined in GNU General Public License version 
3)
@@ -143,12 +143,12 @@
 Provided FOO makes the program available as source code gratis to the public
 in this way, it may also distribute the same version of Hacker's code in
 other programs released under other licenses of its own choosing.</i></p>
-<p>Traduction non officielle :</p>
-<p>Tout logiciel « basé sur » (comme défini dans la licence publique
+<p>Traduction non officielle :</p>
+<p>Tout logiciel « basé sur » (comme défini dans la licence publique
 générale GNU version 3) le code de Hacker que TOTO distribue doit être 
rendu
-disponible par TOTO sous <b>(a)</b> la « licence publique générale,
-version 2 ou supérieure » ou <b>(b)</b> la licence de (a) ci-dessus, dont 
le
-« 2 » est remplacé par n'importe quelle version ultérieure existante de 
la
+disponible par TOTO sous <b>(a)</b> la « licence publique générale,
+version 2 ou supérieure » ou <b>(b)</b> la licence de (a) ci-dessus, dont 
le
+« 2 » est remplacé par n'importe quelle version ultérieure existante 
de la
 GPL. À condition que TOTO mette ce logiciel à disposition du public sous
 forme de code source, gratuitement et comme décrit plus haut, il peut aussi
 distribuer la même version du code de Hacker dans d'autres logiciels publiés
@@ -156,10 +156,10 @@
 </blockquote>
 
 <p>Si le logiciel est publié sous la licence publique générale GNU Affero,
-ajoutez « Affero » après « générale », changez « GPL » pour « 
AGPL »,
-changez « 2 ou » pour « 3 ou ». Il conviendrait également de 
remplacer « que
-TOTO distribue » par « que TOTO distribue, ou déploie sur un serveur
-accessible à des utilisateurs autres que TOTO ».</p>
+ajoutez « Affero » après « générale », changez « GPL » 
pour « AGPL »,
+changez « 2 ou » pour « 3 ou ». Il conviendrait également de 
remplacer « que
+TOTO distribue » par « que TOTO distribue, ou déploie sur un serveur
+accessible à des utilisateurs autres que TOTO ».</p>
 
 <p>La FSF a fait réviser ces textes par un juriste, mais vous devriez prendre
 vous-même conseil d'un juriste avant de les utiliser.</p>
@@ -175,9 +175,9 @@
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't have notes.-->
 <hr /><b>Note de traduction</b><ol>
-<li id="TransNote1">Autre traduction de <em>proprietary</em> :
-propriétaire. <a href="#TransNote1-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a></li></ol></div>
+<li><a id="TransNote1" href="#TransNote1-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Autre traduction de <i>proprietary</i> : propriétaire.</li></ol></div>
 </div>
 
 <!-- for id="content", starts in the include above -->
@@ -243,13 +243,13 @@
 <div class="translators-credits">
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't want credits.-->
-Traduction : framapad.org<br />Révision : <a
+Traduction : framapad.org<br />Révision : <a
 href="mailto:trad-gnu&#64;april.org";>trad-gnu&#64;april.org</a></div>
 
 <p class="unprintable"><!-- timestamp start -->
 Dernière mise à jour :
 
-$Date: 2021/10/01 17:39:47 $
+$Date: 2021/11/05 15:00:47 $
 
 <!-- timestamp end -->
 </p>

Index: can-you-trust.fr.html
===================================================================
RCS file: /web/www/www/philosophy/can-you-trust.fr.html,v
retrieving revision 1.94
retrieving revision 1.95
diff -u -b -r1.94 -r1.95
--- can-you-trust.fr.html       12 Sep 2021 13:34:51 -0000      1.94
+++ can-you-trust.fr.html       5 Nov 2021 15:00:47 -0000       1.95
@@ -16,40 +16,40 @@
 <!--GNUN: OUT-OF-DATE NOTICE-->
 <!--#include virtual="/server/top-addendum.fr.html" -->
 <div class="article reduced-width">
-<h2>Pouvez-vous faire confiance à votre ordinateur ?</h2>
+<h2>Pouvez-vous faire confiance à votre ordinateur ?</h2>
 
 <address class="byline">par <a href="https://www.stallman.org/";>Richard 
Stallman</a></address>
 
 <p>
-De qui votre ordinateur doit-il recevoir ses ordres ? La plupart des gens
+De qui votre ordinateur doit-il recevoir ses ordres ? La plupart des gens
 pensent que leurs ordinateurs doivent leur obéir, et non pas obéir à
-quelqu'un d'autre. Par une stratégie qu'elles appellent « informatique de
-confiance » <i>[trusted computing]</i>, de grandes sociétés de médias 
(entre
+quelqu'un d'autre. Par une stratégie qu'elles appellent « informatique de
+confiance » <i>[trusted computing]</i>, de grandes sociétés de médias 
(entre
 autres du cinéma et de l'industrie du disque), ainsi que des sociétés
 informatiques telles que Microsoft et Intel, projettent de faire en sorte
 que votre ordinateur leur obéisse plutôt qu'à vous (chez Microsoft ce
-stratagème est nommé « Palladium »). Il est déjà arrivé que des 
programmes
-privateurs<a id="TransNote1-rev" href="#TransNote1"><sup>a</sup></a>
+stratagème est nommé « Palladium »). Il est déjà arrivé que des 
programmes
+privateurs <a id="TransNote1-rev" href="#TransNote1"><sup>a</sup></a>
 contiennent des dispositifs malveillants, mais ce projet rendrait cette
 pratique universelle.</p>
 <p>
-Par définition, on ne contrôle pas ce que fait un logiciel privateur ; on ne
+Par définition, on ne contrôle pas ce que fait un logiciel privateur ; on 
ne
 peut ni étudier son code source, ni le modifier. Il n'est donc pas étonnant
 que des hommes d'affaires astucieux trouvent moyen d'exercer leur pouvoir à
-vos dépens. Microsoft l'a déjà fait plusieurs fois : l'une des versions de
+vos dépens. Microsoft l'a déjà fait plusieurs fois : l'une des versions de
 Windows a été conçue pour renseigner Microsoft sur tous les logiciels
-installés sur votre disque dur ; une mise à jour de « sécurité » 
récente du
+installés sur votre disque dur ; une mise à jour de « sécurité » 
récente du
 lecteur multimédia de Windows (Windows Media Player) exigeait des
 utilisateurs d'accepter de nouvelles restrictions. Mais Microsoft n'est pas
-seul dans ce cas : le logiciel de partage de musique « KaZaa » est conçu 
de
+seul dans ce cas : le logiciel de partage de musique « KaZaa » est 
conçu de
 telle sorte que le partenaire commercial de KaZaa puisse louer l'utilisation
 de votre ordinateur à ses clients. Ces dispositifs malveillants sont souvent
 secrets, mais même une fois que vous en avez connaissance, il est difficile
 de les enlever, puisque vous ne disposez pas du code source de
 l'application.</p>
 <p>
-Dans le passé, il s'agissait d'incidents isolés. « L'informatique de
-confiance » les rendrait dominants. « L'informatique déloyale »
+Dans le passé, il s'agissait d'incidents isolés. « L'informatique de
+confiance » les rendrait dominants. « L'informatique déloyale »
 <i>[Treacherous Computing]</i> est un nom plus approprié, parce que le
 projet est conçu pour s'assurer que votre ordinateur vous désobéira
 systématiquement. En fait, il est conçu pour que votre ordinateur ne puisse
@@ -59,7 +59,7 @@
 L'informatique déloyale repose sur le principe technique que l'ordinateur
 contient un dispositif de chiffrement et de signature numériques dont les
 clefs sont maintenues secrètes (la version Microsoft de ce système s'appelle
-« Palladium »). Les logiciels privateurs utiliseront ce dispositif afin de
+« Palladium »). Les logiciels privateurs utiliseront ce dispositif afin 
de
 contrôler le lancement de tel ou tel programme, à quels documents ou données
 vous pourrez accéder, et avec quels programmes vous pourrez lire ou modifier
 ces documents ou données. Ces logiciels téléchargeront régulièrement de
@@ -87,9 +87,9 @@
 certains documents que sur les ordinateurs d'une société déterminée.</p>
 <p>
 Imaginez que vous receviez un courriel de votre patron vous disant de faire
-quelque chose que vous estimez risqué ; un mois plus tard, lorsque la
+quelque chose que vous estimez risqué ; un mois plus tard, lorsque la
 situation s'envenime, vous ne pouvez plus utiliser ce message pour prouver
-que la décision n'était pas de vous. « Recevoir l'ordre par écrit » ne 
vous
+que la décision n'était pas de vous. « Recevoir l'ordre par écrit » 
ne vous
 protège pas quand l'ordre est écrit avec une encre qui disparaît.</p>
 <p>
 Imaginez que vous receviez un courriel de votre patron définissant une
@@ -97,7 +97,7 @@
 résultats de l'audit de votre société, ou de laisser se propager une menace
 dangereuse pour votre pays. Aujourd'hui vous pouvez envoyer ce message à un
 journaliste et lui présenter les faits. Avec l'informatique déloyale, le
-journaliste ne pourra pas lire le document ; son ordinateur refusera de lui
+journaliste ne pourra pas lire le document ; son ordinateur refusera de lui
 obéir. L'informatique déloyale devient un paradis pour la corruption.</p>
 <p>
 Les logiciels de traitement de texte tels que Microsoft Word pourraient se
@@ -119,7 +119,7 @@
 mesure d'ajouter de nouvelles instructions ordonnant à tous les ordinateurs
 de refuser de lire ce document. Chaque ordinateur obéirait, sitôt qu'il
 aurait téléchargé les nouvelles instructions. L'écrit en question serait
-sujet à un effacement rétroactif « façon <cite>1984</cite> » ; au 
final,
+sujet à un effacement rétroactif « façon <cite>1984</cite> » ; au 
final,
 vous ne pourriez même plus le relire.</p>
 <p>
 Vous pensez peut-être que vous saurez découvrir les méfaits commis par une
@@ -127,7 +127,7 @@
 de les accepter, ou non. En admettant que vous y arriviez, non seulement il
 serait idiot d'accepter la transaction, mais vous ne pouvez même pas espérer
 qu'elle reste en l'état. À partir du moment où vous devenez dépendant de
-l'utilisation d'un programme, vous êtes piégé et ils le savent ; ils 
peuvent
+l'utilisation d'un programme, vous êtes piégé et ils le savent ; ils 
peuvent
 alors se permettre de changer la donne. Certaines applications récupéreront
 automatiquement des mises à jour qui fonctionneront alors de façon
 différente, et elles ne vous laisseront pas le choix de mettre à jour ou
@@ -140,7 +140,7 @@
 un logiciel libre contient un dispositif malveillant, les développeurs de la
 communauté l'élimineront et vous pourrez utiliser la version corrigée. Vous
 pouvez également utiliser des programmes et des applications libres sur les
-systèmes d'exploitation non libres ; cela ne vous octroie pas une liberté
+systèmes d'exploitation non libres ; cela ne vous octroie pas une liberté
 totale, mais beaucoup d'utilisateurs le font.</p>
 <p>
 L'informatique déloyale met l'existence des systèmes d'exploitation libres
@@ -158,14 +158,14 @@
 Il y a déjà des propositions de lois aux États-Unis pour exiger de tous les
 ordinateurs qu'ils utilisent l'informatique déloyale, et pour interdire de
 connecter de vieux ordinateurs à Internet. La CBDTPA (nous l'appelons le
-<i>Consume But Don't Try Programming Act</i><a id="TransNote3-rev"
+<i>Consume But Don't Try Programming Act</i> <a id="TransNote3-rev"
 href="#TransNote3"><sup>c</sup></a>) est l'une d'entre elles. Mais même
-s'ils ne vous forcent pas à passer à « l'informatique de confiance » par 
des
+s'ils ne vous forcent pas à passer à « l'informatique de confiance » 
par des
 lois, les pressions pour l'accepter peuvent être énormes. Aujourd'hui les
 gens utilisent souvent le format Word pour communiquer, bien que cela cause
-des problèmes variés (voir « <a
+des problèmes variés (voir « <a
 href="/philosophy/no-word-attachments.html">Finissons-en avec les pièces
-jointes Word !</a> »). Si un jour seule une machine déloyale peut lire les
+jointes Word !</a> »). Si un jour seule une machine déloyale peut lire 
les
 documents créés avec la dernière version de Word, beaucoup de gens se
 mettront à l'utiliser, à supposer qu'ils envisagent la situation en termes
 de choix personnel (à prendre ou à laisser). Pour s'opposer à l'informatique
@@ -174,11 +174,11 @@
 <p>
 Pour plus ample information au sujet de l'informatique déloyale, voir <a
 href="https://www.cl.cam.ac.uk/~rja14/tcpa-faq.html";>&ldquo;Trusted
-Computing&rdquo; Frequently Asked Questions</a> (FAQ sur « l'informatique de
-confiance »).</p>
+Computing&rdquo; Frequently Asked Questions</a> (FAQ sur « l'informatique de
+confiance »).</p>
 <p>
 Contrer l'informatique déloyale va nécessiter que de nombreux citoyens
-s'organisent. Nous avons besoin de votre aide ! Soutenez <a
+s'organisent. Nous avons besoin de votre aide ! Soutenez <a
 href="https://www.defectivebydesign.org/";>Defective by Design</a>
 (défectueux à dessein), la campagne de la Fondation pour le logiciel libre
 contre la gestion numérique des restrictions.</p>
@@ -187,7 +187,7 @@
 
 <ol>
 <li><p>
-En sécurité informatique, le terme « informatique de confiance » est 
utilisé
+En sécurité informatique, le terme « informatique de confiance » est 
utilisé
 d'une manière différente. Attention à ne pas confondre les deux
 significations.</p></li>
 
@@ -204,10 +204,10 @@
 pour l'envoyer de manière sécurisée à quelqu'un d'autre. Une application
 déloyale vous laisserait lire le texte à l'écran, mais ne vous permettrait
 pas de produire un document non chiffré adapté à d'autres usages. GPG, un
-logiciel libre, procure des fonctionnalités de sécurité aux utilisateurs ;
+logiciel libre, procure des fonctionnalités de sécurité aux utilisateurs ;
 <em>ils</em> choisissent de <em>l'</em>utiliser. L'informatique déloyale est
-conçue pour imposer des restrictions aux utilisateurs ; c'est <em>elle</em>
-qui <em>les</em> « utilise ».</p></li>
+conçue pour imposer des restrictions aux utilisateurs ; c'est <em>elle</em>
+qui <em>les</em> « utilise ».</p></li>
 
 <li><p id="beneficial">
 Les partisans de l'informatique déloyale concentrent leur discours sur son
@@ -218,11 +218,11 @@
 peuvent être utilisés à des fins qui ne sont pas néfastes. Mais leurs
 fonctionnalités peuvent être mises en œuvre autrement, sans utiliser
 d'équipement déloyal. Pour vous, utilisateurs, la principale différence est
-que l'informatique déloyale a une conséquence fâcheuse : la manipulation de
+que l'informatique déloyale a une conséquence fâcheuse : la manipulation 
de
 votre ordinateur pour qu'il agisse contre vous.</p>
 <p>
-Ce qu'ils disent est vrai, et ce que je dis est vrai. Combinez le tout ;
-qu'est-ce que vous en déduisez ? Que l'informatique déloyale est un projet
+Ce qu'ils disent est vrai, et ce que je dis est vrai. Combinez le tout ;
+qu'est-ce que vous en déduisez ? Que l'informatique déloyale est un projet
 destiné à nous ôter la liberté tout en offrant des avantages mineurs
 destinés à nous distraire de ce que nous perdrions.</p></li>
 
@@ -233,51 +233,51 @@
 Research</i><a id="TransNote4-rev" href="#TransNote4"><sup>d</sup></a> en
 octobre 2002 a indiqué qu'un élément du cahier des charges de Palladium est
 d'assurer que les systèmes d'exploitation et les applications existants
-continuent à fonctionner ; donc les virus seront toujours capables de faire
+continuent à fonctionner ; donc les virus seront toujours capables de faire
 tout ce qu'ils font aujourd'hui.</p>
 <p>
 Quand les employés de Microsoft parlent de  <i>security</i> à propos de
-Palladium, il ne s'agit pas de la définition habituelle de la sécurité :
+Palladium, il ne s'agit pas de la définition habituelle de la sécurité :
 protéger votre machine contre les choses dont vous ne voulez pas. Dans leur
 esprit, il s'agit de protéger les données que vous avez copiées sur votre
 machine contre des manipulations faites par vous-même, mais dont d'autres
 que vous ne veulent pas. L'une des diapos de la présentation énumérait
 plusieurs types de données secrètes que Palladium pourrait servir à stocker,
-entre autres des « secrets de tiers » et des « secrets de l'utilisateur 
»
-– mais j'ai mis « secrets de l'utilisateur » entre guillemets, car c'est
+entre autres des « secrets de tiers » et des « secrets de 
l'utilisateur »
+– mais j'ai mis « secrets de l'utilisateur » entre guillemets, car 
c'est
 quelque peu absurde dans le contexte de Palladium.</p>
 <p>
 Dans la présentation, on trouve fréquemment d'autres termes que nous
-associons fréquemment à la notion de sécurité, tels que « attaque », 
« code
-malveillant », « spoofing », ainsi que « confiance »
+associons fréquemment à la notion de sécurité, tels que « attaque », 
« code
+malveillant », « spoofing », ainsi que « confiance »
 <em>[trusted]</em>. Aucun d'eux n'est pris dans son sens
-habituel. « Attaque » ne veut pas dire que quelqu'un essaye de vous faire 
du
-mal, mais que vous essayez de copier de la musique. « Code malveillant »
+habituel. « Attaque » ne veut pas dire que quelqu'un essaye de vous 
faire du
+mal, mais que vous essayez de copier de la musique. « Code malveillant »
 signifie un code installé par vous pour faire ce que quelqu'un d'autre ne
-veut pas que votre machine fasse. « Spoofing » ne veut pas dire que
+veut pas que votre machine fasse. « Spoofing » ne veut pas dire que
 quelqu'un vous trompe, mais que vous trompez Palladium. Et ainsi de 
suite.</p></li>
 
 <li><p>
 Une déclaration antérieure des développeurs de Palladium a énoncé le
-principe de base suivant : quiconque ayant développé ou rassemblé une
+principe de base suivant : quiconque ayant développé ou rassemblé une
 information doit avoir un contrôle total sur la façon dont vous
 l'utilisez. Ceci représenterait un renversement révolutionnaire des concepts
 établis de l'éthique et du droit et créerait un système de contrôle sans
 précédent. Les problèmes spécifiques de ces systèmes ne sont aucunement 
des
-accidents ; ils résultent de leur principe de base. C'est ce principe que
+accidents ; ils résultent de leur principe de base. C'est ce principe que
 nous devons rejeter.</p></li>
 </ol>
 
 <hr class="thin" />
 
 <p>À compter de 2015, l'informatique déloyale a été implémentée dans les
-ordinateurs personnels sous la forme de « modules de plateforme de
-confiance » (<i>Trusted Platform Modules</i> ou TPM) ; cependant, pour des
+ordinateurs personnels sous la forme de « modules de plateforme de
+confiance » (<i>Trusted Platform Modules</i> ou TPM) ; cependant, pour des
 raisons pratiques, les TPM se sont révélés complètement inadéquats en tant
 que plateformes d'attestation à distance pour mettre en œuvre la gestion
 numérique des restrictions. Les sociétés ont alors implémenté les DRM par
-d'autres moyens. À l'heure actuelle, les « modules de plateforme de
-confiance » ne sont plus du tout utilisés pour les DRM et il y a des raisons
+d'autres moyens. À l'heure actuelle, les « modules de plateforme de
+confiance » ne sont plus du tout utilisés pour les DRM et il y a des 
raisons
 de penser qu'il n'est pas possible de le faire. De manière assez ironique,
 cela signifie que les seuls usages actuels de ces modules sont d'innocentes
 fonctions secondaires comme de vérifier que quelqu'un n'a pas subrepticement
@@ -305,7 +305,7 @@
 <hr class="no-display" />
 <div class="edu-note c"><p id="fsfs">Cet essai est publié dans le livre <a
 href="https://shop.fsf.org/product/free-software-free-society/";><cite>Free
-Software, Free Society: The Selected Essays of Richard
+Software, Free Society : The Selected Essays of Richard
 M. Stallman</cite></a>.</p></div>
 </div>
 
@@ -314,16 +314,16 @@
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't have notes.-->
 <b>Notes de traduction</b><ol id="translator-notes-alpha">
 <li><a id="TransNote1" href="#TransNote1-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
-Autre traduction de <i>proprietary</i> : propriétaire.</li>
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Autre traduction de <i>proprietary</i>: propriétaire.</li>
 <li><a id="TransNote2" href="#TransNote2-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
+class="nounderline">&#8593;</a>
 Loi sur le copyright du millénaire numérique.</li>
 <li><a id="TransNote3" href="#TransNote3-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
+class="nounderline">&#8593;</a>
 Consommez mais n'essayez pas de programmer.</li>
 <li><a id="TransNote4" href="#TransNote4-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
+class="nounderline">&#8593;</a>
 Département recherche et développement de Microsoft.</li>
 </ol></div>
 </div>
@@ -391,13 +391,13 @@
 <div class="translators-credits">
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't want credits.-->
-Traduction : Fabien Illide<br />Révision : <a
+Traduction : Fabien Illide<br />Révision : <a
 href="mailto:trad-gnu&#64;april.org";>trad-gnu&#64;april.org</a></div>
 
 <p class="unprintable"><!-- timestamp start -->
 Dernière mise à jour :
 
-$Date: 2021/09/12 13:34:51 $
+$Date: 2021/11/05 15:00:47 $
 
 <!-- timestamp end -->
 </p>

Index: categories.fr.html
===================================================================
RCS file: /web/www/www/philosophy/categories.fr.html,v
retrieving revision 1.120
retrieving revision 1.121
diff -u -b -r1.120 -r1.121
--- categories.fr.html  11 Sep 2021 11:35:43 -0000      1.120
+++ categories.fr.html  5 Nov 2021 15:00:47 -0000       1.121
@@ -38,7 +38,7 @@
 </div>
 
 <div class="announcement" role="complementary">
-<p>À lire également : <a href="/philosophy/words-to-avoid.html">Mots à 
éviter
+<p>À lire également : <a href="/philosophy/words-to-avoid.html">Mots à 
éviter
 (ou à utiliser avec précaution), car connotés ou prêtant à 
confusion</a>.</p>
 </div>
 
@@ -48,15 +48,15 @@
 quiconque de l'utiliser, de le copier et/ou de le distribuer, sous une forme
 conforme à l'original ou avec des modifications, gratuitement ou contre
 paiement. Ceci veut dire en particulier que son code source doit être
-disponible. « S'il n'y a pas de sources, ce n'est pas du logiciel. » Ceci
-est une définition simplifiée ; voir aussi la <a
+disponible. « S'il n'y a pas de sources, ce n'est pas du logiciel. » Ceci
+est une définition simplifiée ; voir aussi la <a
 href="/philosophy/free-sw.html">définition complète</a>.</p>
 
        <p>Du moment qu'il est libre, tout programme a vocation à faire partie 
d'un
 système d'exploitation libre, tel que GNU ou les versions libres du <a
 href="/gnu/linux-and-gnu.html">système GNU/Linux</a>.</p>
 
-       <p>Il existe de nombreuses façons de rendre un logiciel libre ; 
beaucoup de
+       <p>Il existe de nombreuses façons de rendre un logiciel libre ; 
beaucoup de
 détails peuvent être définis de différentes façons, tout en gardant au
 logiciel son caractère libre. Certaines de ces variations sont décrites
 ci-après. Vous trouverez des informations sur des licences de logiciel libre
@@ -70,7 +70,7 @@
 software</i> (logiciel libre) pour parler de gratuité. Cela veut parfois
 dire que vous pouvez en obtenir une copie binaire gratuitement, ou qu'une
 copie de ce logiciel est comprise dans le prix d'achat de votre
-ordinateur. Ceci n'a rien à voir avec le « logiciel libre », tel que nous 
le
+ordinateur. Ceci n'a rien à voir avec le « logiciel libre », tel que 
nous le
 définissons au projet GNU.</p>
 
        <p>À cause de cette confusion potentielle il serait souhaitable, 
chaque fois
@@ -80,13 +80,12 @@
 s'agit effectivement d'un logiciel libre, parfois non.</p>
 
        <p>Beaucoup de langues ont deux mots séparés pour <i>free</i>, dans 
le sens de
-liberté et dans le sens de gratuité. Par exemple, le français a « libre 
» et
-« gratuit ». Pas l'anglais ; il y a le mot « gratis » qui se réfère 
sans
+liberté et dans le sens de gratuité. Par exemple, le français a 
« libre » et
+« gratuit ». Pas l'anglais ; il y a le mot « gratis » qui se 
réfère sans
 ambiguïté au prix, mais pas d'adjectif courant se référant sans équivoque 
à
 la liberté. Aussi, si vous parlez une autre langue, nous vous suggérons de
-traduire <i>free</i> dans votre propre langue pour le rendre plus
-clair. Consultez notre liste de <a
-href="/philosophy/fs-translations.html">traductions du terme <i>free
+traduire <i>free</i> dans votre langue pour clarifier. Consultez notre liste
+de <a href="/philosophy/fs-translations.html">traductions du terme <i>free
 software</i></a> dans diverses langues.</p>
 
        <p>Le logiciel libre est souvent <a 
href="/software/reliability.html">plus
@@ -95,50 +94,50 @@
 <h3 id="OpenSource">Logiciel open source</h3>
 
        <p>
-       Le terme « open source » (littéralement, à code source ouvert) 
est utilisé
+       Le terme « open source » (littéralement, à code source ouvert) 
est utilisé
 par certains pour qualifier plus ou moins la même catégorie que le logiciel
-libre. Il ne s'agit pas exactement de la même classe de logiciel : ils
+libre. Il ne s'agit pas exactement de la même classe de logiciel : ils
 acceptent certaines licences que nous considérons comme trop restrictives et
 il y a des licences de logiciel libre qu'ils n'ont pas acceptées. Toutefois,
-les différences entre les deux catégories sont minimes : nous ne connaissons
+les différences entre les deux catégories sont minimes : nous ne 
connaissons
 que très peu de cas de code source open source mais non libre. En théorie,
 il pourrait arriver que certains programmes libres ne répondent pas aux
 critères de l'open source, mais nous ne savons pas si cela s'est déjà
 produit.</p>
-       <p>Nous préférons le terme « <a
-href="/philosophy/open-source-misses-the-point.html">logiciel libre</a> »
-car il se réfère à la liberté, ce que ne fait pas le terme « open 
source ».</p>
+       <p>Nous préférons le terme « <a
+href="/philosophy/open-source-misses-the-point.html">logiciel libre</a> »
+car il se réfère à la liberté, ce que ne fait pas le terme « open 
source ».</p>
 
 <h3 id="PublicDomainSoftware">Logiciel du domaine public</h3>
 
        <p>Logiciel du domaine public veut dire logiciel non soumis au 
copyright (droit
 d'auteur). Si le code source est dans le domaine public, c'est un cas
 particulier de <a href="#Non-CopyleftedFreeSoftware">logiciel libre
-« non-copylefté »</a>, ce qui veut dire que certaines copies, ou certaines
+« non-copylefté »</a>, ce qui veut dire que certaines copies, ou 
certaines
 versions modifiées, peuvent ne pas être du tout libres.</p>
 
        <p>Dans certains cas, un programme exécutable peut être dans le 
domaine public
 sans que le code source soit disponible. Il ne s'agit pas de logiciel libre,
 puisque le logiciel libre nécessite l'accès au code source. Par ailleurs, la
-plupart des logiciels libres ne sont pas dans le domaine public ; ils sont
+plupart des logiciels libres ne sont pas dans le domaine public ; ils sont
 sous copyright, et les détenteurs de copyright ont donné à chacun la
 permission légale de les utiliser en toute liberté en se servant d'une
 licence de logiciel libre.</p>
 
-       <p>Parfois on utilise l'expression « du domaine public » de façon 
peu
-rigoureuse, dans le sens de « <a href="#FreeSoftware">libre</a> » ou
-« disponible gratuitement ». Toutefois, « du domaine public » est une
-expression juridique qui signifie précisément « non soumis au
-copyright ». Pour plus de clarté, nous conseillons de ne l'employer que dans
+       <p>Parfois on utilise l'expression « du domaine public » de 
façon peu
+rigoureuse, dans le sens de « <a href="#FreeSoftware">libre</a> » ou
+« disponible gratuitement ». Toutefois, « du domaine public » est 
une
+expression juridique qui signifie précisément « non soumis au
+copyright ». Pour plus de clarté, nous conseillons de ne l'employer que 
dans
 ce cas et d'utiliser d'autres termes dans les autres cas.</p>
 
        <p>Selon la convention de Berne, que la plupart des pays ont signée, 
tout ce
 qui est écrit est automatiquement sous copyright. Cela comprend les
 programmes. Par conséquent, si vous voulez que le programme que vous avez
 écrit soit dans le domaine public, vous devez faire des démarches juridiques
-pour renoncer au copyright ; sinon le programme demeure sous copyright.</p>
+pour renoncer au copyright ; sinon le programme demeure sous copyright.</p>
 
-<h3 id="CopyleftedSoftware">Logiciel « copylefté » (sous « gauche 
d'auteur »)</h3>
+<h3 id="CopyleftedSoftware">Logiciel « copylefté » (sous « gauche 
d'auteur »)</h3>
 
        <p>Le logiciel sous copyleft (littéralement, gauche d'auteur) est un 
logiciel
 libre dont les clauses de distribution assurent que toutes les copies de
@@ -158,20 +157,20 @@
 
        <p>Au projet GNU, presque tous les logiciels que nous créons sont 
soumis au
 copyleft, car notre but est de donner <em>à chaque</em> utilisateur les
-libertés garanties par le terme « logiciel libre ». Notre <a
+libertés garanties par le terme « logiciel libre ». Notre <a
 href="/licenses/copyleft.html">article sur le copyleft</a> donne des
 explications supplémentaires sur le fonctionnement du copyleft et nos
 raisons de l'utiliser.</p>
 
-       <p>Le copyleft est un concept général ; pour l'appliquer à un 
programme, vous
+       <p>Le copyleft est un concept général ; pour l'appliquer à un 
programme, vous
 avez besoin d'un ensemble de clauses précises de distribution. Il y a de
 nombreuses façons de rédiger ces clauses, donc en théorie de nombreuses
 licences de logiciel libre avec copyleft peuvent exister. Néanmoins, en
 pratique, quasiment tous les logiciels sous copyleft utilisent la <a
 href="/licenses/gpl.html">GNU GPL</a>. Deux licences différentes avec
-copyleft sont généralement « incompatibles », ce qui signifie qu'il est
+copyleft sont généralement « incompatibles », ce qui signifie qu'il est
 illégal de fusionner du code utilisant l'une de ces licences avec du code
-utilisant l'autre ; donc, il est bon pour la communauté de n'utiliser qu'une
+utilisant l'autre ; donc, il est bon pour la communauté de n'utiliser qu'une
 seule licence avec copyleft.</p>
 
 <h3 id="Non-CopyleftedFreeSoftware">Logiciel libre non copylefté</h3>
@@ -196,7 +195,7 @@
 non libres étaient les seules qui fonctionnaient. Si vous utilisez ce
 matériel-là, pour vous X11 n'est pas un logiciel libre. <a
 href="/philosophy/x.html">Les développeurs d'X11 ont même rendu X11 non
-libre</a> pendant un bon moment ; ils ont pu faire cela car d'autres
+libre</a> pendant un bon moment ; ils ont pu faire cela car d'autres
 développeurs avaient apporté leur code sous la même licence sans 
copyleft.</p>
 
 <h3 id="LaxPermissiveLicensedSoftware">Logiciel sous licence permissive (voire 
laxiste)</h3>
@@ -226,7 +225,7 @@
 officiels</a>, ainsi que bien d'autres paquets tels que le système X Window
 et TeX, qui ne sont pas des logiciels GNU.</p>
 
-       <p>La première mise à disposition en test d'un « système GNU 
complet » remonte
+       <p>La première mise à disposition en test d'un « système GNU 
complet » remonte
 à 1996. Ce dernier inclut GNU Hurd, notre noyau, développé depuis 1990. En
 2001, le système GNU (y compris Hurd) a commencé à fonctionner de façon
 relativement fiable, mais il manque d'importantes fonctionnalités à Hurd,
@@ -234,33 +233,33 @@
 href="/gnu/linux-and-gnu.html">système GNU/Linux</a>, une ramification du
 système GNU utilisant Linux comme noyau plutôt que GNU Hurd, rencontre un
 grand succès depuis les années 90. Cela montre que le système GNU n'est pas
-un ensemble statique de programmes ; les utilisateurs et les distributeurs
+un ensemble statique de programmes ; les utilisateurs et les distributeurs
 peuvent choisir différents paquets selon leurs besoins et leurs
 souhaits. Dans tous les cas, le résultat est une variante du système GNU.</p>
 
        <p>Puisque l'objet de GNU est d'être libre, chacun de ses moindres 
composants
 doit être un logiciel libre. Il n'est cependant pas nécessaire qu'ils soient
-tous copyleftés ; n'importe quel type de logiciel libre a le droit d'y
+tous copyleftés ; n'importe quel type de logiciel libre a le droit d'y
 figurer s'il aide à remplir des objectifs techniques.</p>
 
 <h3 id="GNUprograms">Programmes GNU</h3>
 
-       <p>« Programme GNU » est synonyme de <a href="#GNUsoftware">logiciel
+       <p>« Programme GNU » est synonyme de <a 
href="#GNUsoftware">logiciel
 GNU</a>. Un programme Toto est un programme GNU si c'est un logiciel
-GNU. Nous l'appelons aussi parfois « paquet GNU ».</p>
+GNU. Nous l'appelons aussi parfois « paquet GNU ».</p>
 
 <h3 id="GNUsoftware">Logiciel GNU</h3>
 
        <p>Le <a href="/software/software.html">logiciel GNU</a> est du logiciel
 diffusé sous les auspices du <a href="/gnu/gnu-history.html">projet
 GNU</a>. Si un programme est un logiciel GNU, nous l'appelons aussi
-« programme GNU » ou « paquet GNU ». Le fichier README ou le manuel 
d'un
+« programme GNU » ou « paquet GNU ». Le fichier README ou le 
manuel d'un
 paquet GNU doit le spécifier. Par ailleurs, le <a
 href="/directory">répertoire du logiciel libre</a> [en] identifie tous les
 paquets GNU.</p>
 
        <p>La plupart des logiciels GNU sont soumis à un <a
-href="/licenses/copyleft.html">copyleft</a>, mais pas tous ; cependant, tous
+href="/licenses/copyleft.html">copyleft</a>, mais pas tous ; cependant, tous
 les logiciels GNU doivent être des <a
 href="/philosophy/free-sw.html">logiciels libres</a>.</p>
 
@@ -295,12 +294,12 @@
 
 <h3 id="ProprietarySoftware">Logiciel privateur</h3>
 
-       <p>« Logiciel privateur » (propriétaire) est une autre façon de 
désigner le
+       <p>« Logiciel privateur » (propriétaire) est une autre façon de 
désigner le
 logiciel non libre. Par le passé, nous avons subdivisé le logiciel non libre
-en « logiciel semi-libre », qui pouvait être modifié et redistribué de
-manière non commerciale, et « logiciel privateur », pour lequel ce 
n'était
+en « logiciel semi-libre », qui pouvait être modifié et redistribué de
+manière non commerciale, et « logiciel privateur », pour lequel ce 
n'était
 pas possible. Mais nous avons abandonné cette distinction et utilisons
-maintenant les termes « logiciel privateur » et « logiciel non libre »
+maintenant les termes « logiciel privateur » et « logiciel non 
libre »
 indifféremment.</p>
 
        <p>À la <i>Free Software Foundation</i> nous suivons une règle 
consistant à ne
@@ -312,7 +311,7 @@
        <p>Par exemple, nous estimions justifiée l'installation d'Unix sur nos
 ordinateurs dans les années 1980, parce que nous l'utilisions pour écrire un
 système libre destiné à remplacer Unix. Actuellement, puisque des systèmes
-d'exploitation libres sont disponibles, l'excuse n'est plus valable ; nous
+d'exploitation libres sont disponibles, l'excuse n'est plus valable ; nous
 avons éliminé tous nos systèmes d'exploitation non libres et chaque
 ordinateur que nous installons doit fonctionner avec un système
 d'exploitation complètement libre.</p>
@@ -329,7 +328,7 @@
 sont utilisés couramment pour des paquets qui autorisent la redistribution
 mais pas la modification (et dont le code source n'est pas disponible). Ces
 paquets ne sont <em>pas</em> des logiciels libres, donc n'utilisez pas, s'il
-vous plaît, les termes « graticiel » ou « freeware » pour parler de 
logiciel
+vous plaît, les termes « graticiel » ou « freeware » pour parler 
de logiciel
 libre.</p>
 
 <h3 id="shareware">Partagiciel (ou shareware)</h3>
@@ -339,11 +338,11 @@
 utiliser une copie est <em>obligée</em> de payer des royalties.</p>
 
        <p>Un partagiciel (ou shareware) n'est pas un logiciel libre, ni même
-semi-libre, et ceci pour deux raisons :</p>
+semi-libre, et ceci pour deux raisons:</p>
 
        <ul>
        <li>dans la plupart des cas, le code source n'est pas disponible, et 
donc on ne
-peut pas du tout modifier le programme ;</li>
+peut pas du tout modifier le programme ;</li>
        <li>il n'est pas permis de le copier ni de l'installer sans s'acquitter 
de
 royalties, même pour des particuliers impliqués dans des activités non
 lucratives (en pratique, les gens ne tiennent souvent pas compte des clauses
@@ -351,7 +350,7 @@
        </ul>
 
 <h3 id="PrivateSoftware">Logiciel privé</h3>
-       <p>Les logiciels privés, ou « sur mesure », sont développés pour 
un utilisateur
+       <p>Les logiciels privés, ou « sur mesure », sont développés 
pour un utilisateur
 (typiquement pour une organisation ou une société). Cet utilisateur le garde
 et ne publie ni les fichiers sources ni les fichiers binaires.</p>
        <p>Un programme privé est un logiciel libre (dans un sens trivial) si 
son
@@ -371,13 +370,13 @@
 du logiciel libre.</p>
 
        <p>Pratiquement tous les emplois de programmeurs se situent dans le
-développement de logiciels privés ; par conséquent la plupart des travaux 
de
+développement de logiciels privés ; par conséquent la plupart des travaux 
de
 programmation sont, ou pourraient être effectués d'une manière compatible
 avec le mouvement du logiciel libre.</p>
 
 <h3 id="commercialSoftware">Logiciel commercial</h3>
 
-       <p> « Commercial » et « privateur » ne sont pas synonymes ! Un 
logiciel
+       <p> « Commercial » et « privateur » ne sont pas 
synonymes ! Un logiciel
 commercial est développé par une entreprise dans le cadre de son
 activité. La plupart des logiciels commerciaux sont <a
 href="#ProprietarySoftware">privateurs</a>, mais il y a des logiciels libres
@@ -385,34 +384,35 @@
 
        <p>Par exemple, GNU Ada est développé par une société. Il est 
toujours
 distribué sous les termes de la GNU GPL et chaque copie est un logiciel
-libre ; mais ses développeurs vendent des contrats d'assistance. Quand leurs
-commerciaux parlent à de futurs clients, quelquefois ceux-ci disent : « 
Nous
-nous sentirions plus en sécurité avec un compilateur commercial. » Le
-représentant répond : « GNU Ada <em>est</em> un compilateur commercial ; 
il
-se trouve que c'est un logiciel libre. »</p>
-       <p>Au projet GNU, les priorités sont inversées : l'important est que 
GNU Ada
-soit un logiciel libre ; que ce soit un logiciel commercial n'est qu'un
+libre ; mais ses développeurs vendent des contrats d'assistance. Quand leurs
+commerciaux parlent à de futurs clients, quelquefois ceux-ci disent : 
« Nous
+nous sentirions plus en sécurité avec un compilateur commercial. » Le
+représentant répond : « GNU Ada <em>est</em> un compilateur 
commercial ; il
+se trouve que c'est un logiciel libre. »</p>
+       <p>Au projet GNU, les priorités sont inversées : l'important est 
que GNU Ada
+soit un logiciel libre ; que ce soit un logiciel commercial n'est qu'un
 détail. Cependant, le développement supplémentaire de GNU Ada qui résulte 
de
 ce commerce est certainement bénéfique.</p>
        <p>Veuillez nous aider à diffuser l'idée que le logiciel libre 
commercial est
 possible. Vous pouvez y contribuer en faisant un effort pour ne pas dire
-« commercial » lorsque vous voulez dire « privateur ».</p>
+« commercial » lorsque vous voulez dire « privateur ».</p>
 </div>
 
 <div class="translators-notes">
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't have notes.-->
 <hr /><b>Notes de traduction</b><ol>
-<li id="TransNote1">Le mot anglais <i>free</i> a deux significations
-fréquentes, « libre » et « gratuit », ce qui prête à confusion dans
-l'interprétation du terme <i>free software</i>. En français il ne devrait
-pas y avoir cette ambiguïté car « entrée libre » est à peu près le 
seul cas
-où l'on peut donner à « libre » le sens de « gratuit » ; on 
constate malgré
-tout que le logiciel libre est souvent assimilé (par erreur) à du logiciel
-gratuit. <a href="#TransNote1-rev" class="nounderline">&#8593;</a></li>
-<li id="TransNote2">Autre traduction de <i>proprietary</i> :
-propriétaire. <a href="#TransNote2-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a></li></ol></div>
+<li><a id="TransNote1" href="#TransNote1-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Le mot anglais <i>free</i> a deux significations fréquentes, « libre » 
et
+« gratuit », ce qui prête à confusion dans l'interprétation du terme 
<i>free
+software</i>. En français il ne devrait pas y avoir cette ambiguïté car
+« entrée libre » est à peu près le seul cas où l'on peut donner à 
« libre »
+le sens de « gratuit » ; on constate malgré tout que le logiciel 
libre est
+souvent assimilé (par erreur) à du logiciel gratuit.</li>
+<li><a id="TransNote2" href="#TransNote2-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Autre traduction de <i>proprietary</i>: propriétaire.</li></ol></div>
 </div>
 
 <!-- for id="content", starts in the include above -->
@@ -479,14 +479,14 @@
 <div class="translators-credits">
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't want credits.-->
-Traduction : Frédéric Nakhlé, Katixa Rybalka et Olivier Berger<br
-/>Révision : <a
+Traduction : Frédéric Nakhlé, Katixa Rybalka et Olivier Berger<br
+/>Révision : <a
 href="mailto:trad-gnu&#64;april.org";>trad-gnu&#64;april.org</a></div>
 
 <p class="unprintable"><!-- timestamp start -->
 Dernière mise à jour :
 
-$Date: 2021/09/11 11:35:43 $
+$Date: 2021/11/05 15:00:47 $
 
 <!-- timestamp end -->
 </p>

Index: compromise.fr.html
===================================================================
RCS file: /web/www/www/philosophy/compromise.fr.html,v
retrieving revision 1.71
retrieving revision 1.72
diff -u -b -r1.71 -r1.72
--- compromise.fr.html  11 Sep 2021 11:35:43 -0000      1.71
+++ compromise.fr.html  5 Nov 2021 15:00:47 -0000       1.72
@@ -39,7 +39,7 @@
 fois</a>.</p>
 <hr class="no-display" />
 
-<p>Le mouvement du logiciel libre a pour objectif un changement sociétal : <a
+<p>Le mouvement du logiciel libre a pour objectif un changement sociétal : 
<a
 href="/philosophy/free-sw.html">rendre libres tous les logiciels</a> afin
 que tous les utilisateurs de logiciels soient libres et puissent faire
 partie d'une communauté favorisant la coopération. Chaque logiciel non libre
@@ -71,14 +71,14 @@
 class="imgleft" />
 
 <p>L'objet de la licence <a href="/licenses/lgpl.html">GPL amoindrie</a> (<abbr
-title="Lesser General Public License">LGPL</abbr>) est un compromis : cette
+title="Lesser General Public License">LGPL</abbr>) est un compromis : cette
 licence est utilisée pour certaines bibliothèques libres afin de permettre
 leur usage dans des programmes non libres, parce que nous pensons
 qu'interdire cet usage conduirait les développeurs à utiliser des
 bibliothèques privatrices.<a id="TransNote1-rev"
 href="#TransNote1"><sup>1</sup></a> Nous acceptons et intégrons du code dans
 les programmes GNU pour les faire fonctionner avec des programmes non libres
-courants ; nous l'expliquons et le faisons savoir d'une manière qui
+courants ; nous l'expliquons et le faisons savoir d'une manière qui
 encourage les utilisateurs de programmes non libres à installer des
 programmes libres et non l'inverse. Nous appuyons des campagnes spécifiques
 avec lesquelles nous sommes en accord même lorsque nous ne sommes pas
@@ -101,13 +101,13 @@
 dans lequel les utilisateurs de logiciels soient libres, mais jusqu'à
 présent la plupart des utilisateurs de l'informatique ne considèrent pas la
 liberté comme un problème. Ils ne prennent en considération que les valeurs
-de « consommation » ; en d'autres termes ils ne jugent un programme que 
sur
+de « consommation » ; en d'autres termes ils ne jugent un programme 
que sur
 des caractéristiques pratiques comme le prix ou l'ergonomie.</p>
 
 <p>Le fameux livre de développement personnel de Dale Carnegie, <cite>How to
 Win Friends and Influence People</cite> (Comment se faire des amis et
 influencer les gens), explique la manière la plus efficace de persuader
-quelqu'un de faire quelque chose : présenter des arguments qui font appel à
+quelqu'un de faire quelque chose : présenter des arguments qui font appel à
 ses valeurs. Nous avons des moyens de faire appel aux valeurs de
 consommation typiques de notre société. Par exemple, un logiciel libre
 obtenu gratuitement fait faire des économies à l'utilisateur. De plus,
@@ -118,7 +118,7 @@
 <p>Si vous voulez vous borner à convaincre davantage de gens d'utiliser
 quelques logiciels libres, vous pouvez décider de rester discret sur le
 concept de liberté et vous concentrer uniquement sur les avantages pratiques
-des valeurs de consommation. C'est ce que fait le terme « open source » et
+des valeurs de consommation. C'est ce que fait le terme « open source » 
et
 la rhétorique associée.</p>
 
 <p>Cette approche ne peut nous amener qu'à mi-chemin de la liberté. Les
@@ -141,7 +141,7 @@
 <p>Pour établir pleinement et durablement une communauté libre, nous avons
 besoin de faire plus qu'inciter les gens à utiliser quelques logiciels
 libres. Il nous faut répandre l'idée que l'évaluation des logiciels (entre
-autres choses) doit se faire sur des « valeurs citoyennes », en se basant
+autres choses) doit se faire sur des « valeurs citoyennes », en se basant
 sur le respect de la liberté des utilisateurs et le respect de la
 communauté, pas seulement sur la commodité. C'est alors seulement que les
 utilisateurs ne tomberont pas dans le piège des logiciels privateurs,
@@ -175,16 +175,16 @@
 
 <p>Ces compromis sont tentants, mais ils sapent l'objectif. Si vous distribuez
 du logiciel non libre, ou orientez les gens vers lui, vous trouverez
-difficile de dire : « Le logiciel non libre est une injustice, un problème
-sociétal, et nous devons y mettre un terme. » Et même si vous continuez de
+difficile de dire : « Le logiciel non libre est une injustice, un 
problème
+sociétal, et nous devons y mettre un terme. » Et même si vous continuez de
 prononcer ces paroles, vos actions les videront de leur sens.</p>
 
 <p>La question ici n'est pas de savoir si les utilisateurs devraient être
 <em>capables</em> d'installer des logiciels non libres ou <em>autorisés</em>
-à le faire ; un système polyvalent donne aux utilisateurs la possibilité de
+à le faire ; un système polyvalent donne aux utilisateurs la possibilité 
de
 faire ce qu'ils veulent et les y autorise. La question est de savoir si nous
 guidons les utilisateurs vers les logiciels non libres. Ce qu'ils font est
-de leur propre responsabilité ; ce que nous faisons pour eux et ce vers quoi
+de leur propre responsabilité ; ce que nous faisons pour eux et ce vers quoi
 nous les dirigeons, c'est de notre responsabilité. Nous ne devons pas
 diriger les utilisateurs vers des logiciels privateurs comme s'il s'agissait
 d'une solution, parce que les logiciels privateurs sont le problème.</p>
@@ -225,7 +225,7 @@
 <p>
 Vous trouverez un point de vue similaire appliqué à un domaine différent,
 dans <a
-href="https://www.guardian.co.uk/commentisfree/2011/jul/19/nudge-is-not-enough-behaviour-change";><cite>«Â
 Nudge »
+href="https://www.guardian.co.uk/commentisfree/2011/jul/19/nudge-is-not-enough-behaviour-change";><cite>« Nudge »
 is not enough</cite></a> (Les encouragements ne suffisent pas pour changer
 de comportement).
 </p>
@@ -235,8 +235,9 @@
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't have notes.-->
 <hr /><b>Note de traduction</b><ol>
-<li id="TransNote1">Autre traduction de <i>proprietary</i> :
-propriétaire. <a href="#TransNote1-rev" class="nounderline">&#8593;</a></li>
+<li><a id="TransNote1" href="#TransNote1-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Autre traduction de <i>proprietary</i>: propriétaire.</li>
 </ol></div>
 </div>
 
@@ -303,13 +304,13 @@
 <div class="translators-credits">
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't want credits.-->
-Traduction : Sébastien Miquée.<br /> Révision : <a
+Traduction : Sébastien Miquée<br /> Révision : <a
 href="mailto:trad-gnu&#64;april.org";>trad-gnu&#64;april.org</a></div>
 
 <p class="unprintable"><!-- timestamp start -->
 Dernière mise à jour :
 
-$Date: 2021/09/11 11:35:43 $
+$Date: 2021/11/05 15:00:47 $
 
 <!-- timestamp end -->
 </p>

Index: computing-progress.fr.html
===================================================================
RCS file: /web/www/www/philosophy/computing-progress.fr.html,v
retrieving revision 1.60
retrieving revision 1.61
diff -u -b -r1.60 -r1.61
--- computing-progress.fr.html  11 Sep 2021 11:35:43 -0000      1.60
+++ computing-progress.fr.html  5 Nov 2021 15:00:47 -0000       1.61
@@ -7,7 +7,7 @@
 <!--#set var="DISABLE_TOP_ADDENDUM" value="yes" -->
 
 <!-- This file is automatically generated by GNUnited Nations! -->
-<title>Le « progrès » informatique : du bon et du mauvais - Projet GNU - 
Free
+<title>Le « progrès » informatique : du bon et du mauvais - Projet 
GNU - Free
 Software Foundation</title>
 
 <!--#include virtual="/philosophy/po/computing-progress.translist" -->
@@ -16,10 +16,9 @@
 <!--GNUN: OUT-OF-DATE NOTICE-->
 <!--#include virtual="/server/top-addendum.fr.html" -->
 <div class="article reduced-width">
-<h2>Le « progrès » informatique : du bon et du mauvais</h2>
+<h2>Le « progrès » informatique : du bon et du mauvais</h2>
 
-<address class="byline">par <a href="https://www.stallman.org/";><strong>Richard
-Stallman</strong></a></address>
+<address class="byline">par <a href="https://www.stallman.org/";>Richard 
Stallman</a></address>
 
 <div class="infobox" role="complementary">
 <p><i>La <abbr title="British Broadcasting Corporation">BBC</abbr> m'a invité 
à
@@ -38,7 +37,7 @@
 
 <p>
 Si le téléphone est comme ceux d'aujourd'hui, il utilisera du logiciel
-privateur<a id="TransNote1-rev" href="#TransNote1"><sup>1</sup></a> : du
+privateur <a id="TransNote1-rev" href="#TransNote1"><sup>1</sup></a> : du
 logiciel contrôlé par les sociétés qui l'ont développé et non par ses
 utilisateurs. Ces sociétés s'assureront que votre téléphone mettra les
 informations qu'il collecte sur vous à la disposition de la base de données
@@ -51,18 +50,18 @@
 rapporte que vous avez acheté un manche en bois et un panneau en
 contreplaqué, l'opérateur en déduira que vous projetez de manifester, et le
 signalera automatiquement à la police pour qu'ils puissent vous accuser
-de« terrorisme ».</p>
+de« terrorisme ».</p>
 
 <p>
 Au Royaume-Uni, c'est littéralement un délit d'être suspect, plus
 précisément de posséder tout objet dans des circonstances qui créent une
-« suspicion raisonnable » que vous pourriez l'utiliser à certaines fins
+« suspicion raisonnable » que vous pourriez l'utiliser à certaines fins
 délictueuses. Votre téléphone donnera à la police une foule d'occasions de
 vous suspecter, de sorte qu'ils pourront vous accuser d'avoir été suspect à
 leurs yeux. Des choses similaires arriveront en Chine où Yahoo a déjà donné
 au gouvernement toutes les informations dont il avait besoin pour
 emprisonner un dissident, et a demandé notre compréhension avec l'excuse
-qu'elle ne faisait que « suivre les ordres ».</p>
+qu'elle ne faisait que « suivre les ordres ».</p>
 
 <p>
 Horowitz aimerait que les téléphones portables identifient automatiquement
@@ -82,20 +81,20 @@
 Outre nous espionner, les logiciels non libres font d'autres choses
 désagréables. Ils mettent souvent en œuvre des menottes numériques
 – fonctionnalités conçues pour imposer des restrictions aux utilisateurs
-(également appelées « gestion numérique des restrictions » ou <abbr
+(également appelées « gestion numérique des restrictions » ou <abbr
 title="Digital Restrictions Management">DRM</abbr>). Ces fonctionnalités
 contrôlent la manière dont vous accédez aux fichiers de votre ordinateur et
 dont vous les copiez ou les déplacez.</p>
 
 <p>
-La gestion numérique des restrictions est une pratique courante : Microsoft
+La gestion numérique des restrictions est une pratique courante : Microsoft
 s'en sert, ainsi qu'Apple, Google et même le iPlayer de la BBC. Beaucoup de
 gouvernements, prenant le parti de ces sociétés contre le public, ont rendu
 illégal de dire à d'autres comment échapper à ces menottes numériques. Par
-conséquent, la concurrence ne fait rien pour contrer cette pratique : peu
+conséquent, la concurrence ne fait rien pour contrer cette pratique : peu
 importe le nombre d'alternatives privatrices parmi lesquelles vous pourriez
 choisir, elles vous menottent toutes de la même façon. Si l'ordinateur sait
-où vous vous trouvez, il peut rendre les DRM encore pires : il y a des
+où vous vous trouvez, il peut rendre les DRM encore pires : il y a des
 sociétés qui aimeraient restreindre ce à quoi vous pouvez accéder en
 fonction de votre localisation.</p>
 
@@ -107,7 +106,7 @@
 sont des <a href="/philosophy/free-sw.html">logiciels <em>libres</em></a>.</p>
 
 <p>
-« Logiciel libre, qui respecte la liberté » signifie que chaque 
utilisateur
+« Logiciel libre, qui respecte la liberté » signifie que chaque 
utilisateur
 du programme est libre d'en obtenir le code source et de le modifier pour
 qu'il fonctionne à sa convenance, et que de plus il est libre d'en donner ou
 d'en vendre des copies, identiques ou modifiées. Cela veut dire que les
@@ -121,7 +120,7 @@
 utilisateurs du programme le sont. Ils trouveront et supprimeront
 probablement toute fonctionnalité désagréable, comme vous espionner ou vous
 imposer des restrictions, et publieront des versions sûres. Il vous faudra
-seulement choisir de les utiliser ; et puisque tous les autres utilisateurs
+seulement choisir de les utiliser ; et puisque tous les autres utilisateurs
 les préféreront, cela se produira généralement sans effort de votre 
part.</p>
 
 <p>
@@ -150,9 +149,9 @@
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't have notes.-->
 <hr /><b>Note de traduction</b><ol>
-<li id="TransNote1">Autre traduction de <em>proprietary</em> :
-propriétaire. <a href="#TransNote1-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a></li></ol></div>
+<li><a id="TransNote1" href="#TransNote1-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Autre traduction de <i>proprietary</i> : propriétaire.</li></ol></div>
 </div>
 
 <!-- for id="content", starts in the include above -->
@@ -218,13 +217,13 @@
 <div class="translators-credits">
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't want credits.-->
-Traduction : Cédric Corazza.<br /> Révision : <a
+Traduction : Cédric Corazza<br /> Révision : <a
 href="mailto:trad-gnu&#64;april.org";>trad-gnu&#64;april.org</a></div>
 
 <p class="unprintable"><!-- timestamp start -->
 Dernière mise à jour :
 
-$Date: 2021/09/11 11:35:43 $
+$Date: 2021/11/05 15:00:47 $
 
 <!-- timestamp end -->
 </p>

Index: copyright-versus-community-2000.fr.html
===================================================================
RCS file: /web/www/www/philosophy/copyright-versus-community-2000.fr.html,v
retrieving revision 1.57
retrieving revision 1.58
diff -u -b -r1.57 -r1.58
--- copyright-versus-community-2000.fr.html     3 Sep 2021 08:03:44 -0000       
1.57
+++ copyright-versus-community-2000.fr.html     5 Nov 2021 15:00:47 -0000       
1.58
@@ -29,7 +29,7 @@
 parle avec une grande précision et presque sans hésitation avec un accent
 prononcé de Boston.</em></p>
 
-<p><strong>RMS</strong> : Ceci est fait pour quelqu'un qui porte un 
étrangleur.</p>
+<p><strong>RMS</strong> : Ceci est fait pour quelqu'un qui porte un 
étrangleur.</p>
 
 <p><em>[il indique le micro à agrafe du système d'amplification de la salle 
de
 conférence]</em></p>
@@ -38,20 +38,20 @@
 
 <p><em>[Il l'accroche à son T-shirt]</em></p>
 
-<p><strong>Moi</strong> : C'est bon pour le micro ?</p>
+<p><strong>Moi</strong> : C'est bon pour le micro ?</p>
 
-<p><strong>RMS</strong> : Oui ! <em>[irrité]</em> Combien de personnes sont
-censées me le demander ?</p>
+<p><strong>RMS</strong> : Oui ! <em>[irrité]</em> Combien de personnes 
sont
+censées me le demander ?</p>
 
 <p>Bon, je suppose que je dois parler aujourd'hui</p>
 
 <p><em>[longue pause]</em></p>
 
-<p>sur « copyright contre communauté ». C'est trop fort.</p>
+<p>sur « copyright contre communauté ». C'est trop fort.</p>
 
 <p><em>[il indique le micro à agrafe]</em></p>
 
-<p>Qu'est-ce que je peux faire ?</p>
+<p>Qu'est-ce que je peux faire ?</p>
 
 <p>Voyons&hellip; il n'y a pas de contrôle de volume&hellip;</p>
 
@@ -59,8 +59,8 @@
 
 <p>Ça paraît mieux.</p>
 
-<p>OK. « Copyright<a id="TransNote1-rev" href="#TransNote1"><sup>1</sup></a>
-contre communauté à l'âge des réseaux informatiques ». Les principes de
+<p>OK. « Copyright <a id="TransNote1-rev" 
href="#TransNote1"><sup>1</sup></a>
+contre communauté à l'âge des réseaux informatiques ». Les principes de
 l'éthique ne peuvent pas changer. Ils restent les mêmes dans toutes les
 situations. Mais pour qu'ils s'appliquent quel que soit le sujet ou la
 situation, on doit regarder les faits pour comparer les alternatives et voir
@@ -74,7 +74,7 @@
 <p>Ces lois, qui étaient par le passé judicieuses, sont maintenant nocives
 parce qu'elles ont changé de contexte. Pour l'expliquer, il faudrait
 remonter au début du monde antique où les livres étaient des œuvres 
écrites
-à la main. C'était la seule manière de faire ; quiconque pouvait lire un
+à la main. C'était la seule manière de faire ; quiconque pouvait lire un
 livre pouvait également en écrire une copie. Il est certain qu'un esclave
 qui passait sa journée à faire de la copie était théoriquement capable de 
le
 faire mieux qu'une personne qui n'en avait pas l'habitude, mais ça ne
@@ -88,13 +88,13 @@
 disons, écrivait une pièce de théâtre. Comme vous pouviez avoir, à l'autre
 extrême, quelqu'un qui faisait simplement des copies d'un livre. Mais entre
 les deux, vous pouviez avoir quelqu'un qui, disons, copiait des passages
-d'un livre en écrivant quelques mots de son cru, ou bien un commentaire ;
+d'un livre en écrivant quelques mots de son cru, ou bien un commentaire ;
 c'était très courant et tout à fait respectable. D'autres personnes
 pouvaient copier certaines parties d'un livre, citer des passages de
 longueurs variées de plusieurs œuvres différentes, et à partir de là
 construire d'autres œuvres pour en parler davantage, ou s'y référer. Il y a
-beaucoup d'œuvres anciennes – aujourd'hui perdues – dont certaines 
parties
-ont survécu à travers ces citations dans d'autres livres, devenus plus
+beaucoup d'œuvres anciennes (aujourd'hui perdues) dont certaines parties ont
+survécu à travers ces citations dans d'autres livres, devenus plus
 populaires que le livre dont <em>provenait</em> la citation originale.</p>
 
 <p>Il y avait tout un spectre entre l'écriture d'une œuvre originale et sa
@@ -123,14 +123,14 @@
 sorte de copyright, mais je ne peux pas&hellip; je n'ai pas pu retrouver la
 référence. Quoi qu'il en soit, le système du copyright s'accordait
 naturellement avec l'imprimerie parce c'était de plus en plus rare qu'un
-lecteur ordinaire fasse des copies. Cela arrivait encore, cependant ; les
+lecteur ordinaire fasse des copies. Cela arrivait encore, cependant ; les
 gens très pauvres ou très riches possédaient des copies manuscrites de
-livres. Les gens très riches voulaient étaler leur richesse : ils avaient
+livres. Les gens très riches voulaient étaler leur richesse : ils avaient
 des manuscrits magnifiquement enluminés pour montrer qu'ils pouvaient se les
 offrir. Et les gens pauvres recopiaient encore parfois les livres à la main
 parce qu'ils ne pouvaient pas s'offrir d'exemplaires imprimés. Comme le dit
-la chanson, « le temps n'est pas de l'argent quand c'est tout ce que vous
-avez ». 
+la chanson, « le temps n'est pas de l'argent quand c'est tout ce que vous
+avez ». 
 Ainsi certaines personnes pauvres recopiaient des livres à la plume, mais
 pour la plupart les livres étaient fabriqués à la presse par des
 éditeurs. Le copyright en tant que système convenait bien à ce système
@@ -140,7 +140,7 @@
 faisaient qu'un exemplaire unique et que personne n'aurait poursuivi avec
 des avocats. D'autre part le système était assez facile à faire appliquer
 parce que, comme je vous l'ai dit, il n'y avait qu'un très petit nombre
-d'endroits où il devait être appliqué : uniquement les imprimeries. Cela ne
+d'endroits où il devait être appliqué : uniquement les imprimeries. Cela 
ne
 nécessitait donc pas, cela n'impliquait pas de lutte contre le public. On ne
 voyait pas la presque totalité de la population essayer de copier des livres
 et être menacée d'arrestation pour ça.</p>
@@ -154,11 +154,11 @@
 n'y avait aucun besoin de dures sanctions pour convaincre les lecteurs de le
 tolérer et d'obéir.</p>
 
-<p>Le copyright jouait donc le rôle d'un règlement industriel. Il 
restreignait
-les éditeurs et les auteurs mais ne limitait pas le grand public. C'était
-comme de faire payer un billet pour une traversée en bateau de
-l'Atlantique. Vous savez, il est facile de percevoir le prix du billet quand
-les gens prennent le bateau pour des semaines, voire des mois.</p>
+<p>Le copyright jouait donc le rôle d'une régulation industrielle. Il
+restreignait les éditeurs et les auteurs mais ne limitait pas le grand
+public. C'était comme de faire payer un billet pour une traversée en bateau
+de l'Atlantique. Vous savez, il est facile de percevoir le prix du billet
+quand les gens prennent le bateau pour des semaines, voire des mois.</p>
 
 <p>Avec le temps, l'imprimerie est devenue plus efficace. Finalement, les gens
 pauvres n'ont plus été obligés de recopier les livres à la main et cette
@@ -170,13 +170,13 @@
 environ quand j'ai commencé à interroger les gens à ce sujet.</p>
 
 <p>En Angleterre à l'origine, le copyright, pour une part, a été voulu comme
-une mesure de censure : les gens qui voulaient publier des livres devaient
+une mesure de censure : les gens qui voulaient publier des livres devaient
 obtenir l'autorisation du gouvernement. Mais les idées ont commencé à
 changer et c'est une tout autre notion qui a été explicitement exprimée dans
 la constitution des États-Unis. Quand la constitution américaine a été
 écrite, on a proposé que les auteurs aient droit à un monopole sur la copie
 de leurs livres. Cette idée a été rejetée. À la place, une idée 
différente
-de la philosophie du copyright a été mise dans la constitution : l'idée que
+de la philosophie du copyright a été mise dans la constitution : l'idée 
que
 le système du copyright pouvait être... l'idée que les gens possédaient un
 droit naturel à copier, mais que le copyright en tant que frein artificiel à
 la copie pouvait être autorisé dans l'intention de favoriser le progrès.</p>
@@ -194,8 +194,8 @@
 faire des copies, en échange du progrès qu'apporte indirectement le fait
 d'encourager un plus grand nombre de gens à écrire.</p>
 
-<p>Cela dit, il peut sembler bizarre de demander : « Quel est le but du
-copyright ? » Mais connaître le but d'une activité est une chose 
essentielle
+<p>Cela dit, il peut sembler bizarre de demander : « Quel est le but du
+copyright ? » Mais connaître le but d'une activité est une chose 
essentielle
 pour décider si cette activité a besoin d'être modifiée, et comment. Si 
vous
 perdez de vue son objectif, vous êtes sûr de vous tromper. Or, depuis que
 cette décision a été prise, les auteurs, et plus près de nous les éditeurs
@@ -204,7 +204,7 @@
 qui a été rejetée dans la constitution des États-Unis, l'idée que le
 copyright a été conçu comme un droit accordé à ses titulaires. Et vous
 pouvez la retrouver dans presque tout ce qu'ils disent à ce sujet commençant
-et se terminant par le mot « pirate » – mot utilisé pour donner 
l'impression
+et se terminant par le mot « pirate » – mot utilisé pour donner 
l'impression
 que faire une copie non autorisée est l'équivalent moral d'une attaque de
 bateau et du kidnapping et du meurtre des personnes à bord.</p>
 
@@ -219,7 +219,7 @@
 copyright était indolore, facile à faire appliquer, et c'était probablement
 une bonne idée. Mais l'âge de l'imprimerie a commencé à évoluer il y a
 quelques décennies quand des choses comme les machines Xerox et les
-magnétophones sont apparues sur le marché ; plus récemment, quand les
+magnétophones sont apparues sur le marché ; plus récemment, quand les
 réseaux informatiques sont devenus opérationnels, la situation a changé de
 manière drastique. Nous sommes aujourd'hui dans une situation technologique
 plus proche de celle de l'Antiquité, où quiconque pouvait lire quelque chose
@@ -238,7 +238,7 @@
 obtient. À l'âge de l'imprimerie, le public a cédé une liberté dont il ne
 pouvait pas faire usage.</p>
 
-<p>C'est comme trouver un moyen de vendre de la merde : qu'avez-vous à 
perdre ?
+<p>C'est comme trouver un moyen de vendre de la merde : qu'avez-vous à 
perdre ?
 Vous l'avez à disposition de toute manière. Si vous trouvez le moyen de la
 négocier, cela ne peut pas être une mauvaise affaire.</p>
 
@@ -255,13 +255,13 @@
 penser que c'était une bonne affaire. Lorsque vous découvrez un usage à la
 chose inutile que vous vous aviez l'habitude de vendre, alors vous devez
 remettre en question l'opportunité des anciennes transactions dont vous
-tiriez avantage. Typiquement dans une telle situation vous décidez : « Je 
ne
+tiriez avantage. Typiquement dans une telle situation vous décidez : 
« Je ne
 vais plus tout vendre de ce que j'ai. Je vais en garder une partie et m'en
-servir. » 
+servir. » 
 Si vous aviez l'habitude de troquer une liberté dont vous ne pouviez rien
 faire, mais qu'à présent vous pouvez l'exercer, vous aurez sans doute envie
 de vous réserver au moins le droit de l'exercer partiellement. Vous pourriez
-encore négocier une partie de cette liberté : il y a de nombreuses
+encore négocier une partie de cette liberté : il y a de nombreuses
 alternatives, différentes transactions qui échangent une partie de la
 liberté tout en la maintenant sur d'autres plans. Ainsi, ce que vous voulez
 faire précisément exige une réflexion, mais dans tous les cas vous voudrez
@@ -284,19 +284,19 @@
 qu'au nom de ces sociétés particulières.</p>
 
 <p>Maintenant, qu'est-ce qui arrive lorsque le copyright commence à limiter 
des
-activités que les lecteurs ordinaires peuvent faire ? Eh bien, d'une part ce
-n'est plus un règlement industriel ; cela devient une exigence imposée au
-public. D'autre part, et pour cette raison, vous verrez le public commencer
-à s'y opposer. Vous savez, quand on demande à des gens ordinaires d'arrêter
-de faire des choses qui sont naturelles dans leur vie, ils refusent
-d'obéir. Ce qui signifie qu'il n'est plus aussi facile d'imposer le
+activités que les lecteurs ordinaires peuvent faire ? Eh bien, d'une part ce
+n'est plus une régulation industrielle ; cela devient une exigence imposée
+au public. D'autre part, et pour cette raison, vous verrez le public
+commencer à s'y opposer. Vous savez, quand on demande à des gens ordinaires
+d'arrêter de faire des choses qui sont naturelles dans leur vie, ils
+refusent d'obéir. Ce qui signifie qu'il n'est plus aussi facile d'imposer le
 copyright, et c'est pourquoi vous voyez des punitions de plus en plus dures
 être adoptées par des gouvernements qui, essentiellement, servent les
 éditeurs plutôt que le public.</p>
 
 <p>On doit aussi se demander en quoi un système de copyright est encore
 bénéfique. En gros, ce que nous avons donné en paiement a maintenant de la
-valeur pour nous ; peut-être que la transaction est devenue une mauvaise
+valeur pour nous ; peut-être que la transaction est devenue une mauvaise
 affaire. Tout ce qui rendait le copyright facilement compatible avec la
 technologie de l'imprimerie le rend difficilement compatible avec les
 technologies numériques. C'est comme si, au lieu de faire payer pour
@@ -313,16 +313,16 @@
 lesquelles nous pourrions réduire la puissance du copyright sans le
 supprimer totalement, parce qu'il y a plusieurs actions différentes qu'on
 peut faire avec un copyright et il y a diverses situations dans lesquelles
-on peut les faire ; chacune d'entre elles est un sujet indépendant. Le
-copyright doit-il les couvrir ou non ? En outre, il y a la question de
+on peut les faire ; chacune d'entre elles est un sujet indépendant. Le
+copyright doit-il les couvrir ou non ? En outre, il y a la question de
 savoir pour combien de temps.  
 Le copyright, beaucoup plus court à l'époque que de nos jours dans sa
 période ou sa durée, a été prolongé à plusieurs reprises au cours des
 cinquante dernières années. Il apparaît maintenant que les détenteurs de
 copyright ont en fait pour projet de continuer à l'étendre jusqu'à ce qu'il
-n'expire plus jamais. La constitution des États-Unis dit que « le copyright
-doit exister pour un temps limité » mais les éditeurs ont trouvé une 
manière
-de la contourner : tous les vingt ans ils le prolongent de vingt ans, et de
+n'expire plus jamais. La constitution des États-Unis dit que « le copyright
+doit exister pour un temps limité » mais les éditeurs ont trouvé une 
manière
+de la contourner : tous les vingt ans ils le prolongent de vingt ans, et de
 cette façon aucun copyright n'expirera plus jamais. Dans mille ans, le
 copyright pourrait durer 1200 années, en fait juste assez pour que le
 copyright sur Mickey ne puisse pas expirer.</p>
@@ -332,8 +332,8 @@
 les a payés – et a payé le Président aussi, avec des fonds de campagne
 évidemment – pour rendre ça légal. Voyez-vous, s'ils avaient juste payé 
en
 liquide, cela aurait été une infraction, mais contribuer indirectement aux
-campagnes est légal et c'est ce qu'ils font : acheter les
-législateurs. C'est ainsi qu'ils ont adopté la loi « Sonny Bono » sur le
+campagnes est légal et c'est ce qu'ils font : acheter les
+législateurs. C'est ainsi qu'ils ont adopté la loi « Sonny Bono » sur 
le
 copyright. Maintenant ce qui est intéressant, c'est que Sonny Bono était
 membre du Congrès et membre de l'Église de scientologie, qui utilise le
 copyright pour supprimer l'information concernant ses activités. Ainsi, ils
@@ -375,21 +375,21 @@
 d'activités qu'ils sont obligés de s'introduire dans la vie privée des gens
 et user de punitions sévères. La seule façon d'empêcher les gens de 
partager
 dans leur vie privée c'est avec un état policier, mais les activités
-commerciales et publiques peuvent être réglementées de façon beaucoup plus
+commerciales et publiques peuvent être régulées de façon beaucoup plus
 facile et indolore.</p>
 
 <p>Maintenant, l'endroit où nous devons tracer ces limites dépend, je crois, 
du
 type d'œuvre. Différentes œuvres répondent à différents besoins pour 
leurs
 utilisateurs. Jusqu'à présent, nous avons eu un système de copyright qui
-traitait presque tout de la même manière excepté la musique : il y a
+traitait presque tout de la même manière excepté la musique : il y a
 beaucoup d'exceptions légales pour la musique, mais il n'y a aucune raison
 de placer la simplicité au-dessus des conséquences pratiques. Nous pouvons
 traiter les œuvres de différents types de manière différente. Je propose 
une
-classification générale en trois types : les œuvres fonctionnelles, les
+classification générale en trois types : les œuvres fonctionnelles, les
 œuvres qui expriment une opinion personnelle et les œuvres essentiellement
 esthétiques.</p>
 
-<p>Les œuvres fonctionnelles comprennent : les logiciels, les recettes, les
+<p>Les œuvres fonctionnelles comprennent : les logiciels, les recettes, les
 manuels, les dictionnaires et autres ouvrages de référence, tout ce que vous
 utilisez pour faire votre travail. Pour les œuvres fonctionnelles, je pense
 que les gens ont besoin d'une liberté très étendue, y compris la liberté de
@@ -411,7 +411,7 @@
 gens avec les restrictions du copyright,<a id="TransNote2-rev"
 href="#TransNote2"><sup>2</sup></a> je ne peux pas dire que j'en sois sûr,
 mais ce que nous avons prouvé, c'est que nous avons une chance. Ce n'est pas
-une idée ridicule ; elle ne doit pas être écartée. Le public ne doit pas
+une idée ridicule ; elle ne doit pas être écartée. Le public ne doit pas
 partir du principe que la seule façon d'obtenir le progrès est d'avoir le
 copyright. Mais même pour ce type d'œuvres il peut y avoir certains systèmes
 intermédiaires de copyright qui donnent aux gens la liberté de publier des
@@ -424,7 +424,7 @@
 possible la publication commerciale de manuels libres. Et ça fonctionne, les
 gens se mettent à l'appliquer au commerce. La <i>Free Software
 Foundation</i> a vendu un bon nombre d'exemplaires de divers livres libres
-pendant presque quinze ans maintenant ; pour nous, cela a été un succès,
+pendant presque quinze ans maintenant ; pour nous, cela a été un succès,
 bien que les éditeurs commerciaux commencent à peine à essayer cette
 approche particulière. Mais je crois que même pour les œuvres fonctionnelles
 où la liberté de publier des œuvres modifiées est essentielle, un genre de
@@ -438,7 +438,7 @@
 commerciales, déclarations de point de vue juridique, mémoires, tout ce qui
 dit – dont le sujet est de dire – ce que vous pensez, ce que vous voulez 
ou
 ce que vous aimez. Les revues littéraires, les revues gastronomiques sont
-aussi dans cette catégorie : elles expriment une opinion personnelle, un
+aussi dans cette catégorie : elles expriment une opinion personnelle, un
 point de vue.  
 Pour ce type d'œuvres, faire une version modifiée n'est pas utile. Aussi, je
 ne vois aucune raison que les gens aient la liberté de publier des versions
@@ -456,22 +456,22 @@
 la redistribution occasionnelle de copies en privé. Je pensais que peut-être
 ce serait acceptable que toute la redistribution publique de ces œuvres
 continue à être limitée par le copyright, mais l'expérience de Napster m'a
-convaincu que non : elle a montré que beaucoup, beaucoup de gens veulent
+convaincu que non : elle a montré que beaucoup, beaucoup de gens veulent
 redistribuer publiquement – redistribuer publiquement mais pas
 commercialement – et que c'est très utile. Et si c'est si utile, c'est une
 erreur d'empêcher les gens de le faire. Mais il serait encore acceptable je
 pense, de limiter la redistribution commerciale de ces œuvres, parce que ce
-serait juste une réglementation industrielle et ça ne bloquerait pas les
+serait juste une régulation industrielle et ça ne bloquerait pas les
 activités utiles que les gens devraient avoir la possibilité de faire avec
 ces œuvres.</p>
 
 <p>Ah oui, les articles scientifiques&hellip; ou les articles érudits en
 général, tombent également dans cette catégorie parce que la publication de
-versions modifiées n'est pas une bonne chose : cela revient à falsifier le
-document ; ils devraient donc être distribués uniquement dans leur
+versions modifiées n'est pas une bonne chose : cela revient à falsifier le
+document ; ils devraient donc être distribués uniquement dans leur
 intégralité. Les articles scientifiques devraient être redistribuables
 librement par n'importe qui, parce que nous devrions encourager leur
-redistribution ; j'espère que vous n'accepterez jamais de publier un article
+redistribution ; j'espère que vous n'accepterez jamais de publier un article
 scientifique d'une façon qui limiterait sa redistribution intégrale sur le
 net. Dites à la revue que vous refusez de faire cela.</p>
 
@@ -480,27 +480,27 @@
 maintenant elles ne sont rien d'autre qu'une entrave. Et ces revues qui
 limitent l'accès et limitent la redistribution <em>doivent être
 supprimées</em>. Elles sont les ennemies de la diffusion de la
-connaissance ; elles sont les ennemies de la science, et cette pratique doit
+connaissance ; elles sont les ennemies de la science, et cette pratique doit
 cesser.</p>
 
 <p>Voyons maintenant la troisième catégorie d'œuvres, qui est celle des 
œuvres
-esthétiques, dont l'utilisation principale est d'être appréciée : romans,
+esthétiques, dont l'utilisation principale est d'être appréciée : romans,
 pièces de théâtre, poésies, dessins très souvent, ainsi que la plus grande
 partie de la musique. Elles sont typiquement faites pour être
-appréciées. Elles ne sont pas fonctionnelles ; les gens n'ont pas besoin de
+appréciées. Elles ne sont pas fonctionnelles ; les gens n'ont pas besoin de
 les modifier ni de les améliorer, comme c'est le cas avec les œuvres
-fonctionnelles. Aussi c'est une question difficile : est-ce essentiel que
+fonctionnelles. Aussi c'est une question difficile : est-ce essentiel que
 les gens aient la liberté de publier des versions modifiées d'une œuvre
-esthétique ? D'une part vous avez des auteurs qui font preuve de pas mal
-d'égotisme et disent :</p>
+esthétique ? D'une part vous avez des auteurs qui font preuve de pas mal
+d'égotisme et disent:</p>
 
 <p><em>[accent anglais, gestuelle dramatique]</em></p>
 
-<p>« Oh, c'est ma création. »</p>
+<p>« Oh, c'est ma création. »</p>
 
 <p><em>[retour à Boston]</em></p>
 
-<p>« Qui oserait en changer une ligne ? » D'un autre côté, vous avez le
+<p>« Qui oserait en changer une ligne ? » D'un autre côté, vous avez 
le
 processus folklorique qui prouve qu'une série de personnes modifiant un
 travail de façon séquentielle, ou peut-être même en parallèle et en
 comparant alors les versions, peut produire quelque chose d'extrêmement
@@ -511,14 +511,14 @@
 avaient été écrites par d'autres. Certaines pièces de Shakespeare nouent 
des
 intrigues tirées d'autres pièces écrites souvent quelques décennies
 auparavant. Si les lois contemporaines sur le copyright avaient été
-effectives, ils auraient appelé Shakespeare « pirate » pour avoir écrit
+effectives, ils auraient appelé Shakespeare « pirate » pour avoir écrit
 ainsi une partie de son œuvre magnifique. Naturellement vous auriez entendu
-les autres auteurs :</p>
+les autres auteurs:</p>
 
 <p><em>[accent anglais]</em></p>
 
-<p>« Comment ose-t-il changer une ligne de ma création. Il est impossible de
-faire mieux. »</p>
+<p>« Comment ose-t-il changer une ligne de ma création. Il est impossible 
de
+faire mieux. »</p>
 
 <p><em>[rire étouffé de l'assistance]</em></p>
 
@@ -534,65 +534,65 @@
 de la publication de versions modifiées de ces œuvres esthétiques, et je
 n'ai pas de réponse dont je sois entièrement satisfait.</p>
 
-<p><strong>Membre de l'assistance n° 1 (MA1)</strong> : question 
inaudible.</p>
+<p><strong>Membre de l'assistance n° 1 (MA1)</strong> : question 
inaudible.</p>
 
-<p><strong>RMS</strong> : Permettez-moi de répéter la question parce qu'il 
l'a
+<p><strong>RMS</strong> : Permettez-moi de répéter la question parce qu'il 
l'a
 dite tellement vite que vous ne pouviez sûrement pas la comprendre. Il a dit
-« Dans quelle catégorie rentrent les jeux d'ordinateur ? » Bien, je 
dirais
+« Dans quelle catégorie rentrent les jeux d'ordinateur ? » Bien, je 
dirais
 que le moteur de jeu est fonctionnel et que le scénario est esthétique.</p>
 
-<p><strong>MA1</strong> : Et les graphismes ?</p>
+<p><strong>MA1</strong> : Et les graphismes ?</p>
 
-<p><strong>RMS</strong> : Ceux-ci font probablement partie du scénario. Les
-images spécifiques font partie du scénario ; elles sont esthétiques, tandis
+<p><strong>RMS</strong> : Ceux-ci font probablement partie du scénario. Les
+images spécifiques font partie du scénario ; elles sont esthétiques, 
tandis
 que le logiciel pour visualiser les scènes est fonctionnel. Ainsi je dirais
 que si l'on combine l'esthétique et le fonctionnel en une seule et même
 chose continue, alors le logiciel doit être traité comme fonctionnel. Mais
 si l'on est disposé à séparer le moteur du scénario alors il serait 
légitime
 de dire, eh bien, que le moteur est fonctionnel mais le scénario 
esthétique.</p>
 
-<h3>Copyright : les solutions possibles</h3>
+<h3>Copyright : les solutions possibles</h3>
 
 <p>Voyons maintenant combien de temps le copyright devrait durer. Eh bien de
 nos jours la tendance dans l'édition est, en ce qui concerne les livres, de
 sortir du copyright de plus en plus vite. Aujourd'hui aux USA, la plupart
 des livres publiés sont épuisés en moins de trois ans. Ils ont été 
soldés et
 retirés de la vente. Ainsi il est clair qu'on n'a pas vraiment besoin que le
-copyright dure, disons, 95 ans ; c'est ridicule. En fait, il est clair qu'un
+copyright dure, disons, 95 ans ; c'est ridicule. En fait, il est clair qu'un
 copyright de dix ans serait suffisant pour que l'activité de l'édition
-tienne le coup ; mais dix ans à partir de la date de publication. On
+tienne le coup ; mais dix ans à partir de la date de publication. On
 comprendrait que puisse être accordée une période additionnelle avant la
-publication, ce qui amènerait au-delà des dix ans ; comme vous le voyez,
+publication, ce qui amènerait au-delà des dix ans ; comme vous le voyez,
 aussi longtemps que le livre n'a pas été publié, son copyright ne limite pas
 le public. Cela revient juste à donner à l'auteur le temps de le faire
 publier. Mais je pense qu'une fois le livre publié, le copyright devrait
 opérer pendant environ dix ans, et c'est tout.</p>
 
 <p>Cela dit, j'ai proposé ça une fois dans un débat où les autres personnes
-étaient toutes des auteurs. Et l'un d'entre eux a dit : « Dix ans de
-copyright ? Mais c'est ridicule ! Tout ce qui dépasse cinq ans est
-intolérable. » C'était un auteur primé de science-fiction, qui se 
plaignait
-de la difficulté de « retrouving », de retirer – c'est drôle, des 
mots de
+étaient toutes des auteurs. Et l'un d'entre eux a dit : « Dix ans de
+copyright ? Mais c'est ridicule ! Tout ce qui dépasse cinq ans est
+intolérable. » C'était un auteur primé de science-fiction, qui se 
plaignait
+de la difficulté de « retrouving », de retirer – c'est drôle, des 
mots de
 français s'infiltrent dans mon anglais – de, de récupérer ses droits 
auprès
 de l'éditeur qui avait laissé ses livres s'épuiser pour des raisons
 pratiques, mais qui traînait des pieds pour obéir au contrat stipulant que
 quand un livre est épuisé, les droits retournent à l'auteur.</p>
 
 <p>Les éditeurs traitent les auteurs de façon épouvantable, il faut le
-savoir. Ils exigent toujours plus de pouvoir au nom des auteurs ; ils
+savoir. Ils exigent toujours plus de pouvoir au nom des auteurs ; ils
 emmènent avec eux un petit nombre d'auteurs à grand succès, très connus
 – qui ont tant de poids dans la négociation qu'ils peuvent obtenir des
 contrats très favorables – pour confirmer que ce pouvoir est vraiment dans
 leur intérêt. En attendant, la plupart des auteurs qui ne sont pas 
célèbres,
 ne sont pas riches et n'ont pas de poids particulier, sont traités de façon
 épouvantable par l'industrie de l'édition, et c'est encore pire dans la
-musique. Je recommande à tous de lire l'article de Courtney Love ; il est
-dans le magazine <cite>Salon</cite>, c'est ça ?</p>
+musique. Je recommande à tous de lire l'article de Courtney Love ; il est
+dans le magazine <cite>Salon</cite>, c'est ça ?</p>
 
-<p><strong>MA2</strong> : (Membre de l'assistance n° 2) Oui</p>
+<p><strong>MA2</strong> : (Membre de l'assistance n° 2) Oui</p>
 
-<p><strong>RMS</strong> : Elle commence en appelant les maisons de disque
-« pirates » pour la façon dont elles traitent les musiciens. Quoi qu'il en
+<p><strong>RMS</strong> : Elle commence en appelant les maisons de disque
+« pirates » pour la façon dont elles traitent les musiciens. Quoi qu'il 
en
 soit, nous pouvons raccourcir le copyright plus ou moins. Nous pourrions
 essayer diverses durées, nous pourrions regarder, nous pourrions découvrir
 empiriquement quelle durée de copyright est nécessaire pour que la
@@ -619,10 +619,10 @@
 serait pas un désastre. Utiliser des logiciels vieux de trois ans n'est pas
 un désastre.</p>
 
-<p><strong>MA3</strong> : Ne pensez-vous pas que c'est un système qui
-encouragerait l'inflation de fonctionnalités inutiles ?</p>
+<p><strong>MA3</strong> : Ne pensez-vous pas que c'est un système qui
+encouragerait l'inflation de fonctionnalités inutiles ?</p>
 
-<p><strong>RMS</strong> : <em>[désinvolte]</em> Ah, c'est OK. C'est un effet
+<p><strong>RMS</strong> : <em>[désinvolte]</em> Ah, c'est OK. C'est un effet
 secondaire mineur, comparé au fait que cela favorise la liberté. Chaque
 système entraîne quelques déviations artificielles dans ce que font les
 gens, et notre système actuel favorise certainement diverses sortes de
@@ -630,38 +630,38 @@
 un système, parce qu'il change, favorise aussi quelques déviations
 secondaires, ce n'est pas une grosse affaire, je dirais.</p>
 
-<p><strong>MA4</strong> : Le problème avec ce changement des lois sur le
+<p><strong>MA4</strong> : Le problème avec ce changement des lois sur le
 copyright pour le ramener à trois ans, c'est que vous n'obtiendriez pas les
 sources.</p>
 
-<p><strong>RMS</strong> : Exact. Il y aurait là aussi une condition : une 
loi
+<p><strong>RMS</strong> : Exact. Il y aurait là aussi une condition : une 
loi
 qui dirait que pour pouvoir vendre des exemplaires d'un logiciel au public,
 le code source doit être déposé quelque part de sorte que trois ans plus
 tard il puisse être libéré. Ainsi il pourrait être déposé à la 
bibliothèque
-du Congrès aux États-Unis ; et je pense que d'autres pays ont des
+du Congrès aux États-Unis ; et je pense que d'autres pays ont des
 établissements semblables où des exemplaires des livres publiés prennent
 place. Ils pourraient également accueillir le code source et après trois
 ans, le publier. Et naturellement, si le code source ne correspondait pas à
 l'exécutable il y aurait fraude. En fait si cela correspond vraiment, on
 doit pouvoir très facilement le vérifier dès que le travail est
-publié. Ainsi, vous publiez le code source et quelqu'un par là-bas dit :
-« Très bien ; <code>./configure</code> ; <code>make</code> » et voit si 
cela
-produit les mêmes exécutables, et hue.</p>
+publié. Ainsi, vous publiez le code source et quelqu'un par là-bas dit :
+« Très bien&hellip; “<code>./configure</code> ; 
<code>make</code>” » et voit
+si cela produit les mêmes exécutables, et hue.</p>
 
 <p>Mais vous avez raison, éliminer le copyright ne rendrait pas le logiciel
 <i>free</i>.</p>
 
-<p><strong>MA5</strong> : Heu&hellip;  « libre ».<a id="TransNote3-rev"
+<p><strong>MA5</strong> : Heu&hellip;  « libre ».<a id="TransNote3-rev"
 href="#TransNote3"><sup>3</sup></a></p>
 
-<p><strong>RMS</strong> : Exact. C'est dans ce seul sens que j'emploie le
+<p><strong>RMS</strong> : Exact. C'est dans ce seul sens que j'emploie le
 terme. Cela n'aurait pas cet effet, parce que le code source pourrait ne pas
 être disponible, ou bien ils pourraient tenter d'user de contrats pour
 restreindre les utilisateurs. Libérer le logiciel n'est pas aussi simple que
-de mettre fin au copyright sur le logiciel : c'est une situation plus
+de mettre fin au copyright sur le logiciel : c'est une situation plus
 complexe que ça. En fait, si le copyright sur le logiciel était simplement
 supprimé, nous ne pourrions plus utiliser le copyleft pour protéger le
-statut libre d'un programme. Entre-temps, les « privatifieurs » de logiciel
+statut libre d'un programme. Entre-temps, les « privatifieurs » de 
logiciel
 <i>[software privateers]</i> pourraient utiliser d'autres méthodes – des
 contrats ou des dissimulations de la source – pour rendre le logiciel
 privateur.<a id="TransNote4-rev" href="#TransNote4"><sup>4</sup></a> Ça
@@ -675,7 +675,7 @@
 
 <p>Ainsi, globalement je recommande que nous examinions les divers types
 d'œuvres et leurs divers usages pour chercher un autre endroit où tracer la
-limite : celui qui donnerait au public les libertés essentielles pour se
+limite : celui qui donnerait au public les libertés essentielles pour se
 servir des œuvres de chaque type, tout en maintenant si possible une sorte
 de copyright indolore pour le grand public qui soit toujours un avantage
 pour les auteurs. De cette façon, nous pouvons adapter le système du
@@ -687,9 +687,9 @@
 des auteurs.  
 Par exemple, supposez que la reproduction intégrale d'une œuvre soit
 autorisée et supposez que cette œuvre soit fournie avec un dispositif de ce
-style : lorsque vous êtes en train de jouer l'œuvre, ou de la lire, il y a
-une boîte de dialogue sur le côté qui dit : « Cliquez ici pour envoyer un
-dollar à l'auteur ou au musicien, ou autre. » Je pense que dans les parties
+style : lorsque vous êtes en train de jouer l'œuvre, ou de la lire, il y a
+une boîte de dialogue sur le côté qui dit : « Cliquez ici pour envoyer 
un
+dollar à l'auteur ou au musicien, ou autre. » Je pense que dans les parties
 les plus riches du monde beaucoup de gens enverraient ce dollar parce que
 souvent les gens adorent les auteurs ou les musiciens qui ont créé ce qu'ils
 ont aimé lire ou écouter. Notez que la part des royalties qui leur revient
@@ -701,8 +701,8 @@
 revient à de la publicité pour lui, en diffusant autour d'eux les raisons de
 lui envoyer un dollar. Actuellement, la raison principale pour laquelle il
 n'y a pas plus de gens qui envoient de l'argent directement aux auteurs,
-c'est que c'est embêtant. Qu'allez-vous faire ? Envoyer un chèque ? Alors 
à
-qui allez-vous l'expédier ? Il va falloir dénicher leur adresse, ce qui
+c'est que c'est embêtant. Qu'allez-vous faire ? Envoyer un chèque ? 
Alors à
+qui allez-vous l'expédier ? Il va falloir dénicher leur adresse, ce qui
 n'est peut-être pas facile. Mais avec un système commode de paiement par
 Internet qui rende efficace l'envoi d'un dollar à quelqu'un, un système que
 nous pourrions mettre dans tous les exemplaires de l'œuvre, alors je pense
@@ -719,8 +719,8 @@
 œuvres d'expression, et peut-être les œuvres esthétiques. Mais cela ne
 marchera pas pour les œuvres fonctionnelles. Et la raison, c'est que, si une
 personne après l'autre fait une version modifiée et la publie, sur quoi les
-boîtes de dialogue devront-elles pointer ? Et combien d'argent devra-t-on
-envoyer ? Vous savez, il est facile de faire ça quand l'œuvre a été 
publiée
+boîtes de dialogue devront-elles pointer ? Et combien d'argent devra-t-on
+envoyer ? Vous savez, il est facile de faire ça quand l'œuvre a été 
publiée
 une seule fois, par un auteur déterminé ou un groupe d'auteurs déterminé, 
et
 qu'ils peuvent convenir ensemble de ce qu'ils vont faire avec la boîte de
 dialogue. Si personne ne publie de version modifiée, alors chaque exemplaire
@@ -752,9 +752,9 @@
 versions modifiées des œuvres esthétiques.</p>
 
 <p>Il y a, je crois, des gens qui essayent d'installer un système de paiement
-volontaire de ce style. J'ai entendu parler de quelque chose comme « le
-protocole de l'artiste de rue ». Je n'en connais pas les détails. Et je
-crois qu'il y a un truc appelé <em>GreenWitch.com [note du transcripteur :
+volontaire de ce style. J'ai entendu parler de quelque chose comme « le
+protocole de l'artiste de rue ». Je n'en connais pas les détails. Et je
+crois qu'il y a un truc appelé <em>GreenWitch.com [note du transcripteur :
 URL incertaine]</em>. Je crois que ces gens essayent d'installer quelque
 chose de plus ou moins semblable. Ce qu'ils espèrent faire, il me semble,
 c'est rassembler les paiements que vous effectuez à diverses personnes, pour
@@ -765,7 +765,7 @@
 largement pour devenir une pratique culturelle normale. Il est possible que
 pour que ces paiements volontaires deviennent vraiment courants, nous ayons
 besoin d'un certain genre de&hellip; On a besoin de voir l'idée partout pour
-que de temps à autre&hellip; « Ouais, il faudrait que je paie ! » On 
verra.</p>
+que de temps à autre&hellip; « Ouais, il faudrait que je paie ! » On 
verra.</p>
 
 <p>Il y a des preuves que des idées comme celles-là ne sont pas
 déraisonnables. Regardez par exemple la radio publique aux USA, qui est la
@@ -775,11 +775,11 @@
 soutenues par leurs auditeurs, et il semble qu'elles trouvent plus facile
 d'obtenir des dons au fil des ans. Il y a dix ans, pendant six semaines par
 an peut-être, elles passaient la majeure partie du temps à demander aux gens
-« S'il vous plaît, envoyez-nous un peu d'argent, ne pensez-vous pas que nous
-sommes assez importants ? » et ainsi de suite 24 heures sur 24. Et
+« S'il vous plaît, envoyez-nous un peu d'argent, ne pensez-vous pas que 
nous
+sommes assez importants ? » et ainsi de suite 24 heures sur 24. Et
 maintenant beaucoup d'entre elles ont constaté qu'elles peuvent obtenir ces
 contributions en envoyant des courriels aux gens qui leur ont envoyé des
-dons auparavant ; elles n'ont pas à passer leur temps d'antenne à faire de
+dons auparavant ; elles n'ont pas à passer leur temps d'antenne à faire de
 la retape pour les dons.</p>
 
 <p>Fondamentalement, le but déclaré du copyright, encourager l'écriture, 
est un
@@ -788,30 +788,30 @@
 avons encouragé l'éclosion. Je crois que la technologie numérique nous
 fournit des solutions à ce problème, après avoir créé un contexte qui
 nécessite sa solution. C'est donc la fin de cette conférence. Y a-t-il des
-questions ?</p>
+questions ?</p>
 
 <h3>Questions et discussion</h3>
-<p>Tout d'abord, à quelle heure est la prochaine conférence ? Quelle heure
-est-il maintenant ?</p>
+<p>Tout d'abord, à quelle heure est la prochaine conférence ? Quelle heure
+est-il maintenant ?</p>
 
-<p><strong>Moi</strong> : Il est trois heures et quart.</p>
+<p><strong>Moi</strong> : Il est trois heures et quart.</p>
 
-<p><strong>RMS</strong> : Oh vraiment ? Donc je suis déjà en retard ? Bon,
+<p><strong>RMS</strong> : Oh vraiment ? Donc je suis déjà en retard ? 
Bon,
 j'espère que Mélanie me permettra d'accepter quelques questions.</p>
 
-<p><strong>MA6</strong> : Qui décidera dans lesquelles de vos trois 
catégories
-une œuvre rentrera ?</p>
+<p><strong>MA6</strong> : Qui décidera dans lesquelles de vos trois 
catégories
+une œuvre rentrera ?</p>
 
-<p><strong>RMS</strong> : Je ne sais pas. Je suis sûr qu'il y a diverses
+<p><strong>RMS</strong> : Je ne sais pas. Je suis sûr qu'il y a diverses
 manières de décider. Vous pouvez probablement reconnaître un roman quand
 vous en voyez un. Je subodore que les juges peuvent aussi reconnaître un
 roman quand ils en voient un.</p>
 
-<p><strong>MA7</strong> : Des commentaires sur le chiffrement ? Et sur
+<p><strong>MA7</strong> : Des commentaires sur le chiffrement ? Et sur
 l'interaction des dispositifs de chiffrement avec les contenus sous
-copyright ?</p>
+copyright ?</p>
 
-<p><strong>RMS</strong> : Eh bien, le chiffrement est employé en tant que 
moyen
+<p><strong>RMS</strong> : Eh bien, le chiffrement est employé en tant que 
moyen
 pour contrôler le public. Les éditeurs essayent d'imposer divers systèmes de
 chiffrement au public afin de l'empêcher de copier. Ils appellent ces choses
 des méthodes technologiques, mais en fait elles s'appuient toutes sur des
@@ -823,34 +823,34 @@
 pas à ma disposition, je ne l'achèterai pas. Et j'espère que vous ne
 l'achèterez pas non plus.</p>
 
-<p><strong>MA8</strong> : En France nous avons une loi qui dit que même si le
+<p><strong>MA8</strong> : En France nous avons une loi qui dit que même si 
le
 support est protégé vous avez le droit de le recopier pour le 
sauvegarder.</p>
 
-<p><strong>RMS</strong> : Oui, c'était aussi comme ça aux USA il y a encore
+<p><strong>RMS</strong> : Oui, c'était aussi comme ça aux USA il y a encore
 deux ans.</p>
 
-<p><strong>MA8</strong> : Très souvent vous signez un accord qui est 
illégal en
+<p><strong>MA8</strong> : Très souvent vous signez un accord qui est 
illégal en
 France&hellip; le contrat que vous êtes censé signer avec une 
souris&hellip;</p>
 
-<p><strong>RMS</strong> : Eh bien, peut-être qu'il ne l'est pas.</p>
+<p><strong>RMS</strong> : Eh bien, peut-être qu'il ne l'est pas.</p>
 
-<p><strong>MA8</strong> : Comment pouvons-nous le contester ?</p>
+<p><strong>MA8</strong> : Comment pouvons-nous le contester ?</p>
 
-<p><strong>RMS</strong> : <em>[avec emphase]</em> Vous allez le contester ? 
Ça
-coûte de l'argent, il faut se donner du mal ; et pas seulement ça, comment
-allez-vous faire ? Bon, vous pourriez toujours aller au tribunal et dire :
-« Ils n'ont aucun droit de demander aux gens de signer ce contrat parce que
-qu'il n'est pas valide. » Mais ça pourrait être difficile si le 
distributeur
-est aux USA ; la loi française disant ce qu'est un contrat valide ne
+<p><strong>RMS</strong> : <em>[avec emphase]</em> Vous allez le 
contester ? Ça
+coûte de l'argent, il faut se donner du mal ; et pas seulement ça, comment
+allez-vous faire ? Bon, vous pourriez toujours aller au tribunal et dire :
+« Ils n'ont aucun droit de demander aux gens de signer ce contrat parce que
+qu'il n'est pas valide. » Mais ça pourrait être difficile si le 
distributeur
+est aux USA ; la loi française disant ce qu'est un contrat valide ne
 pourrait pas servir à les arrêter aux USA. D'autre part vous pourriez
-également dire : « J'ai signé ce contrat, mais il n'est pas valable en
-France, aussi je désobéis publiquement et je les défie de me poursuivre. »
+également dire : « J'ai signé ce contrat, mais il n'est pas valable en
+France, aussi je désobéis publiquement et je les défie de me 
poursuivre. »
 Ceci, vous pourriez envisager de le faire. Si vous aviez raison et que ces
 lois ne soient pas valables en France, alors l'affaire serait rejetée. Je ne
 sais pas. Peut-être que c'est une bonne idée. Je ne sais pas quels en
 seraient les effets politiques.  
 Je sais qu'il y a juste deux ans une loi a été votée en Europe pour
-interdire un certain type de copie privée pour la musique ; les maisons de
+interdire un certain type de copie privée pour la musique ; les maisons de
 disque ont tanné quelques musiciens célèbres très populaires pour qu'ils
 fassent pression en faveur de cette loi, et ils l'ont obtenue. Aussi, il est
 clair qu'ils ont beaucoup d'influence là aussi, et il est possible qu'ils en
@@ -861,33 +861,33 @@
 d'avis autorisé sur la manière d'y parvenir en Europe, mais c'est ce à quoi
 les gens devraient réfléchir.</p>
 
-<p><strong>MA6</strong> : Que dites-vous de la protection de la correspondance
-privée ?</p>
+<p><strong>MA6</strong> : Que dites-vous de la protection de la 
correspondance
+privée ?</p>
 
-<p><strong>RMS</strong> : Eh bien, si vous n'êtes pas <em>publié</em>, c'est
+<p><strong>RMS</strong> : Eh bien, si vous n'êtes pas <em>publié</em>, 
c'est
 une question complètement différente.</p>
 
-<p><strong>MA6</strong> : Non, mais si j'envoie un courriel à quelqu'un, il 
est
+<p><strong>MA6</strong> : Non, mais si j'envoie un courriel à quelqu'un, il 
est
 automatiquement sous mon copyright.</p>
 
-<p><strong>RMS</strong> : <em>[énergiquement]</em> C'est complètement sans
+<p><strong>RMS</strong> : <em>[énergiquement]</em> C'est complètement sans
 objet, en réalité.</p>
 
-<p><strong>MA6</strong> : Non, je n'accepte pas cette réponse. S'il le publie
+<p><strong>MA6</strong> : Non, je n'accepte pas cette réponse. S'il le 
publie
 dans un journal, pour le moment mon recours est mon copyright.</p>
 
-<p><strong>RMS</strong> : Eh bien, vous ne pouvez pas le forcer à en garder 
le
+<p><strong>RMS</strong> : Eh bien, vous ne pouvez pas le forcer à en garder 
le
 contenu secret et, je n'en suis pas vraiment sûr, je veux dire qu'à mon avis
 il y a de l'injustice là-dedans. Si par exemple vous envoyez une lettre à
 quelqu'un menaçant de le poursuivre en justice, et qu'ensuite vous lui dites
-« Tu ne peux dire à personne que c'est moi qui ai fait ça parce que ma
-menace est sous copyright », ce serait assez détestable et je ne suis pas
+« Tu ne peux dire à personne que c'est moi qui ai fait ça parce que ma
+menace est sous copyright », ce serait assez détestable et je ne suis pas
 sûr que cela tienne devant un tribunal.</p>
 
-<p><strong>MA6</strong> : Bon, il y a des circonstances où je veux 
correspondre
+<p><strong>MA6</strong> : Bon, il y a des circonstances où je veux 
correspondre
 avec des gens et garder ma réponse, et la leur, entièrement privées.</p>
 
-<p><strong>RMS</strong> : Si vous vous entendez avec eux pour la maintenir
+<p><strong>RMS</strong> : Si vous vous entendez avec eux pour la maintenir
 privée, alors c'est une question entièrement différente. Je suis désolé 
que
 les deux questions ne puissent pas être reliées. Je n'ai pas le temps d'en
 discuter aujourd'hui, il y a une autre conférence qui va bientôt
@@ -896,46 +896,46 @@
 complètement différente de l'éthique des œuvres publiées. Elles devraient
 être traitées d'une manière appropriée, totalement différente.</p>
 
-<p><strong>MA6</strong> : C'est assez raisonnable, mais pour l'instant le seul
+<p><strong>MA6</strong> : C'est assez raisonnable, mais pour l'instant le 
seul
 recours qu'on a est le copyright&hellip;</p>
 
-<p><strong>RMS</strong> : <em>[il interrompt]</em> Non, vous avez tort. Si les
+<p><strong>RMS</strong> : <em>[il interrompt]</em> Non, vous avez tort. Si 
les
 gens sont d'accord pour garder quelque chose dans la sphère privée, alors
 vous avez un autre recours. En Europe il y a des lois sur la vie privée. Et
 l'autre chose, c'est que vous n'avez pas le droit de forcer quelqu'un à
 garder des secrets pour vous. Tout au plus pourriez-vous le forcer à
 paraphraser, parce qu'il a le droit de dire aux gens ce que vous avez fait.</p>
 
-<p><strong>MA6</strong> : Oui, mais en supposant que de chaque côté les deux
+<p><strong>MA6</strong> : Oui, mais en supposant que de chaque côté les 
deux
 personnes soient suffisamment d'accord.</p>
 
-<p><strong>RMS</strong> : Alors ne dites pas que le copyright est votre seul
-recours. S'il est d'accord il ne va pas le donner à un journal, si ?</p>
+<p><strong>RMS</strong> : Alors ne dites pas que le copyright est votre seul
+recours. S'il est d'accord il ne va pas le donner à un journal, si ?</p>
 
-<p><strong>MA6</strong> : Non, heu, vous évitez ma question au sujet de
+<p><strong>MA6</strong> : Non, heu, vous évitez ma question au sujet de
 l'interception.</p>
 
-<p><strong>RMS</strong> : Oh, l'interception. C'est complètement
+<p><strong>RMS</strong> : Oh, l'interception. C'est complètement
 différent&hellip; <em>[âprement]</em> non vous n'avez pas posé de question 
à
 propos de l'interception. C'est la première fois que vous avez mentionné
 l'interception&hellip;</p>
 
-<p><strong>MA6</strong> : Non c'est la deuxième fois.</p>
+<p><strong>MA6</strong> : Non c'est la deuxième fois.</p>
 
-<p><strong>MA9</strong> : <em>[murmure son assentiment à MA6]</em></p>
+<p><strong>MA9</strong> : <em>[murmure son assentiment à MA6]</em></p>
 
-<p><strong>RMS</strong> : <em>[toujours irrité]</em> Je ne vous avais pas
+<p><strong>RMS</strong> : <em>[toujours irrité]</em> Je ne vous avais pas
 entendu avant&hellip; c'est totalement idiot&hellip; c'est comme essayer
-de&hellip; Oh, à quoi puis-je comparer ?&hellip; C'est comme essayer de tuer
+de&hellip; Oh, à quoi puis-je comparer ?&hellip; C'est comme essayer de tuer
 un éléphant avec un moule à gaufres, je veux dire qu'ils n'ont rien à faire
 l'un avec l'autre.</p>
 
 <p><em>[un silence ininterprétable tombe]</em></p>
 
-<p><strong>MA10</strong> : Vous avez pensé aux changements <em>[inaudible, 
dans
-le domaine du secret industriel ?]</em></p>
+<p><strong>MA10</strong> : Vous avez pensé aux changements <em>[inaudible, 
dans
+le domaine du secret industriel ?]</em></p>
 
-<p><strong>RMS</strong> : Hmm, oui : le secret industriel s'est développé 
dans
+<p><strong>RMS</strong> : Hmm, oui : le secret industriel s'est 
développé dans
 une direction très inquiétante et très dangereuse. Autrefois, cela
 signifiait que vous vouliez maintenir secrète une certaine chose, donc que
 vous ne l'aviez dite à personne. Plus tard, la pratique s'est établie dans
@@ -945,7 +945,7 @@
 secrets de fabrication, même si elles n'ont jamais convenu de quelque façon
 que ce soit de garder ces secrets. On fait pression sur elles.  
 À ceux qui prétendent que le secret industriel représente la mise en œuvre
-de certains de leurs droits, ce n'est simplement plus vrai ; c'est un moyen
+de certains de leurs droits, ce n'est simplement plus vrai ; c'est un moyen
 d'obtenir l'aide explicite du gouvernement pour forcer les autres à garder
 leurs secrets. Nous pourrions même nous demander, au vu de de la nature
 antisociale du secret industriel, si d'une manière générale les clauses de
@@ -966,45 +966,45 @@
 il n'y a pas si longtemps encore. Peut-être que c'est toujours comme ça en
 Europe, je ne suis pas sûr.</p>
 
-<p><strong>MA11</strong> : Est-ce acceptable qu'une entreprise le demande à
+<p><strong>MA11</strong> : Est-ce acceptable qu'une entreprise le demande à
 ses&hellip;</p>
 
-<p><strong>RMS</strong> : employés ?</p>
+<p><strong>RMS</strong> : employés ?</p>
 
-<p><strong>MA11</strong> : Non non</p>
+<p><strong>MA11</strong> : Non non</p>
 
-<p><strong>RMS</strong> : fournisseurs ?</p>
+<p><strong>RMS</strong> : fournisseurs ?</p>
 
-<p><strong>MA11</strong> : Oui, fournisseurs. Et si le client est un autre
-fournisseur ?</p>
+<p><strong>MA11</strong> : Oui, fournisseurs. Et si le client est un autre
+fournisseur ?</p>
 
 <p><em>[blanc pendant que le minidisque est changé]</em></p>
 
-<p><strong>RMS</strong> : Commençons par ne pas l'encourager.</p>
+<p><strong>RMS</strong> : Commençons par ne pas l'encourager.</p>
 
-<p><strong>MA12</strong> : J'ai une question concernant votre avis sur le
+<p><strong>MA12</strong> : J'ai une question concernant votre avis sur le
 travail scientifique publié dans les revues et les manuels. Dans ma
 profession, au moins une revue officielle et un manuel sont disponibles en
 ligne. Ils gardent le copyright, mais il y a un libre accès aux ressources
 pourvu qu'on ait accès à Internet.</p>
 
-<p><strong>RMS</strong> : Eh bien, c'est parfait. Mais il y a beaucoup de
+<p><strong>RMS</strong> : Eh bien, c'est parfait. Mais il y a beaucoup de
 revues où ce n'est pas comme ça. Par exemple, les revues de l'<abbr
-title="Association of Computer Machinery">ACM</abbr><a id="TransNote5-rev"
+title="Association of Computer Machinery">ACM</abbr> <a id="TransNote5-rev"
 href="#TransNote5"><sup>5</sup></a> auxquelles on ne peut accéder que si
-l'on est abonné : elles sont bloquées. Aussi je pense que les revues
+l'on est abonné : elles sont bloquées. Aussi je pense que les revues
 devraient toutes commencer à ouvrir un accès sur le web.</p>
 
-<p><strong>MA12</strong> : Alors quel impact cela a-t-il sur l'importance du
+<p><strong>MA12</strong> : Alors quel impact cela a-t-il sur l'importance du
 copyright pour le public, que fondamentalement vous n'interfériez pas avec
-la mise en libre accès sur le web ?</p>
+la mise en libre accès sur le web ?</p>
 
-<p><strong>RMS</strong> : Eh bien, tout d'abord je suis en désaccord. Les 
sites
+<p><strong>RMS</strong> : Eh bien, tout d'abord je suis en désaccord. Les 
sites
 miroir sont essentiels. Ainsi, la revue devrait non seulement offrir un
 accès libre mais devrait également donner à chacun la liberté d'installer
 des sites miroirs avec des copies intégrales de ces articles. Sinon, il y a
 un risque qu'ils se perdent. Diverses sortes de calamités pourraient causer
-leur perte, vous savez : désastres naturels, désastres politiques, 
désastres
+leur perte, vous savez : désastres naturels, désastres politiques, 
désastres
 techniques, désastres bureaucratiques, désastres fiscaux&hellip; toutes
 sortes de choses qui pourraient provoquer la disparition de ce site
 particulier. Ainsi, ce que la communauté scientifique devrait logiquement
@@ -1016,33 +1016,33 @@
 
 <p>Aussi, ces revues devraient faire un pas de plus en avant. Non seulement
 elles devraient dire que tout le monde peut accéder au site, mais également
-que chacun peut installer un site miroir. Même si elles disaient « Vous
+que chacun peut installer un site miroir. Même si elles disaient « Vous
 devez publier cette revue entièrement, y compris nos annonces
-publicitaires », au moins cela réussirait à rendre la disponibilité
+publicitaires », au moins cela réussirait à rendre la disponibilité
 redondante, pour qu'elle ne soit pas en danger. Alors d'autres
 établissements installeraient des sites miroirs, et je prévois que vous
 auriez dans dix ans un système officieux très bien organisé pour coordonner
 les sites miroirs et s'assurer que rien n'est oublié.  
 À l'heure actuelle, installer le site miroir d'une revue pour des années
-coûte si peu que cela n'exige pas de financement spécial ; personne n'a à
+coûte si peu que cela n'exige pas de financement spécial ; personne n'a à
 travailler très dur, il suffit de laisser les bibliothécaires le faire. Quoi
 qu'il en soit, oh, il y avait une autre question que ça soulevait&hellip; et
 je ne me rappelle pas ce que c'était. Oh, bon, n'en parlons plus.</p>
 
-<p><strong>MA13</strong> : Le problème de financement pour les œuvres
+<p><strong>MA13</strong> : Le problème de financement pour les œuvres
 esthétiques&hellip; pensez-vous que la dynamique pourrait être&hellip;
 <em>[inaudible]</em> bien que je comprenne les problèmes de&hellip; Je veux
-dire qui contribue ? Et qui sera récompensé ? Est-ce que l'esprit du
+dire qui contribue ? Et qui sera récompensé ? Est-ce que l'esprit du
 logiciel libre <em>[inaudible]</em></p>
 
-<p><strong>RMS</strong> : Je ne sais pas. Cela suggère certainement l'idée 
à
+<p><strong>RMS</strong> : Je ne sais pas. Cela suggère certainement l'idée 
à
 des gens. Nous verrons, je n'ai pas les réponses. Je ne sais pas comment
 nous allons y arriver, j'essaye de réfléchir à l'endroit où nous devons
 aller. Je ne sais pas comment nous pourrons y arriver. Les éditeurs sont si
 puissants qu'ils peuvent faire exécuter leurs ordres par les
 gouvernements. Comment allons-nous construire un monde où le public refuse
 de tolérer ça plus longtemps, je ne sais pas. Je pense que la première chose
-à faire est de rejeter clairement le mot « pirate » et les points de vue 
qui
+à faire est de rejeter clairement le mot « pirate » et les points de 
vue qui
 vont avec. Toutes les fois que nous entendons cela, nous devons faire
 entendre notre voix, dire que c'est de la propagande, qu'il n'est pas
 mauvais pour les gens de partager ces œuvres publiées avec les autres, que
@@ -1065,21 +1065,21 @@
 devrions être plus nombreux à le dire. Nous devons commencer à couper la
 racine de leur empire et pas simplement taillader quelques feuilles.</p>
 
-<p><strong>MA14</strong> : <em>[inaudible]</em> ce qui est important, c'est de
+<p><strong>MA14</strong> : <em>[inaudible]</em> ce qui est important, c'est 
de
 se concentrer sur le système de dons pour la musique.</p>
 
-<p><strong>RMS</strong> : Oui. Malheureusement, cette technique est couverte
+<p><strong>RMS</strong> : Oui. Malheureusement, cette technique est couverte
 par des brevets qui semblent très probablement utilisables.</p>
 
-<p><em>[rires, on crie « non » dans l'assistance]</em></p>
+<p><em>[rires, on crie « non » dans l'assistance]</em></p>
 
-<p><strong>RMS</strong> : Cela peut mettre dix ans avant qu'on puisse le 
faire.</p>
+<p><strong>RMS</strong> : Cela peut mettre dix ans avant qu'on puisse le 
faire.</p>
 
-<p><strong>MA15</strong> : On prendra seulement les lois françaises.</p>
+<p><strong>MA15</strong> : On prendra seulement les lois françaises.</p>
 
-<p><strong>RMS</strong> : Je ne sais pas. Je pense que je devrais rendre la
+<p><strong>RMS</strong> : Je ne sais pas. Je pense que je devrais rendre la
 parole à Mélanie dont la conférence devait commencer à trois heures. Et
-hue ! donc.</p>
+hue ! donc.</p>
 
 <p>RMS reste debout en silence. Il y a une pause avant le déclenchement des
 applaudissements. RMS se tourne pour applaudir le gnou bourré de tissu qu'il
@@ -1090,24 +1090,28 @@
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't have notes.-->
 <hr /><b>Notes de traduction</b><ol>
-<li id="TransNote1">Le copyright américain est l'équivalent du droit
-d'auteur français, mais il y a des différences significatives du point de
-vue juridique, c'est pourquoi nous ne traduisons pas ce terme. <a
-href="#TransNote1-rev" class="nounderline">&#8593;</a></li>
-<li id="TransNote2">La phrase originale est : <i>« I can't say I'm sure that
-in all of these areas we can't produce progress without copyright
-restrictions stopping people »</i> &hellip; Son sens est manifestement
-contraire à l'argument exposé. Nous supposons que l'enregistrement audio
-ayant servi de base à la transcription n'était pas clair, et que <i>can't
-produce</i> doit se lire <i>can produce</i>. <a href="#TransNote2-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a></li>
-<li id="TransNote3">En français dans le texte. <a href="#TransNote3-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a></li>
-<li id="TransNote4">Autre traduction de <i>proprietary</i> :
-propriétaire. <a href="#TransNote4-rev" class="nounderline">&#8593;</a></li>
-<li id="TransNote5">Association pour le développement des outils
-informatiques. <a href="#TransNote5-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a></li>
+<li><a id="TransNote1" href="#TransNote1-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Le copyright américain est l'équivalent du droit d'auteur français, mais il
+y a des différences significatives du point de vue juridique, c'est pourquoi
+nous ne traduisons pas ce terme.</li>
+<li><a id="TransNote2" href="#TransNote2-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+La phrase originale est: <i>« I can't say I'm sure that in all of these
+areas we can't produce progress without copyright restrictions stopping
+people »</i> &hellip; Son sens est manifestement contraire à l'argument
+exposé. Nous supposons que l'enregistrement audio ayant servi de base à la
+transcription n'était pas clair, et que <i>can't produce</i> doit se lire
+<i>can produce</i>.</li>
+<li><a id="TransNote3" href="#TransNote3-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+En français dans le texte.</li>
+<li><a id="TransNote4" href="#TransNote4-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Autre traduction de <i>proprietary</i>: propriétaire.</li>
+<li><a id="TransNote5" href="#TransNote5-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Association pour le développement d'outils informatiques.</li>
 </ol></div>
 </div>
 
@@ -1174,13 +1178,13 @@
 <div class="translators-credits">
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't want credits.-->
-Traduction : Miluz.<br /> Révision : <a
+Traduction : Miluz<br /> Révision : <a
 href="mailto:trad-gnu&#64;april.org";>trad-gnu&#64;april.org</a></div>
 
 <p class="unprintable"><!-- timestamp start -->
 Dernière mise à jour :
 
-$Date: 2021/09/03 08:03:44 $
+$Date: 2021/11/05 15:00:47 $
 
 <!-- timestamp end -->
 </p>

Index: correcting-france-mistake.fr.html
===================================================================
RCS file: /web/www/www/philosophy/correcting-france-mistake.fr.html,v
retrieving revision 1.37
retrieving revision 1.38
diff -u -b -r1.37 -r1.38
--- correcting-france-mistake.fr.html   3 Sep 2021 08:03:44 -0000       1.37
+++ correcting-france-mistake.fr.html   5 Nov 2021 15:00:47 -0000       1.38
@@ -22,7 +22,7 @@
 <p>Depuis plusieurs années, je disais lors de mes discours qu'en France
 posséder un exemplaire de logiciel libre capable de déchiffrer la vidéo d'un
 DVD était un délit passible de prison. Ce chiffrement est un exemple de
-« gestion numérique des restrictions » (<abbr title="Digital Restrictions
+« gestion numérique des restrictions » (<abbr title="Digital 
Restrictions
 Management">DRM</abbr>), fonctionnalité pernicieuse <a
 href="https://defectivebydesign.org/";>faite pour contraindre les
 utilisateurs</a>.</p>
@@ -67,20 +67,23 @@
 les DVD chiffrés et cela a également pour avantage de ne pas donner à
 Hollywood de l'argent avec lequel il ferait pression pour des lois
 scélérates du genre <abbr title="Stop Online Piracy Act">SOPA</abbr>.<a
-id="TransNote3-rev" href="#TransNote3"><sup>3</sup></a> Pourquoi changer ?</p>
+id="TransNote3-rev" href="#TransNote3"><sup>3</sup></a> Pourquoi 
changer ?</p>
 </div>
 
 <div class="translators-notes">
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't have notes.-->
 <hr /><b>Notes de traduction</b><ol>
-<li id="TransNote1">Loi sur le copyright du millénaire numérique, équivalent
-de l'<abbr title="European Union Copyright Directive">EUCD</abbr> en
-Europe. <a href="#TransNote1-rev" class="nounderline">&#8593;</a></li>
-<li id="TransNote2">Citoyens du net. <a href="#TransNote2-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a></li>
-<li id="TransNote3">Loi pour arrêter le piratage en ligne. <a
-href="#TransNote3-rev" class="nounderline">&#8593;</a></li>
+<li><a id="TransNote1" href="#TransNote1-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Loi sur le copyright du millénaire numérique, équivalent de l'<abbr
+title="European Union Copyright Directive">EUCD</abbr> en Europe.</li>
+<li><a id="TransNote2" href="#TransNote2-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Citoyens du net.</li>
+<li><a id="TransNote3" href="#TransNote3-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Loi pour arrêter le piratage en ligne.</li>
 </ol></div>
 </div>
 
@@ -147,14 +150,14 @@
 <div class="translators-credits">
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't want credits.-->
-Traduction : Céline Libéral et Mathieu Adoutte, pour Framalang.<br />
-Révision : <a
+Traduction : Céline Libéral et Mathieu Adoutte, pour Framalang<br />
+Révision : <a
 href="mailto:trad-gnu&#64;april.org";><em>trad-gnu&#64;april.org</em></a></div>
 
 <p class="unprintable"><!-- timestamp start -->
 Dernière mise à jour :
 
-$Date: 2021/09/03 08:03:44 $
+$Date: 2021/11/05 15:00:47 $
 
 <!-- timestamp end -->
 </p>

Index: danger-of-software-patents.fr.html
===================================================================
RCS file: /web/www/www/philosophy/danger-of-software-patents.fr.html,v
retrieving revision 1.48
retrieving revision 1.49
diff -u -b -r1.48 -r1.49
--- danger-of-software-patents.fr.html  12 Sep 2021 13:34:51 -0000      1.48
+++ danger-of-software-patents.fr.html  5 Nov 2021 15:00:47 -0000       1.49
@@ -26,7 +26,7 @@
 <hr class="thin" />
 
 <dl>
-<dt>SF :</dt>
+<dt>SF:</dt>
 <dd><p>Je m'appelle Susy Frankel, et je tiens à vous souhaiter la bienvenue, 
en mon
 nom et en celui de Meredith Kolsky Lewis, à cette conférence organisée par
 le Centre de droit international des affaires de Nouvelle-Zélande. C'est à
@@ -39,7 +39,7 @@
 universitaire, elle n'a pu se joindre à nous.</p>
 
 <p>C'est donc à moi que revient le plaisir de vous accueillir à cette
-conférence sur « Le danger des brevets logiciels ». Richard Stallman 
propose
+conférence sur « Le danger des brevets logiciels ». Richard Stallman 
propose
 une série d'interventions sur différents sujets, et si nous avons choisi
 celui-ci, avec Brenda, c'est parce que pour la première fois dans l'histoire
 de la Nouvelle-Zélande, nous avons un débat qui tire un peu en longueur,
@@ -53,18 +53,18 @@
 d'exploitation GNU. Je ne savais pas comment prononcer GNU, alors je suis
 allé sur Youtube (que ferions-nous sans Youtube)&hellip;</p></dd>
 
-<dt>RMS :</dt>
+<dt>RMS:</dt>
 <dd>Oh, vous ne devriez pas promouvoir YouTube, ils diffusent leurs vidéos 
dans
 un format breveté.</dd>
 
-<dt>SF :</dt>
-<dd>C'est vrai. Je l'évoquais seulement pour aborder ce point : doit-on
-prononcer G N U ou GNU ?</dd>
+<dt>SF:</dt>
+<dd>C'est vrai. Je l'évoquais seulement pour aborder ce point : doit-on
+prononcer G N U ou GNU ?</dd>
 
-<dt>RMS :</dt>
-<dd>C'est sur Wikipédia. [GNU se prononce comme « gnou » en 
français]</dd>
+<dt>RMS:</dt>
+<dd>C'est sur Wikipédia. [GNU se prononce comme « gnou » en 
français]</dd>
 
-<dt>SF :</dt>
+<dt>SF:</dt>
 <dd>Oui, mais sur YouTube j'ai pu vous entendre le prononcer en direct. Le plus
 important néanmoins, c'est qu'il n'est pas propriétaire. Mais ce qui nous
 intéresse le plus, c'est que Richard a reçu de nombreuses distinctions pour
@@ -73,13 +73,13 @@
 j'imagine que c'est bien de cela que nous allons parler ce soir. Je vous
 demande donc de vous joindre à moi pour accueillir Richard.</dd>
 
-<dt>RMS :</dt>
+<dt>RMS:</dt>
 <dd><p>Avant tout, je voudrais préciser que l'une des raisons qui me poussent 
à
 boire ceci [une canette ou une bouteille de cola qui n'est pas du Coca-Cola]
 est qu'il y a un boycott mondial de la société Coca-Cola pour avoir
 assassiné des représentants syndicaux en Colombie. Consultez le site <a
 href="http://killercoke.org";>killercoke.org</a>. Il ne s'agit pas des
-conséquences de la consommation du produit ; après tout, il en va de même
+conséquences de la consommation du produit ; après tout, il en va de même
 pour beaucoup d'autres produits. Il s'agit de meurtre pur et simple. C'est
 pourquoi, avant d'acheter une boisson, lisez le texte en petits caractères
 pour vérifier si elle est fabriquée par Coca-Cola.</p>
@@ -90,20 +90,20 @@
 et pensent qu'il a été inventé par quelqu'un d'autre dix ans plus tard. Mais
 ce n'est pas de cela que je vais parler aujourd'hui. Je suis ici pour vous
 parler d'une menace juridique qui plane sur tous les développeurs, les
-utilisateurs et les éditeurs de logiciels : la menace des brevets – sur 
des
+utilisateurs et les éditeurs de logiciels : la menace des brevets – sur 
des
 idées informatiques, ou des techniques informatiques, c'est-à-dire des idées
 portant sur quelque chose de réalisable par un ordinateur.</p>
 
 <p>Pour comprendre le problème, il faut tout d'abord prendre conscience du 
fait
-que le droit des brevets n'a rien à voir avec le copyright ; ce sont deux
+que le droit des brevets n'a rien à voir avec le copyright ; ce sont deux
 champs complètement différents. Vous pouvez être sûr que rien de ce que 
vous
 savez sur l'un ne s'applique à l'autre.</p>
 
-<p>Par exemple, chaque fois que quelqu'un utilise le terme « propriété
-intellectuelle », il renforce la confusion, car ce terme mélange non
+<p>Par exemple, chaque fois que quelqu'un utilise le terme « propriété
+intellectuelle », il renforce la confusion, car ce terme mélange non
 seulement ces deux branches du droit, mais également une douzaine
 d'autres. Ces branches sont toutes différentes, et il en résulte que tout
-énoncé qui porte sur la « propriété intellectuelle » est parfaitement 
confus
+énoncé qui porte sur la « propriété intellectuelle » est 
parfaitement confus
 – soit parce que l'auteur de l'énoncé est lui-même confus, soit parce 
qu'il
 souhaite embrouiller les autres. Mais au final, que ce soit accidentel ou
 malveillant, cela accroît la confusion.</p>
@@ -116,7 +116,7 @@
 se passe dans les pays qui ont autorisé le droit des brevets à restreindre
 les logiciels.</p>
 
-<p>A quoi sert un brevet ? Un brevet est un monopole explicite sur
+<p>A quoi sert un brevet ? Un brevet est un monopole explicite sur
 l'utilisation d'une idée, attribué par un État. Tout brevet contient une
 partie intitulée les revendications, qui décrit précisément ce que vous
 n'avez pas le droit de faire (bien qu'elles soient généralement rédigées en
@@ -131,7 +131,7 @@
 avec l'informatique d'il y a 20 ans, tout ce que les gens y font est
 nouveau, au moins partiellement. Si des brevets avaient été déposés à
 l'époque, nous n'aurions pas le droit de faire toutes ces choses que nous
-faisons aujourd'hui ; elles pourraient toutes nous être interdites, dans les
+faisons aujourd'hui ; elles pourraient toutes nous être interdites, dans les
 pays qui ont été suffisamment stupides pour mettre en place ce système.</p>
 
 <p>La plupart du temps, ceux qui décrivent le fonctionnement du système de
@@ -141,26 +141,26 @@
 convaincre que ce système est bon.</p>
 
 <p><cite>The Economist</cite> a un jour décrit le système de brevets comme
-« une loterie chronophage ». Si vous avez déjà vu une publicité pour une
-loterie, vous comprenez comment ça marche : ils s'attardent sur les infimes
+« une loterie chronophage ». Si vous avez déjà vu une publicité pour 
une
+loterie, vous comprenez comment ça marche : ils s'attardent sur les infimes
 chances de gain, et ils passent sous silence l'immense probabilité de
 perdre. De cette manière, ils donnent systématiquement une représentation
 faussée de la réalité, sans pour autant mentir explicitement.</p>
 
-<p>Il en va de même pour le discours sur le système de brevets : on vous 
parle
+<p>Il en va de même pour le discours sur le système de brevets : on vous 
parle
 de ce qui se passe lorsque vous avez un brevet en poche, et que de temps en
-temps vous pouvez le mettre sous le nez de quelqu'un en lui disant :
-« File-moi ton argent. »</p>
+temps vous pouvez le mettre sous le nez de quelqu'un en lui disant :
+« File-moi ton argent. »</p>
 
 <p>Pour rectifier cette distorsion, je vais vous décrire l'envers du décor, 
le
 point de vue de la victime – ce qui se passe pour ceux qui veulent
 développer, publier ou utiliser un logiciel. Vous vivez dans la crainte
-qu'un jour quelqu'un vienne vous brandir un brevet sous le nez en disant :
-« File-moi ton argent. »</p>
+qu'un jour quelqu'un vienne vous brandir un brevet sous le nez en disant :
+« File-moi ton argent. »</p>
 
 <p>Si vous voulez développer des logiciels dans un pays qui reconnaît les
 brevets logiciels et que vous souhaitez respecter le droit des brevets, que
-devez-vous faire ?</p>
+devez-vous faire ?</p>
 
 <p>Vous pourriez tenter de faire une liste de toutes les idées qu'on peut
 trouver dans le programme que vous allez écrire. Mais évidemment, lorsque
@@ -171,9 +171,9 @@
 <p>Cela tient au fait que vous avez conçu le programme avec une approche bien
 spécifique. Votre approche est déterminée par votre structure mentale, et de
 ce fait vous n'êtes pas capable de percevoir les structures mentales qui
-permettraient à d'autres personnes de comprendre le même programme ; il vous
+permettraient à d'autres personnes de comprendre le même programme ; il 
vous
 manque un œil neuf. Vous avez conçu le programme avec une structure
-spécifique à l'esprit ; quelqu'un d'autre qui découvre le programme 
pourrait
+spécifique à l'esprit ; quelqu'un d'autre qui découvre le programme 
pourrait
 l'aborder avec une structure différente, reposant sur d'autres idées, et
 vous n'êtes pas en mesure de dire quelles pourraient être ces idées. Il n'en
 reste pas moins que ces idées sont mises en œuvre dans votre programme, et
@@ -210,21 +210,21 @@
 <p>Il a écrit ce programme, l'a publié, et en 1985 un brevet a été 
accordé pour
 cet algorithme. Le titulaire du brevet a été malin, il n'est pas allé tout
 de suite voir les gens pour leur dire de cesser d'utiliser le brevet. Il
-s'est dit : « Laissons-les creuser leur tombe un peu plus. » Quelques 
années
+s'est dit : « Laissons-les creuser leur tombe un peu plus. » Quelques 
années
 plus tard, il a commencé à menacer les gens. Il est devenu évident que nous
 ne pouvions plus utiliser <code>compress</code>, j'ai donc demandé à tout le
 monde de proposer d'autres algorithmes que nous pourrions utiliser pour
 compresser des fichiers.</p>
 
-<p>Quelqu'un m'a écrit pour me dire : « J'ai conçu un autre algorithme de
+<p>Quelqu'un m'a écrit pour me dire : « J'ai conçu un autre algorithme 
de
 compression qui marche encore mieux, j'ai écrit un programme, j'aimerais
-t'en faire cadeau. » Une semaine avant de le publier, je tombe sur la
-rubrique « brevets » du <cite>New York Times</cite>, que je consulte
+t'en faire cadeau. » Une semaine avant de le publier, je tombe sur la
+rubrique « brevets » du <cite>New York Times</cite>, que je consulte
 rarement – je ne la regarde pas plus de deux fois par an – et je peux y 
lire
-que quelqu'un a obtenu un brevet pour une « nouvelle méthode de compression
-des données ». Je me suis donc dit qu'il valait mieux vérifier, et en effet
+que quelqu'un a obtenu un brevet pour une « nouvelle méthode de compression
+des données ». Je me suis donc dit qu'il valait mieux vérifier, et en 
effet
 le brevet prohibait le programme que nous nous apprêtions à publier. Mais
-cela aurait pu être pire : le brevet aurait pu être accordé un an plus 
tard,
+cela aurait pu être pire : le brevet aurait pu être accordé un an plus 
tard,
 ou deux, ou trois, ou cinq.</p>
 
 <p>Toujours est-il que quelqu'un a fini par trouver un algorithme de
@@ -248,28 +248,28 @@
 allez les trouver tous.</p>
 
 <p>Par exemple, dans les années 80 et 90, il existait un brevet sur le
-« recalcul dans l'ordre naturel » dans les tableurs. Quelqu'un m'en a
+« recalcul dans l'ordre naturel » dans les tableurs. Quelqu'un m'en a
 demandé une copie un jour, j'ai donc regardé dans notre fichier qui liste
 les numéros de brevets. Puis j'ai ouvert le tiroir correspondant, j'ai
 récupéré la version papier du brevet, et je l'ai photocopiée pour la lui
-envoyer. Quand il l'a reçue, il m'a dit : « Je pense que tu t'es trompé de
-brevet, tu m'as envoyé un truc concernant les compilateurs. » Je me suis dit
+envoyer. Quand il l'a reçue, il m'a dit : « Je pense que tu t'es trompé 
de
+brevet, tu m'as envoyé un truc concernant les compilateurs. » Je me suis 
dit
 que peut-être le numéro de brevet était faux. J'ai vérifié, et de manière
-surprenante il faisait référence à une « méthode pour compiler des 
formules
-en code objet ». J'ai commencé à lire, pour voir s'il s'agissait du bon
+surprenante il faisait référence à une « méthode pour compiler des 
formules
+en code objet ». J'ai commencé à lire, pour voir s'il s'agissait du bon
 brevet. J'ai lu les revendications, et il s'agissait bien du brevet sur le
 recalcul dans l'ordre naturel, mais il n'utilisait jamais ce terme. Il
-n'utilisait jamais le mot « tableur ». En fait, ce que le brevet
+n'utilisait jamais le mot « tableur ». En fait, ce que le brevet
 interdisait, c'était une douzaine de manières différentes d'implémenter un
 tri topologique – toutes les manières auxquelles ils avaient pu penser. 
Mais
-le terme « tri topologique » n'était pas utilisé.</p>
+le terme « tri topologique » n'était pas utilisé.</p>
 
 <p>Donc, si vous étiez par exemple en train de développer un tableur et que
 vous ayez recherché les brevets pertinents, vous en auriez sans doute trouvé
 un certain nombre, mais pas celui-ci. Jusqu'à ce qu'un jour, au cours d'une
-conversation, vous disiez « Oh, je travaille sur un tableur », et que la
-personne vous réponde « Ah bon ? Tu es au courant que plusieurs autres
-entreprises qui font des tableurs sont en procès ? » C'est à ce moment-là
+conversation, vous disiez « Oh, je travaille sur un tableur », et que la
+personne vous réponde « Ah bon ? Tu es au courant que plusieurs autres
+entreprises qui font des tableurs sont en procès ? » C'est à ce 
moment-là
 que vous l'auriez découvert.</p>
 
 <p>Certes, il est impossible de trouver tous les brevets en cherchant, mais on
@@ -304,13 +304,13 @@
 
 <p>Lors d'une de mes précédentes conférences sur ce sujet, il se trouve
 qu'Heckel était présent dans le public. Arrivé à ce point de la 
conférence,
-il a bondi en s'écriant : « Tout ceci est faux ! C'est juste que 
j'ignorais
-l'étendue de ma protection. » Ce à quoi j'ai répondu : « Oui, c'est
-exactement ce que j'ai dit. » Il s'est rassis, mais si j'avais répondu non
+il a bondi en s'écriant : « Tout ceci est faux ! C'est juste que 
j'ignorais
+l'étendue de ma protection. » Ce à quoi j'ai répondu : « Oui, c'est
+exactement ce que j'ai dit. » Il s'est rassis, mais si j'avais répondu non
 il aurait sans doute trouvé moyen de continuer la dispute.</p>
 
 <p>Toujours est-il que si vous consultez un avocat, à l'issue d'une longue et
-coûteuse conversation il vous répondra sans doute quelque chose du genre 
:</p>
+coûteuse conversation il vous répondra sans doute quelque chose du genre:</p>
 
 <blockquote><p>Si vous faites quelque chose dans ce domaine-ci, vous êtes 
presque certain
 de perdre un procès, si vous faites quelque chose dans ce domaine-là, il y a
@@ -319,13 +319,13 @@
 procès, l'issue est largement aléatoire.</p></blockquote>
 
 <p>Alors, maintenant que vous avez des règles claires et prévisibles pour
-conduire vos affaires, que pouvez-vous vraiment faire ? En définitive, face
-à un brevet, il n'y a que trois actions possibles : soit vous l'évitez, soit
+conduire vos affaires, que pouvez-vous vraiment faire ? En définitive, face
+à un brevet, il n'y a que trois actions possibles : soit vous l'évitez, 
soit
 vous obtenez une licence, soit vous le faites annuler. Je vais aborder ces
 points un par un.</p>
 
 <p>Tout d'abord, il y a la possibilité d'éviter le brevet, ce qui signifie en
-clair : ne pas mettre en œuvre ce qu'il interdit. Bien sûr, comme il est
+clair : ne pas mettre en œuvre ce qu'il interdit. Bien sûr, comme il est
 difficile de dire ce qu'il interdit, il sera presque impossible de
 déterminer ce qu'il faut faire pour l'éviter.</p>
 
@@ -341,8 +341,8 @@
 <p>Parfois, cependant, il est possible de déterminer ce qui est interdit. Et 
il
 peut d'agir d'un algorithme.</p>
 
-<p>J'ai ainsi vu un brevet sur quelque chose ressemblant à la « 
transformée de
-Fourier rapide », mais deux fois plus rapide. Si la TFR classique est
+<p>J'ai ainsi vu un brevet sur quelque chose ressemblant à la 
« transformée de
+Fourier rapide », mais deux fois plus rapide. Si la TFR classique est
 suffisamment rapide pour vos besoins, vous pouvez facilement vous passer de
 ce brevet. La plupart du temps il n'y aura donc pas de problème. Mais il se
 peut qu'à l'occasion, vous souhaitiez faire un programme qui utilise
@@ -359,7 +359,7 @@
 se sont mis à utiliser le programme <code>gzip</code> qui repose sur ce
 meilleur algorithme. Si vous voulez juste compresser un fichier et le
 décompresser plus tard, vous pouvez indiquer aux gens qu'ils doivent
-utiliser tel ou tel programme pour le décompresser ; au final vous pouvez
+utiliser tel ou tel programme pour le décompresser ; au final vous pouvez
 utiliser n'importe quel programme basé sur n'importe quel algorithme, la
 seule chose qui vous importe c'est qu'il soit efficace</p>
 
@@ -388,20 +388,20 @@
 
 <p>Il y a aussi le format GIF, pour les images. Il fait également appel à
 l'algorithme LZW. Il n'a pas fallu longtemps pour que les gens élaborent un
-autre format de fichier, du nom de PNG, ce qui signifie « PNG N'est pas
-GIF ». Je crois qu'il utilise l'algorithme <code>gzip</code>. Et nous avons
-commencé à dire à tout le monde : « N'utilisez pas le format GIF, c'est
-dangereux. Passez à PNG. » Et les utilisateurs nous ont dit : « 
D'accord, on
-y pensera, mais pour l'instant les navigateurs ne l'implémentent pas. » Ce 
à
-quoi les développeurs de navigateurs ont répondu : « On l'implémentera un
+autre format de fichier, du nom de PNG, ce qui signifie « PNG N'est pas
+GIF ». Je crois qu'il utilise l'algorithme <code>gzip</code>. Et nous avons
+commencé à dire à tout le monde : « N'utilisez pas le format GIF, c'est
+dangereux. Passez à PNG. » Et les utilisateurs nous ont dit : 
« D'accord, on
+y pensera, mais pour l'instant les navigateurs ne l'implémentent pas. » Ce 
à
+quoi les développeurs de navigateurs ont répondu : « On l'implémentera 
un
 jour, mais pour l'instant il n'y a pas de demande forte de la part des
-utilisateurs. »</p>
+utilisateurs. »</p>
 
-<p>Il est facile de comprendre ce qui s'était passé : GIF était devenu un
+<p>Il est facile de comprendre ce qui s'était passé : GIF était devenu un
 standard de fait. En pratique, demander aux gens d'abandonner leur standard
 de fait en faveur d'un autre format revient à demander à tout le monde en
-Nouvelle-Zélande de parler hongrois. Les gens vont vous dire : « Pas de
-problème, je m'y mets dès que tout le monde le parle. » Et au final nous ne
+Nouvelle-Zélande de parler hongrois. Les gens vont vous dire : « Pas de
+problème, je m'y mets dès que tout le monde le parle. » Et au final nous 
ne
 sommes jamais parvenus à convaincre les gens d'arrêter d'utiliser GIF, en
 dépit du fait que l'un des détenteurs de brevets passe son temps à faire le
 tour des administrateurs de sites web en les menaçant de poursuites s'ils ne
@@ -412,22 +412,22 @@
 communauté. Nous pensions avoir trouvé une alternative au format GIF, à
 savoir JPEG, mais quelqu'un – je crois qu'il s'agissait d'une personne ayant
 tout juste acheté des brevets dans le but d'exercer des menaces – nous a
-dit : « En regardant mon portefeuille de brevets, j'en ai trouvé un qui
-couvre le format JPEG. »</p>
+dit : « En regardant mon portefeuille de brevets, j'en ai trouvé un qui
+couvre le format JPEG. »</p>
 
 <p>JPEG n'était pas un standard de fait. Il s'agissait d'un standard officiel,
 élaboré par un organisme de standardisation. Et cet organisme avait lui
 aussi un avocat, qui a dit qu'il ne pensait pas que le brevet couvre le
 format JPEG.</p>
 
-<p>Alors, qui a raison ? Eh bien, le titulaire du brevet a poursuivi un groupe
+<p>Alors, qui a raison ? Eh bien, le titulaire du brevet a poursuivi un 
groupe
 de sociétés, et s'il y avait eu une décision, on aurait pu savoir ce qu'il
 en était. Mais je n'ai jamais entendu parler de décision et je ne suis pas
 sûr qu'il y en ait jamais eu. Je pense qu'ils ont conclu un règlement
 amiable, et ce règlement est probablement secret, ce qui signifie que nous
 ne saurons jamais qui avait raison.</p>
 
-<p>Les cas dont j'ai parlé ici sont relativement modestes : un seul brevet en
+<p>Les cas dont j'ai parlé ici sont relativement modestes : un seul brevet 
en
 ce qui concerne JPEG, deux pour l'algorithme LZW utilisé pour GIF. Vous vous
 demandez peut-être pourquoi il y avait deux brevets sur le même
 algorithme. Normalement, cela n'est pas possible, pourtant c'est
@@ -439,9 +439,9 @@
 
 <p>Vous voyez, dans le domaine industriel, ils peuvent se référer à ce qui 
se
 passe réellement dans le monde physique pour circonscrire les choses. Par
-exemple dans le domaine de l'ingénierie chimique, on peut se demander :
-« Quelles sont les substances utilisées ? Quels sont les produits
-obtenus ? » Si deux demandes de brevets diffèrent sur ce point, il s'agit
+exemple dans le domaine de l'ingénierie chimique, on peut se demander :
+« Quelles sont les substances utilisées ? Quels sont les produits
+obtenus ? » Si deux demandes de brevets diffèrent sur ce point, il s'agit
 donc de deux inventions différentes et il n'y a pas de problème. Mais en
 mathématiques, des choses identiques peuvent être présentées de manières
 très différentes, et à moins de les comparer en détail vous ne vous rendrez
@@ -450,7 +450,7 @@
 le domaine du logiciel.</p>
 
 <p>Vous vous souvenez de l'histoire de ce programme qui a été tué par un 
brevet
-avant même que nous ne l'ayons publié ? Eh bien, cet algorithme était
+avant même que nous ne l'ayons publié ? Eh bien, cet algorithme était
 également breveté deux fois. Donc, dans un domaine extrêmement réduit, nous
 avons déjà vu ce phénomène se produire à plusieurs reprises. Je pense vous
 avoir expliqué pourquoi.</p>
@@ -467,10 +467,10 @@
 fonctionnalité. Ainsi, les utilisateurs du logiciel de traitement de texte
 XyWrite ont une fois reçu par la poste une mise à jour supprimant une
 fonctionnalité. Il s'agissait de la possibilité de définir une liste
-d'abréviations. Par exemple, si vous définissiez qu'« exp » était
-l'abréviation d'« expérience », il suffisait de taper « exp-espace 
», ou
-« exp-virgule », pour qu'« exp » soit automatiquement remplacé par
-« expérience ».</p>
+d'abréviations. Par exemple, si vous définissiez qu'« exp » était
+l'abréviation d'« expérience », il suffisait de taper 
« exp-espace », ou
+« exp-virgule », pour qu'« exp » soit automatiquement remplacé par
+« expérience ».</p>
 
 <p>Mais quelqu'un disposant d'un brevet sur cette fonctionnalité les a 
menacés,
 et ils ont conclu que la seule solution consistait à retirer cette
@@ -489,9 +489,9 @@
 fonctionnalité. Mais en attendant, ils ont dû retirer la fonctionnalité.</p>
 
 <p>Retirer une ou deux fonctionnalités, ce n'est pas une catastrophe. Mais
-quand il s'agit de 50 fonctionnalités, les gens vont finir par dire : « Ce
+quand il s'agit de 50 fonctionnalités, les gens vont finir par dire : 
« Ce
 programme n'est pas bon, il lui manque toutes les fonctionnalités qui
-m'intéressent. » Ce n'est donc pas une solution viable. Et parfois un brevet
+m'intéressent. » Ce n'est donc pas une solution viable. Et parfois un 
brevet
 est si général qu'il balaie un champ entier, comme le brevet sur le
 chiffrement à clé publique, qui interdit de fait tout chiffrement à clé
 publique pendant 10 ans.</p>
@@ -500,17 +500,17 @@
 pas toujours, et il y a une limite au nombre de brevets qu'il est possible
 d'éviter.</p>
 
-<p>Qu'en est-il de la deuxième solution, obtenir une licence pour le brevet 
?</p>
+<p>Qu'en est-il de la deuxième solution, obtenir une licence pour le 
brevet ?</p>
 
 <p>Le titulaire du brevet n'est pas tenu de vous accorder une licence. Cela ne
-dépend que de lui. Il peut très bien dire : « Je veux juste vous couler. 
»
+dépend que de lui. Il peut très bien dire : « Je veux juste vous 
couler. »
 Une fois, j'ai reçu une lettre de quelqu'un dont l'entreprise familiale
 avait pour activité la création de jeux de casino, qui étaient bien sûr
 informatisés, et il avait été menacé par un titulaire de brevet qui voulait
 lui faire mettre la clé sous la porte. Il m'a envoyé le brevet. La
-revendication numéro 1 ressemblait à quelque chose du genre « un réseau 
de
+revendication numéro 1 ressemblait à quelque chose du genre « un réseau 
de
 plusieurs ordinateurs contenant chacun plusieurs jeux et qui permet
-plusieurs parties simultanément ».</p>
+plusieurs parties simultanément ».</p>
 
 <p>Je suis à peu près sûr que dans les années 80, il existait une 
université
 avec des stations de travail en réseau, dotées d'un quelconque système de
@@ -524,7 +524,7 @@
 concurrents.</p>
 
 <p>Mais pourquoi est-ce que l'Office des brevets accorde tant de brevets qui
-nous semblent absurdes et triviaux ?</p>
+nous semblent absurdes et triviaux ?</p>
 
 <p>Ce n'est pas parce que les examinateurs de brevets sont stupides. C'est
 parce qu'ils suivent un processus, que ce processus est régi par des règles,
@@ -560,7 +560,7 @@
 américains (c'était à l'époque, maintenant ils en ont plus de 45 000). 
L'un
 de ces avantages, disaient-ils, est qu'ils en tiraient des revenus, mais ils
 soulignaient que le principal avantage – d'un ordre de grandeur supérieur 
–
-était « l'accès aux brevets des autres », par le biais des licences
+était « l'accès aux brevets des autres », par le biais des licences
 croisées.</p>
 
 <p>Cela veut dire que puisque qu'IBM, avec sa pléthore de brevets, peut
@@ -568,17 +568,17 @@
 entreprise échappe à tous les problèmes que le système de brevets cause à
 toutes les autres. Et c'est pour cela qu'IBM est favorable aux brevets
 logiciels. C'est pour cela que les mégacorporations sont dans leur ensemble
-favorables aux brevets logiciels : parce qu'elles savent que, par le jeu des
+favorables aux brevets logiciels : parce qu'elles savent que, par le jeu des
 licences croisées, elles feront partie d'un petit club très fermé assis au
 sommet de la montagne. Et nous, nous serons tout en bas et il n'y aura aucun
 moyen de grimper. Vous savez, si vous êtes un génie, vous pouvez fonder
 votre petite entreprise et obtenir quelques brevets, mais vous ne jouerez
 jamais dans la même catégorie qu'IBM, quels que soient vos efforts.</p>
 
-<p>Beaucoup d'entreprises disent à leurs salariés : « Décrochez-nous des
-brevets, c'est juste pour que nous puissions nous défendre. » Et ce qu'elles
-veulent dire, c'est : « Nous les utiliserons pour obtenir des licences
-croisées. » Mais en fait ça ne marche pas. Ce n'est pas une stratégie
+<p>Beaucoup d'entreprises disent à leurs salariés : « Décrochez-nous 
des
+brevets, c'est juste pour que nous puissions nous défendre. » Et ce 
qu'elles
+veulent dire, c'est : « Nous les utiliserons pour obtenir des licences
+croisées. » Mais en fait ça ne marche pas. Ce n'est pas une stratégie
 efficace si vous n'avez qu'un petit nombre de brevets.</p>
 
 <p>Imaginons par exemple que vous ayez trois brevets. L'un concerne ceci,
@@ -589,8 +589,8 @@
 entreprises, et va l'utiliser pour les menacer et leur extorquer de
 l'argent, quand bien même ces entreprises n'ont pas attaqué la vôtre.</p>
 
-<p>Donc, si votre employeur vous dit « Nous avons besoin de brevets pour nous
-défendre, aidez-nous à en obtenir », je vous conseille de répondre ceci 
:</p>
+<p>Donc, si votre employeur vous dit « Nous avons besoin de brevets pour 
nous
+défendre, aidez-nous à en obtenir », je vous conseille de répondre 
ceci:</p>
 
 <blockquote><p>Chef, je vous fais confiance et je suis certain que vous 
n'utiliserez ces
 brevets que pour défendre l'entreprise en cas d'attaque. Mais je ne sais pas
@@ -620,7 +620,7 @@
 découvert une meilleure technique pour faire un-truc-important. Et
 maintenant que cette technique est au point, il veut se lancer dans les
 affaires et produire ce-truc-important en série, et comme son idée est
-géniale, son entreprise va forcément réussir. Problème : les grandes
+géniale, son entreprise va forcément réussir. Problème : les grandes
 entreprises vont lui faire une concurrence acharnée et lui voler tout son
 marché. Et du coup, son entreprise va couler et il se retrouvera sur la
 paille.</p>
@@ -652,28 +652,28 @@
 
 <p>Tout ceci ne tient pas debout. Mais poursuivons.</p>
 
-<p>On arrive au moment où le système de brevets va « protéger » notre 
pauvre
+<p>On arrive au moment où le système de brevets va « protéger » notre 
pauvre
 petit génie, parce qu'il va pouvoir breveter sa technique. Et quand IBM va
-venir lui faire concurrence, il va dire : « IBM, vous n'avez pas le droit de
-me faire concurrence, j'ai un brevet. » Et IBM va dire : « Oh non, encore 
un
-brevet ! »</p>
+venir lui faire concurrence, il va dire : « IBM, vous n'avez pas le droit 
de
+me faire concurrence, j'ai un brevet. » Et IBM va dire : « Oh non, 
encore un
+brevet ! »</p>
 
-<p>Voilà ce qui va vraiment se passer :</p>
+<p>Voilà ce qui va vraiment se passer:</p>
 
-<p>IBM va dire : « Oh, comme c'est mignon, vous avez un brevet. Eh bien 
nous,
+<p>IBM va dire : « Oh, comme c'est mignon, vous avez un brevet. Eh bien 
nous,
 nous avons celui-ci, et celui-ci, et celui-ci, et celui-ci, et ils couvrent
 tous d'autres idées implémentées dans votre produit, et si vous pensez que
 vous pouvez vous battre avec nous sur tous ceux-là, nous en sortirons
 d'autres. Donc, nous allons signer un accord de licences croisées et
-personne ne sera lésé. » Comme notre génie est doué pour les affaires, 
il va
+personne ne sera lésé. » Comme notre génie est doué pour les affaires, 
il va
 vite se rendre compte qu'il n'a pas le choix. Il va signer un accord de
 licences croisées, comme le font tous ceux de qui IBM l'exige. Ce qui veut
-dire qu'IBM va avoir « accès » à son brevet et pourra donc lui faire
+dire qu'IBM va avoir « accès » à son brevet et pourra donc lui faire
 librement concurrence comme si le brevet n'existait pas, ce qui signifie au
 final que l'hypothétique protection dont il bénéficie au travers de son
 brevet n'est qu'un leurre. Il ne pourra jamais en bénéficier.</p>
 
-<p>Le brevet le « protégera » peut-être de concurrents comme vous et 
moi, mais
+<p>Le brevet le « protégera » peut-être de concurrents comme vous et 
moi, mais
 pas d'IBM, pas des mégacorporations qui, dans la fable, sont justement
 celles qui le menacent. De toute façon, lorsque des mégacorporations
 envoient leurs lobbyistes défendre une législation qui est censée protéger
@@ -683,7 +683,7 @@
 brevets logiciels ne marchent pas.</p>
 
 <p>Même IBM ne peut pas toujours se comporter ainsi. Certaines entreprises, 
que
-l'on appelle parfois des « trolls des brevets », ont pour seul modèle
+l'on appelle parfois des « trolls des brevets », ont pour seul modèle
 économique d'utiliser les brevets pour soutirer de l'argent à ceux qui
 produisent réellement quelque chose.</p>
 
@@ -693,8 +693,8 @@
 rédiger une lettre de menaces, pas de brevet sur comment intenter un procès,
 pas de brevet sur comment convaincre un juge ou un jury. Ainsi donc, même
 IBM ne peut contraindre un troll des brevets à accepter des licences
-croisées. Mais IBM se dit : « Nos concurrents vont devoir payer eux aussi,
-cela fait partie des charges incompressibles, on peut s'en accommoder. » IBM
+croisées. Mais IBM se dit : « Nos concurrents vont devoir payer eux 
aussi,
+cela fait partie des charges incompressibles, on peut s'en accommoder. » IBM
 et les autres mégacorporations considèrent que la suprématie qu'elles
 retirent de leurs brevets sur l'ensemble de leur activité vaut bien d'avoir
 à payer quelques parasites. C'est pour cela qu'elles défendent les brevets
@@ -732,10 +732,10 @@
 ne sert à rien si vous n'avez pas un argument solide qui vous permettra de
 l'emporter.</p>
 
-<p>De quel argument peut-il s'agir ? Il faut apporter la preuve que, bien 
avant
+<p>De quel argument peut-il s'agir ? Il faut apporter la preuve que, bien 
avant
 que le brevet ne soit déposé, d'autres personnes avaient eu la même idée. 
Et
 il faut trouver des preuves aujourd'hui qui montrent que l'idée était
-publique à l'époque. Ainsi, les dés ont été jetés des années plus tôt 
;
+publique à l'époque. Ainsi, les dés ont été jetés des années plus 
tôt ;
 s'ils vous sont favorables et que vous êtes en mesure d'apporter cette
 preuve aujourd'hui, alors vous disposez d'un argument qui peut vous
 permettre de contester le brevet et d'obtenir son annulation. Ça peut
@@ -753,12 +753,12 @@
 d'entre elles n'est envisageable. Lorsque cela se produit, votre projet est
 condamné.</p>
 
-<p>Mais dans la plupart des pays les avocats nous conseillent de « ne pas
-rechercher d'avance les brevets », la raison étant que les sanctions pour
+<p>Mais dans la plupart des pays les avocats nous conseillent de « ne pas
+rechercher d'avance les brevets », la raison étant que les sanctions pour
 infraction à un brevet sont plus importantes s'il est établi que l'on avait
-connaissance de l'existence du brevet. Ce qu'ils nous disent, c'est :
-« Gardez les yeux fermés. N'essayez pas de vous renseigner sur les brevets,
-décidez de la conception de votre programme en aveugle, et priez. »</p>
+connaissance de l'existence du brevet. Ce qu'ils nous disent, c'est :
+« Gardez les yeux fermés. N'essayez pas de vous renseigner sur les brevets,
+décidez de la conception de votre programme en aveugle, et priez. »</p>
 
 <p>Évidemment, vous ne marchez pas sur un brevet à chaque étape de la
 conception. Il ne va probablement rien vous arriver. Mais il y a tellement
@@ -770,8 +770,8 @@
 <p>Le titulaire du brevet sur le recalcul dans l'ordre naturel demandait 5% du
 montant brut de chaque tableur vendu. Il n'est pas inconcevable de payer
 quelques licences de ce type, mais que faire quand le titulaire de brevet
-n° 20 se présente et vous demande les 5 derniers pourcent ? Ou le 
titulaire
-du brevet n° 21 ?</p>
+n° 20 se présente et vous demande les 5 derniers pourcent ? Ou le 
titulaire
+du brevet n° 21 ?</p>
 
 <p>Les professionnels du secteur trouvent cette histoire amusante, mais
 absurde, car dans la réalité votre activité s'écroule bien avant d'en
@@ -810,20 +810,20 @@
 sont injustes, même si l'on s'en tient à une approche purement économique,
 les brevets restent néfastes.</p>
 
-<p>Parfois, les gens nous répondent : « Les autres disciplines vivent avec 
les
+<p>Parfois, les gens nous répondent : « Les autres disciplines vivent 
avec les
 brevets depuis des décennies et elles s'y sont faites, pourquoi faudrait-il
-faire une exception pour vous ? »</p>
+faire une exception pour vous ? »</p>
 
 <p>Cette question repose sur un présupposé absurde. Cela revient à dire
-« D'autres personnes ont un cancer, pourquoi pas vous ? » De mon point de
+« D'autres personnes ont un cancer, pourquoi pas vous ? » De mon point 
de
 vue, chaque fois qu'une personne évite un cancer, c'est une bonne chose,
 quel que soit le sort des autres. Cette question est absurde, parce qu'elle
 sous-entend qu'il faudrait que nous souffrions tous des dommages causés par
 les brevets.</p>
 
-<p>Mais elle contient implicitement une question qui, elle, est pertinente :
-« Existe-t-il des différences entre les disciplines telles qu'un bon 
système
-de brevets pour l'une peut être mauvais pour l'autre ? »</p>
+<p>Mais elle contient implicitement une question qui, elle, est pertinente :
+« Existe-t-il des différences entre les disciplines telles qu'un bon 
système
+de brevets pour l'une peut être mauvais pour l'autre ? »</p>
 
 <p>Or il existe une différence fondamentale entre disciplines, quant au nombre
 de brevets nécessaires pour bloquer ou couvrir un produit donné.</p>
@@ -832,13 +832,13 @@
 simpliste mais fréquente, qui voudrait qu'à chaque produit corresponde un
 brevet et que ce brevet couvre la structure générale du produit. Selon cette
 idée, si vous concevez un nouveau produit, il est impossible qu'il soit déjà
-breveté, et vous pourrez tenter d'obtenir « le brevet » pour ce 
produit.</p>
+breveté, et vous pourrez tenter d'obtenir « le brevet » pour ce 
produit.</p>
 
 <p>Ce n'est pas ainsi que les choses fonctionnent. Ou peut-être au XIXe 
siècle,
 mais plus aujourd'hui. En fait, chaque discipline peut être placée sur une
 échelle représentant le nombre de brevets par produit. Tout en bas de
 l'échelle, il suffit d'un brevet pour couvrir un produit, mais il n'existe
-plus de discipline qui fonctionne ainsi aujourd'hui ; les disciplines sont à
+plus de discipline qui fonctionne ainsi aujourd'hui ; les disciplines sont à
 divers niveaux de l'échelle.</p>
 
 <p>Le secteur qui serait le plus bas sur l'échelle serait l'industrie
@@ -873,8 +873,8 @@
 
 <p>Un programme est fait d'éléments mathématiques, qui ont tous une 
définition,
 alors que les objets physiques n'ont pas de définition. La matière se
-comporte comme elle se comporte ; parfois elle est perverse et votre
-invention ne fonctionne pas comme elle était « censée » fonctionner. Pas 
de
+comporte comme elle se comporte ; parfois elle est perverse et votre
+invention ne fonctionne pas comme elle était « censée » fonctionner. 
Pas de
 chance. Vous ne pouvez pas prétendre que c'est parce que la matière est
 boguée et qu'il faudrait patcher l'univers physique. Alors que nous, les
 programmeurs, nous pouvons construire un édifice qui repose sur une ligne
@@ -889,12 +889,12 @@
 <ul>
 <li>je n'ai pas à craindre que si cette boucle <code>while</code> se répète 
à la
 mauvaise fréquence, la condition <code>if</code> entre en résonance et se
-brise ;</li>
+brise ;</li>
 
 <li>je n'ai pas à me préoccuper du fait que si elle boucle trop rapidement
 (disons des millions de fois par seconde), elle est susceptible de générer
 des signaux électromagnétiques qui pourraient fausser les valeurs ailleurs
-dans le programme ;</li>
+dans le programme ;</li>
 
 <li>je n'ai pas à craindre que des fluides corrosifs présents dans
 l'environnement s'infiltrent entre le <code>if</code> et le
@@ -902,7 +902,7 @@
 passe plus.</li>
 
 <li>je n'ai pas à me demander comment la chaleur générée par mon 
<code>if</code>
-va pouvoir s'évacuer via mon <code>while</code> pour ne pas qu'il grille ;
+va pouvoir s'évacuer via mon <code>while</code> pour ne pas qu'il grille ;
 et</li>
 
 <li>je n'ai pas à me demander comment je vais pouvoir démonter et remplacer 
le
@@ -940,7 +940,7 @@
 
 <p>Un avocat a réalisé une étude portant sur un programme particulièrement
 volumineux, à savoir le noyau Linux, qui est utilisé conjointement au
-système d'exploitation GNU que j'ai lancé. C'était il y a 5 ans ; il a
+système d'exploitation GNU que j'ai lancé. C'était il y a 5 ans ; il a
 trouvé 283 brevets américains qui apparemment interdisent chacun un type de
 calcul présent quelque part dans le code de Linux. À l'époque, j'ai lu
 quelque part que Linux représentait 0,25% de l'ensemble du système. Donc, si
@@ -964,21 +964,21 @@
 brevets. Ils s'imaginent que puisque vous possédez les droits d'auteur sur
 le programme que vous écrivez, vous en possédez aussi les brevets. C'est
 complètement faux. Comment leur faire comprendre l'effet qu'auraient les
-brevets ? L'effet qu'ils ont, dans des pays comme les États-Unis ?</p>
+brevets ? L'effet qu'ils ont, dans des pays comme les États-Unis ?</p>
 
 <p>J'ai souvent recours à une analogie entre les programmes et les
-symphonies. Voici pourquoi :</p>
+symphonies. Voici pourquoi:</p>
 
 <p>Une symphonie, comme un programme, combine de nombreuses idées. Une
 symphonie combine de nombreuses idées musicales. Mais il ne suffit pas de
-choisir une série d'idées et de dire : « Voilà ma combinaison d'idées, 
ça
-vous plaît ? » Pour que cela fonctionne, il faut les implémenter. Vous ne
-pouvez pas juste dresser une liste d'idées musicales et demander « Ça vous
-plaît ? », car on ne peut pas entendre cette liste. Il faut écrire des
+choisir une série d'idées et de dire : « Voilà ma combinaison 
d'idées, ça
+vous plaît ? » Pour que cela fonctionne, il faut les implémenter. Vous 
ne
+pouvez pas juste dresser une liste d'idées musicales et demander « Ça vous
+plaît ? », car on ne peut pas entendre cette liste. Il faut écrire des
 notes, qui représentent la conjonction de ces idées.</p>
 
 <p>Le plus difficile est de choisir des notes qui donnent un résultat final
-harmonieux ; la plupart d'entre nous en est incapable. Bien sûr, nous sommes
+harmonieux ; la plupart d'entre nous en est incapable. Bien sûr, nous sommes
 tous capables de choisir des idées musicales dans une liste, mais nous
 serions bien en peine d'écrire une symphonie qui rassemble harmonieusement
 ces idées. Seuls quelques-uns d'entre nous ont ce talent. C'est cela qui
@@ -1002,9 +1002,9 @@
 beaucoup plus difficile d'écrire une symphonie pour laquelle vous n'aurez
 pas de procès que d'écrire une symphonie qui soit belle, car il faudra vous
 tailler un chemin dans la jungle des brevets existants. Et si vous vous
-plaignez de cet état de fait, les titulaires de brevets vous répondront :
-« Oh Beethoven, tu es jaloux parce que c'est nous qui avons eu ces idées en
-premier. Tu n'as qu'à chercher un peu et trouver des idées originales. 
»</p>
+plaignez de cet état de fait, les titulaires de brevets vous répondront :
+« Oh Beethoven, tu es jaloux parce que c'est nous qui avons eu ces idées en
+premier. Tu n'as qu'à chercher un peu et trouver des idées 
originales. »</p>
 
 <p>Beethoven avait beaucoup d'idées originales. La raison pour laquelle il est
 considéré comme un grand compositeur, c'est justement parce qu'il a eu
@@ -1062,10 +1062,10 @@
 
 <p>J'aimerais maintenant passer aux questions-réponses.</p></dd>
 
-<dt>Q :</dt>
-<dd>Quelle est l'alternative ?</dd>
+<dt>Q:</dt>
+<dd>Quelle est l'alternative ?</dd>
 
-<dt>RMS :</dt>
+<dt>RMS:</dt>
 <dd>Pas de brevets logiciels. Je sais que cela fonctionne bien. Je travaillais
 dans cette discipline avant l'apparition des brevets logiciels. Les gens
 développaient des logiciels et les distribuaient de différentes manières,
@@ -1073,10 +1073,10 @@
 brevets logiciels sont une réponse à un faux problème, il n'y a donc pas à
 rechercher d'autres solutions.</dd>
 
-<dt>Q :</dt>
-<dd>Comment les développeurs sont-ils récompensés ?</dd>
+<dt>Q:</dt>
+<dd>Comment les développeurs sont-ils récompensés ?</dd>
 
-<dt>RMS :</dt>
+<dt>RMS:</dt>
 <dd><p>Il existe de nombreux moyens. Mais les brevets logiciels n'ont rien à 
voir
 avec cela. N'oubliez pas que si vous développez des logiciels, les brevets
 logiciels ne vous aideront pas à obtenir ce que vous cherchez à obtenir.</p>
@@ -1093,10 +1093,10 @@
 n'allez rien gagner si le titulaire d'un brevet vous oblige à tout lui
 donner ou vous fait fermer.</p></dd>
 
-<dt>Q :</dt>
+<dt>Q:</dt>
 <dd>Comment faire pour lutter contre le plagiat et&hellip;</dd>
 
-<dt>RMS :</dt>
+<dt>RMS:</dt>
 <dd><p>Le plagiat n'a rien à voir là-dedans. Absolument rien à voir.</p>
 
 <p>Le plagiat représente le fait de copier le texte d'une œuvre en 
prétendant
@@ -1116,7 +1116,7 @@
 n'ont rien à voir. Je vous ai expliqué ce que le système de brevets faisait
 au logiciel, mais je pense que vous ne me croyez pas, parce que vous avez
 entendu parler de ce que fait le droit d'auteur et vous confondez les
-deux. Vous supposez que ce que fait l'un, l'autre le fait aussi ; or ce
+deux. Vous supposez que ce que fait l'un, l'autre le fait aussi ; or ce
 n'est pas le cas. Si vous écrivez du code, les droits d'auteur sur ce code
 vous appartiennent, mais si ce code met en œuvre des idées, et que certaines
 d'entre elles sont brevetées par d'autres, ces derniers peuvent vous
@@ -1139,38 +1139,38 @@
 cela veut dire que vous avez une image complètement fausse de ce que fait le
 droit des brevets.</p></dd>
 
-<dt>Q :</dt>
+<dt>Q:</dt>
 <dd>Ne vous méprenez pas. Je suis de votre côté.</dd>
 
-<dt>RMS :</dt>
+<dt>RMS:</dt>
 <dd>OK, mais vous avez quand même une image faussée. Je ne vous le reproche 
pas,
 car vous avez été victime de désinformation.</dd>
 
-<dt>Q :</dt>
-<dd>J'écris des logiciels à des fins commerciales ; suis-je protégé si je 
les
-considère comme des boites noires et que je les garde secrets ?</dd>
+<dt>Q:</dt>
+<dd>J'écris des logiciels à des fins commerciales ; suis-je protégé si 
je les
+considère comme des boites noires et que je les garde secrets ?</dd>
 
-<dt>RMS :</dt>
+<dt>RMS:</dt>
 <dd>Je ne veux pas discuter de ce problème, car je suis contre ces pratiques, 
je
 pense qu'elles sont contraires à l'éthique, mais il s'agit d'un problème
 distinct.</dd>
 
-<dt>Q :</dt>
+<dt>Q:</dt>
 <dd>Je comprends.</dd>
 
-<dt>RMS :</dt>
+<dt>RMS:</dt>
 <dd>Je ne veux pas changer de sujet et faire l'éloge de quelque chose que je
 désapprouve. Mais comme il s'agit d'un sujet différent, je préfère ne pas
 l'aborder.</dd>
 
-<dt>Q :</dt>
+<dt>Q:</dt>
 <dd>Notre Fondation pour la recherche, la science et la technologie, qui doit
 probablement être l'équivalent de votre Fondation nationale pour la science,
 offre des bourses de recherche et développement, et l'un des points sur
 lesquels elle insiste particulièrement est que les idées qu'elle a contribué
 à financer soient si possible protégées par des brevets.</dd>
 
-<dt>RMS :</dt>
+<dt>RMS:</dt>
 <dd>Cela ne devrait pas être le cas dans le domaine des logiciels, car les 
idées
 informatiques ne devraient pas pouvoir être brevetées par qui que ce
 soit. Mais ce que vous voyez ici, plus généralement, n'est qu'un exemple de
@@ -1180,22 +1180,22 @@
 par-dessus tout, dans tous les domaines de l'existence, cela me semble
 dangereux.</dd>
 
-<dt>Q :</dt>
+<dt>Q:</dt>
 <dd>Richard, si vous vous adressiez à la Fondation, peut-être pourriez-vous 
leur
 proposer d'autres solutions pour qu'un petit pays comme la Nouvelle-Zélande
-puisse gagner de l'argent au travers des logiciels ?</dd>
+puisse gagner de l'argent au travers des logiciels ?</dd>
 
-<dt>RMS :</dt>
+<dt>RMS:</dt>
 <dd>Les brevets logiciels n'aident personne à gagner de l'argent avec des
 logiciels. Ce qu'ils signifient, c'est que vous risquez un procès si vous
 essayez.</dd>
 
-<dt>Q :</dt>
+<dt>Q:</dt>
 <dd>Et cela empêche la Nouvelle-Zélande de construire son économie en 
s'appuyant
 sur les logiciels.</dd>
 
-<dt>RMS :</dt>
-<dd>Désolé, mais quand vous dites « cela », je ne comprends pas bien à 
quoi vous
+<dt>RMS:</dt>
+<dd>Désolé, mais quand vous dites « cela », je ne comprends pas bien à
 quoi vous
 faites référence. Avec les brevets logiciels, ce que vous décrivez devient
 compliqué pour tout le monde. Si la Nouvelle-Zélande autorise les brevets
 logiciels, il sera difficile pour qui que ce soit dans le pays de développer
@@ -1203,16 +1203,16 @@
 brevets logiciels n'ont rien à voir avec le fait de développer un logiciel
 et de s'en servir.</dd>
 
-<dt>Q :</dt>
+<dt>Q:</dt>
 <dd>Donc, en termes de développement économique, la Nouvelle-Zélande serait
 mieux protégée en n'ayant pas de droit des brevets.</dd>
 
-<dt>RMS :</dt>
+<dt>RMS:</dt>
 <dd><p>Oui. Vous voyez, chaque pays a son propre système de brevets et ils
 fonctionnent tous de manière indépendante, sauf entre les pays qui ont signé
-des traités disant : « Si vous avez un brevet dans tel pays, vous pouvez
+des traités disant : « Si vous avez un brevet dans tel pays, vous pouvez
 venir chez nous avec votre demande de brevet et nous la prendront en compte
-à la date à laquelle vous l'avez faite là-bas. » Mais à part ça, chaque 
pays
+à la date à laquelle vous l'avez faite là-bas. » Mais à part ça, 
chaque pays
 a ses propres critères concernant ce qui est brevetable et possède ses
 propres séries de brevets.</p>
 
@@ -1225,18 +1225,18 @@
 appartiendront à des étrangers qui les utiliseront pour matraquer n'importe
 quel développeur néo-zélandais dès que l'occasion se présentera.</p></dd>
 
-<dt>Q :</dt>
+<dt>Q:</dt>
 <dd>Depuis l'affaire Hughes Aircraft, je crois que c'était dans les
 années 1990...</dd>
 
-<dt>RMS :</dt>
+<dt>RMS:</dt>
 <dd>Je ne connais pas cette affaire.</dd>
 
-<dt>Q :</dt>
+<dt>Q:</dt>
 <dd>Eh bien en fait la Nouvelle-Zélande autorise les brevets logiciels. Ce 
n'est
 pas comme si nous entrions en territoire vierge, cela existe déjà.</dd>
 
-<dt>RMS :</dt>
+<dt>RMS:</dt>
 <dd><p>Je ne sais pas, mais j'avais cru comprendre qu'il allait y avoir une
 décision au niveau législatif sur l'opportunité ou non d'autoriser les
 brevets logiciels. Ceci dit, les offices de brevets se montrent souvent
@@ -1245,7 +1245,7 @@
 intellectuelle">OMPI</abbr>.</p>
 
 <p>L'OMPI, comme le nom le laisse supposer, œuvre dans le mauvais sens, car
-l'usage du terme « propriété intellectuelle » ne fait qu’accroître la
+l'usage du terme « propriété intellectuelle » ne fait qu’accroître 
la
 confusion. L'OMPI tire une grande partie de ses ressources des
 mégacorporations et utilise ces ressources pour inviter les responsables des
 offices de brevets à des séminaires dans des destinations paradisiaques. Ce
@@ -1255,7 +1255,7 @@
 <p>Dans de nombreux pays, il existe des lois et une jurisprudence qui posent
 que les logiciels en tant que tels ne peuvent être brevetés, que les
 algorithmes ne peuvent être brevetés, ou que les algorithmes
-« mathématiques » (personne ne sait exactement ce qui rend un algorithme
+« mathématiques » (personne ne sait exactement ce qui rend un algorithme
 mathématique ou non) ne peuvent être brevetés, et il existe divers autres
 critères qui, interprétés normalement, devraient exclure les logiciels du
 champ des brevets. Mais les offices de brevets tordent la loi pour les
@@ -1266,8 +1266,8 @@
 des interfaces d'entrée/sortie et d'acquisition des instructions, ainsi que
 des moyens d'effectuer un calcul particulier. Au final, ce qui est décrit
 dans le brevet, ce sont les différents éléments d'un ordinateur classique,
-mais cela leur permet de dire : « C'est un système physique que nous
-souhaitons breveter. » En réalité, cela revient à breveter un logiciel
+mais cela leur permet de dire : « C'est un système physique que nous
+souhaitons breveter. » En réalité, cela revient à breveter un logiciel
 installé sur un ordinateur. Les subterfuges utilisés sont légion.</p>
 
 <p>Les offices de brevets cherchent généralement à détourner la loi pour
@@ -1281,40 +1281,40 @@
 par la Cour suprême. La Cour suprême est en train de l'examiner, et nous
 devrions savoir dans moins d'un an si nous avons gagné ou perdu.</p></dd>
 
-<dt>Q :</dt>
+<dt>Q:</dt>
 <dd>Dans l'hypothèse où cette affaire se terminerait en faveur des brevets,
 existe-t-il aux États-Unis un mouvement pour promouvoir une solution
-législative ?</dd>
+législative ?</dd>
 
-<dt>RMS :</dt>
+<dt>RMS:</dt>
 <dd>Oui, et cela fait à peu près 19 ans que je milite en faveur de cette
 solution. C'est un combat que nous menons dans de nombreux pays.</dd>
 
-<dt>Q :</dt>
-<dd>Où placeriez-vous dans votre univers le cas de I4i ?</dd>
+<dt>Q:</dt>
+<dd>Où placeriez-vous dans votre univers le cas de I4i ?</dd>
 
-<dt>RMS :</dt>
+<dt>RMS:</dt>
 <dd>Je n'ai aucune idée de ce dont il s'agit.</dd>
 
-<dt>Q :</dt>
+<dt>Q:</dt>
 <dd>Il s'agit de l'affaire dans laquelle Microsoft a presque dû cesser de
 commercialiser Word, parce que le logiciel enfreignait un brevet canadien.</dd>
 
-<dt>RMS :</dt>
+<dt>RMS:</dt>
 <dd>Ah oui, ça. C'est juste un exemple qui illustre le danger que 
représentent
 les brevets logiciels pour tous les développeurs. Je n'aime pas ce que fait
 Microsoft, mais c'est un autre problème. Il n'est pas bon que quelqu'un
-puisse poursuivre un développeur de logiciels et dire : « Vous ne pouvez 
pas
-distribuer tel logiciel. »</dd>
+puisse poursuivre un développeur de logiciels et dire : « Vous ne pouvez 
pas
+distribuer tel logiciel. »</dd>
 
-<dt>Q :</dt>
+<dt>Q:</dt>
 <dd>Le monde dans lequel nous vivons n'est évidemment pas parfait, et nous 
nous
 heurtons quelquefois aux brevets logiciels. Pensez-vous qu'il faudrait
 accorder un privilège aux chercheurs, leur permettant d'ignorer les brevets
 logiciels de la même manière que la législation sur le droit d'auteur leur
-permet d'effectuer des recherches sur des œuvres protégées par ce dernier 
?</dd>
+permet d'effectuer des recherches sur des œuvres protégées par ce 
dernier ?</dd>
 
-<dt>RMS :</dt>
+<dt>RMS:</dt>
 <dd>Non, chercher une solution partielle est une erreur, car nos chances de
 mettre en place une solution complète sont bien plus élevées. Toutes les
 personnes impliquées dans le développement et la distribution de logiciel, à
@@ -1322,41 +1322,41 @@
 rallier au rejet total des brevets logiciels lorsqu'elles verront à quel
 point ils sont dangereux. En revanche, proposer une exception pour une
 catégorie particulière ne ralliera que les membres de cette catégorie. Ces
-solutions partielles sont des leurres. Les gens disent : « Bon, on ne peut
+solutions partielles sont des leurres. Les gens disent : « Bon, on ne peut
 pas résoudre le problème une bonne fois pour toutes, j'abandonne. Je propose
-une solution partielle. » Mais ces solutions partielles ne mettront pas les
+une solution partielle. » Mais ces solutions partielles ne mettront pas les
 développeurs de logiciels à l'abri.</dd>
 
-<dt>Q :</dt>
+<dt>Q:</dt>
 <dd>Cependant vous ne vous opposeriez pas à une solution partielle, pas
 nécessairement limitée aux brevets logiciels, comme l'utilisation à des fins
 d'expérimentation qui pourrait être une bonne solution pour les brevets
-pharmaceutiques ?</dd>
+pharmaceutiques ?</dd>
 
-<dt>RMS :</dt>
+<dt>RMS:</dt>
 <dd>Je ne m'y opposerais pas.</dd>
 
-<dt>Q :</dt>
+<dt>Q:</dt>
 <dd>Mais ce que vous dites, juste pour être bien clair, c'est que vous ne 
pensez
 pas que ce soit applicable au logiciel.</dd>
 
-<dt>RMS :</dt>
+<dt>RMS:</dt>
 <dd>Une solution qui ne sauve que certains d'entre nous, ou seulement certaines
 activités, ou élimine seulement la moitié des brevets logiciels, cela
-revient à dire : « On pourrait peut-être enlever la moitié des mines du
-champ de mines. » C'est un progrès, mais ça n'élimine pas le danger pour
+revient à dire : « On pourrait peut-être enlever la moitié des mines du
+champ de mines. » C'est un progrès, mais ça n'élimine pas le danger pour
 autant.</dd>
 
-<dt>Q :</dt>
+<dt>Q:</dt>
 <dd>Vous avez parlé de ce sujet aux quatre coins de la planète. Quel a été
-l'impact ? Certains gouvernements ont-ils apporté des changements, ou
-renoncé aux brevets logiciels ?</dd>
+l'impact ? Certains gouvernements ont-ils apporté des changements, ou
+renoncé aux brevets logiciels ?</dd>
 
-<dt>RMS :</dt>
+<dt>RMS:</dt>
 <dd>Certains. En Inde, il y a quelques années, il y a eu une tentative pour
 autoriser explicitement les brevets logiciels dans la loi. Le projet a été
 abandonné. Il y a quelques années, les États-Unis ont proposé un traité
-commercial, un traité de « libre-exploitation » à l'Amérique Latine. Ce
+commercial, un traité de « libre-exploitation » à l'Amérique Latine. 
Ce
 traité a été bloqué par le président du Brésil, qui s'est opposé aux 
brevets
 logiciels et à d'autres dispositions insidieuses concernant l'informatique,
 et cela a fait capoter l'ensemble du traité. Il semble que c'était le seul
@@ -1364,11 +1364,11 @@
 ne peut tuer ces projets pour de bon. Certaines entreprises ont des équipes
 à plein temps qui recherchent des moyens de subvertir tel ou tel pays.</dd>
 
-<dt>Q :</dt>
+<dt>Q:</dt>
 <dd>Dispose-t-on de données chiffrées sur ce qui se passe au plan économique
-dans les communautés innovantes des pays dénués de droit des brevets ?</dd>
+dans les communautés innovantes des pays dénués de droit des 
brevets ?</dd>
 
-<dt>RMS :</dt>
+<dt>RMS:</dt>
 <dd><p>Il n'y en a pas. Il est presque impossible de mesurer ce genre de 
choses. En
 réalité, je ne devrais pas dire qu'il n'y en a pas. Il y en a un peu. Il est
 très difficile de mesurer l'effet du système de brevets, car vous allez
@@ -1380,19 +1380,19 @@
 sûr, car il n'y avait pas autant d'utilisateurs d'ordinateurs.</p>
 
 <p>Combien d'utilisateurs d'ordinateurs y avait-il en 1982, même aux
-États-Unis ? C'était une toute petite partie de la population. Mais il y
-avait des développeurs de logiciels. Ils ne disaient pas : « Nous avons
-absolument besoin de brevets. » Ils ne se retrouvaient pas poursuivis pour
+États-Unis ? C'était une toute petite partie de la population. Mais il y
+avait des développeurs de logiciels. Ils ne disaient pas : « Nous avons
+absolument besoin de brevets. » Ils ne se retrouvaient pas poursuivis pour
 infraction à un brevet après avoir développé un programme. Mais le peu de
 recherche économique que j'aie pu voir montre qu'apparemment les brevets
 logiciels ont entraîné non pas un accroissement de la recherche, mais un
 transfert de ressources de la recherche vers les brevets.</p></dd>
 
-<dt>Q :</dt>
+<dt>Q:</dt>
 <dd>Pensez-vous qu'il puisse y avoir un regain d'intérêt pour les secrets de
-fabrication ?</dd>
+fabrication ?</dd>
 
-<dt>RMS :</dt>
+<dt>RMS:</dt>
 <dd>Non. Avant l'apparition des brevets logiciels, de nombreux développeurs
 gardaient les détails de leurs programmes secrets. Mais habituellement, ils
 ne gardaient pas secrètes les idées générales, parce qu'ils se rendaient
@@ -1406,33 +1406,33 @@
 programme. Par ailleurs, les milliers d'idées que vous avez combinées dans
 votre programme sont de toute façon bien connues, pour la plupart.</dd>
 
-<dt>Q :</dt>
+<dt>Q:</dt>
 <dd>Pour renforcer ce que vous venez de dire, j'ai entendu récemment une
 interview de l'un des fondateurs de PayPal, qui disait que son succès
 reposait à 5% sur des idées et à 95% sur leur mise en œuvre, ce qui 
confirme
 votre point.</dd>
 
-<dt>RMS :</dt>
+<dt>RMS:</dt>
 <dd>Je suis d'accord.</dd>
 
-<dt>SF :</dt>
+<dt>SF:</dt>
 <dd>Très bien. Richard a ici des autocollants qui sont gratuits <i>[free]</i>,
 je crois.</dd>
 
-<dt>RMS :</dt>
+<dt>RMS:</dt>
 <dd>Gratis.<a id="TransNote1-rev" href="#TransNote1"><sup>1</sup></a> Et 
ceux-là
 sont à vendre.</dd>
 
-<dt>SF :</dt>
-<dd>Vous êtes les bienvenus si vous souhaitez nous rejoindre. Ce fut un débat
-très constructif. Merci Richard.</dd>
+<dt>SF:</dt>
+<dd>Donc n'hésitez pas à venir nous rejoindre. Ce fut un débat très
+constructif. Merci Richard.</dd>
 
 </dl>
 
 <hr class="no-display" />
 <div class="edu-note c"><p id="fsfs">Cette conférence est publiée dans <a
 href="https://shop.fsf.org/product/free-software-free-society/";><cite>Free
-Software, Free Society: The Selected Essays of Richard
+Software, Free Society : The Selected Essays of Richard
 M. Stallman</cite></a> [en].</p></div>
 </div>
 
@@ -1442,8 +1442,8 @@
 <b>Note de traduction</b><ol>
 <li><a id="TransNote1" href="#TransNote1-rev"
 class="nounderline">&#8593;</a> 
-Le mot anglais <i>free</i> peut signifier « libre » (comme dans « libre
-expression » ou « logiciel libre »), ou bien « gratuit ». Cela pose 
problème
+Le mot anglais <i>free</i> peut signifier « libre » (comme dans 
« libre
+expression » ou « logiciel libre »), ou bien « gratuit ». Cela 
pose problème
 dans l'interprétation de <i>free software</i>, c'est pourquoi RMS utilise le
 mot <i>gratis</i> quand il s'agit de gratuité.</li>
 </ol></div>
@@ -1512,14 +1512,14 @@
 <div class="translators-credits">
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't want credits.-->
-Traduction : Mathieu Adoutte en collaboration avec Framalang.<br />
-Révision : <a
+Traduction : Mathieu Adoutte en collaboration avec Framalang<br />
+Révision : <a
 href="mailto:trad-gnu&#64;april.org";>trad-gnu&#64;april.org</a></div>
 
 <p class="unprintable"><!-- timestamp start -->
 Dernière mise à jour :
 
-$Date: 2021/09/12 13:34:51 $
+$Date: 2021/11/05 15:00:47 $
 
 <!-- timestamp end -->
 </p>

Index: dat.fr.html
===================================================================
RCS file: /web/www/www/philosophy/dat.fr.html,v
retrieving revision 1.75
retrieving revision 1.76
diff -u -b -r1.75 -r1.76
--- dat.fr.html 1 Oct 2021 18:33:21 -0000       1.75
+++ dat.fr.html 5 Nov 2021 15:00:47 -0000       1.76
@@ -26,7 +26,7 @@
 concerne la question parallèle du partage de la musique.]</em></p>
 
 <p><em>[Cet article a été publié initialement dans le magazine
-<cite>Wired</cite> en 1992 ; au lieu de modifier le texte, j'ai ajouté des
+<cite>Wired</cite> en 1992 ; au lieu de modifier le texte, j'ai ajouté des
 notes, entre crochets et avec italiques ou autre mise en relief.]</em></p>
 
 <p><em>[L'article original s'intéressait au problème (alors hypothétique) du
@@ -37,7 +37,7 @@
 
 <p><em> [Une autre approche, initiée par le regretté Francis Muguet avec mon
 aide, et qui contient certaines de ces idées, est appelée mécénat global. 
Je
-soutiens les deux solutions ; c'est-à-dire que je suis pour adopter l'une ou
+soutiens les deux solutions ; c'est-à-dire que je suis pour adopter l'une ou
 l'autre.] </em></p>
 </div>
 <hr class="thin" />
@@ -51,7 +51,7 @@
 <p>Sous la menace de poursuites judiciaires, ils ont obtenu des fabricants de
 DAT un arrangement par lequel ces derniers doivent leur verser une redevance
 pour chaque appareil et chaque cassette DAT vendus. Cet argent doit être
-partagé entre les divers acteurs du marché de la musique : musiciens,
+partagé entre les divers acteurs du marché de la musique : musiciens,
 compositeurs, éditeurs de musique et maisons de disques. De plus, les
 fabricants de DAT ont accepté de brider leurs appareils, de sorte qu'on ne
 puisse faire la copie d'une copie d'un morceau préenregistré.</p>
@@ -60,7 +60,7 @@
 loi qui transforme ces redevances en une taxe et qui interdise la
 fabrication d'appareils DAT qui fonctionnent sans les restrictions 
imposées.</p>
 
-<p>L'idée de départ de la taxe est de « compenser » les musiciens pour 
les
+<p>L'idée de départ de la taxe est de « compenser » les musiciens pour 
les
 copies faites par des particuliers en utilisant des DAT. Cependant, 57% des
 fonds récoltés iraient aux maisons de disques et éditeurs de musique (n'en
 laissant qu'un peu moins de la moitié aux personnes ayant participé à la
@@ -70,7 +70,7 @@
 technologie DAT.</p>
 
 <p>Ici, je propose un système différent de taxation des appareils et 
cassettes
-DAT ; un système qui se propose d'encourager la musique plutôt que de
+DAT ; un système qui se propose d'encourager la musique plutôt que de
 conforter des intérêts acquis.</p>
 
 <ul>
@@ -86,9 +86,9 @@
 <li>Ne pas brider le fonctionnement des appareils DAT.</li>
 </ul>
 
-<h3>Quel est le but du copyright ?</h3>
+<h3>Quel est le but du copyright ?</h3>
 
-<p>L'industrie du disque présente la taxe proposée comme une « 
compensation »
+<p>L'industrie du disque présente la taxe proposée comme une 
« compensation »
 pour les musiciens, ce qui suppose qu'ils ont le droit d'être payés pour
 toute copie effectuée. Beaucoup d'Américains croient que la loi sur le
 copyright est le reflet d'un droit naturel pour les auteurs ou les
@@ -98,9 +98,9 @@
 droit américain.</p>
 
 <p>Le principe de base du copyright, tel qu'il est donné par la Constitution
-des États-Unis, est de « promouvoir le progrès de la science et des arts
-utiles ». Le progrès, en musique, veut dire de nouvelles variétés de 
musique
-pour la plus grande joie du public : le copyright est censé promouvoir un
+des États-Unis, est de « promouvoir le progrès de la science et des arts
+utiles ». Le progrès, en musique, veut dire de nouvelles variétés de 
musique
+pour la plus grande joie du public : le copyright est censé promouvoir un
 bien public, pas privé.</p>
 
 <p>Le copyright est couramment vu par le public non averti et les politiciens
@@ -116,7 +116,7 @@
 copyright ne se justifie que si les bénéfices du progrès dépassent les
 charges qu'il impose à tout le monde (sauf à son titulaire).</p>
 
-<p>Comment pouvons-nous faire cette comparaison entre coûts et bénéfices ? 
Cela
+<p>Comment pouvons-nous faire cette comparaison entre coûts et 
bénéfices ? Cela
 dépend en partie des faits (comment une loi particulière affecte l'activité
 musicale et les musiciens) et en partie de nos jugements de valeur sur ces
 résultats.</p>
@@ -133,10 +133,10 @@
 l'économie. Elle dit que chaque augmentation supplémentaire d'un effort ou
 d'un financement, dépensé dans un but donné, produit typiquement un
 accroissement de plus en plus faible des performances. Il y a des exceptions
-à cette loi, mais elles sont isolées ; si l'on continue à accumuler les
+à cette loi, mais elles sont isolées ; si l'on continue à accumuler les
 données, on finira par mettre les exceptions de côté.</p>
 
-<p>Prenons un exemple : vous pouvez fluidifier la circulation en construisant
+<p>Prenons un exemple : vous pouvez fluidifier la circulation en construisant
 des routes. Rajouter une voie de 32 km à une route citadine encombrée
 augmentera la vitesse du trafic moyen d'environ 25 km/h. Rajoutez une autre
 voie à celles-ci et vous n'aurez pas la même amélioration (environ 8 km/h 
de
@@ -150,11 +150,11 @@
 musiciens aura un effet de plus en plus faible sur la masse créative.</p>
 
 <p>Cette diminution des performances est la raison principale pour laquelle il
-faut rejeter l'idée que toute utilisation de la musique « doit » être
+faut rejeter l'idée que toute utilisation de la musique « doit » être
 couverte par le copyright. Il n'y a rien à gagner à essayer de garantir à
 ses détenteurs le contrôle de tous les aspects possibles de l'utilisation de
 la musique ou de leur donner un enjeu financier dans tous les produits
-dérivés possibles. Étendre le copyright ne peut « promouvoir le progrès 
»
+dérivés possibles. Étendre le copyright ne peut « promouvoir le 
progrès »
 que jusqu'à un certain point. Des extensions supplémentaires ne font
 qu'augmenter ce que le public paie à ses détenteurs pour une chose que de
 toute façon ils feront. Pousser le copyright au-delà de ce point est
@@ -163,7 +163,7 @@
 <h3>Les échanges</h3>
 
 <p>Ceux qui ont des intérêts acquis dans l'extension du copyright entament la
-discussion en prétendant que le copyright « doit » être étendu autant 
que
+discussion en prétendant que le copyright « doit » être étendu autant 
que
 possible. Mais le principe de diminution des performances rend cette
 revendication peu plausible. Alors, ils prennent comme position de repli
 qu'il faut étendre le copyright pour accélérer le progrès. Mais c'est tout
@@ -172,10 +172,10 @@
 gouvernemental. Le jeu n'en vaut peut-être pas la chandelle.</p>
 
 <p>Le gouvernement assume de nombreuses fonctions importantes, mais qui
-voudrait qu'une de ces fonctions soit portée à son maximum ? Par exemple,
+voudrait qu'une de ces fonctions soit portée à son maximum ? Par exemple,
 les gouvernements construisent des routes, très bien. Mais quel leader
 préconiserait la construction de toutes les routes qu'il serait possible de
-construire ? Construire des routes coûte cher et les citoyens ont d'autres
+construire ? Construire des routes coûte cher et les citoyens ont d'autres
 façons d'utiliser leur argent. Se concentrer sur la construction de routes
 implique de délaisser les autres besoins sociaux et individuels.</p>
 
@@ -187,18 +187,18 @@
 mauvaise gestion.</p>
 
 <p>Le copyright ne dépense pas directement les fonds publics, mais impose bel
-et bien un coût à chaque citoyen : une perte de liberté. Plus grande est
+et bien un coût à chaque citoyen : une perte de liberté. Plus grande est
 l'étendue du copyright, plus lourd est le prix à payer en liberté. 
Peut-être
 que nous préférons jouir de certaines de nos libertés plutôt que de les
 perdre dans l'échange. Nous devons juger chaque décision concernant la
 politique du copyright en comparant les profits et les coûts.</p>
 
-<h3>L'« incitation » est un mauvais concept</h3>
+<h3>L'« incitation » est un mauvais concept</h3>
 
 <p>L'idée d'inciter à produire de la musique par des espèces sonnantes et
 trébuchantes est basée sur un malentendu. Le premier espoir des musiciens,
-c'est une autre sorte de reconnaissance ; cet espoir leur est indispensable
-car très peu deviennent riches avec leur musique ; une personne talentueuse
+c'est une autre sorte de reconnaissance ; cet espoir leur est indispensable
+car très peu deviennent riches avec leur musique ; une personne talentueuse
 dont le but premier serait la prospérité la rechercherait par d'autres
 moyens.</p>
 
@@ -213,12 +213,12 @@
 la musique du mieux qu'ils pourront. On pourrait leur souhaiter de gagner
 plus que juste assez, pour qu'ils puissent vivre comme presque tout
 Américain. Mais leur offrir de la richesse supplémentaire n'apporte rien de
-plus au public ; c'est une question de diminution des performances.</p>
+plus au public ; c'est une question de diminution des performances.</p>
 
 <p>Forts de cette compréhension des choses, considérons maintenant comment 
une
 taxe sur les DAT peut servir l'objectif visé par le copyright.</p>
 
-<h3>Qui doit recevoir les fonds ?</h3>
+<h3>Qui doit recevoir les fonds ?</h3>
 
 <p>Si le but de la taxe sur les DAT est de mieux rémunérer les musiciens et 
les
 compositeurs, alors on doit leur reverser la totalité de l'argent récolté,
@@ -226,18 +226,18 @@
 qui créent la musique. En principe, on pourrait complètement se passer des
 maisons de disques.</p>
 
-<p>Les maisons de disques ont tout de même une utilité : elles distribuent 
des
+<p>Les maisons de disques ont tout de même une utilité : elles distribuent 
des
 enregistrements musicaux, généralement de haute qualité. Ce service est
 largement utilisé et le restera probablement. Et c'est vrai que l'acheteur
 doit le payer. Mais celui qui écoute de la musique et qui fait des copies
-pour lui-même ou pour ses amis n'utilise pas ce service ; il utilise
+pour lui-même ou pour ses amis n'utilise pas ce service ; il utilise
 simplement le travail des musiciens et des compositeurs. La collaboration
 des maisons de disques est accessoire, pas essentielle.</p>
 
 <h3>Répartir les fonds</h3>
 
 <p>Quelle part de la recette de la taxe doit aller à chaque musicien ou
-compositeur ? Ce que proposent les maisons de disques serait de répartir
+compositeur ? Ce que proposent les maisons de disques serait de répartir
 l'argent en fonction des ventes de disques.</p>
 
 <p>Il est raisonnable de distribuer les fonds en se basant plus ou moins sur la
@@ -250,8 +250,8 @@
 
 <p>Ce que nous pouvons faire pour promouvoir plus efficacement la musique,
 c'est de diminuer la part du musicien au fur et à mesure que le nombre de
-copies augmente. Par exemple, on pourrait calculer un « nombre de copies
-corrigé » qui, au-delà d'un certain point, augmente plus lentement que le
+copies augmente. Par exemple, on pourrait calculer un « nombre de copies
+corrigé » qui, au-delà d'un certain point, augmente plus lentement que le
 nombre effectif.</p>
 
 <p>Ce système dégressif permet de distribuer l'argent plus largement, d'aider
@@ -259,7 +259,7 @@
 encourage la diversité, ce qu'est censé faire le copyright.</p>
 
 <p>Le gouvernement américain a déjà établi un programme de financement de 
la
-diversité des arts : le <abbr title="National Endowment for the
+diversité des arts : le <abbr title="National Endowment for the
 Arts">NEA</abbr>.<a id="TransNote1-rev" href="#TransNote1"><sup>1</sup></a>
 Cependant, ses subventions impliquent un pouvoir discrétionnaire, ce qui en
 fait un nœud de controverses, quelquefois parce qu'une partie du public
@@ -271,8 +271,8 @@
 discrétionnaire, ni décision arbitraire, il offre peu de prise à la
 contestation de cas particuliers.</p>
 
-<p><em>[On m'a plus tard posé une question intéressante : quelle 
organisation
-« gérerait » la distribution des fonds. Puisqu'il s'agit de fonds publics,
+<p><em>[On m'a plus tard posé une question intéressante : quelle 
organisation
+« gérerait » la distribution des fonds. Puisqu'il s'agit de fonds 
publics,
 c'est une agence gouvernementale qui doit collecter la taxe et distribuer
 les fonds. Les organisations privées ne doivent pas être 
impliquées.]</em></p>
 
@@ -292,13 +292,13 @@
 
 <p>Par conséquent, si l'on accepte une taxe sur les DAT, on ne doit pas brider
 la copie de cassettes DAT. La copie privée est plus efficace que les maisons
-de disques ou que les magasins de musique ; les amateurs de musique doivent
+de disques ou que les magasins de musique ; les amateurs de musique doivent
 être encouragés à la copier chez eux autant que possible.</p>
 
 <h3>Évaluer l'utilisation de chaque morceau de musique</h3>
 
 <p>De nos jours, aux État-Unis, la presque totalité de la musique 
enregistrée
-s'achète chez des disquaires ; la copie privée n'en est qu'une infime
+s'achète chez des disquaires ; la copie privée n'en est qu'une infime
 partie. Cela restera probablement longtemps ainsi, car les magasins de
 musique offrent un lieu où aller pour trouver un produit particulier ou
 faire son choix parmi un large éventail. Tant que cela reste vrai, on peut
@@ -309,7 +309,7 @@
 point qu'estimer son étendue par le nombre de ventes ne sera pas
 satisfaisant. Pas satisfaisant, ça l'est déjà pour les musiciens qui
 distribuent leur œuvre de façon indépendante, sans l'aide des maisons de
-disques ; et s'il y en a qui doivent être aidés, c'est bien eux. Nous avons
+disques ; et s'il y en a qui doivent être aidés, c'est bien eux. Nous avons
 besoin d'une autre manière d'évaluer l'usage de chaque morceau particulier
 pour pouvoir distribuer les fonds récoltés par la taxe.</p>
 
@@ -340,7 +340,7 @@
 
 <h3>Ce que vous pouvez faire</h3>
 
-<p><em>[Cette section n'est plus d'actualité ; il est trop tard, parce que la
+<p><em>[Cette section n'est plus d'actualité ; il est trop tard, parce que 
la
 taxe sur les DAT a été adoptée en 1992 – et que les enregistreurs DAT 
sont
 obsolètes de nos jours. Cependant, la même méthode peut soutenir les
 musiciens et les autres artistes dans un monde où le partage de copies sur
@@ -354,7 +354,7 @@
 <p>Cet article propose une alternative au plan des maisons de disques. Pour que
 cette alternative, ou toute autre alternative, ait une chance d'aboutir,
 nous devons tout d'abord prévenir l'adoption hâtive de leur projet. Pour
-cela, vous pouvez écrire à :</p>
+cela, vous pouvez écrire à:</p>
 
 <address>
 Congressman Barney Frank<br />
@@ -371,7 +371,7 @@
 
 <p>Pressez le Congrès de rejeter la proposition des maisons de disques, pour
 qu'il soit possible de la reconsidérer en même temps que d'autres
-alternatives ! Cela ne prend que quelques minutes pour écrire une courte
+alternatives ! Cela ne prend que quelques minutes pour écrire une courte
 lettre, mais, avec le courrier d'autres gens, on peut faire avancer les
 choses dans le bon sens.</p>
 
@@ -385,8 +385,9 @@
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't have notes.-->
 <hr /><b>Note de traduction</b><ol>
-<li id="TransNote1">Fonds national pour les arts. <a href="#TransNote1-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a></li></ol></div>
+<li><a id="TransNote1" href="#TransNote1-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Fonds national pour les arts.</li></ol></div>
 </div>
 
 <!-- for id="content", starts in the include above -->
@@ -452,13 +453,13 @@
 <div class="translators-credits">
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't want credits.-->
-Traduction : Pierre-Yves Enderlin.<br />Révision : <a
+Traduction : Pierre-Yves Enderlin<br />Révision : <a
 href="mailto:trad-gnu&#64;april.org";>trad-gnu&#64;april.org</a></div>
 
 <p class="unprintable"><!-- timestamp start -->
 Dernière mise à jour :
 
-$Date: 2021/10/01 18:33:21 $
+$Date: 2021/11/05 15:00:47 $
 
 <!-- timestamp end -->
 </p>

Index: ebooks-must-increase-freedom.fr.html
===================================================================
RCS file: /web/www/www/philosophy/ebooks-must-increase-freedom.fr.html,v
retrieving revision 1.45
retrieving revision 1.46
diff -u -b -r1.45 -r1.46
--- ebooks-must-increase-freedom.fr.html        5 Sep 2021 08:35:41 -0000       
1.45
+++ ebooks-must-increase-freedom.fr.html        5 Nov 2021 15:00:47 -0000       
1.46
@@ -25,19 +25,19 @@
 fil des années. Les livres imprimés nous permettent de faire ça.</p>
 
 <p>Je ne pourrais pas le faire avec la plupart des e-books (livres
-électroniques) du commerce. Ce n'est « pas autorisé ». Et si j'essayais 
de
+électroniques) du commerce. Ce n'est « pas autorisé ». Et si 
j'essayais de
 désobéir, les logiciels des liseuses ont des fonctionnalités malveillantes
-appelées « gestion numérique des restrictions » (en abrégé <abbr
+appelées « gestion numérique des restrictions » (en abrégé <abbr
 title="Digital Restrictions Management">DRM</abbr>) pour restreindre la
 lecture, de telle sorte que ça ne fonctionnerait tout simplement pas. Les
 e-books sont chiffrés, de sorte que seuls des logiciels privateurs possédant
 une fonction malveillante peuvent les afficher.</p>
 
-<p>Beaucoup d'autres de nos habitudes de lecteurs sont « interdites » avec 
les
-e-books. Un exemple parmi d'autres : avec le « Kindle » d'Amazon (pour
-lequel <a href="/philosophy/why-call-it-the-swindle.html">« Swindle »</a>
+<p>Beaucoup d'autres de nos habitudes de lecteurs sont « interdites » 
avec les
+e-books. Un exemple parmi d'autres : avec le « Kindle » d'Amazon (pour
+lequel <a href="/philosophy/why-call-it-the-swindle.html">« Swindle »</a>
 est un nom plus adéquat), les utilisateurs ne peuvent pas acheter de livre
-anonymement avec de l'argent liquide. Les livres du « Kindle » ne sont
+anonymement avec de l'argent liquide. Les livres du « Kindle » ne sont
 généralement disponibles que sur Amazon, et comme Amazon oblige les
 utilisateurs à s'identifier, Amazon sait précisément quels livres chaque
 utilisateur a lus. Dans un pays comme le Royaume-Uni, où vous pouvez être <a
@@ -54,12 +54,12 @@
 
 <p>Vous ne pouvez même pas être sûr qu'il sera encore dans votre machine
 demain. Des gens qui étaient en train de lire <cite>1984</cite> sur un
-« Kindle » ont vécu cette expérience orwellienne : leurs e-books ont 
disparu
+« Kindle » ont vécu cette expérience orwellienne : leurs e-books ont 
disparu
 sous leurs yeux, car Amazon a utilisé une fonctionnalité logicielle
-malveillante appelée « porte dérobée » <i>[backdoor]</i> afin de les 
effacer
-à distance (autodafé virtuel ; est-ce cela que signifie « Kindle »<a
-id="TransNote1-rev" href="#TransNote1"><sup>1</sup></a> ?). Mais n'ayez pas
-peur ; Amazon a promis de ne plus recommencer, sauf sur injonction de
+malveillante appelée « porte dérobée » <i>[backdoor]</i> afin de les 
effacer
+à distance (autodafé virtuel ; est-ce cela que signifie « Kindle »<a
+id="TransNote1-rev" href="#TransNote1"><sup>1</sup></a> ?). Mais n'ayez pas
+peur ; Amazon a promis de ne plus recommencer, sauf sur injonction de
 l'État.</p>
 
 <p>Avec le logiciel, soit les utilisateurs contrôlent le programme (ce qui en
@@ -91,11 +91,11 @@
 </div>
 
 <p>Ce qui m'effraie le plus est la possibilité de perdre l'option d'acquérir
-des livres imprimés. <cite>The Guardian</cite> a annoncé des « lectures
-uniquement numériques » : en d'autres termes, des livres uniquement
+des livres imprimés. <cite>The Guardian</cite> a annoncé des « lectures
+uniquement numériques » : en d'autres termes, des livres uniquement
 disponibles au prix de la liberté. Je ne lirai aucun livre à ce prix. Dans
 cinq ans, les copies illégales seront-elles les seules copies moralement
-acceptables de la plupart des livres ?</p>
+acceptables de la plupart des livres ?</p>
 
 <p>Ce n'est pas la seule solution. Avec les paiements anonymes sur Internet,
 payer pour télécharger des e-books sans DRM et sans <abbr title="conditions
@@ -105,7 +105,7 @@
 disponible, même si l'industrie musicale appuie agressivement des services
 restreints par DRM comme Spotify. Les boutiques physiques de CD doivent
 faire face à un inventaire coûteux, en revanche les boutiques physiques
-d'e-books pourraient écrire des copies sur vos clés USB ; le seul inventaire
+d'e-books pourraient écrire des copies sur vos clés USB ; le seul 
inventaire
 serait alors constitué de clefs à vendre si nécessaire.</p>
 
 <p>La raison que donnent les éditeurs pour justifier leurs pratiques
@@ -118,17 +118,17 @@
 auteurs, mis à part les plus populaires. Les autres cherchent surtout à se
 faire connaître, donc partager leurs œuvres est bénéfique aussi bien pour
 eux que pour les lecteurs. Pourquoi ne pas passer à un système qui remplisse
-mieux sa fonction et qui soit compatible avec le partage ?</p>
+mieux sa fonction et qui soit compatible avec le partage ?</p>
 
 <p>Une taxe sur les supports numériques et l'accès Internet, suivant les
 grandes lignes de ce que font la plupart des pays européens, peut très bien
 faire l'affaire si trois points sont pris en compte. L'argent doit être
 collecté par l'État et distribué selon un barème établi par la loi, pas
-donné à une société de collecte privée ; il doit être divisé entre 
tous les
+donné à une société de collecte privée ; il doit être divisé entre 
tous les
 auteurs et il ne faut pas laisser les sociétés leur en soutirer la moindre
-part ; et enfin la distribution de l'argent doit être basée sur une échelle
+part ; et enfin la distribution de l'argent doit être basée sur une 
échelle
 mobile, non proportionnelle à la popularité. Je suggère de prendre la racine
-cubique de la popularité de chaque auteur : si A est huit fois plus
+cubique de la popularité de chaque auteur : si A est huit fois plus
 populaire que B, A obtient deux fois plus que B (et non pas huit fois). Ce
 serait soutenir convenablement de nombreux écrivains assez populaires, au
 lieu de rendre quelques stars encore plus riches.</p>
@@ -139,14 +139,14 @@
 
 <p>Partager est bien, et avec la technologie numérique, partager est facile 
(je
 veux parler de la redistribution non commerciale de copies exactes). Ainsi
-partager devrait être légal ; empêcher le partage n'est pas une excuse pour
+partager devrait être légal ; empêcher le partage n'est pas une excuse 
pour
 transformer les e-books en menottes aux mains des lecteurs. Si les e-books
 impliquent que la liberté des lecteurs doive augmenter ou diminuer, nous
 devons exiger qu'elle augmente.</p>
 
 <div class="announcement comment" role="complementary">
 <hr class="no-display" />
-<p>À lire également : <a href="/philosophy/ebooks.html">Livres 
électroniques :
+<p>À lire également : <a href="/philosophy/ebooks.html">Livres 
électroniques :
 liberté ou copyright</a>.</p>
 <hr class="no-display" />
 </div>
@@ -154,9 +154,9 @@
 <div class="infobox extra" role="complementary">
 <hr />
 <p>Cet essai a été initialement publié le 17 avril 2012 dans <cite>The
-Guardian</cite>, sous le titre « <a
+Guardian</cite>, sous le titre « <a
 
href="//www.theguardian.com/technology/2012/apr/17/sharing-ebooks-richard-stallman">Technology
-Should Help Us Share, Not Constrain Us</a> » (La technologie doit nous aider
+Should Help Us Share, Not Constrain Us</a> » (La technologie doit nous aider
 à partager, pas nous contraindre) avec quelques révisions imprévues. Cette
 version incorpore une partie de ces révisions tout en restaurant certaines
 parties du texte original.</p>
@@ -167,9 +167,9 @@
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't have notes.-->
 <hr /><b>Note de traduction</b><ol>
-<li id="TransNote1">En anglais, <i>kindle</i> signifie étincelle ou
-petit-bois. <a href="#TransNote1-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a></li></ol></div>
+<li><a id="TransNote1" href="#TransNote1-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+En anglais, <i>kindle</i> signifie étincelle ou petit-bois.</li></ol></div>
 </div>
 
 <!-- for id="content", starts in the include above -->
@@ -235,13 +235,13 @@
 <div class="translators-credits">
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't want credits.-->
-Traduction : Aurélien Rivière<br />Révision : <a
+Traduction : Aurélien Rivière<br />Révision : <a
 href="mailto:trad-gnu&#64;april.org";>trad-gnu&#64;april.org</a></div>
 
 <p class="unprintable"><!-- timestamp start -->
 Dernière mise à jour :
 
-$Date: 2021/09/05 08:35:41 $
+$Date: 2021/11/05 15:00:47 $
 
 <!-- timestamp end -->
 </p>

Index: ebooks.fr.html
===================================================================
RCS file: /web/www/www/philosophy/ebooks.fr.html,v
retrieving revision 1.70
retrieving revision 1.71
diff -u -b -r1.70 -r1.71
--- ebooks.fr.html      11 Sep 2021 11:35:43 -0000      1.70
+++ ebooks.fr.html      5 Nov 2021 15:00:47 -0000       1.71
@@ -16,7 +16,7 @@
 <!--GNUN: OUT-OF-DATE NOTICE-->
 <!--#include virtual="/server/top-addendum.fr.html" -->
 <div class="article reduced-width">
-<h2>Livres électroniques : liberté ou copyright</h2>
+<h2>Livres électroniques : liberté ou copyright</h2>
 
 <address class="byline">par <a href="https://www.stallman.org/";>Richard 
Stallman</a></address>
 
@@ -24,7 +24,7 @@
 industrielle qui fut établie pour protéger l'économie de l'écriture et de 
la
 publication. Elle fut appelée copyright.<a id="TransNote1-rev"
 href="#TransNote1"><sup>1</sup></a> Le but du copyright, déclaré dans la
-Constitution américaine, était de « promouvoir le progrès », c'est-à
-dire
+Constitution américaine, était de « promouvoir le progrès », c'est-à
-dire
 d'encourager la publication. La méthode utilisée consistait à obliger les
 éditeurs à obtenir la permission des auteurs pour utiliser leurs œuvres
 récentes.</p>
@@ -32,18 +32,18 @@
 <p>Les lecteurs n'avaient que peu de raisons de désapprouver, puisque le
 copyright ne restreignait que la publication, pas ce qu'un lecteur pouvait
 faire. Si cela augmentait le prix d'un livre d'une petite somme, il ne
-s'agissait que d'argent ; cela ne bouleversait pas la façon de vivre des
+s'agissait que d'argent ; cela ne bouleversait pas la façon de vivre des
 lecteurs. Le copyright apportait au public un bénéfice, comme prévu, sans
 lui imposer d'inconvénients trop lourds. Il remplissait bien son
 rôle&hellip; à l'époque.</p>
 
-<p>Puis un nouveau moyen de distribuer l'information apparut : les ordinateurs
+<p>Puis un nouveau moyen de distribuer l'information apparut : les 
ordinateurs
 et les réseaux. Les technologies numériques ont l'avantage de faciliter la
 copie et la manipulation de l'information, que ce soit des logiciels, des
 enregistrements musicaux ou des livres. Les réseaux offrent la possibilité
 d'un accès illimité à toutes sortes de données, un paradis de 
l'information.</p>
 
-<p>Mais un obstacle demeurait : le copyright. Les lecteurs qui faisaient usage
+<p>Mais un obstacle demeurait : le copyright. Les lecteurs qui faisaient 
usage
 de leurs ordinateurs pour partager de l'information publiée étaient
 techniquement des contrevenants au copyright. Le monde avait changé, de
 sorte que ce qui avait été une réglementation industrielle pour les 
éditeurs
@@ -62,9 +62,9 @@
 domination puissants, quand un petit nombre de personnes contrôlent ce que
 font les ordinateurs des autres. Les éditeurs réalisèrent qu'en forçant les
 gens à utiliser des logiciels spécifiques pour lire les livres
-électroniques, ils pouvaient acquérir un pouvoir inégalé jusqu'alors : ils
+électroniques, ils pouvaient acquérir un pouvoir inégalé jusqu'alors : 
ils
 pouvaient contraindre les lecteurs à payer, et à s'identifier, chaque fois
-qu'ils lisaient un livre ! Le rêve des éditeurs.</p>
+qu'ils lisaient un livre ! Le rêve des éditeurs.</p>
 
 <p>Aussi firent-ils pression sur le gouvernement américain pour qu'il leur
 offre la loi dite <i>Digital Millennium Copyright Act</i><a
@@ -83,20 +83,20 @@
 
 <p>Nous avons toujours les libertés traditionnelles avec les livres sur
 papier. Mais si les livres électroniques remplacent les livres imprimés,
-cette exception ne sera que de peu de réconfort. Avec « l'encre
-électronique », qui rend possible le téléchargement d'un nouveau texte sur
+cette exception ne sera que de peu de réconfort. Avec « l'encre
+électronique », qui rend possible le téléchargement d'un nouveau texte 
sur
 ce qui ressemble à une feuille de papier imprimée, même les journaux
-pourraient devenir éphémères. Imaginez : plus de bouquiniste ; plus de 
prêt
-de livre à un ami ; plus d'emprunt à une bibliothèque publique (ni de
-« fuite » qui donnerait à quelqu'un une chance de lire sans payer). Et à 
en
+pourraient devenir éphémères. Imaginez : plus de bouquiniste ; plus de 
prêt
+de livre à un ami ; plus d'emprunt à une bibliothèque publique (ni de
+« fuite » qui donnerait à quelqu'un une chance de lire sans payer). Et 
à en
 juger par les publicités pour le Microsoft Reader, plus d'achat anonyme de
 livres. Voici le monde que les éditeurs ont en tête pour nous.</p>
 
 <p>Pourquoi y a-t-il si peu de débats publics autour de ces changements
-considérables ? La plupart des citoyens n'ont pas encore eu l'occasion
+considérables ? La plupart des citoyens n'ont pas encore eu l'occasion
 d'être aux prises avec les problèmes politiques soulevés par cette
 technologie futuriste. De plus, on a dit au public que le copyright existe
-pour « protéger » les titulaires de copyright, avec l'implication que les
+pour « protéger » les titulaires de copyright, avec l'implication que 
les
 intérêts du public ne comptent pas.</p>
 
 <p>Mais quand le grand public commencera à utiliser les livres électroniques 
et
@@ -105,15 +105,15 @@
 
 <p>Les éditeurs voudraient nous faire croire qu'un copyright répressif est la
 seule façon de garder l'art en vie, mais nous n'avons pas besoin d'une
-« guerre contre la copie » pour encourager la diversité des œuvres
-publiées ; comme l'ont montré les Grateful Dead, la copie parmi les fans
+« guerre contre la copie » pour encourager la diversité des œuvres
+publiées ; comme l'ont montré les Grateful Dead, la copie parmi les fans
 n'est pas un problème pour les artistes. En légalisant la copie à but non
 commercial de livres électroniques, nous pouvons renvoyer le copyright à son
 ancien rôle de régulation industrielle.</p>
 
 <p>Pour certains types d'ouvrages, il faut même aller plus loin. Les
 monographies et les articles érudits, chacun doit être encouragé à les
-republier intégralement en ligne <i>[verbatim]</i> ; cela aide à protéger
+republier intégralement en ligne <i>[verbatim]</i> ; cela aide à protéger
 les archives des travaux universitaires tout en les rendant plus
 accessibles. Quant aux manuels et à la plupart des ouvrages de référence, il
 doit être permis, en outre, d'en publier des versions modifiées, puisque
@@ -122,14 +122,14 @@
 <p>Par la suite, quand les réseaux informatiques offriront un moyen simple
 d'envoyer de petites sommes d'argent à quelqu'un, tout l'argumentaire de la
 restriction de la copie intégrale s'évanouira. Si vous aimez un livre et que
-jaillit une boîte de dialogue disant : « cliquez ici pour donner un dollar 
à
-l'auteur », ne cliqueriez-vous pas ? Le copyright sur les livres et la
+jaillit une boîte de dialogue disant : « cliquez ici pour donner un 
dollar à
+l'auteur », ne cliqueriez-vous pas ? Le copyright sur les livres et la
 musique, tel qu'il s'applique à la distribution de copies intégrales non
-modifiées, sera totalement obsolète. Et ce ne sera pas trop tôt !</p>
+modifiées, sera totalement obsolète. Et ce ne sera pas trop tôt !</p>
 
 <div class="announcement comment" role="complementary">
 <hr class="no-display" />
-<p>À lire également : <a
+<p>À lire également : <a
 href="/philosophy/ebooks-must-increase-freedom.html">Les e-books doivent
 nous rendre plus libres, pas moins</a>.</p>
 </div>
@@ -145,12 +145,14 @@
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't have notes.-->
 <hr /><b>Notes de traduction</b><ol>
-<li id="TransNote1">Le copyright américain a beaucoup de points communs avec
-le droit d'auteur français, mais il y a aussi des différences
-significatives. C'est pourquoi <i>copyright</i> n'est pas traduit dans cet
-article. <a href="#TransNote1-rev" class="nounderline">&#8593;</a></li>
-<li id="TransNote2">Loi sur le copyright du millénaire numérique. <a
-href="#TransNote2-rev" class="nounderline">&#8593;</a></li></ol></div>
+<li><a id="TransNote1" href="#TransNote1-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Le copyright américain a beaucoup de points communs avec le droit d'auteur
+français, mais il y a aussi des différences significatives. C'est pourquoi
+<i>copyright</i> n'est pas traduit dans cet article.</li>
+<li><a id="TransNote2" href="#TransNote2-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Loi sur le copyright du millénaire numérique.</li></ol></div>
 </div>
 
 <!-- for id="content", starts in the include above -->
@@ -216,13 +218,13 @@
 <div class="translators-credits">
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't want credits.-->
- Traduction : Cédric Corazza.<br /> Révision : <a
+ Traduction : Cédric Corazza<br /> Révision : <a
 href="mailto:trad-gnu&#64;april.org";>trad-gnu&#64;april.org</a></div>
 
 <p class="unprintable"><!-- timestamp start -->
 Dernière mise à jour :
 
-$Date: 2021/09/11 11:35:43 $
+$Date: 2021/11/05 15:00:47 $
 
 <!-- timestamp end -->
 </p>

Index: eldred-amicus.fr.html
===================================================================
RCS file: /web/www/www/philosophy/eldred-amicus.fr.html,v
retrieving revision 1.55
retrieving revision 1.56
diff -u -b -r1.55 -r1.56
--- eldred-amicus.fr.html       4 Sep 2021 12:34:53 -0000       1.55
+++ eldred-amicus.fr.html       5 Nov 2021 15:00:47 -0000       1.56
@@ -99,11 +99,11 @@
 <h3 id="SECTION01000000000000000000">Question présentée</h3>
 
 <ol>
-<li>La Cour d'appel s'est-elle trompée en jugeant que, selon la « clause du
-copyright »,<a id="TransNote1-rev" href="#TransNote1"><sup>a</sup></a><a
+<li>La Cour d'appel s'est-elle trompée en jugeant que, selon la « clause du
+copyright »,<a id="TransNote1-rev" href="#TransNote1"><sup>a</sup></a><a
 id="TransNote2-rev" href="#TransNote2"><sup>b</sup></a> le Congrès peut
 indéfiniment prolonger la durée des copyrights existants en adoptant <i>in
-seriatim</i> des prolongations nominalement limitées ?</li>
+seriatim</i> des prolongations nominalement limitées ?</li>
 </ol>
 </div>
 
@@ -245,7 +245,7 @@
 <li>
 Yochai Benkler, Free as the Air to Common 
 <br />
-Use: First Amendment Constraints on  
+Use : First Amendment Constraints on  
 <br />
 Enclosure of the Public Domain, 
 <br />
@@ -330,23 +330,23 @@
 
 <p>
 Ce factum est déposé au nom de la <i>Free Software Foundation</i>, une
-organisation à but non lucratif dont le siège est à Boston, Massachusetts.<a
-id="tex2html1" href="#foot151"><strong><sup>[1]</sup></strong> </a>. La
-Fondation pense que les gens doivent être libres d'étudier, de partager et
-d'améliorer tous les logiciels qu'ils utilisent, comme ils sont libres de
-partager et d'améliorer toutes les recettes qu'ils cuisinent, et que ce
-droit est un aspect essentiel du système de libre expression dans une
-société technologique. La Fondation travaille dans ce but depuis 1985 en
-développant directement puis en distribuant et en aidant les autres à
-développer et à distribuer du logiciel placé sous des termes de licences qui
-permettent à tous les utilisateurs de copier, modifier et redistribuer les
-œuvres, à condition de donner aux autres les mêmes libertés de les 
utiliser,
-de les modifier et de les redistribuer à leur tour. La Fondation est le plus
-grand contributeur unique du système d'exploitation GNU (largement utilisé
+organisation à but non lucratif dont le siège est à Boston, 
Massachusetts <a
+id="tex2html1" href="#foot151"><strong>[1]</strong></a>. La Fondation pense
+que les gens doivent être libres d'étudier, de partager et d'améliorer tous
+les logiciels qu'ils utilisent, comme ils sont libres de partager et
+d'améliorer toutes les recettes qu'ils cuisinent, et que ce droit est un
+aspect essentiel du système de libre expression dans une société
+technologique. La Fondation travaille dans ce but depuis 1985 en développant
+directement puis en distribuant et en aidant les autres à développer et à
+distribuer du logiciel placé sous des termes de licences qui permettent à
+tous les utilisateurs de copier, modifier et redistribuer les œuvres, à
+condition de donner aux autres les mêmes libertés de les utiliser, de les
+modifier et de les redistribuer à leur tour. La Fondation est le plus grand
+contributeur unique du système d'exploitation GNU (largement utilisé
 aujourd'hui dans ses variantes GNU/Linux pour des ordinateurs allant du
 simple PC aux grappes de supercalculateurs). La licence publique générale
 GNU <i>[GNU General Public License]</i> de la Fondation est la licence la
-plus largement utilisée pour les « logiciels libres » ; elle couvre les
+plus largement utilisée pour les « logiciels libres » ; elle couvre 
les
 principaux composants du système d'exploitation GNU et des dizaines de
 milliers d'autres programmes informatiques utilisés sur des dizaines de
 millions d'ordinateurs dans le monde. La Fondation porte un vif intérêt à
@@ -360,7 +360,7 @@
 <p>
 À vrai dire, Sonny [Bono] voulait que la durée de la protection du copyright
 soit éternelle.
-<br /> --Rep. Mary Bono 
+<br /> – Rep. Mary Bono 
 <br />
 144 Cong. Rec. H9951 (daily ed. Oct. 7, 1998) 
 </p>
@@ -383,7 +383,7 @@
 existants. Cette conclusion est en conflit direct avec la formulation de la
 clause du copyright, article I, &sect;8, cl. 8, dans son sens premier. De
 plus, l'histoire constitutionnelle de l'Angleterre et de l'Amérique du Nord
-britannique est sans ambiguïté sur l'importance du « temps limité » 
dans le
+britannique est sans ambiguïté sur l'importance du « temps limité » 
dans le
 contrôle des monopoles étatiques établis, genre dont le copyright et les
 brevets sont des espèces.<a id="TransNote4-rev"
 href="#TransNote4"><sup>d</sup></a> Les maux mêmes qui ont conduit les
@@ -408,7 +408,7 @@
 du Congrès en vertu de sa présence dans le texte lui-même – qui va 
au-delà
 des limitations, implicites dans le texte, du <i>fair use</i> (usage
 raisonnable) et de la dichotomie idée/expression – mais aussi du fait de sa
-fonction : la protection des ressources communes du domaine public.</p>
+fonction : la protection des ressources communes du domaine public.</p>
 
 <p>
 La CTEA met les droits du domaine public en danger en passant outre la
@@ -422,7 +422,7 @@
 confiscatoire.<a id="TransNote5-rev" href="#TransNote5"><sup>e</sup></a> Si,
 d'autre part, le Congrès faisait en sorte de prolonger de 99 ans, au loyer
 actuel, chaque bail de location de 50 ans contracté par l'État fédéral, il
-ne fait pas de doute qu'il serait exigé une compensation. On ne doit pas
+ne fait aucun doute qu'il serait exigé une compensation. On ne doit pas
 donner au Congrès le droit de confisquer au public l'avantage de réversion
 au domaine public, pas plus que de confisquer à son détenteur une partie de
 la durée originale d'un contrat de copyright ou de n'importe quel avantage
@@ -432,12 +432,12 @@
 
 <h3 id="SECTION06000000000000000000">Argument</h3>
 
-<h4 id="SECTION06010000000000000000">I. Les pionniers destinaient le copyright 
à établir un monopole de droit<a
+<h4 id="SECTION06010000000000000000">I. Les pionniers destinaient le copyright 
à établir un monopole de droit <a
 id="TransNote6-rev" href="#TransNote6"><sup>f</sup></a> sur les œuvres
 d'auteur pendant un temps strictement limité</h4>
 
 <p>
-Les mots « pour des temps limités » qui figurent dans la clause du
+Les mots « pour des temps limités » qui figurent dans la clause du
 copyright, article I, &sect;8, cl. 8 sont le résultat d'une longue et amère
 expérience avec la plaie constitutionnelle que représentent les monopoles
 attribués par l'État. Depuis le 17e siècle, la condition de limitation dans
@@ -445,71 +445,72 @@
 potentiel d'abus de pouvoir inhérent aux monopoles, qu'ils soient d'origine
 royale ou législative. L'utilisation par la reine Élisabeth de lettres
 patentes monopolisant certains négoces dans le but de soutirer l'argent des
-acheteurs au profit des monopoles a provoqué l'affaire <i>Darcy</i>
-v. <i>Allen</i>, (<i>The Case of Monopolies </i> – l'affaire des monopoles)
-[11 Co. Rep.84 (1603)] pour laquelle un monopole de patente royale sur la
-fabrication et la distribution de cartes à jouer a été jugé nul. Le
-Parlement a suivi en 1624 avec le « Statut des monopoles » [21 Jac. I, 
c. 3]
-qui déclarait que seul le Parlement pourrait accorder des monopoles de
-droit, limités aux nouvelles inventions, pour une période qui n'excéderait
-pas 14 ans [<i>voir</i> 4 William Blackstone, <i>Commentaries on the Laws of
-England</i> (commentaires sur les lois d'Angleterre) *159 (1769)]. Cette
-limitation constitutionnelle a été esquivée par Charles I<sup>er</sup>
-durant la période de son règne despotique ; les monopoles royaux résultants
-ont nourri des accusations substantielles dans les années qui ont précédé 
la
-guerre civile en Angleterre [<i>voir</i> Cecily Violet Wedgwood, <i>The
-King's Peace</i> (la paix du roi) 156-62 (1955)].</p>
+acheteurs au profit des monopoles a provoqué l'affaire <cite>Darcy <i>v.</i>
+Allen</cite>, (<cite>The Case of Monopolies </cite> – l'affaire des
+monopoles) [11 Co. Rep.84 (1603)] pour laquelle un monopole de patente
+royale sur la fabrication et la distribution de cartes à jouer a été jugé
+nul. Le Parlement a suivi en 1624 avec le « Statut des monopoles »
+[21 Jac. I, c. 3] qui déclarait que seul le Parlement pourrait accorder des
+monopoles de droit, limités aux nouvelles inventions, pour une période qui
+n'excéderait pas 14 ans [voir William Blackstone, <cite>Commentaries on the
+Laws of England</cite> (commentaires sur les lois d'Angleterre)
+*159 (1769)]. Cette limitation constitutionnelle a été esquivée par Charles
+I<sup>er</sup> durant la période de son règne despotique ; les monopoles
+royaux résultants ont nourri des accusations substantielles dans les années
+qui ont précédé la guerre civile en Angleterre [voir Cecily Violet Wedgwood,
+<cite>The King's Peace</cite> (la paix du roi) 156-62 (1955)].</p>
 
 <p>
 Les colons américains en désaccord avec le gouvernement de Charles
-I<sup>er</sup> ont perçu la nuisance des monopoles gouvernementaux ; dès
+I<sup>er</sup> ont perçu la nuisance des monopoles gouvernementaux ; dès
 1641, dans la colonie de la baie du Massachusetts, la Cour générale de la
-colonie a décrété qu'« il n'y aura de monopoles accordés ou autorisés 
entre
+colonie a décrété qu'« il n'y aura de monopoles accordés ou autorisés 
entre
 nous que pour les nouvelles inventions profitables pour le pays, et ce, pour
-une courte période » [<i>The Charter and General Laws of the Colony and
-Province of Massachusetts Bay </i> (la Charte et les lois générales de la
-colonie et la province de la baie du Massachussets) 170 (Boston, 1814) ;
-voir aussi George Lee Haskins, <i>Law and Authority in Early
-Massachusetts</i> (les lois et autorités dans les premiers temps du
+une courte période » [<cite>The Charter and General Laws of the Colony and
+Province of Massachusetts Bay </cite> (la Charte et les lois générales de la
+colonie et la province de la baie du Massachussets) 170 (Boston, 1814) ;
+voir aussi George Lee Haskins, <cite>Law and Authority in Early
+Massachusetts</cite> (les lois et autorités dans les premiers temps du
 Massachussets) 130 (1960)].</p>
 
 <p>
-Quand la loi sur le copyright de 1709 – le fameux « Statut d'Anne » 
– a été
+Quand la loi sur le copyright de 1709 (le fameux « Statut d'Anne ») a 
été
 rédigée, les pionniers ont exigé une limitation de durée bien plus
-rigoureuse que celle que les auteurs proposaient, dont John Locke ; ils
-optèrent pour la limite de quatorze ans du Statut des monopoles [<i>voir</i>
-Mark Rose, <i>Authors and Owners : The Invention of Copyright</i> (auteurs
-et propriétaires : l'invention du copyright) 44-47 (1993)]. La limite
-stipulée par le Statut d'Anne – quatorze années avec un renouvellement de
-quatorze années si l'auteur survivait à son premier terme – fut adoptée 
par
-le premier Congrès dans la loi sur le copyright de 1790 [<i>voir</i>
-Copyright Act of 1709, 8 Anne, c. 19; Act of May 31, 1790, 1 Stat. 
124-25].</p>
+rigoureuse que celle que les auteurs proposaient, dont John Locke ; ils
+optèrent pour la limite de quatorze ans du Statut des monopoles [voir Mark
+Rose, <cite>Authors and Owners : The Invention of Copyright</cite> (auteurs
+et propriétaires : l'invention du copyright) 44-47 (1993)]. La limite
+stipulée par le Statut d'Anne (quatorze années avec un renouvellement de
+quatorze années si l'auteur survivait à son premier terme) fut adoptée par
+le premier Congrès dans la loi sur le copyright de 1790 [voir
+<cite>Copyright Act of 1709</cite>, 8 Anne, c. 19; Act of May 31, 1790,
+1 Stat. 124-25].</p>
 
 <p>
 Les auteurs de la Constitution ont accepté de manière unanime et sans
 discussion substantielle l'idée d'une durée limitée pour le copyright dans
-la rédaction de l'article I [<i>voir</i> 2 Max Farrand, <i>The Records of
-the Federal Convention of 1787</i> (les procès-verbaux de la Convention
-fédérale de 1787), 321-325, 505-510, 570, 595 (1937)]<a id="tex2html2"
-href="#foot152"><strong><sup>[2]</sup></strong></a>. Ce faisant – comme l'a
-montré l'utilisation de la limite temporelle du Statut des monopoles dans la
-loi sur le copyright de 1790 qui a suivi – les pionniers et le premier
-Congrès ont agi en pleine conscience de la longue histoire des tentatives
-faites pour contrôler les nuisances générées par les monopoles de droit, en
+la rédaction de l'article I [voir Max Farrand, <cite>The Records of the
+Federal Convention of 1787</cite> (les procès-verbaux de la Convention
+fédérale de 1787), 321-325, 505-510, 570, 595 (1937)] <a id="tex2html2"
+href="#foot152"><strong>[2]</strong></a>. Ce faisant (comme l'a montré
+l'utilisation de la limite temporelle du Statut des monopoles dans la loi
+sur le copyright de 1790 qui a suivi) les pionniers et le premier Congrès
+ont agi en pleine conscience de la longue histoire des tentatives faites
+pour contrôler les nuisances générées par les monopoles de droit, en
 limitant leur durée.</p>
 
 <p>
 On ne peut pas vicier l'importance constitutionnelle de la restriction
-« temps limité », comme le ferait le raisonnement de la Cour d'appel, en
+« temps limité », comme le ferait le raisonnement de la Cour d'appel, en
 donnant au Congrès l'opportunité de créer des jouissances à perpétuité 
par
 échelonnement, pas plus que le Congrès ne peut éliminer l'exigence
-constitutionnelle d'originalité [<i>Feist Publications, Inc.</i> v. <i>Rural
-Telephone Service, Co., Inc.</i>, 499 U.S. 340, 346-347 (1991)]. La Cour
-d'appel s'est fondamentalement trompée dans sa conclusion que « rien dans le
-texte ou dans l'histoire n'indique qu'une limite temporelle au copyright
-n'est pas un 'temps limité' si celui-ci peut ultérieurement être prolongé
-par un autre 'temps limité' » [<i>Eldred</i> v. <i>Reno</i>, 239 F.3d 372,
-379 (CADC 2001)]. À cet égard, la CTEA ne doit pas être jugée
+constitutionnelle d'originalité [<cite>Feist Publications, Inc. <i>v.</i>
+Rural Telephone Service, Co., Inc.</cite>, 499 U.S. 340, 346-347 (1991)]. La
+Cour d'appel s'est fondamentalement trompée dans sa conclusion que « rien
+dans le texte ou dans l'histoire n'indique qu'une limite temporelle au
+copyright n'est pas un “temps limité” si celui-ci peut ultérieurement 
être
+prolongé par un autre “temps limité” » [<cite>Eldred <i>v.</i> 
Reno</cite>,
+239 F.3d 372, 379 (CADC 2001)]. À cet égard, la CTEA ne doit pas être 
jugée
 isolément. Nous devons chercher à savoir s'il y a quelque chose dans le
 texte ou dans l'histoire qui rende constitutionnellement inacceptables les
 onze prolongations de la durée du monopole dans les quarante dernières
@@ -532,15 +533,15 @@
 Benkler l'a montré de façon élégante, l'existence d'un domaine public qui 
se
 développe vigoureusement réconcilie les droits exclusifs du système du
 copyright avec les buts fondamentaux du système de libre expression protégé
-par le premier amendement [<i>voir</i> Yochai Benkler, <i>Free as the Air to
-Common Use : First Amendment Constraints on Enclosure of the Public
-Domain</i> (libre comme l'air pour l'usage de tous : les contraintes du
+par le premier amendement [voir Yochai Benkler, <cite>Free as the Air to
+Common Use : First Amendment Constraints on Enclosure of the Public
+Domain</cite> (libre comme l'air pour l'usage de tous : les contraintes du
 premier amendement sur l'enceinte du domaine public), 74 N.Y.U.L. Rev. 354,
 386-394 (1999)]. Le Tribunal de première instance <i>[The Court below]</i>
 s'est trompé en donnant une fin de non-recevoir simpliste à la préoccupation
 des pétitionnaires concernant le premier amendement. Ce Tribunal a estimé au
 début de son avis que les exigences du premier amendement étaient
-« catégoriquement » satisfaites par la distinction entre idée et 
expression,
+« catégoriquement » satisfaites par la distinction entre idée et 
expression,
 et que par conséquent tout matériel couvert par le copyright mais dont
 l'utilisation pouvait être justifiée par le <i>fair use</i> était si
 abondamment protégé aux fins de libre expression qu'aucune réclamation
@@ -553,51 +554,51 @@
 perpétuel <i>in haec verba</i> (dans ces termes) serait interdit par la
 formulation de la clause du copyright [<i>Id.</i>, 377]. Mais même si l'on
 peut esquiver tant bien que mal la claire injonction de la clause du
-copyright par le subterfuge d'une « perpétuité fragmentée », obtenue 
par une
+copyright par le subterfuge d'une « perpétuité fragmentée », obtenue 
par une
 succession de prolongations rétroactives, cela ne rend pas le premier
 amendement impuissant pour autant. Comme le disait le grand spécialiste du
-copyright Melville Nimmer :</p>
+copyright Melville Nimmer :</p>
 
 <blockquote><p>
 Si je peux posséder Blackacre perpétuellement, pourquoi pas aussi <i>Black
-Beauty</i> ?<a id="TransNote7-rev" href="#TransNote7"><sup>g</sup></a> La
+Beauty</i> ? <a id="TransNote7-rev" href="#TransNote7"><sup>g</sup></a> La
 réponse tient dans le premier amendement. Il n'y a pas d'avantage
 compensatoire ayant trait à l'expression d'idées qui puisse se comparer à la
 possession perpétuelle d'une propriété matérielle, immobilière et
 personnelle. Un tel avantage existe par contre en ce qui concerne la
 propriété littéraire ou le copyright.</p>
 </blockquote>
-<p>[Melville B. Nimmer, <i>Does Copyright Abridge the First Amendment
-Guaranties of Free Speech and the Press ? </i>(Le copyright diminue-t-il les
-garanties de la liberté d'expression et de la presse ?)
+<p>[Melville B. Nimmer, <cite>Does Copyright Abridge the First Amendment
+Guaranties of Free Speech and the Press ?</cite> (Le copyright diminue-t-il
+les garanties de la liberté d'expression et de la presse ?)
 17 UCLA L. Rev. 1180, 1193 (1970)] </p>
 
 <p>
 La position de la Cour d'appel n'est pas non plus étayée par les jugements
 de cette Cour. Au contraire, comme les affaires traitées par cette Cour le
 mettent en évidence, le copyright et les monopoles de droit qui lui sont
-associés doivent se conformer dans leur formulation – comme toute autre
-règle sur l'expression d'idées – aux exigences du premier amendement. Dans
-l'affaire <i>Harper &amp; Row, Publishers, Inc.</i> v.<i> Nation
-Enterprises</i> [471 U.S. 539 (1985)] cette Cour a rejeté ce qu'elle
-caractérisait comme « une exception au copyright pour les personnages
-publics » parce qu'elle trouvait suffisantes « les protections du premier
+associés doivent se conformer dans leur formulation (comme toute autre règle
+sur l'expression d'idées) aux exigences du premier amendement. Dans
+l'affaire <cite>Harper &amp; Row, Publishers, Inc. <i>v.</i> Nation
+Enterprises</cite> [471 U.S. 539 (1985)] cette Cour a rejeté ce qu'elle
+caractérisait comme « une exception au copyright pour les personnages
+publics » parce qu'elle trouvait suffisantes « les protections du premier
 amendement déjà contenues dans la distinction, faite par la loi sur le
 Copyright, entre&hellip; les actes et les idées, le <i>fair use</i> donnant
-traditionnellement la liberté de commentaire et de recherche » [<i>Id.</i>,
-560]. Ainsi la Cour a indiqué qu'elle ne trouvait « aucune justification 
» à
+traditionnellement la liberté de commentaire et de recherche » [<i>Id.</i>,
+560]. Ainsi la Cour a indiqué qu'elle ne trouvait « aucune 
justification » à
 un plus ample développement de la doctrine du <i>fair use</i>
 [<i>Id.</i>]. Ceci n'implique nullement, comme la Cour d'appel l'a conclu
 tant bien que mal, que <i>Harper &amp; Row</i> constitue un obstacle
 insurmontable à toute contestation de toute loi subséquente sur le
-copyright, sur la base du premier amendement [<i>voir</i> 239 F.3d,
-375]. Dans l'affaire <i>San Francisco Arts &amp; Athletics, Inc. </i>
-v. <i>United States Olympic Committee</i> [483 U.S. 522 (1987)] cette Cour a
-appliqué une analyse classique du premier amendement à une loi donnant une
-protection spéciale de quasi-marque déposée au mot « Olympic », se 
demandant
-« si les restrictions fortuites aux libertés du premier amendement 
n'étaient
-pas plus importantes que ce qui serait nécessaire à la promotion d'un
-intérêt supérieur de l'État » [<i>Id.</i>, 537 (citation omise)].</p>
+copyright, sur la base du premier amendement [voir 239 F.3d, 375]. Dans
+l'affaire <cite>San Francisco Arts &amp; Athletics, Inc. <i>v.</i> United
+States Olympic Committee</cite> [483 U.S. 522 (1987)] cette Cour a appliqué
+une analyse classique du premier amendement à une loi donnant une protection
+spéciale de quasi-marque déposée au mot « Olympic », se demandant 
« si les
+restrictions fortuites aux libertés du premier amendement n'étaient pas plus
+importantes que ce qui serait nécessaire à la promotion d'un intérêt
+supérieur de l'État » [<i>Id.</i>, 537 (citation omise)].</p>
 
 <p>
 Le premier amendement a horreur du vide que représente la limitation de
@@ -605,29 +606,29 @@
 l'imitation, la révision et la modification du matériel existant est
 caractéristique de la culture écrite dans tous les arts et les sciences. Le
 premier amendement n'établit pas simplement une série de doctrines
-indépendantes, mais un « système de libre expression » [<i>voir</i> 
Thomas
-I. Emerson, <i>The System of Freedom of Expression</i> (le système de la
-liberté d'expression) (1970)]. Nos engagements constitutionnels envers un
-débat public « désinhibé, vigoureux et grand ouvert » [<i>New York Times
-Co.</i> v. <i>Sullivan</i>, 376 U.S. 254, 270 (1964)], un « marché des
-idées » [<i>Reno</i> v. <i>American Civil Liberties Union</i>, 521 U.S. 
844,
-885 (1997); <i>cf.</i> <i>Abrams</i> v. <i>United States</i>, 250 U.S. 616,
-630 (1919)] où il ne doit y avoir aucune possibilité de « prescrire ce qui
-devra être conforme » [<i>West Virginia Board of Education</i>
-v. <i>Barnette</i>, 319 U.S. 624, 642 (1943)], exige que nous regardions
-avec un grand scepticisme toute restriction à la formation et à l'expression
-des idées. Les lois qui tendent à établir des monopoles sur l'expression des
-idées doivent passer avec succès l'examen minutieux qui protège nos 
libertés
-les plus fondamentales. La clause du copyright n'exempte pas de cet examen
-la législation qui en découle, mais établit plutôt les principes qui
-permettent aux monopoles de droit et à la libre expression de
-coexister. Parmi ceux-ci, le principe de durée limitée est loin d'être le
-moins important. En refusant de considérer l'effet de la législation
-présente dans le contexte plus large d'une politique du Congrès consistant à
-prolonger les copyrights de manière fragmentaire, indéfinie, 
indifférenciée,
-et de la comparer aux buts établis par la clause du copyright elle-même, la
-Cour d'appel a failli à son devoir de protéger les intérêts inestimables du
-système de libre expression.</p>
+indépendantes, mais un « système de libre expression » [voir Thomas
+I. Emerson, <cite>The System of Freedom of Expression</cite> (le système de
+la liberté d'expression) (1970)]. Nos engagements constitutionnels envers un
+débat public « désinhibé, vigoureux et grand ouvert » [<cite>New York 
Times
+Co.  <i>v.</i> Sullivan</cite>, 376 U.S. 254, 270 (1964)], un « marché 
des
+idées » [<cite>Reno <i>v.</i> American Civil Liberties Union</cite>,
+521 U.S. 844, 885 (1997); <i>cf.</i> <cite>Abrams  <i>v.</i> United
+States</cite>, 250 U.S. 616, 630 (1919)] où il ne doit y avoir aucune
+possibilité de « prescrire ce qui devra être conforme » [<cite>West 
Virginia
+Board of Education <i>v.</i> Barnette</cite>, 319 U.S. 624, 642 (1943)],
+exige que nous regardions avec un grand scepticisme toute restriction à la
+formation et à l'expression des idées. Les lois qui tendent à établir des
+monopoles sur l'expression des idées doivent passer avec succès l'examen
+minutieux qui protège nos libertés les plus fondamentales. La clause du
+copyright n'exempte pas de cet examen la législation qui en découle, mais
+établit plutôt les principes qui permettent aux monopoles de droit et à la
+libre expression de coexister. Parmi ceux-ci, le principe de durée limitée
+est loin d'être le moins important. En refusant de considérer l'effet de la
+législation présente dans le contexte plus large d'une politique du Congrès
+consistant à prolonger les copyrights de manière fragmentaire, indéfinie,
+indifférenciée, et de la comparer aux buts établis par la clause du
+copyright elle-même, la Cour d'appel a failli à son devoir de protéger les
+intérêts inestimables du système de libre expression.</p>
 
 <h5 id="SECTION06021000000000000000">A. La prolongation indéfinie de la 
durée du monopole sur les œuvres d'auteur
 existantes est incompatible avec la clause du copyright et le premier
@@ -645,56 +646,57 @@
 <p>
 Cette réversion n'est pas constitutionnellement facultative. Dans le
 contexte des brevets, cette Cour a décrit la réversion comme une
-« condition » que l'œuvre sujette à un monopole de droit provisoire passe
-dans le domaine public à l'expiration du brevet [<i>Singer Mfg. Co.</i>
-v. <i>June Mfg. Co.</i>, 163 U.S. 169, 185 (1896)].</p>
+« condition » que l'œuvre sujette à un monopole de droit provisoire 
passe
+dans le domaine public à l'expiration du brevet [<cite>Singer
+Mfg. Co. <i>v.</i> June Mfg. Co.</cite>, 163 U.S. 169, 185 (1896)].</p>
 
 <p>
 En dépit de ce principe constitutionnel évident, la Cour d'appel a soutenu
 que le Congrès pouvait créer une perpétuité sur le copyright à condition
 qu'il le fasse de façon séquentielle, en procédant par des prolongations
 répétitives de tous les copyrights existants pour des durées nominalement
-« limitées ». Ce jugement est en contradiction à la fois avec l'esprit 
de la
+« limitées ». Ce jugement est en contradiction à la fois avec l'esprit 
de la
 clause du copyright et avec celui du premier amendement. La Cour d'appel a
-jugé à tort, en suivant son propre précédent [<i>voir</i> <i>Schnapper</i>
-v. <i>Foley</i>, 667 F.2d 102, 112 (1981)], que la seule phrase comprenant
-la clause du copyright, autorisant le Congrès à « favoriser le progrès de 
la
+jugé à tort, en suivant son propre précédent [voir <cite>Schnapper 
<i>v.</i>
+Foley</cite>, 667 F.2d 102, 112 (1981)], que la seule phrase comprenant la
+clause du copyright, autorisant le Congrès à « favoriser le progrès de la
 science et des arts utiles en assurant, pour des temps limités, aux auteurs
-et inventeurs le droit exclusif à leurs écrits et découvertes respectifs »
+et inventeurs le droit exclusif à leurs écrits et découvertes 
respectifs »
 n'impose, dans sa déclaration d'objectifs, aucune limitation significative
 au Congrès. Mais la Cour d'appel a admis, comme c'est son devoir, que les
 affaires jugées par cette Cour montrent clairement la limitation effective
-du pouvoir du Congrès par la clause du copyright ; par conséquent elle porte
+du pouvoir du Congrès par la clause du copyright ; par conséquent elle 
porte
 ses efforts sur la désintégration d'un membre de phrase de vingt-sept mots
 dans le but de prouver que, d'une manière ou d'une autre, les neuf premiers
 sont constitutionnellement non pertinents.</p>
 
 <p>
 Cette Cour a soutenu une première fois dans l'affaire des marques déposées
-<i>Trademark Cases</i> [100 U.S. 82 (1879)] et réaffirmé dans <i>Feist,
-supra</i> [499 U.S., 346-47] que le Congrès ne pouvait pas
-constitutionnellement édulcorer l'exigence d'originalité en rallongeant la
-couverture du copyright aux œuvres d'auteur qui se servent d'expressions
-déjà existantes, ou dans lesquelles l'effort de recueil et d'adaptation des
-informations existantes n'établit pas ce « minimum de créativité » que 
la
-Constitution exige. Selon la Cour d'appel toutefois, le principe
-d'originalité émerge uniquement des mots « écrits » et « auteur », 
en ne
-prenant pas le plus léger appui sur la déclaration d'objectifs qui introduit
-la clause du copyright.</p>
+<cite>Trademark Cases</cite> [100 U.S. 82 (1879)] et réaffirmé dans
+<cite>Feist</cite>, <i>supra</i> [499 U.S., 346-47] que le Congrès ne
+pouvait pas constitutionnellement édulcorer l'exigence d'originalité en
+rallongeant la couverture du copyright aux œuvres d'auteur qui se servent
+d'expressions déjà existantes, ou dans lesquelles l'effort de recueil et
+d'adaptation des informations existantes n'établit pas ce « minimum de
+créativité » que la Constitution exige. Selon la Cour d'appel toutefois, 
le
+principe d'originalité émerge uniquement des mots « écrits » et 
« auteur »,
+en ne prenant pas le plus léger appui sur la déclaration d'objectifs qui
+introduit la clause du copyright.</p>
 
 <p>
 La clause du copyright est unique parmi les pouvoirs législatifs énumérés 
à
 l'article I, &sect;8 en ce qu'elle contient une déclaration d'objectifs, qui
-décrit à elle seule « tant les objectifs que le Congrès peut viser que les
-moyens d'y parvenir » [<i>Goldstein</i> v. <i>California</i>, 412 U.S. 546,
-555 (1973)]. Adopter une lecture de cette clause qui refuse les conséquences
-juridiques des mots que les pionniers ont inclus spécifiquement et de façon
-atypique, est un style peu convaincant d'argumentation constitutionnelle.</p>
+décrit à elle seule « tant les objectifs que le Congrès peut viser que 
les
+moyens d'y parvenir » [<cite>Goldstein  <i>v.</i> California</cite>,
+412 U.S. 546, 555 (1973)]. Adopter une lecture de cette clause qui refuse
+les conséquences juridiques des mots que les pionniers ont inclus
+spécifiquement et de façon atypique, est un style peu convaincant
+d'argumentation constitutionnelle.</p>
 
 <p>
 Sans même se référer au début de la clause, cependant, les avis antérieurs
 de cette Cour montrent que la Cour d'appel a mal appréhendé la tâche
-d'argumentation. La Cour d'appel traite les mots « temps limités » de
+d'argumentation. La Cour d'appel traite les mots « temps limités » de
 manière purement formelle. Elle soutient qu'après les dix prolongations
 précédentes enclenchées en 1962 (mettant hors de portée du domaine public
 pendant une génération la totalité des œuvres dont les copyrights auraient
@@ -702,10 +704,10 @@
 vingt ans ne soulève pas de question constitutionnelle significative, parce
 que la nouvelle prolongation est numériquement définie à vingt ans. Pourtant
 la même interprétation, formelle et non contextuelle des mots devrait
-aboutir au résultat rejeté par cette Cour à <i>Feist</i> : les répertoires
-téléphoniques sont indéniablement des « œuvres écrites », selon la 
même
+aboutir au résultat rejeté par cette Cour à <i>Feist</i> : les 
répertoires
+téléphoniques sont indéniablement des « œuvres écrites », selon la 
même
 distorsion sémantique qui rend la prolongation contenue dans la CTEA
-« limitée ».</p>
+« limitée ».</p>
 
 <h5 id="SECTION06022000000000000000">B. Le cinquième amendement interdit ce 
genre de pratique juridique à l'égard
 des droits de propriété physique, et aucune justification constitutionnelle
@@ -718,15 +720,15 @@
 loi écourtant la durée des copyrights existants, ce qui réaffecterait au
 domaine public un grand volume d'œuvres encore couvertes. Si la loi
 stipulait simplement que la durée du copyright était réduite à quatorze 
ans,
-selon la Cour d'appel, cela satisferait aux exigences de « temps limité »,
+selon la Cour d'appel, cela satisferait aux exigences de « temps 
limité »,
 et cela ne donnerait aux Cours aucune raison de chercher à savoir si un tel
 changement favoriserait le progrès des sciences et des arts utiles. On
 s'attendrait toutefois à ce que les détenteurs de copyright soutiennent
 qu'une telle modification de la durée des droits existants les priverait du
-bénéfice que la « transaction du copyright » est censée leur « 
garantir ».</p>
+bénéfice que la « transaction du copyright » est censée leur 
« garantir ».</p>
 
 <p>
-Mais la transaction du copyright a deux facettes : « garantir » aux 
auteurs
+Mais la transaction du copyright a deux facettes : « garantir » aux 
auteurs
 leur monopole limité en échange de la réversion au public. Augmenter
 l'avantage de réversion aux dépens de la propriété initiale n'est pas
 conceptuellement différent d'augmenter le monopole du détenteur de copyright
@@ -736,7 +738,7 @@
 œuvres ont déjà été créées grâce à l'allocation de droits 
précédente, ne
 favorise pas le progrès des connaissances ni ne respecte l'intérêt de la
 libre expression, qui est d'une importance critique pour la santé du domaine
-public.<a id="tex2html3" 
href="#foot138"><strong><sup>[3]</sup></strong></a></p>
+public <a id="tex2html3" href="#foot138"><strong>[3]</strong></a>.</p>
 
 <p>
 Par ailleurs, s'il s'agissait de la réquisition d'une propriété 
immobilière,
@@ -744,16 +746,16 @@
 un tel ajustement législatif de la durée des avantages. Sachant que le
 copyright tient ses origines de la <i>common law</i> (loi commune), il n'est
 pas surprenant qu'il adopte pour les œuvres d'auteur la même structure
-familière de « patrimoine », à commencer par un acte de cession pour un
+familière de « patrimoine », à commencer par un acte de cession pour un
 certain nombre d'années ou un usufruit limité à un certain nombre d'années,
 avec une réversion au domaine public. Cette Cour a jugé que l'altération par
 la loi de tels patrimoines, ayant pour effet de limiter l'avantage de
 réversion de la propriété immobilière de manière à effectuer une
-redistribution entre des parties privées, est considérée comme « usage
-public » au sens de la clause de réquisition ; il est conforme à la
-Constitution s'il est compensé [<i>Hawaii Housing Authority</i>
-v. <i>Midkiff</i>, 467 U.S. 229 (1984)]. Mais il n'a jamais été suggéré 
que
-le Congrès ou la législature d'un État pouvait effectuer un transfert de
+redistribution entre des parties privées, est considérée comme « usage
+public » au sens de la clause de réquisition ; il est conforme à la
+Constitution s'il est compensé [<cite>Hawaii Housing Authority <i>v.</i>
+Midkiff</cite>, 467 U.S. 229 (1984)]. Mais il n'a jamais été suggéré 
que le
+Congrès ou la législature d'un État pouvait effectuer un transfert de
 richesses aussi énorme aux actuels rentiers, par la prolongation de tous les
 baux existants, en anéantissant ou en reportant indéfiniment l'avantage de
 réversion sans payer de compensation.</p>
@@ -789,7 +791,7 @@
 Aucun schéma législatif ne pourrait montrer plus clairement la présence des
 maux mêmes contre lesquels les auteurs de la Constitution et leurs ancêtres
 ont lutté, et qui ont donné naissance à la clause du copyright avec son
-exigence de « temps limité ». Pendant leur lutte pour la liberté
+exigence de « temps limité ». Pendant leur lutte pour la liberté
 constitutionnelle, nos prédécesseurs ont perçu un danger de corruption dans
 l'octroi des monopoles. Le danger qu'ils ont appréhendé venait de
 l'exécutif, qui pouvait utiliser son pouvoir pour accorder ces monopoles
@@ -797,11 +799,11 @@
 le risque vient du fait que la législature, à qui est accordé le pouvoir de
 créer de tels monopoles par l'article I, &sect;8, a pris l'habitude
 d'utiliser ce pouvoir pour accorder des avantages aux détenteurs de
-copyright au détriment du domaine public. Un tel objectif – transformer le
+copyright au détriment du domaine public. Un tel objectif (transformer le
 système de libre expression en une série de fiefs privés au bénéfice des
 détenteurs de monopoles, qui peuvent choisir de dégrever sous forme de
 cotisations de campagne une petite part des rentes ainsi soutirées à la
-population – est clairement interdit au Congrès par la formulation de la
+population) est clairement interdit au Congrès par la formulation de la
 clause du copyright et par le premier amendement. L'utilisation de
 prolongations intérimaires répétées pour réaliser l'effet d'une 
perpétuation
 n'est pas moins dangereuse qu'un texte unique considéré par toutes les
@@ -841,32 +843,32 @@
 <div class="infobox">
 <hr />
 <ul class="no-bullet">
-<li><a id="foot151" href="#tex2html1"><sup>1</sup>  </a>Les avocats des deux
-parties ont consenti au classement de ce factum, et ces consentements ont
-été classés au greffe de cette Cour. Aucun des avocats des deux parties n'a
-eu de rôle dans la création de ce factum, et personne d'autre que
-l'<i>amicus</i> et son avocat n'a apporté de contribution monétaire à sa
-préparation et à sa soumission.</li>
+<li><a id="foot151" href="#tex2html1">[1]</a>  Les avocats des deux parties 
ont
+consenti au classement de ce factum, et ces consentements ont été classés au
+greffe de cette Cour. Aucun des avocats des deux parties n'a eu de rôle dans
+la création de ce factum, et personne d'autre que l'<i>amicus</i> et son
+avocat n'a apporté de contribution monétaire à sa préparation et à sa
+soumission.</li>
 
-<li><a id="foot152" href="#tex2html2"><sup>2</sup>  </a>Le seul amendement 
fut
-le remplacement de la phrase initialement suggérée par Charles Pinckney de
+<li><a id="foot152" href="#tex2html2">[2]</a>  Le seul amendement fut le
+remplacement de la phrase initialement suggérée par Charles Pinckney de
 Caroline du Sud, disant que les monopoles étaient accordés pendant un
-« certain temps » [<i>Voir</i> 3 <i>id.</i>, p. 122].</li>
+« certain temps » [voir 3 <i>id.</i>, p. 122].</li>
 
-<li><a id="foot138" href="#tex2html3"><sup>3</sup>  </a>La Cour d'appel a
-minimisé l'importance de l'appauvrissement du domaine public quand elle a
-soutenu que « préserver l'accès à des œuvres qui autrement auraient été
-perdues – non pas versées au domaine public, mais perdues – “promeut 
le
-progrès” aussi sûrement que de stimuler la création de nouvelles œuvres 
»
-[239 F.3d, 379]. C'est une référence manifeste aux affirmations des
-détenteurs de copyright faites au cours du processus législatif, que
-certains types d'œuvres, en particulier les films, ne seraient conservés
-physiquement que si le monopole du copyright était prolongé. Il suffit de
-préciser qu'un tel principe pour l'octroi de monopoles de copyright est en
-conflit avec l'exigence d'originalité exigée par la Constitution : le
-Congrès ne peut pas choisir de conserver les livres, les films ou la musique
-en cédant au conservateur un monopole de droit valable pendant des décennies
-sur leur copie et leur redistribution.</li>
+<li><a id="foot138" href="#tex2html3">[3]</a>  La Cour d'appel a minimisé
+l'importance de l'appauvrissement du domaine public quand elle a soutenu que
+« préserver l'accès à des œuvres qui autrement auraient été perdues 
– non
+pas versées au domaine public, mais perdues – “promeut le progrès” 
aussi
+sûrement que de stimuler la création de nouvelles œuvres » [239 F.3d,
+379]. C'est une référence manifeste aux affirmations des détenteurs de
+copyright faites au cours du processus législatif, que certains types
+d'œuvres, en particulier les films, ne seraient conservés physiquement que
+si le monopole du copyright était prolongé. Il suffit de préciser qu'un tel
+principe pour l'octroi de monopoles de copyright est en conflit avec
+l'exigence d'originalité exigée par la Constitution : le Congrès ne peut 
pas
+choisir de conserver les livres, les films ou la musique en cédant au
+conservateur un monopole de droit valable pendant des décennies sur leur
+copie et leur redistribution.</li>
 </ul>
 </div>
 </div>
@@ -875,43 +877,49 @@
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't have notes.-->
 <hr /><b>Notes de traduction</b><ol id="translator-notes-alpha">
-<li id="TransNote1">Le copyright américain est l'équivalent du droit
-d'auteur français, mais il y a des différences significatives du point de
-vue juridique, c'est pourquoi nous ne traduisons pas ce terme. <a
-href="#TransNote1-rev" class="nounderline">&#8593;</a></li>
-<li id="TransNote2">La phrase de la Constitution à laquelle se réfère
-l'expression « clause du copyright » est la suivante : <i>« The Congress
-shall have Power&hellip; To promote the Progress of Science and useful Arts,
-by securing for limited Times to Authors and Inventors the exclusive Right
-to their respective Writings and Discoveries. »</i> (Le Congrès aura le
-pouvoir&hellip; de favoriser le progrès de la science et des arts utiles en
-assurant, pour des temps limités, aux auteurs et inventeurs le droit
-exclusif à leurs écrits et découvertes respectifs.) <a
-href="#TransNote2-rev" class="nounderline">&#8593;</a></li>
-<li id="TransNote3"><i>Statute</i> : aux États-Unis, la législation est
-basée sur la loi écrite <i>(statutory law)</i>, la jurisprudence <i>(case
-law)</i> et les règlements administratifs <i>(regulations)</i>. Une loi
-votée par le Congrès (Chambre des représentants + Sénat) est appelée
-<i>act</i>. Une fois promulguée, elle devient applicable et prend le nom de
-<i>statute</i>. Même promulguée, une loi peut être déclarée
-inconstitutionnelle. Elle sera alors inapplicable de fait, mais ne sera pas
-retirée des textes. <a href="#TransNote3-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a></li>
-<li id="TransNote4">Allusion à la classification des êtres vivants en genres
-et espèces. <a href="#TransNote4-rev" class="nounderline">&#8593;</a></li>
-<li id="TransNote5"><i>« No doubt the copyright industries would attack the
-legislation as a taking. »</i> fait allusion au 5e amendement de la
-Constitution : <i>« &hellip; nor shall private property be taken for public
-use, without just compensation »</i> (nulle propriété privée ne pourra 
être
-réquisitionnée à l'usage du public sans une juste compensation). <a
-href="#TransNote5-rev" class="nounderline">&#8593;</a></li>
-<li id="TransNote6"><i>Statutory monopoly</i> : monopole <i>de jure</i>,
-créé par une législature. <a href="#TransNote6-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a></li>
-<li id="TransNote7"><i>Blackacre</i> est le nom d'un domaine fictif utilisé
-traditionnellement comme exemple dans les cours de droit ; <cite>Black
-Beauty</cite> est un roman à succès d'Anna Sewell, racontant l'histoire d'un
-cheval. <a href="#TransNote7-rev" class="nounderline">&#8593;</a></li>
+<li><a id="TransNote1" href="#TransNote1-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Le copyright américain est l'équivalent du droit d'auteur français, mais il
+y a des différences significatives du point de vue juridique, c'est pourquoi
+nous ne traduisons pas ce terme.</li>
+<li><a id="TransNote2" href="#TransNote2-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+La phrase de la Constitution à laquelle se réfère l'expression « clause 
du
+copyright » est la suivante : <i>« The Congress shall have 
Power&hellip; To
+promote the Progress of Science and useful Arts, by securing for limited
+Times to Authors and Inventors the exclusive Right to their respective
+Writings and Discoveries. »</i> (Le Congrès aura le pouvoir&hellip; de
+favoriser le progrès de la science et des arts utiles en assurant, pour des
+temps limités, aux auteurs et inventeurs le droit exclusif à leurs écrits et
+découvertes respectifs.)</li>
+<li><a id="TransNote3" href="#TransNote3-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+<i>Statute</i> : aux États-Unis, la législation est basée sur la loi 
écrite
+<i>(statutory law)</i>, la jurisprudence <i>(case law)</i> et les règlements
+administratifs <i>(regulations)</i>. Une loi votée par le Congrès (Chambre
+des représentants + Sénat) est appelée <i>act</i>. Une fois promulguée, 
elle
+devient applicable et prend le nom de <i>statute</i>. Même promulguée, une
+loi peut être déclarée inconstitutionnelle. Elle sera alors inapplicable de
+fait, mais ne sera pas retirée des textes.</li>
+<li><a id="TransNote4" href="#TransNote4-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Allusion à la classification des êtres vivants en genres et espèces.</li>
+<li><a id="TransNote5" href="#TransNote5-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+<i>« No doubt the copyright industries would attack the legislation as a
+taking. »</i> fait allusion au 5e amendement de la Constitution :
+<i>« &hellip; nor shall private property be taken for public use, without
+just compensation »</i> (nulle propriété privée ne pourra être
+réquisitionnée à l'usage du public sans une juste compensation).</li>
+<li><a id="TransNote6" href="#TransNote6-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+<i>Statutory monopoly</i> : monopole <i>de jure</i>, créé par une
+législature.</li>
+<li><a id="TransNote7" href="#TransNote7-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+<i>Blackacre</i> est le nom d'un domaine fictif utilisé traditionnellement
+comme exemple dans les cours de droit ; <cite>Black Beauty</cite> est un
+roman à succès d'Anna Sewell, racontant l'histoire d'un cheval.</li>
 </ol></div>
 </div>
 
@@ -977,13 +985,13 @@
 <div class="translators-credits">
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't want credits.-->
-Traduction : Miluz<br />Révision : <a
+Traduction : Miluz<br />Révision : <a
 href="mailto:trad-gnu&#64;april.org";>trad-gnu&#64;april.org</a></div>
 
 <p class="unprintable"><!-- timestamp start -->
 Dernière mise à jour :
 
-$Date: 2021/09/04 12:34:53 $
+$Date: 2021/11/05 15:00:47 $
 
 <!-- timestamp end -->
 </p>

Index: floss-and-foss.fr.html
===================================================================
RCS file: /web/www/www/philosophy/floss-and-foss.fr.html,v
retrieving revision 1.18
retrieving revision 1.19
diff -u -b -r1.18 -r1.19
--- floss-and-foss.fr.html      11 Sep 2021 11:35:43 -0000      1.18
+++ floss-and-foss.fr.html      5 Nov 2021 15:00:47 -0000       1.19
@@ -20,11 +20,11 @@
 <address class="byline">par Richard Stallman</address>
 
 <p>Au sein de la communauté du logiciel libre, il existe deux bords
-politiques : le mouvement du logiciel libre et celui de l'open source<a
+politiques : le mouvement du logiciel libre et celui de l'open source <a
 id="TransNote1-rev" href="#TransNote1"><sup>1</sup></a>. Le mouvement du
 logiciel libre fait campagne pour <a
 href="/philosophy/free-software-even-more-important.html">la liberté des
-utilisateurs d'ordinateurs</a> ; nous affirmons qu'un logiciel privateur
+utilisateurs d'ordinateurs</a> ; nous affirmons qu'un logiciel privateur
 représente une injustice envers ses utilisateurs. Le camp open source refuse
 d'y voir un problème de justice vis-à-vis des utilisateurs et base
 uniquement son argumentation sur <a
@@ -35,28 +35,28 @@
 réfère à la liberté et non au prix,<a id="TransNote2-rev"
 href="#TransNote2"><sup>2</sup></a> nous écrivons ou nous disons quelquefois
 <i>free (libre) software</i>, en ajoutant le mot français ou espagnol qui
-signifie « libre » au sens de liberté. Dans certains contextes, on peut 
même
+signifie « libre » au sens de liberté. Dans certains contextes, on peut 
même
 se contenter de dire <i>libre software</i>.</p>
 
 <p>Un chercheur étudiant les méthodes et pratiques des développeurs de la
 communauté du logiciel libre a conclu qu'elles étaient indépendantes des
-opinions politiques des développeurs et a donc employé le terme « FLOSS »
-<i>[Free/Libre and Open Source Software]</i> pour « logiciel libre (comme
-l'air) et open source »<a id="TransNote3-rev"
+opinions politiques des développeurs et a donc employé le terme 
« FLOSS »
+<i>[Free/Libre and Open Source Software]</i> pour « logiciel libre (comme
+l'air) et open source »<a id="TransNote3-rev"
 href="#TransNote3"><sup>3</sup></a> afin d'éviter explicitement de prendre
 parti pour l'un des deux camps. Si vous souhaitez rester neutre, c'est une
 bonne manière de procéder. Les deux camps sont ainsi mis en évidence de
 façon équivalente.</p>
 
-<p>D'autres utilisent le terme « FOSS » <i>[Free and Open Source 
Software]</i>
-qui signifie « logiciel libre et open source ». Bien qu'étant censée
-signifier la même chose que « FLOSS », cette expression est moins claire
+<p>D'autres utilisent le terme « FOSS » <i>[Free and Open Source 
Software]</i>
+qui signifie « logiciel libre et open source ». Bien qu'étant censée
+signifier la même chose que « FLOSS », cette expression est moins claire
 dans la mesure où elle omet de préciser que <i>free</i> se rapporte à la
 liberté. La notion de logiciel libre y est moins visible étant donné qu'en
 anglais l'expression <i>open source</i> est mise en avant tandis que les
 mots <i>free</i> et <i>software</i> sont séparés.</p>
 
-<p>Par ailleurs, l'expression « logiciel libre et open source » est 
trompeuse,
+<p>Par ailleurs, l'expression « logiciel libre et open source » est 
trompeuse,
 car elle suggère un point de vue unique au lieu de se référer à deux points
 de vue différents. Cette conceptualisation du domaine du logiciel est un
 obstacle à la compréhension du fait que les catégories libre et open source
@@ -65,7 +65,7 @@
 
 <p>Par conséquent, si vous voulez être neutre vis-à-vis du logiciel libre 
et de
 l'open source, tout en étant parfaitement clair à leur sujet, utilisez
-« FLOSS » et non « FOSS ».</p>
+« FLOSS » et non « FOSS ».</p>
 
 <p>Nous qui appartenons au mouvement du logiciel libre, nous n'utilisons aucune
 de ces expressions, car nous ne voulons pas rester neutres sur cette
@@ -78,18 +78,18 @@
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't have notes.-->
 <hr /><b>Notes de traduction</b><ol>
 <li><a id="TransNote1" href="#TransNote1-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
+class="nounderline">&#8593;</a>
 Code source ouvert.</li>
 <li><a id="TransNote2" href="#TransNote2-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
-<i>Free</i> signifie aussi bien « gratuit » que « libre », ambiguïté 
qui
-n'existe pas en français, à part peut-être dans l'expression « entrée
-libre ».</li>
+class="nounderline">&#8593;</a>
+<i>Free</i> signifie aussi bien « gratuit » que « libre », 
ambiguïté qui
+n'existe pas en français, à part peut-être dans l'expression « entrée
+libre ».</li>
 <li><a id="TransNote3" href="#TransNote3-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
-La signification de « libre » a beau être claire, beaucoup de gens
+class="nounderline">&#8593;</a>
+La signification de « libre » a beau être claire, beaucoup de gens
 assimilent les logiciels libres à des logiciels gratuits. Il n'est donc pas
-inutile de préciser « libre comme l'air ».</li></ol></div>
+inutile de préciser « libre comme l'air ».</li></ol></div>
 </div>
 
 <!-- for id="content", starts in the include above -->
@@ -156,13 +156,13 @@
 <div class="translators-credits">
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't want credits.-->
-Traduction: Sébastien Poher<br /> Révision: <a
+Traduction : Sébastien Poher<br /> Révision : <a
 href="mailto:trad-gnu&#64;april.org";>trad-gnu&#64;april.org</a></div>
 
 <p class="unprintable"><!-- timestamp start -->
 Dernière mise à jour :
 
-$Date: 2021/09/11 11:35:43 $
+$Date: 2021/11/05 15:00:47 $
 
 <!-- timestamp end -->
 </p>

Index: free-software-even-more-important.fr.html
===================================================================
RCS file: /web/www/www/philosophy/free-software-even-more-important.fr.html,v
retrieving revision 1.40
retrieving revision 1.41
diff -u -b -r1.40 -r1.41
--- free-software-even-more-important.fr.html   5 Nov 2021 10:06:53 -0000       
1.40
+++ free-software-even-more-important.fr.html   5 Nov 2021 15:00:47 -0000       
1.41
@@ -21,17 +21,17 @@
 <address class="byline">par <a href="https://www.stallman.org/";>Richard 
Stallman</a></address>
 
 <p>Depuis 1983, le mouvement du logiciel libre fait campagne pour la liberté
-des utilisateurs de l'informatique – pour que les utilisateurs contrôlent
-les logiciels qu'ils utilisent plutôt que l'inverse. Quand un programme
-respecte la liberté des utilisateurs et leur communauté, nous disons que
-c'est un « logiciel libre » <i>[free software]</i>.</p>
+des utilisateurs de l'informatique, pour que les utilisateurs contrôlent les
+logiciels qu'ils utilisent plutôt que l'inverse. Quand un programme respecte
+la liberté des utilisateurs et leur communauté, nous disons que c'est un
+« logiciel libre » <i>[free software]</i>.</p>
 
 <p>Parfois aussi nous l'appelons <i>libre software</i> pour souligner le fait
 que nous parlons de liberté et non de prix.<a id="TransNote1-rev"
-href="#TransNote1"><sup>1</sup></a> Certains programmes privateurs <a
+href="#TransNote1"><sup>1</sup></a> Certains programmes privateurs <a
 id="TransNote2-rev" href="#TransNote2"><sup>2</sup></a> (non libres), comme
-Photoshop, sont vraiment coûteux ; d'autres, comme l'appli d'Uber, sont
-disponibles gratuitement – mais c'est un détail mineur. Dans les deux cas,
+Photoshop, sont vraiment coûteux ; d'autres, comme l'appli d'Uber, sont
+disponibles gratuitement, mais c'est un détail mineur. Dans les deux cas,
 ils donnent au développeur du programme du pouvoir sur les utilisateurs,
 pouvoir que personne ne devrait posséder.</p>
 
@@ -43,8 +43,8 @@
 <hr class="no-display" />
 </div>
 
-<p>Ces deux programmes non libres ont quelque chose d'autre en commun : ils
-sont tous deux « malveillants », c'est-à-dire qu'ils ont tous deux des
+<p>Ces deux programmes non libres ont quelque chose d'autre en commun : ils
+sont tous deux « malveillants », c'est-à-dire qu'ils ont tous deux des
 fonctionnalités conçues pour traiter les utilisateurs de manière
 inéquitable. De nos jours, le logiciel privateur est souvent malveillant
 parce que <a href="/malware">les développeurs sont corrompus par le pouvoir
@@ -59,7 +59,7 @@
 programmes de l'utilisateur leur disent de faire).</p>
 
 <p>Avec le logiciel privateur, le programme contrôle les utilisateurs et une
-autre entité (le développeur ou le « propriétaire ») contrôle le
+autre entité (le développeur ou le « propriétaire ») contrôle le
 programme. Donc le programme privateur donne à son développeur du pouvoir
 sur les utilisateurs. C'est injuste en soi; de plus cela induit chez le
 développeur la tentation de faire du tort aux utilisateurs par d'autres
@@ -88,11 +88,11 @@
 <p>(0) La liberté de faire fonctionner le programme comme vous le souhaitez,
 pour n'importe quel usage.</p>
 
-<p>(1) La liberté d'étudier le « code source » du programme et de le 
modifier,
+<p>(1) La liberté d'étudier le « code source » du programme et de le 
modifier,
 de sorte qu'il s'exécute comme vous le souhaitez. Les logiciels sont écrits
 par des programmeurs dans un langage de programmation ressemblant à de
-l'anglais combiné avec de l'algèbre ; cette forme du logiciel est le « 
code
-source ». Toute personne connaissant la programmation et ayant le logiciel
+l'anglais combiné avec de l'algèbre ; cette forme du logiciel est le 
« code
+source ». Toute personne connaissant la programmation et ayant le logiciel
 sous forme de code source peut le lire, comprendre son fonctionnement et
 aussi le modifier. Quand tout ce que vous avez est la forme exécutable, une
 série de nombres qui est optimisée pour faire fonctionner l'ordinateur, mais
@@ -101,11 +101,11 @@
 redoutable.</p>
 
 <p>(2) La liberté de créer et de distribuer des copies exactes quand vous le
-souhaitez. Ce n'est pas une obligation ; c'est votre choix. Si le programme
+souhaitez. Ce n'est pas une obligation ; c'est votre choix. Si le programme
 est libre, cela ne signifie pas que quelqu'un a l'obligation de vous en
 proposer une copie, ou que vous avez l'obligation de lui en proposer une
 copie. Distribuer un programme à des utilisateurs sans liberté, c'est leur
-faire du tort ; cependant, choisir de ne pas distribuer le programme — en
+faire du tort ; cependant, choisir de ne pas distribuer le programme — en
 l'utilisant de manière privée — ne fait de tort à personne.</p> 
 
 <p>(3) La liberté de faire et de distribuer des copies de vos versions
@@ -115,12 +115,12 @@
 <p>Avec les deux premières libertés, chaque utilisateur peut exercer un
 contrôle individuel sur le programme. Avec les deux autres, n'importe quel
 groupe rassemblant des utilisateurs peut exercer un <em>contrôle
-collectif</em> sur le programme ; avec l'ensemble de ces quatre libertés,
+collectif</em> sur le programme ; avec l'ensemble de ces quatre libertés,
 les utilisateurs ont la pleine maîtrise du programme. Si l'une d'elle fait
 défaut ou est inadéquate, le programme est privateur (non libre) et 
injuste.</p>
 
 <p>D’autres types d’œuvres sont exploitées pour accomplir des tâches
-pratiques ; parmi celles-ci, les recettes de cuisine, les matériels
+pratiques ; parmi celles-ci, les recettes de cuisine, les matériels
 didactiques tels les manuels, les ouvrages de référence tels les
 dictionnaires et les encyclopédies, les polices de caractère pour
 l’affichage de texte mis en forme, les schémas électriques pour le 
matériel
@@ -128,7 +128,7 @@
 uniquement décoratifs) à l’aide d’une imprimante 3D. Il ne s’agit pas 
de
 logiciels et le mouvement du logiciel libre ne les couvre donc pas au sens
 strict. Mais le même raisonnement s’applique et conduit aux mêmes
-conclusions : il faut que ces œuvres soient distribuées avec les quatre
+conclusions : il faut que ces œuvres soient distribuées avec les quatre
 libertés.</p>
 
 <p>Un programme libre vous permet de le bricoler pour lui faire faire ce que
@@ -143,7 +143,7 @@
 
 <p>Si les utilisateurs ne contrôlent pas le programme, le programme contrôle
 les utilisateurs. Avec le logiciel privateur, il y a toujours une entité, le
-développeur ou le « propriétaire » du programme, qui en a le contrôle 
et qui
+développeur ou le « propriétaire » du programme, qui en a le contrôle 
et qui
 exerce par ce biais un pouvoir sur les utilisateurs. Un programme non libre
 est un joug, un instrument de pouvoir injuste.</p>
 
@@ -159,10 +159,10 @@
 sans requérir de permission. Le Kindle d'Amazon a une porte dérobée qui peut
 effacer des livres.</p>
 
-<p>L'utilisation de logiciels privateurs dans le cadre de « l'internet des
-objets » transformerait ce dernier en « <a
+<p>L'utilisation de logiciels privateurs dans le cadre de « l'internet des
+objets » transformerait ce dernier en « <a
 href="https://archive.ieet.org/articles/rinesi20150806.html";>internet du
-télémarketing</a> » ainsi qu'en « internet des fouineurs ».</p>
+télémarketing</a> » ainsi qu'en « internet des fouineurs ».</p>
 
 <p>Pour en finir avec l'injustice des programmes non libres, le mouvement du
 logiciel libre développe des logiciels libres qui donnent aux utilisateurs
@@ -172,7 +172,7 @@
 d'ordinateurs tournent sous GNU, principalement sous la <a
 href="/gnu/gnu-linux-faq.html">combinaison GNU/Linux</a>.</p>
 
-<p>Distribuer un programme aux utilisateurs sans la liberté leur fait du 
tort ;
+<p>Distribuer un programme aux utilisateurs sans la liberté leur fait du 
tort ;
 cependant, choisir de ne pas distribuer le programme ne fait de tort à
 personne. Si vous écrivez un programme et que vous l'utilisez en privé, cela
 ne fait pas de mal aux autres (il est vrai que vous perdez une occasion de
@@ -186,16 +186,16 @@
 
 <p>Le logiciel non libre a été le premier moyen, pour les entreprises, de
 prendre la main sur l'informatique des gens. De nos jours, il existe un
-autre moyen, appelé « service se substituant au logiciel », ou SaaSS. Cela
+autre moyen, appelé « service se substituant au logiciel », ou SaaSS. 
Cela
 équivaut à laisser quelqu'un d'autre effectuer vos propres tâches
 informatiques.</p>
 
 <p>Le recours à un SaaSS n'implique pas que les programmes exécutés sur le
 serveur soient non libres (même si c'est souvent le cas). Mais l'utilisation
 d'un SaaSS et celle d'un programme non libre produisent les mêmes
-injustices : ce sont deux voies différentes qui mènent à la même situation
-indésirable. Prenez l'exemple d'un service de traduction SaaSS :
-l'utilisateur envoie un texte au serveur ; celui-traduit le texte (disons,
+injustices : ce sont deux voies différentes qui mènent à la même 
situation
+indésirable. Prenez l'exemple d'un service de traduction SaaSS :
+l'utilisateur envoie un texte au serveur ; celui-traduit le texte (disons,
 de l'anglais vers l'espagnol) et renvoie la traduction à l'utilisateur. La
 tâche de traduction est alors sous le contrôle de l'opérateur du serveur et
 non plus de l'utilisateur.</p>
@@ -204,7 +204,7 @@
 informatique. Cela nécessite de confier toutes les données concernées à cet
 opérateur, qui sera à son tour obligé de les fournir à l'État. <a
 href="/philosophy/who-does-that-server-really-serve.html">Qui ce serveur
-sert-il réellement, en fin de compte ?</a></p>
+sert-il réellement, en fin de compte ?</a></p>
 
 <h3>Injustices primaires et secondaires</h3>
 
@@ -212,12 +212,12 @@
 vous faites du tort, car vous donnez à autrui un pouvoir injuste sur
 vous. Il est de votre propre intérêt de vous y soustraire. Vous faites aussi
 du tort aux autres si vous faites la promesse de ne pas partager. C'est mal
-de tenir une telle promesse et c'est un moindre mal de la rompre ; pour être
+de tenir une telle promesse et c'est un moindre mal de la rompre ; pour être
 vraiment honnête, vous ne devriez pas faire du tout cette promesse.</p>
 
 <p>Il y a des cas où l'utilisation de logiciel non libre exerce une pression
 directe sur les autres pour qu'ils agissent de même. Skype en est un exemple
-évident : quand une personne utilise le logiciel client non libre Skype,
+évident : quand une personne utilise le logiciel client non libre Skype,
 cela nécessite qu'une autre personne utilise ce logiciel également, et par
 là même que toutes deux abandonnent leur liberté (les Hangouts de Google
 posent le même problème). La simple suggestion d'utiliser de tels programmes
@@ -226,7 +226,7 @@
 
 <p>Un autre dommage causé par l'utilisation de programmes non libres ou de
 SaaSS est que cela récompense leur coupable auteur et encourage le
-développement du programme ou « service » concerné, ce qui conduit à 
leur
+développement du programme ou « service » concerné, ce qui conduit à 
leur
 tour d'autres personnes à tomber sous la coupe de l'éditeur de logiciel.</p>
 
 <p>Toutes les formes de dommage indirect sont amplifiées lorsque 
l’utilisateur
@@ -247,7 +247,7 @@
 l'État). Ils ne doivent pas non plus les confier à un service programmé et
 géré par une entité autre que l'État, puisque ce serait un SaaSS.</p>
 
-<p>Il y a une faille de sécurité essentielle dans le logiciel privateur : il
+<p>Il y a une faille de sécurité essentielle dans le logiciel privateur : 
il
 n'est pas du tout protégé contre une attaque venant de son développeur. Et
 le développeur peut en aider d'autres à attaquer. <a
 
href="https://arstechnica.com/information-technology/2013/06/nsa-gets-early-access-to-zero-day-data-from-microsoft-others/";>Microsoft
@@ -256,7 +256,7 @@
 si Apple fait de même, mais cette société est soumise à la même pression 
du
 gouvernement que Microsoft. Si le gouvernement d'un autre pays utilise un
 tel logiciel, il compromet la sécurité nationale. Voulez-vous que la NSA
-pénètre par effraction dans les ordinateurs de votre gouvernement ? Lisez
+pénètre par effraction dans les ordinateurs de votre gouvernement ? Lisez
 nos <a href="/philosophy/government-free-software.html">suggestions pour une
 politique de promotion du logiciel libre au niveau du gouvernement</a>.</p>
 
@@ -273,13 +273,13 @@
 maîtriser leur art.</p>
 
 <p>En outre, elles enseigneront à leurs étudiants l'habitude de coopérer,
-d'aider les autres. Chaque classe doit avoir la règle suivante : « 
Élèves et
+d'aider les autres. Chaque classe doit avoir la règle suivante : 
« Élèves et
 étudiants, cette classe est un endroit où nous partageons nos
 connaissances. Si vous apportez des logiciels, ne les gardez pas pour
 vous. Au contraire, vous devez en partager des copies avec le reste de la
 classe, de même que le code source du programme au cas où quelqu’un 
voudrait
 s’instruire. En conséquence, apporter des logiciels privateurs en classe
-n’est pas autorisé, sauf pour les exercices de rétroingénierie. »</p>
+n’est pas autorisé, sauf pour les exercices de rétroingénierie. »</p>
 
 <p>Si l'on en croit les développeurs de logiciel privateur, on devrait punir
 les étudiants assez généreux pour partager leurs logiciels ou assez curieux
@@ -287,15 +287,15 @@
 une discussion plus poussée de <a href="/education/education.html">l'usage
 des logiciels libres à l'école</a>.</p>
 
-<h3>Le logiciel libre : plus que des « avantages »</h3>
+<h3>Le logiciel libre : plus que des « avantages »</h3>
 
-<p>On me demande souvent de décrire les « avantages » du logiciel libre. 
Mais
-le mot « avantages » est trop faible quand il s’agit de liberté. La vie 
sans
+<p>On me demande souvent de décrire les « avantages » du logiciel 
libre. Mais
+le mot « avantages » est trop faible quand il s’agit de liberté. La 
vie sans
 liberté est une oppression, et cela s’applique à l’informatique comme à
 toute autre activité de nos vies quotidiennes. Nous devons refuser de donner
 aux développeurs des programmes, ou des services qui s'y substituent, la
 maîtrise de nos tâches informatiques. Il faut le faire pour des raisons
-égoïstes ; mais pas seulement pour des raisons égoïstes.</p>
+égoïstes ; mais pas seulement pour des raisons égoïstes.</p>
 
 <p>L'une des libertés est celle de coopérer avec les autres. En empêchant 
les
 gens de coopérer, on les maintient dans la division, point de départ d'une
@@ -304,14 +304,14 @@
 coopérer, parce que notre travail consiste en une coopération organisée. Si
 un ami vient chez vous et vous voit utiliser un programme, il se peut qu'il
 vous en demande une copie. Un programme qui vous empêche de le redistribuer,
-ou dit que « vous n'êtes pas censé le faire » est antisocial.</p>
+ou dit que « vous n'êtes pas censé le faire » est antisocial.</p>
 
 <p>En informatique, coopérer veut dire redistribuer des copies exactes d'un
 programme à d'autres utilisateurs. Cela veut aussi dire leur distribuer vos
 modifications. Le logiciel libre encourage ces formes de coopération, alors
 que le logiciel privateur les interdit. Il interdit la redistribution de
 copies et, en refusant le code source aux utilisateurs, les empêche de le
-modifier. Le SaaSS a le même résultat : si vous faites une tâche
+modifier. Le SaaSS a le même résultat : si vous faites une tâche
 informatique sur le web, dans le serveur de quelqu'un d'autre, au moyen
 d'une copie de programme qui appartient à quelqu'un d'autre, vous ne pouvez
 ni voir ni toucher le logiciel qui fait cette tâche, donc vous ne pouvez ni
@@ -320,26 +320,26 @@
 <h3>Conclusion</h3>
 
 <p>Nous méritons d'avoir la maîtrise de notre informatique. Comment y
-parvenir ?</p>
+parvenir ?</p>
 
 <ul>
   <li>En refusant les logiciels privateurs sur les ordinateurs que nous 
possédons
-ou dont nous nous servons au quotidien et en rejetant les SaaSS ;</li>  
+ou dont nous nous servons au quotidien et en rejetant les SaaSS ;</li>  
 
   <li>en <a href="/licenses/license-recommendations.html">développant des
-logiciels libres</a> (pour ceux d’entre nous qui sont programmeurs) ;</li> 
+logiciels libres</a> (pour ceux d’entre nous qui sont programmeurs) ;</li> 
 
   <li>en refusant de déveloper ou promouvoir des programmes non libres ou des
 SaaSS.</li>  
 
-  <li>en <a href="/help/help.html">partageant ces idées avec les autres</a> 
;</li>
+  <li>en <a href="/help/help.html">partageant ces idées avec les 
autres</a> ;</li>
 
   <li>en <a href="/philosophy/saying-no-even-once.html">disant non et en
 expliquant pourquoi</a> lorsque nous sommes invités à faire tourner un
 programme non libre.</li>
 </ul>
 
-<p>Nous le faisons depuis 1984, ainsi que des milliers d'utilisateurs ; c'est
+<p>Nous le faisons depuis 1984, ainsi que des milliers d'utilisateurs ; c'est
 pourquoi nous disposons maintenant du système d'exploitation libre GNU/Linux
 que chacun, programmeur ou non, peut utiliser. Rejoignez notre cause, comme
 programmeur ou activiste. Rendons la liberté à tous les utilisateurs de
@@ -365,10 +365,10 @@
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't have notes.-->
 <hr /><b>Notes de traduction</b><ol>
-<li id="TransNote1"><i>Free</i> veut dire « libre », mais aussi
-« gratuit ». <a href="#TransNote1-rev" 
class="nounderline">&#8593;</a></li>
-<li id="TransNote2">Autre traduction de <i>proprietary</i> :
-propriétaire. <a href="#TransNote2-rev" class="nounderline">&#8593;</a></li>
+<li id="TransNote1"><i>Free</i> veut dire « libre », mais aussi
+« gratuit ». <a href="#TransNote1-rev" 
class="nounderline">&#8593;</a></li>
+<li id="TransNote2">Autre traduction de <i>proprietary</i>: propriétaire. <a
+href="#TransNote2-rev" class="nounderline">&#8593;</a></li>
 </ol></div>
 </div>
 
@@ -435,15 +435,15 @@
 <div class="translators-credits">
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't want credits.-->
-Traduction : Framalang (Asta, ckiw, Penguin, Amine Brikci-N, lgodard,
+Traduction : Framalang (Asta, ckiw, Penguin, Amine Brikci-N, lgodard,
 Feadurn, Thérèse, aKa, Spanti Nicola, Paul, Scailyna, Armos, genma, Figue,
-Sébastien et quelques anonymes)<br /> Révision : <a
+Sébastien et quelques anonymes)<br /> Révision : <a
 href="mailto:trad-gnu&#64;april.org";>trad-gnu&#64;april.org</a></div>
 
 <p class="unprintable"><!-- timestamp start -->
 Dernière mise à jour :
 
-$Date: 2021/11/05 10:06:53 $
+$Date: 2021/11/05 15:00:47 $
 
 <!-- timestamp end -->
 </p>

Index: freedom-or-copyright-old.fr.html
===================================================================
RCS file: /web/www/www/philosophy/freedom-or-copyright-old.fr.html,v
retrieving revision 1.52
retrieving revision 1.53
diff -u -b -r1.52 -r1.53
--- freedom-or-copyright-old.fr.html    16 Sep 2021 18:34:56 -0000      1.52
+++ freedom-or-copyright-old.fr.html    5 Nov 2021 15:00:47 -0000       1.53
@@ -7,7 +7,7 @@
 <!--#set var="DISABLE_TOP_ADDENDUM" value="yes" -->
 
 <!-- This file is automatically generated by GNUnited Nations! -->
-<title>La liberté&hellip; ou le copyright ? (ancienne version) - Projet GNU 
- Free
+<title>La liberté&hellip; ou le copyright ? (ancienne version) - Projet GNU 
- Free
 Software Foundation</title>
 
 <!--#include virtual="/philosophy/po/freedom-or-copyright-old.translist" -->
@@ -17,7 +17,7 @@
 <!--#include virtual="/server/top-addendum.fr.html" -->
 <div class="article reduced-width">
 
-<h2>La liberté&hellip; ou le copyright ? (ancienne version)</h2>
+<h2>La liberté&hellip; ou le copyright ? (ancienne version)</h2>
 
 <address class="byline">par Richard Stallman</address>
 
@@ -29,7 +29,7 @@
 
 <div class="introduction">
 <p>
-Le meilleur des mondes avec les livres électroniques : plus de bouquiniste,
+Le meilleur des mondes avec les livres électroniques : plus de bouquiniste,
 plus de prêt de livre à un ami, plus d'emprunt à une bibliothèque publique,
 plus d'achat sans utiliser une carte de crédit qui permet d'identifier ce
 que vous lisez. Lire un livre électronique sans autorisation, même cela est
@@ -54,14 +54,14 @@
 – à l'époque.</p>
 
 <p>
-Puis une nouvelle façon de distribuer l'information est apparue : les
+Puis une nouvelle façon de distribuer l'information est apparue : les
 ordinateurs et les réseaux. La technologie numérique a pour avantage de
 faciliter la copie et la manipulation de l'information, qu'il s'agisse de
 logiciels, de musique ou de livres. Les réseaux offrent une possibilité
 d'accès illimité à toutes sortes de données – une utopie de 
l'information.</p>
 
 <p>
-Mais un obstacle barrait la route : le copyright. Les lecteurs qui
+Mais un obstacle barrait la route : le copyright. Les lecteurs qui
 utilisaient leurs ordinateurs pour partager l'information publiée étaient
 techniquement des contrevenants au copyright. Le monde avait changé, et la
 réglementation industrielle de jadis était devenue une restriction pour le
@@ -81,39 +81,39 @@
 outils de domination quand seules quelques personnes contrôlent ce que font
 les ordinateurs des autres. Les éditeurs ont vite compris qu'en forçant les
 gens à utiliser des logiciels spécifiques pour regarder des vidéos et lire
-des livres électroniques, ils pouvaient gagner un pouvoir sans précédent :
+des livres électroniques, ils pouvaient gagner un pouvoir sans précédent :
 astreindre les gens à payer et à s'identifier, chaque fois qu'ils liraient
-un livre !</p>
+un livre !</p>
 
 <p>
 Le rêve pour les éditeurs&hellip; Ces derniers persuadèrent le gouvernement
 américain de promulguer la loi de 1998 dite <abbr title="Digital Millennium
-Copyright Act">DMCA</abbr><a id="TransNote1-rev"
+Copyright Act">DMCA</abbr> <a id="TransNote1-rev"
 href="#TransNote1"><sup>1</sup></a>. Cette loi leur donne un pouvoir
 juridique absolu sur tout ce que pourrait faire un lecteur avec un livre
 électronique, tant qu'ils publient le livre sous forme chiffrée. Le lire
-sans autorisation, même cela est un délit !</p>
+sans autorisation, même cela est un délit !</p>
 
 <p>
 Nous bénéficions toujours des libertés traditionnelles avec les livres
 imprimés. Mais si les livres électroniques remplacent un jour les livres
-imprimés, cette exception sera pratiquement inutile. Avec « l'encre
-électronique », qui permet de télécharger un nouveau texte sur ce qui
+imprimés, cette exception sera pratiquement inutile. Avec « l'encre
+électronique », qui permet de télécharger un nouveau texte sur ce qui
 pourrait passer pour du papier imprimé, même les journaux deviendraient
-éphémères. Imaginez : plus de bouquiniste, plus de prêt de livres à un 
ami,
-plus d'emprunt à la bibliothèque publique – plus de « fuite » qui
+éphémères. Imaginez : plus de bouquiniste, plus de prêt de livres à un 
ami,
+plus d'emprunt à la bibliothèque publique – plus de « fuite » qui
 permettrait à quelqu'un de lire sans payer (et si l'on en croit les
 publicités pour Microsoft Reader, plus d'acquisition anonyme de livres non
 plus). C'est là le monde que les éditeurs ont en tête pour nous.</p>
 
 <p>
 Pourquoi y a-t-il aussi peu de débat public autour de ces changements
-d'importance ? La plupart des citoyens n'ont pas encore eu l'occasion de
+d'importance ? La plupart des citoyens n'ont pas encore eu l'occasion de
 s'attaquer aux questions politiques nées de cette technologie futuriste. De
-plus, on a enseigné au public que le copyright « protège » les 
détenteurs du
+plus, on a enseigné au public que le copyright « protège » les 
détenteurs du
 copyright, avec comme implication que ses intérêts à lui ne comptent pas (le
-terme trompeur « <a href="/philosophy/not-ipr.html">propriété
-intellectuelle</a> » alimente aussi ce point de vue ; de plus, il incite à
+terme trompeur « <a href="/philosophy/not-ipr.html">propriété
+intellectuelle</a> » alimente aussi ce point de vue ; de plus, il incite 
à
 considérer plusieurs branches du droit presque totalement différentes – le
 droit du copyright et le droit des brevets, par exemple – comme un seul et
 même sujet).</p>
@@ -127,11 +127,11 @@
 <p>
 Les éditeurs aimeraient nous faire croire qu'un copyright répressif est la
 seule façon de garder l'art en vie, mais nous n'avons pas besoin d'une
-guerre contre le partage pour favoriser la diversité des œuvres publiées :
+guerre contre le partage pour favoriser la diversité des œuvres publiées :
 comme l'ont montré les Grateful Dead, la copie privée parmi les fans n'est
 pas forcément un problème pour les artistes (en 2007, Radiohead a gagné des
 millions en invitant ses fans à copier un album et à payer le montant qu'ils
-voulaient ; quelques années auparavant, Stephen King avait gagné des
+voulaient ; quelques années auparavant, Stephen King avait gagné des
 centaines de milliers de dollars pour un livre électronique que les gens
 pouvaient copier). En légalisant la copie de livres électroniques entre
 amis, nous pouvons transformer le copyright en ce qu'il fut, une
@@ -140,7 +140,7 @@
 <p>
 Pour certains types d'écrits, il faut même aller plus loin. Les articles de
 recherche et les monographies, tout le monde doit être encouragé à les
-republier en ligne « verbatim » (sans modification). Cela contribue à
+republier en ligne « verbatim » (sans modification). Cela contribue à
 protéger les travaux universitaires tout en les rendant plus
 accessibles. Pour ce qui est des manuels et de la plupart des ouvrages de
 référence, la publication de versions modifiées doit elle aussi être
@@ -150,11 +150,11 @@
 À terme, quand les réseaux informatiques permettront de faire transiter de
 petites sommes d'argent, l'ensemble du raisonnement aboutissant à
 restreindre la copie verbatim aura fait long feu. Si vous aimez un livre et
-qu'un menu contextuel vous invite à « cliquer ici pour envoyer un dollar à
-l'auteur », ne cliqueriez-vous pas ? Le copyright sur les livres et la
+qu'un menu contextuel vous invite à « cliquer ici pour envoyer un dollar à
+l'auteur », ne cliqueriez-vous pas ? Le copyright sur les livres et la
 musique, tel qu'il s'applique aujourd'hui à la distribution de copies
 verbatim non modifiées, deviendra complètement obsolète. Et ce ne sera pas
-trop tôt !</p>
+trop tôt !</p>
 </div>
 
 <div class="translators-notes">
@@ -162,7 +162,7 @@
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't have notes.-->
 <hr /><b>Note de traduction</b><ol>
 <li><a id="TransNote1" href="#TransNote1-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
+class="nounderline">&#8593;</a>
 Loi sur le copyright du millénaire numérique.</li></ol></div>
 </div>
 
@@ -229,13 +229,13 @@
 <div class="translators-credits">
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't want credits.-->
-Traduction : Pierre-Yves Enderlin.<br />Révision : <a
+Traduction : Pierre-Yves Enderlin<br />Révision : <a
 href="mailto:trad-gnu&#64;april.org";>trad-gnu&#64;april.org</a></div>
 
 <p class="unprintable"><!-- timestamp start -->
 Dernière mise à jour :
 
-$Date: 2021/09/16 18:34:56 $
+$Date: 2021/11/05 15:00:47 $
 
 <!-- timestamp end -->
 </p>

Index: freedom-or-copyright.fr.html
===================================================================
RCS file: /web/www/www/philosophy/freedom-or-copyright.fr.html,v
retrieving revision 1.84
retrieving revision 1.85
diff -u -b -r1.84 -r1.85
--- freedom-or-copyright.fr.html        16 Sep 2021 18:34:57 -0000      1.84
+++ freedom-or-copyright.fr.html        5 Nov 2021 15:00:47 -0000       1.85
@@ -15,7 +15,7 @@
 <!--GNUN: OUT-OF-DATE NOTICE-->
 <!--#include virtual="/server/top-addendum.fr.html" -->
 <div class="article reduced-width">
-<h2>La liberté&hellip; ou le copyright ?</h2>
+<h2>La liberté&hellip; ou le copyright ?</h2>
 
 <address class="byline">par Richard M. Stallman</address>
 
@@ -28,29 +28,29 @@
 <hr class="thin" />
 
 <p>
-Le copyright<a id="TransNote1-rev" href="#TransNote1"><sup>1</sup></a> fut
+Le copyright <a id="TransNote1-rev" href="#TransNote1"><sup>1</sup></a> fut
 créé à l'âge de l'imprimerie en tant que régulation industrielle du 
métier
 de l'écriture et de l'édition. Le but était d'encourager la diversité des
 ouvrages publiés. Le moyen était d'exiger des éditeurs qu'ils demandent la
 permission de l'auteur pour publier les nouveautés. Cela permettait aux
 auteurs d'obtenir des revenus de la part des éditeurs, ce qui facilitait et
 encourageait l'écriture. Le public ordinaire y trouvait son compte, tout en
-y perdant peu : le copyright ne faisait que restreindre la publication, pas
-les actes du lecteur ; aussi était-il sans doute à l'avantage du public et
+y perdant peu : le copyright ne faisait que restreindre la publication, pas
+les actes du lecteur ; aussi était-il sans doute à l'avantage du public et
 donc légitime.</p>
 
 <p>
 Tout allait pour le mieux&hellip; à l'époque.</p>
 
 <p>
-De nos jours, nous avons de nouveaux moyens de distribuer l'information :
+De nos jours, nous avons de nouveaux moyens de distribuer l'information :
 les ordinateurs et les réseaux. Ils ont l'avantage de faciliter la copie et
 la manipulation d'information telle que logiciels, enregistrements musicaux,
 livres et films. Ils offrent la possibilité d'un accès illimité à toutes
 sortes de données – une utopie informationnelle.</p>
 
 <p>
-Un obstacle subsistait : le copyright. Lecteurs et auditeurs, qui
+Un obstacle subsistait : le copyright. Lecteurs et auditeurs, qui
 utilisaient leur nouvelle faculté de copier et de partager l'information
 publiée, étaient techniquement des contrevenants au copyright. La même loi
 qui, auparavant, appliquait une régulation bénéfique au métier de 
l'édition,
@@ -65,7 +65,7 @@
 que d'assouplir les règles pour les adapter aux circonstances, les pouvoirs
 publics les durcirent comme jamais et imposèrent de fortes sanctions sur la
 pratique du partage. La dernière mode dans leur soutien aux éditeurs, contre
-les citoyens, est connue sous le nom de « réponse graduée ». Elle 
consiste à
+les citoyens, est connue sous le nom de « réponse graduée ». Elle 
consiste à
 couper la connexion Internet des gens s'ils partagent.</p>
 
 <p>
@@ -74,36 +74,36 @@
 utilisateurs le contrôle des programmes qu'ils exécutent. Les éditeurs
 réalisèrent qu'en publiant les œuvres dans un format chiffré, lisible
 uniquement par des programmes ayant une autorisation spéciale, ils
-pourraient obtenir un pouvoir sans précédent : contraindre les lecteurs à
+pourraient obtenir un pouvoir sans précédent : contraindre les lecteurs à
 payer et à s'identifier à chaque lecture de livre, chaque écoute de chanson
-ou visionnage de vidéo. C'était le paradis des éditeurs : un univers de
+ou visionnage de vidéo. C'était le paradis des éditeurs : un univers de
 paiement à l'acte.</p>
 
 <p>
 Les éditeurs obtinrent l'aide du gouvernement américain pour réaliser leur
 rêve avec la loi dite <abbr title="Digital Millennium Copyright
-Act">DMCA</abbr><a id="TransNote2-rev" href="#TransNote2"><sup>2</sup></a>
+Act">DMCA</abbr> <a id="TransNote2-rev" href="#TransNote2"><sup>2</sup></a>
 de 1998. Cette loi donnait aux éditeurs le droit d'écrire leurs propres
 règles de copyright, en les mettant en œuvre dans le code des lecteurs
-autorisés. Cette pratique est appelée « gestion numérique des
-restrictions », ou <abbr title="Digital Restriction Management">DRM</abbr>,
+autorisés. Cette pratique est appelée « gestion numérique des
+restrictions », ou <abbr title="Digital Restriction Management">DRM</abbr>,
 ou menottes numériques. Même lire ou écouter est interdit sans 
autorisation.</p>
 
 <p>
 Nous avons toujours les mêmes libertés qu'autrefois pour l'utilisation de
 livres sur papier ou autres supports analogiques. Mais si les livres
 électroniques remplacent les imprimés, ces libertés ne leur seront pas
-transférées. Imaginez : plus de bouquiniste, plus de prêt de livre à un 
ami,
-plus d'emprunt à la bibliothèque publique (ni de « triche » qui pourrait
+transférées. Imaginez : plus de bouquiniste, plus de prêt de livre à un 
ami,
+plus d'emprunt à la bibliothèque publique (ni de « triche » qui 
pourrait
 donner à quelqu'un une chance de lire sans payer). Plus d'achat anonyme de
-livre en espèces : vous ne payez un livre électronique qu'avec une carte de
+livre en espèces : vous ne payez un livre électronique qu'avec une carte de
 crédit. Voici le monde que veulent les éditeurs pour nous. Si vous achetez
-l'Amazon Kindle<a id="TransNote3-rev" href="#TransNote3"><sup>3</sup></a>
+l'Amazon Kindle <a id="TransNote3-rev" href="#TransNote3"><sup>3</sup></a>
 (nous l'appelons le <a
-href="/philosophy/why-call-it-the-swindle.html"><i>Swindle</i></a><a
-id="TransNote4-rev" href="#TransNote4"><sup>4</sup></a>) ou le Reader<a
+href="/philosophy/why-call-it-the-swindle.html"><i>Swindle</i></a> <a
+id="TransNote4-rev" href="#TransNote4"><sup>4</sup></a>) ou le Reader <a
 id="TransNote5-rev" href="#TransNote5"><sup>5</sup></a> de Sony (nous
-l'appelons le Shreader<a id="TransNote6-rev"
+l'appelons le Shreader <a id="TransNote6-rev"
 href="#TransNote6"><sup>6</sup></a> pour ce qu'il menace de faire aux
 livres), vous payez pour réaliser ce monde.</p>
 
@@ -116,9 +116,9 @@
 
 <p>
 La colère du public contre les menottes numériques croît doucement, ralentie
-par des termes de propagande comme « <a
-href="/philosophy/words-to-avoid.html">protection des auteurs</a> » et « <a
-href="/philosophy/not-ipr.html">propriété intellectuelle</a> » qui ont
+par des termes de propagande comme « <a
+href="/philosophy/words-to-avoid.html">protection des auteurs</a> » et 
« <a
+href="/philosophy/not-ipr.html">propriété intellectuelle</a> » qui ont
 convaincu les lecteurs que leurs droits ne comptaient pas. Ces termes font
 l'hypothèse implicite que les éditeurs, au nom des auteurs, ont droit à un
 pouvoir spécial devant lequel nous devons nous incliner moralement, et que
@@ -130,13 +130,13 @@
 valoir juridiquement au nom des auteurs (ces derniers y gagnant peu, pour la
 plupart). Ils voudraient convaincre les gens que le copyright est un droit
 naturel et que nous, le public, devrions le supporter, aussi pénible
-soit-il. Ils appellent le partage « piraterie » ou « piratage », 
assimilant
+soit-il. Ils appellent le partage « piraterie » ou « piratage », 
assimilant
 l'aide qu'on apporte à son voisin à une attaque de navire.</p>
 
 <p>
-Ils nous disent aussi qu'une « guerre contre le partage » est la seule
+Ils nous disent aussi qu'une « guerre contre le partage » est la seule
 manière de garder l'art en vie. Même si c'était vrai, cela ne justifierait
-pas cette politique ; qui plus est, ce n'est pas vrai. Le partage public de
+pas cette politique ; qui plus est, ce n'est pas vrai. Le partage public de
 copies est susceptible d'augmenter les ventes de la plupart des œuvres et ne
 les diminue que pour les plus grands succès.</p>
 
@@ -158,7 +158,7 @@
 bestsellers. De nombreux artistes plus ou moins célèbres gagnent maintenant
 leur vie décemment par le moyen du <a
 href="https://www.techdirt.com/articles/20091119/1634117011.shtml";>soutien
-volontaire</a> [en] : les dons et achats d'objets dérivés effectués par
+volontaire</a> [en] : les dons et achats d'objets dérivés effectués par
 leurs fans. Kevin Kelly estime que l'artiste n'a besoin que de trouver
 environ <a href="https://kk.org/thetechnium/1000-true-fans/";>1000 vrais
 fans</a> [en] (cet article est traduit <a
@@ -171,18 +171,18 @@
 facile et anonyme pour envoyer à quelqu'un une petite somme d'argent, sans
 carte de crédit, il devrait être aisé de mettre en place un meilleur 
système
 de soutien aux arts. Quand vous regarderez une œuvre, il y aura un bouton
-disant « Cliquez ici pour envoyer un dollar à l'artiste ». Ne
-cliqueriez-vous pas, au moins une fois par semaine ?</p>
+disant « Cliquez ici pour envoyer un dollar à l'artiste ». Ne
+cliqueriez-vous pas, au moins une fois par semaine ?</p>
 
 <p>
 Un autre bon moyen d'aider la musique et les arts serait <a
 href="/philosophy/dat.html">une taxe</a>, peut-être sur les supports
-vierges<a id="TransNote7-rev" href="#TransNote7"><sup>7</sup></a>. L'État
+vierges <a id="TransNote7-rev" href="#TransNote7"><sup>7</sup></a>. L'État
 doit distribuer entièrement la recette de cette taxe aux artistes, ne pas la
 gâcher sur les dirigeants de grandes sociétés. Cependant, il ne doit pas la
 distribuer proportionnellement à la popularité car cela profiterait à
 quelques superstars, ne laissant pas grand-chose pour soutenir les autres
-artistes. Ainsi, je recommande d'utiliser une « fonction racine cubique » 
ou
+artistes. Ainsi, je recommande d'utiliser une « fonction racine 
cubique » ou
 quelque chose de similaire. Avec une proportion linéaire, une superstar A,
 1000 fois plus populaire qu'un artiste à succès B, recevrait 1000 fois plus
 d'argent que B. Avec la racine cubique, A recevra 10 fois plus que B. De
@@ -206,7 +206,7 @@
 Pour que le copyright s'adapte à l'âge du réseau, il faut légaliser la 
copie
 et le partage non commerciaux de toutes les œuvres publiées, et interdire
 les dispositifs de DRM. Mais tant que nous n'avons pas gagné cette bataille,
-vous devez vous protéger : n'achetez aucun produit avec DRM à moins d'avoir
+vous devez vous protéger : n'achetez aucun produit avec DRM à moins d'avoir
 personnellement le moyen de casser ces menottes numériques. N'utilisez
 jamais de produit conçu pour attaquer votre liberté à moins que vous ne
 puissiez rendre l'attaque inopérante.</p>
@@ -217,33 +217,31 @@
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't have notes.-->
 <hr /><b>Notes de traduction</b><ol>
 <li><a id="TransNote1" href="#TransNote1-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
-Le « copyright » de législation américaine peut se traduire par droit
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Le « copyright » de législation américaine peut se traduire par droit
 d'auteur. Cependant la notion étant différente en France du point de vue
 juridique, je préfère le laisser en l'état.</li>
 <li><a id="TransNote2" href="#TransNote2-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
+class="nounderline">&#8593;</a>
 Loi sur le copyright du millénaire numérique.</li>
 <li><a id="TransNote3" href="#TransNote3-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
-Amazon Kindle : lecteur de livres électroniques équipé de DRM et utilisant
-un format privateur (propriétaire), le PRC, concurrent du <abbr
-title="Portable Document Format">PDF</abbr> d'Adobe. Le verbe <i>to
-kindle</i> signifie « allumer un feu » et <i>kindle</i> veut dire « bois
-d'allumage ».</li>
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Amazon Kindle: lecteur de livres électroniques équipé de DRM et utilisant un
+format privateur (propriétaire), le PRC, concurrent du <abbr title="Portable
+Document Format">PDF</abbr> d'Adobe. Le verbe <i>to kindle</i> signifie
+« allumer un feu » et <i>kindle</i> veut dire « bois 
d'allumage ».</li>
 <li><a id="TransNote4" href="#TransNote4-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
-<i>Swindle</i> : arnaque, escroquerie. <i>Kindle Swindle</i> est le nom
-d'une campagne menée par la FSF.</li>
+class="nounderline">&#8593;</a>
+<i>Swindle</i>: arnaque, escroquerie. <i>Kindle Swindle</i> est le nom d'une
+campagne menée par la FSF.</li>
 <li><a id="TransNote5" href="#TransNote5-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
-<i>Reader</i> : lecteur.</li>
+class="nounderline">&#8593;</a> n<i>Reader</i>: lecteur.</li>
 <li><a id="TransNote6" href="#TransNote6-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
+class="nounderline">&#8593;</a>
 Jeu de mot avec <i>shredder</i> (broyeur de documents).</li>
 <li><a id="TransNote7" href="#TransNote7-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
-Supports vierges : CD, DVD vierges.</li>
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Supports vierges: CD, DVD vierges.</li>
 </ol></div>
 </div>
 
@@ -310,13 +308,13 @@
 <div class="translators-credits">
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't want credits.-->
-Traduction : Claude le Paih.<br />Révision : <a
+Traduction : Claude le Paih<br />Révision : <a
 href="mailto:trad-gnu&#64;april.org";>trad-gnu&#64;april.org</a></div>
 
 <p class="unprintable"><!-- timestamp start -->
 Dernière mise à jour :
 
-$Date: 2021/09/16 18:34:57 $
+$Date: 2021/11/05 15:00:47 $
 
 <!-- timestamp end -->
 </p>

Index: fs-and-sustainable-development.fr.html
===================================================================
RCS file: /web/www/www/philosophy/fs-and-sustainable-development.fr.html,v
retrieving revision 1.13
retrieving revision 1.14
diff -u -b -r1.13 -r1.14
--- fs-and-sustainable-development.fr.html      10 Sep 2021 09:02:15 -0000      
1.13
+++ fs-and-sustainable-development.fr.html      5 Nov 2021 15:00:47 -0000       
1.14
@@ -23,16 +23,16 @@
 
 <p>Un grand nombre d'organisations dont l'objectif est de promouvoir le
 développement en étendant l'usage de l'informatique se méprennent
-absolument : elles préconisent l'utilisation de logiciel privateur<a
+absolument : elles préconisent l'utilisation de logiciel privateur<a
 id="TransNote1-rev" href="#TransNote1"><sup>1</sup></a> (non
-libre). L'utilisation de logiciel privateur, ce n'est pas du développement ;
+libre). L'utilisation de logiciel privateur, ce n'est pas du développement ;
 cela ne renforce pas la société mais au contraire la rend dépendante.</p>
 
 <p>Un logiciel privateur tel que MS Windows ou le système Macintosh est
 distribué avec l'arrière-pensée de garder les utilisateurs divisés et sans
 défense. Les utilisateurs sont divisés, car aucun d'entre eux ne peut
-partager le logiciel avec quiconque ; ils sont sans défense, car les
-« plans » du logiciel (son code source) sont tenus secrets. Les 
utilisateurs
+partager le logiciel avec quiconque ; ils sont sans défense, car les
+« plans » du logiciel (son code source) sont tenus secrets. Les 
utilisateurs
 ne peuvent pas modifier le programme ni vérifier qu'il fait bien ce que le
 développeur a annoncé (et non autre chose dont le développeur n'a pas
 parlé).</p>
@@ -40,7 +40,7 @@
 <p>Le moyen d'éviter la division et l'impuissance est d'utiliser du logiciel
 libre. Le logiciel libre respecte la liberté des utilisateurs. Plus
 précisément, cela signifie que ses utilisateurs possèdent quatre libertés
-essentielles : ils sont libres de faire fonctionner le logiciel, libres
+essentielles : ils sont libres de faire fonctionner le logiciel, libres
 d'étudier son code source et de le modifier comme ils le souhaitent, libres
 d'en redistribuer des copies et libres de publier ces versions modifiées. Le
 logiciel libre fait partie de la connaissance humaine.</p>
@@ -73,7 +73,7 @@
 <hr /><b>Note de traduction</b>
 <ol><li><a id="TransNote1" href="#TransNote1-rev"
 class="nounderline">&#8593;</a> 
-Autre traduction de <i>proprietary</i> ; propriétaire.</li></ol></div>
+Autre traduction de <i>proprietary</i> : propriétaire.</li></ol></div>
 </div>
 
 <!-- for id="content", starts in the include above -->
@@ -139,13 +139,13 @@
 <div class="translators-credits">
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't want credits.-->
-Traduction : Félicien Pillot<br /> Révision : <a
+Traduction : Félicien Pillot<br /> Révision : <a
 href="mailto:trad-gnu@april.org";>&lt;trad-gnu@april.org&gt;</a></div>
 
 <p class="unprintable"><!-- timestamp start -->
 Dernière mise à jour :
 
-$Date: 2021/09/10 09:02:15 $
+$Date: 2021/11/05 15:00:47 $
 
 <!-- timestamp end -->
 </p>

Index: gates.fr.html
===================================================================
RCS file: /web/www/www/philosophy/gates.fr.html,v
retrieving revision 1.55
retrieving revision 1.56
diff -u -b -r1.55 -r1.56
--- gates.fr.html       11 Sep 2021 11:35:43 -0000      1.55
+++ gates.fr.html       5 Nov 2021 15:00:47 -0000       1.56
@@ -22,7 +22,7 @@
 <address class="byline">par <a href="https://www.stallman.org/";>Richard 
Stallman</a></address>
 
   <p>Accorder autant d'attention au départ en retraite de Bill Gates, c'est 
être
-à côté de la plaque ; ce qui importe vraiment n'est ni Gates, ni Microsoft,
+à côté de la plaque ; ce qui importe vraiment n'est ni Gates, ni 
Microsoft,
 mais le système de restrictions sans aucune éthique que Microsoft (à
 l'instar de nombreuses autres sociétés) impose à ses clients.</p>
 
@@ -40,7 +40,7 @@
 Times</em> a cependant signalé que sa fondation dépensait seulement 5 à 10 
%
 de son argent par an et investissait le reste dans des sociétés qui seraient
 responsables de dégradations environnementales et de maladies dans ces mêmes
-pays. (Mise à jour 2010 : la fondation Gates soutient un projet avec le
+pays. (Mise à jour 2010 : la fondation Gates soutient un projet avec le
 géant de l'agriculture Cargill qui <a
 
href="https://www.guardian.co.uk/global-development/poverty-matters/2010/sep/29/gates-foundation-gm-monsanto";>pourrait
 impliquer de pousser à l'adoption de plantes OGM en Afrique</a>.)</p>
@@ -54,12 +54,12 @@
 Royaume-Uni, Microsoft a établi un bureau important dans la circonscription
 de Gordon Brown. À la fois légal et potentiellement corrupteur.)</p>
 
-  <p>De nombreux utilisateurs détestent la « taxe Microsoft », le contrat 
de
+  <p>De nombreux utilisateurs détestent la « taxe Microsoft », le 
contrat de
 licence à payer pour avoir Windows sur leur ordinateur, même s'ils n'ont pas
 l'intention de s'en servir (ils peuvent obtenir le remboursement dans
 certains pays, mais l'effort à fournir pour obtenir satisfaction est
 décourageant). Sans parler de la gestion numérique des restrictions (<abbr
-title="Digital Restrictions Management">DRM</abbr>) : des bouts de logiciels
+title="Digital Restrictions Management">DRM</abbr>) : des bouts de logiciels
 qui ont pour but de vous empêcher d'accéder à vos fichiers librement (le
 grand progrès de Vista semble consister en des restrictions supplémentaires
 de la liberté des utilisateurs).</p>
@@ -70,13 +70,13 @@
 publier ses spécifications d'interfaces. Cette année, Microsoft a infiltré
 les comités de normalisation avec ses supporters, afin de décrocher la norme
 <abbr title="International Standard Organization">ISO</abbr> pour son
-« format ouvert » de documents, système lourd, impossible à mettre en 
œuvre
+« format ouvert » de documents, système lourd, impossible à mettre en 
œuvre
 et farci de brevets (en ce moment même, l'UE enquête sur les méthodes de
 Microsoft à ce sujet).</p>
 
   <p>Ces agissements sont bien entendu intolérables, mais ne sont nullement
 isolés. Ce sont des symptômes systématiques d'un mal bien plus profond dont
-la plupart des gens ne se rendent pas compte : le logiciel privateur.<a
+la plupart des gens ne se rendent pas compte : le logiciel privateur.<a
 id="TransNote2-rev" href="#TransNote2"><sup>2</sup></a></p>
 
   <p>Les logiciels Microsoft sont distribués sous des licences qui laissent 
leurs
@@ -90,16 +90,16 @@
 entreprise et que vous voulez payer un programmeur pour ajuster ces
 logiciels à vos besoins, vous ne le pouvez pas. Si vous en faites une copie,
 et que vous la partagez avec un ami – rien de plus naturel et convivial 
– on
-vous traite de « pirate ». Microsoft voudrait nous faire croire qu'aider 
son
+vous traite de « pirate ». Microsoft voudrait nous faire croire qu'aider 
son
 voisin est moralement équivalent à attaquer un navire.</p>
 
   <p>La chose la plus importante qu'ait faite Microsoft a été de promouvoir 
ce
 système social déloyal. Gates en est l'icône même, à cause de son infâme
 lettre ouverte aux utilisateurs d'ordinateurs, qu'il abreuvait d'insultes
 parce qu'ils partageaient des copies de ses programmes. Elle disait en
-substance : « Si vous m'empêchez de vous garder divisés et ligotés, je
+substance : « Si vous m'empêchez de vous garder divisés et ligotés, je
 n'écrirai plus de programmes et vous n'en aurez plus du tout. Rendez-vous,
-ou vous êtes perdu ! »</p>
+ou vous êtes perdu ! »</p>
 
   <p>Cependant, Gates n'a pas inventé le logiciel privateur, et des milliers
 d'autres sociétés font de même. Il est foncièrement mauvais, quel qu'en 
soit
@@ -109,24 +109,24 @@
 changer le système.</p>
 
   <p>C'est en cela que consiste le mouvement du logiciel libre. Quand nous 
disons
-« libre », nous parlons de liberté : nous écrivons et publions des 
logiciels
+« libre », nous parlons de liberté : nous écrivons et publions des 
logiciels
 que les utilisateurs sont libres de partager et de modifier. Nous agissons
-ainsi systématiquement, au nom de la liberté ; certains d'entre nous sont
+ainsi systématiquement, au nom de la liberté ; certains d'entre nous sont
 payés, d'autres sont bénévoles. Nous disposons déjà de systèmes
 d'exploitation libres complets, au rang desquels GNU/Linux. Notre but est
 d'offrir une gamme complète de logiciels libres et utiles, afin qu'aucun
 utilisateur ne se voie tenté de céder sa liberté contre du logiciel.</p>
 
   <p>En 1984, quand j'ai lancé le mouvement du logiciel libre, j'avais à 
peine
-entendu parler de la lettre de Gates ; mais j'avais entendu des propos
-similaires de la part d'autres, et j'avais une réponse : « Si votre 
logiciel
+entendu parler de la lettre de Gates ; mais j'avais entendu des propos
+similaires de la part d'autres, et j'avais une réponse : « Si votre 
logiciel
 tient à nous garder divisés et ligotés, veuillez ne pas l'écrire. Nous nous
 débrouillons très bien sans vous. Nous trouverons bien d'autres moyens
-d'utiliser nos ordinateurs et de conserver notre liberté. »</p>
+d'utiliser nos ordinateurs et de conserver notre liberté. »</p>
 
   <p>En 1992, quand le système d'exploitation GNU a été complété par le 
noyau
 Linux, vous deviez être très pointu en informatique pour faire marcher le
-tout. Aujourd'hui, GNU/Linux est facile d'accès : dans certaines régions
+tout. Aujourd'hui, GNU/Linux est facile d'accès : dans certaines régions
 d'Espagne ou d'Inde, c'est le système par défaut dans les écoles. Des
 dizaines de millions de personnes l'utilisent de par le monde. Vous aussi,
 vous pouvez l'utiliser.</p>
@@ -146,9 +146,9 @@
 <div class="translators-notes">
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't have notes.-->
-<hr /><b>Notes de relecture</b> :<br /><ol>
-<li id="TransNote1">En anglais : <i>gates</i>. Le titre original est :
-<i>« It's not the Gates, it's the bars »</i> <a href="#TransNote1-rev"
+<hr /><b>Notes de relecture</b>:<br /><ol>
+<li id="TransNote1">En anglais: <i>gates</i>. Le titre original est:
+<i>« It's not the Gates, it's the bars »</i> <a href="#TransNote1-rev"
 class="nounderline">&#8593;</a></li>
 <li id="TransNote2">Logiciel privateur = logiciel propriétaire. <a
 href="#TransNote2-rev" class="nounderline">&#8593;</a></li></ol></div>
@@ -217,13 +217,13 @@
 <div class="translators-credits">
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't want credits.-->
-Traduction : Pierre-Marie Pédrot.<br />Révision : <a
+Traduction : Pierre-Marie Pédrot<br />Révision : <a
 href="mailto:trad-gnu&#64;april.org";>trad-gnu&#64;april.org</a></div>
 
 <p class="unprintable"><!-- timestamp start -->
 Dernière mise à jour :
 
-$Date: 2021/09/11 11:35:43 $
+$Date: 2021/11/05 15:00:47 $
 
 <!-- timestamp end -->
 </p>

Index: gpl-american-way.fr.html
===================================================================
RCS file: /web/www/www/philosophy/gpl-american-way.fr.html,v
retrieving revision 1.65
retrieving revision 1.66
diff -u -b -r1.65 -r1.66
--- gpl-american-way.fr.html    12 Sep 2021 10:04:28 -0000      1.65
+++ gpl-american-way.fr.html    5 Nov 2021 15:00:47 -0000       1.66
@@ -21,7 +21,7 @@
 
 <p>
 Microsoft décrit la licence publique générale GNU (GNU <abbr title="General
-Public License">GPL</abbr>) comme une licence « open source » et affirme
+Public License">GPL</abbr>) comme une licence « open source » et affirme
 qu'elle est contraire à l'<i>American Way</i> (la manière de faire
 américaine). Pour comprendre la GNU GPL et comprendre en quoi elle incarne
 l'<i>American Way</i>, vous devez d'abord être conscient que la GPL n'a pas
@@ -36,21 +36,21 @@
 mouvement du logiciel libre.</p>
 <p>
 Le mouvement du logiciel libre a été fondé en 1984, mais son inspiration
-vient des idéaux de 1776 : la liberté, la communauté et la coopération
+vient des idéaux de 1776 : la liberté, la communauté et la coopération
 volontaire. C'est ce qui mène à la libre entreprise, à la liberté
 d'expression et au logiciel libre.</p>
 <p>
 Comme dans <i>free enterprise</i> (libre entreprise) et <i>free speech</i>
 (liberté d'expression), le mot <i>free</i> de l'expression <i>free
-software</i> (logiciel libre) fait référence à la liberté, pas au prix<a
-id="TransNote1-rev" href="#TransNote1"><sup>1</sup></a> ; plus
+software</i> (logiciel libre) fait référence à la liberté, pas au prix <a
+id="TransNote1-rev" href="#TransNote1"><sup>1</sup></a> ; plus
 spécifiquement, il signifie que vous avez la liberté d'étudier, de modifier
 et de redistribuer les logiciels que vous utilisez. Ces libertés permettent
 aux citoyens de s'aider eux-mêmes, de s'aider les uns les autres et de
 participer ainsi à une communauté. Cette manière de procéder contraste avec
 celle du logiciel privateur,<a id="TransNote2-rev"
 href="#TransNote2"><sup>2</sup></a> plus répandu, qui maintient les
-utilisateurs impuissants et divisés : l'architecture d'un programme est
+utilisateurs impuissants et divisés : l'architecture d'un programme est
 secrète et l'on vous interdit de le partager avec votre voisin. Des
 logiciels puissants, fiables et une technologie améliorée sont des
 conséquences heureuses de la liberté, mais la liberté d'avoir une 
communauté
@@ -61,12 +61,12 @@
 défricher une nouvelle terre dans le cyberespace, le système d'exploitation
 libre GNU, que nous avons commencé à écrire en 1984. En 1991, alors que le
 système GNU était presque complet, le noyau Linux écrit par Linus Torvalds a
-rempli le dernier vide ; peu après, le système libre GNU/Linux était
+rempli le dernier vide ; peu après, le système libre GNU/Linux était
 disponible. Aujourd'hui, des millions d'utilisateurs se servent de GNU/Linux
 et jouissent des avantages de la liberté et de la communauté.</p>
 <p>
 J'ai conçu la GNU GPL pour faire valoir et défendre les libertés qui
-définissent le logiciel libre ; pour employer les mots de 1776, elle les
+définissent le logiciel libre ; pour employer les mots de 1776, elle les
 établit comme des droits inaliénables pour des programmes couverts par la
 GPL. Elle garantit que vous avez la liberté d'étudier, de modifier et de
 redistribuer un programme, en affirmant que personne n'est autorisé à vous
@@ -76,7 +76,7 @@
 étendre les programmes que nous publions. Par souci de liberté, nous posons
 la condition que ces versions modifiées de nos programmes doivent respectent
 votre liberté comme le ferait la version originale. Nous encourageons la
-coopération à double sens en rejetant les parasites : celui qui veut copier
+coopération à double sens en rejetant les parasites : celui qui veut copier
 des parties de nos logiciels dans son programme doit nous laisser employer
 des parties de son programme dans les nôtres. Nous ne forçons personne à
 rejoindre notre club, mais ceux qui veulent participer doivent nous offrir
@@ -88,12 +88,12 @@
 cette base. Mais quelques sociétés veulent les avantages sans les
 responsabilités.</p>
 <p>
-De temps en temps, elles nous disent : « Nous ferions bien une version
+De temps en temps, elles nous disent : « Nous ferions bien une version
 améliorée de ce programme si vous nous permettiez de le publier sans la
-liberté. » Nous leur disons « Non merci, vos améliorations pourraient 
être
+liberté. » Nous leur disons « Non merci, vos améliorations pourraient 
être
 utiles si elles étaient libres, mais si nous ne pouvons pas les utiliser en
-toute liberté, elles sont totalement inutiles. » Alors ces sociétés font
-appel à notre ego, affirmant que notre code aurait « plus d'utilisateurs 
» à
+toute liberté, elles sont totalement inutiles. » Alors ces sociétés font
+appel à notre ego, affirmant que notre code aurait « plus 
d'utilisateurs » à
 l'intérieur de leurs programmes privateurs. Nous répondons que nous donnons
 plus de valeur à la liberté de notre communauté qu'à une forme de 
popularité
 hors de propos.</p>
@@ -102,57 +102,57 @@
 responsabilités. Mais cette société poursuit un autre but plus spécifique 
en
 attaquant la GNU GPL. En général on connaît mieux Microsoft pour l'imitation
 que pour l'innovation. Quand Microsoft conçoit quelque chose de nouveau, son
-but est stratégique ; il ne s'agit pas d'améliorer l'informatique pour ses
+but est stratégique ; il ne s'agit pas d'améliorer l'informatique pour ses
 utilisateurs, mais de verrouiller les alternatives.</p>
 <p>
-Microsoft utilise une stratégie anticompétitive appelée « inclure et
-étendre ». Qu'est-ce que cela signifie ? Pour commencer, ils emploient la
+Microsoft utilise une stratégie anticompétitive appelée « inclure et
+étendre ». Qu'est-ce que cela signifie ? Pour commencer, ils emploient la
 même technologie que les autres, puis ils ajoutent un détail mineur qui
-reste secret afin que personne d'autre ne puisse l'imiter ; enfin, ils se
+reste secret afin que personne d'autre ne puisse l'imiter ; enfin, ils se
 servent de ce détail secret pour que seuls les logiciels de Microsoft
 puissent communiquer avec d'autres logiciels de Microsoft. Dans certains
 cas, cela vous rend difficile l'emploi d'un programme non Microsoft quand
 ceux avec qui vous travaillez utilisent un programme Microsoft. Dans
 d'autres cas, cela vous rend difficile l'emploi d'un programme non Microsoft
 pour un travail A si vous employez un programme Microsoft pour un travail
-B. D'une façon ou de l'autre, la stratégie « d'inclusion et d'extension »
+B. D'une façon ou de l'autre, la stratégie « d'inclusion et 
d'extension »
 amplifie l'effet de la force de vente de Microsoft.</p>
 <p>
-Aucune licence ne peut arrêter la politique « d'inclusion et d'extension »
+Aucune licence ne peut arrêter la politique « d'inclusion et 
d'extension »
 de Microsoft s'ils sont déterminés à la poursuivre à tout prix. S'ils
 écrivent leur propre programme à partir de rien et n'utilisent pas du tout
 notre code, la licence couvrant notre code ne les affectera pas. Mais une
 réécriture totale est coûteuse et difficile et même Microsoft ne peut pas
 tout le temps se permettre de le faire. D'où leur campagne pour nous
 persuader d'abandonner la licence qui protège notre communauté, la licence
-qui ne les laissera pas dire « ce qui est à vous est à moi et ce qui est à
-moi est à moi ». Ils veulent que nous les laissions prendre ce qu'ils
+qui ne les laissera pas dire « ce qui est à vous est à moi et ce qui est 
à
+moi est à moi ». Ils veulent que nous les laissions prendre ce qu'ils
 veulent, sans jamais rendre quoi que ce soit. Ils veulent que nous
 abandonnions nos défenses.</p>
 <p>
 Mais l'absence de défense n'est pas l'<i>American Way</i>. Sur la terre du
 courageux et du libre, nous défendons notre liberté avec la GNU GPL.</p>
 
-<h3 class="footnote">Addendum :</h3>
+<h3 class="footnote">Addendum :</h3>
 
 <p>
-Microsoft affirme que la GPL va contre les « droits de la propriété
-intellectuelle ». Je n'ai aucun avis sur les « droits de la propriété
-intellectuelle », parce que ce terme est trop vague pour permettre de
+Microsoft affirme que la GPL va contre les « droits de la propriété
+intellectuelle ». Je n'ai aucun avis sur les « droits de la propriété
+intellectuelle », parce que ce terme est trop vague pour permettre de
 formuler un avis sensé sur le sujet.  C'est un fourre-tout, couvrant les
 copyrights, les brevets, les marques et d'autres secteurs juridiquement
-disparates ; des secteurs si différents dans leurs lois et les effets
+disparates ; des secteurs si différents dans leurs lois et les effets
 qu'elles entraînent, qu'une affirmation générale les concernant est très
 certainement simpliste. Pour réfléchir intelligemment aux copyrights, aux
 brevets ou aux marques, vous devez y réfléchir séparément. Le premier pas
 est de refuser de les mettre dans le même sac sous la dénomination de
-« propriété intellectuelle ».</p>
+« propriété intellectuelle ».</p>
 <p>
 Mes opinions sur le copyright prendraient une heure à exposer, mais un
-principe général s'applique : on ne peut pas justifier la négation des
-libertés publiques essentielles. Comme Abraham Lincoln l'a exprimé, « 
chaque
+principe général s'applique : on ne peut pas justifier la négation des
+libertés publiques essentielles. Comme Abraham Lincoln l'a exprimé, 
« chaque
 fois qu'il y a conflit entre les droits de l'homme et les droits de la
-propriété, les droits de l'homme doivent prévaloir ». Les droits de
+propriété, les droits de l'homme doivent prévaloir ». Les droits de
 propriété sont conçus pour faire avancer le bien-être de l'humanité et non
 comme excuse pour le mépriser.</p>
 </div>
@@ -164,12 +164,12 @@
 <li><a id="TransNote1" href="#TransNote1-rev"
 class="nounderline">&#8593;</a>
 Le mot anglais <i>free</i> a deux significations aussi fréquentes l'une que
-l'autre : « libre » et « gratuit ». En français, le mot « libre 
» est
-beaucoup moins ambigu car « entrée libre » est à peu près le seul cas 
où
-l'on peut lui donner le sens de « gratuit ».</li>
+l'autre: « libre » et « gratuit ». En français, le mot 
« libre » est
+beaucoup moins ambigu car « entrée libre » est à peu près le seul cas 
où
+l'on peut lui donner le sens de « gratuit ».</li>
 <li><a id="TransNote2" href="#TransNote2-rev"
 class="nounderline">&#8593;</a>
-Autre traduction de <i>proprietary</i> : propriétaire.</li>
+Autre traduction de <i>proprietary</i>: propriétaire.</li>
 </ol></div>
 </div>
 
@@ -236,13 +236,13 @@
 <div class="translators-credits">
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't want credits.-->
-Traduction : Benjamin Drieu.<br />Révision : <a
+Traduction : Benjamin Drieu<br />Révision : <a
 href="mailto:trad-gnu&#64;april.org";>trad-gnu&#64;april.org</a></div>
 
 <p class="unprintable"><!-- timestamp start -->
 Dernière mise à jour :
 
-$Date: 2021/09/12 10:04:28 $
+$Date: 2021/11/05 15:00:47 $
 
 <!-- timestamp end -->
 </p>

Index: greve-clown.fr.html
===================================================================
RCS file: /web/www/www/philosophy/greve-clown.fr.html,v
retrieving revision 1.54
retrieving revision 1.55
diff -u -b -r1.54 -r1.55
--- greve-clown.fr.html 14 Sep 2021 21:32:22 -0000      1.54
+++ greve-clown.fr.html 5 Nov 2021 15:00:47 -0000       1.55
@@ -35,10 +35,10 @@
 <hr class="thin" />
 
 <div class="introduction" role="complementary">
-<p><em>Note de l'auteur : En traduisant ce texte [en anglais], j'ai essayé de
+<p><em>Note de l'auteur : En traduisant ce texte [en anglais], j'ai essayé 
de
 rester aussi près que possible du discours que j'avais fait en
 Allemagne. Reconstruire les phrases allemandes pour les transformer en un
-anglais correct a demandé un certain travail ; je voudrais remercier mon
+anglais correct a demandé un certain travail ; je voudrais remercier mon
 colocataire et ami Doug Chapin, qui est d'origine américaine, de m'avoir
 aidé à traduire quelques mots et expressions. La traduction n'arrivera
 jamais à transmettre les mêmes émotions et implications que le discours,
@@ -59,7 +59,7 @@
 aujourd'hui comme allant de soi. Au début de la concurrence, les entreprises
 ont choisi comme stratégie de survie d'accaparer le code. Pour essayer de
 justifier la légalité de cette pratique, elles ont créé des expressions
-comme « piratage informatique », qui suggèrent que la copie fait perdre
+comme « piratage informatique », qui suggèrent que la copie fait perdre
 quelque chose. Les gens ont été forcés de se soumettre à des contrats de
 licence qui les empêchaient de rendre les programmes accessibles à qui que
 ce soit.</p>
@@ -77,15 +77,16 @@
 faire des copies. Ils les faisaient souvent avec de très mauvaises excuses,
 qui servaient principalement à apaiser la mauvaise conscience que les
 entreprises suscitaient en eux par leur choix de mots. La meilleure excuse
-était probablement « si je l'utilisais plus souvent, alors je
-l'achèterais. » Cette phrase, quiconque a dû un jour s'en remettre à un
-logiciel privateur<a id="TransNote1-rev" href="#TransNote1"><sup>1</sup></a>
-se l'est sûrement déjà dite au moins une fois.</p>
+était probablement « si je l'utilisais plus souvent, alors je
+l'achèterais. » Cette phrase, quiconque a dû un jour s'en remettre à un
+logiciel privateur <a id="TransNote1-rev"
+href="#TransNote1"><sup>1</sup></a> se l'est sûrement déjà dite au moins une
+fois.</p>
 
 <p>
 Un homme, cependant, a trouvé cette situation insupportable. Habitué à la
 liberté et à l'utilisation responsable des opportunités des premiers jours,
-« paradisiaques » selon ses propres termes, Richard Stallman a développé 
le
+« paradisiaques » selon ses propres termes, Richard Stallman a 
développé le
 concept d'un système entièrement libre au début des années 80. Très 
vite, il
 est apparu que ce nouveau système serait compatible avec Unix et l'enfant
 fut baptisé (les acronymes récursifs étant à l'époque très en vogue) 
GNU, ce
@@ -100,7 +101,7 @@
 composants, il devint évident que ces derniers constitueraient la première
 étape vers un système entièrement libre. La FSF travailla donc à 
l'écriture
 de ces programmes, et au début des années 90 le système GNU (à l'exception
-du noyau) était complet. Le noyau GNU – projet dénommé « Hurd » – 
a une
+du noyau) était complet. Le noyau GNU – projet dénommé « Hurd » 
– a une
 architecture extrêmement ambitieuse et son développement s'est révélé 
très
 lent et laborieux. À ce moment-là heureusement, Linus Torvalds était en
 train de tester le premier noyau Linux, et quand il a vu le travail déjà
@@ -119,20 +120,20 @@
 
 <p>
 Dans l'expression <i>Free Software</i> (logiciel libre), <i>free</i> ne se
-réfère pas au prix mais à la « liberté ».<a id="TransNote2-rev"
+réfère pas au prix mais à la « liberté ».<a id="TransNote2-rev"
 href="#TransNote2"><sup>2</sup></a> Ce concept ne va pas sans poser quelques
 problèmes et certains théoriciens du mouvement (comme Éric Raymond) ont ces
-derniers temps commencé à parler d'« open source », car « liberté » 
sonne
+derniers temps commencé à parler d'« open source », car 
« liberté » sonne
 désagréablement aux oreilles de la plupart des gens. Liberté sonne comme
-« rendre le monde meilleur » et comme « incertitude », donc comme
-« changement » ; et le changement fait peur à beaucoup de gens. Pour
+« rendre le monde meilleur » et comme « incertitude », donc comme
+« changement » ; et le changement fait peur à beaucoup de gens. Pour
 endormir cette peur, d'autres licences ont été inventées pour le logiciel
 libre. Elles sont censées rendre le concept plus digeste pour ces personnes
 et ne pas effrayer l'industrie.</p>
 
 <p>
 Mais c'est précisément la raison pour laquelle le projet GNU rejette le
-terme « open source ». Nous pensons qu'il est plus sensé de rassurer les
+terme « open source ». Nous pensons qu'il est plus sensé de rassurer les
 gens sur l'idée originale, plutôt que d'affaiblir le concept. C'est
 seulement quand les utilisateurs et les entreprises auront pris conscience
 de l'importance de la liberté que sera évité un retour en arrière vers
@@ -155,7 +156,7 @@
 
 <p>
 L'argument de loin le plus courant contre la philosophie GNU est que le
-logiciel serait la « propriété intellectuelle » du programmeur et que ce
+logiciel serait la « propriété intellectuelle » du programmeur et que 
ce
 serait son droit de pouvoir décider à quel prix le programme doit être
 distribué. Cet argument est très compréhensible par la plupart des gens,
 puisqu'il suit précisément la façon de penser qui nous a été inculquée
@@ -171,14 +172,14 @@
 
 <p>
 Si un avocat développe une défense particulièrement intelligente, il ne peut
-pas ensuite la revendiquer comme sa « propriété intellectuelle » ; sa
+pas ensuite la revendiquer comme sa « propriété intellectuelle » ; sa
 méthode est disponible pour tous. Pourquoi acceptons-nous si volontiers la
 notion que chaque ligne de code (peu importe qu'elle soit sans originalité
-ou bâclée) soit si unique et si extraordinairement personnelle ? La folie du
+ou bâclée) soit si unique et si extraordinairement personnelle ? La folie 
du
 contrôle va aujourd'hui si loin que les gènes humains peuvent être brevetés
-(mais habituellement pas par ceux qui les « utilisent »). Doit-on vraiment
+(mais habituellement pas par ceux qui les « utilisent »). Doit-on 
vraiment
 accepter que <em>tout</em> puisse faire l'objet d'un brevet et d'une
-licence ?</p>
+licence ?</p>
 
 <p>
 C'est précisément cette question qui représente l'un des points-clés du
@@ -196,12 +197,12 @@
 un programme, il lui suffirait de trouver un programmeur pour la mettre en
 œuvre. Libérés des limitations des licences et de l'argent, ils ne
 tiendraient plus compte que de deux éléments pour le développement d'un
-programme : la demande, et la qualité.</p>
+programme : la demande, et la qualité.</p>
 
 <p>
-À propos de qualité : pour les entreprises, il devient de plus en plus clair
+À propos de qualité : pour les entreprises, il devient de plus en plus 
clair
 aujourd'hui que l'accès des utilisateurs au code source a un énorme
-avantage. Dit simplement : plus d'yeux voient plus de choses. Des solutions
+avantage. Dit simplement : plus d'yeux voient plus de choses. Des solutions
 qui apparaissent inimaginables à certains sont évidentes pour
 d'autres. Grâce à cet avantage, le logiciel libre est souvent meilleur que
 son pendant privateur. Pourtant, une tendance se développe aujourd'hui qui
@@ -214,7 +215,7 @@
 une version développée avec notre propre correctif.</p>
 
 <p>
-Le concept du logiciel en tant que « propriété intellectuelle » porte en 
lui
+Le concept du logiciel en tant que « propriété intellectuelle » porte 
en lui
 le germe sa propre chute (veuillez pardonner le pathos de cette
 phrase). Aussi longtemps que nous accepterons ce concept, nous accepterons
 également le danger qu'une nouvelle entreprise essaie de s'approprier le
@@ -244,7 +245,7 @@
 monde étaient empreintes du souhait de le rendre un petit peu meilleur.</p>
 
 <p>
-Et pour mettre les choses au clair : non, le projet GNU n'est pas contre le
+Et pour mettre les choses au clair : non, le projet GNU n'est pas contre le
 capitalisme ou les entreprises en général, ni contre les entreprises de
 développement de logiciel en particulier. Nous ne souhaitons pas non plus
 limiter la possibilité de faire du profit, bien au contraire. Chaque
@@ -255,16 +256,16 @@
 disparaître le marché mais l'adapter à l'époque actuelle.</p>
 
 <p>
-Une petite remarque sur les principes de base : naturellement une
+Une petite remarque sur les principes de base : naturellement une
 documentation libre fait partie du logiciel libre. Cela a peu de sens de
 libérer le successeur du livre, le logiciel, et en même temps d'accepter un
 contrôle sur son équivalent numérique. La documentation libre est tout aussi
 importante que le logiciel libre lui-même.</p>
 
 <p>
-Quelqu'un a peut-être qualifié ma déclaration que nous voulons « adapter 
le
-marché à l'époque actuelle » de figure de rhétorique ; pourtant c'est un
-point capital de la philosophie GNU : l'époque pendant laquelle les
+Quelqu'un a peut-être qualifié ma déclaration que nous voulons « adapter 
le
+marché à l'époque actuelle » de figure de rhétorique ; pourtant c'est 
un
+point capital de la philosophie GNU : l'époque pendant laquelle les
 logiciels n'étaient intéressants que pour une poignée de dingues
 <i>[freaks]</i> et pour les grandes entreprises est révolue depuis
 longtemps. Aujourd'hui, logiciel signifie accès à l'information. Un système
@@ -272,7 +273,7 @@
 de l'information, <em>doit</em> être remis en question.</p>
 
 <p>
-Quand Éric Raymond a publié le « document de  Halloween », il a 
déclenché
+Quand Éric Raymond a publié le « document de  Halloween », il a 
déclenché
 des sentiments allant de l'euphorie à la paranoïa. Pour ceux qui ne l'ont
 pas lu, il s'agit d'une étude interne de Microsoft dans laquelle sont
 discutées les forces et faiblesses du logiciel libre en général, et de Linux
@@ -286,23 +287,23 @@
 disposer d'une implémentation fonctionnelle de ces protocoles.</p>
 
 <p>
-Un exemple d'application de cette tactique est la série « Cxi » des
+Un exemple d'application de cette tactique est la série « Cxi » des
 imprimantes HP, qui ont été mises sur le marché à des prix imbattables en
-tant qu'« imprimantes Windows ». Les spécifications ne furent divulguées
+tant qu'« imprimantes Windows ». Les spécifications ne furent 
divulguées
 qu'à Microsoft, pour que ces imprimantes ne puissent être utilisées par
 aucun autre système d'exploitation.</p>
 
 <p>
-Un « vendeur spécialisé » m'a expliqué que « pour Windows » 
signifiait que
+Un « vendeur spécialisé » m'a expliqué que « pour Windows » 
signifiait que
 l'imprimante aurait besoin d'une mémoire particulière dont ne disposerait
 que Windows et qu'ainsi il était impossible de l'utiliser sous
 Linux. Naturellement, cela embrouille tout utilisateur ordinaire, ce qui
 m'amène directement à la deuxième tactique décrite.</p>
 
 <p>
-Elle est habituellement abrégée en « <abbr title="Fear Uncertainty
-Doubt">FUD</abbr> » (peur, incertitude et doute) et a été utilisée bien
-avant Microsoft, par IBM. L'idée est simple : une fois qu'une personne a 
été
+Elle est habituellement abrégée en « <abbr title="Fear Uncertainty
+Doubt">FUD</abbr> » (peur, incertitude et doute) et a été utilisée bien
+avant Microsoft, par IBM. L'idée est simple : une fois qu'une personne a 
été
 suffisamment désorientée, elle n'ose plus prendre <em>aucune</em> décision
 et s'accroche à sa position actuelle. C'est du moins l'idée.</p>
 
@@ -313,8 +314,8 @@
 
 <p>
 La division la plus évidente de ces derniers temps se situe dans la
-distinction dont j'ai parlé précédemment entre l'« open source » et le
-« logiciel libre ». Garder séparés les deux concepts est souvent 
difficile,
+distinction dont j'ai parlé précédemment entre l'« open source » et le
+« logiciel libre ». Garder séparés les deux concepts est souvent 
difficile,
 même pour les initiés, et il est difficile de comprendre la différence sans
 se replacer dans le contexte historique. Comme c'est un point central, je
 voudrais encore m'y attarder un peu.</p>
@@ -326,20 +327,20 @@
 
 <p>
 Quand cette attention s'est manifestée, de nombreuses entreprises ont été
-déconcertées par le mot « libre ». Elles l'ont immédiatement associé à
-« gratuit », ce qui pour elles signifiait « sans profit ». Quand on a 
tenté
-de leur expliquer que « libre » signifiait en fait « liberté » et non 
pas
-« gratuité », l'idée était déjà devenue définitivement suspecte pour
+déconcertées par le mot « libre ». Elles l'ont immédiatement associé 
à
+« gratuit », ce qui pour elles signifiait « sans profit ». Quand 
on a tenté
+de leur expliquer que « libre » signifiait en fait « liberté » et 
non pas
+« gratuité », l'idée était déjà devenue définitivement suspecte 
pour
 l'industrie.</p>
 
 <p>
 De cette confusion est très rapidement née l'idée d'éviter à tout prix les
-mots « libre » et « liberté ». L'expression « open source » 
était née.</p>
+mots « libre » et « liberté ». L'expression « open source » 
était née.</p>
 
 <p>
 Effectivement, il est certainement plus facile de vendre l'idée en parlant
-d'« open source » plutôt que de « logiciel libre ». Mais cela conduit 
aussi
-à ce que les « nouveaux » n'aient plus aucune notion de ce qu'était
+d'« open source » plutôt que de « logiciel libre ». Mais cela 
conduit aussi
+à ce que les « nouveaux » n'aient plus aucune notion de ce qu'était
 réellement l'idée de base. Cela a divisé le mouvement et conduit à des
 guerres de tranchées extrêmement improductives, dans lesquelles beaucoup
 d'énergie créatrice a été gaspillée.</p>
@@ -370,7 +371,7 @@
 personnes impliquées, nous pourrons tous en profiter. Donc si vous
 travaillez vous-même dans une entreprise de logiciel, familiarisez-vous avec
 ce thème, discutez-en avec vos amis et collègues. Et n'essayez pas de les
-« convertir » (je sais que malheureusement la plupart d'entre nous ont
+« convertir » (je sais que malheureusement la plupart d'entre nous ont
 tendance à le faire). Les arguments parlent d'eux-mêmes. Donnez-leur le
 temps, laissez-les calmement se pencher sur le concept de liberté et se
 l'approprier. Montrez-leur que ce n'est pas quelque chose qu'ils doivent
@@ -388,11 +389,11 @@
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't have notes.-->
 <hr /><b>Notes de traduction</b><ol>
 <li><a id="TransNote1" href="#TransNote1-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
-Autre traduction de <i>proprietary</i> : propriétaire.</li>
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Autre traduction de <i>proprietary</i>: propriétaire.</li>
 <li><a id="TransNote2" href="#TransNote2-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
-En anglais, le mot <i>free</i> veut dire « libre », mais aussi « 
gratuit »,
+class="nounderline">&#8593;</a>
+En anglais, le mot <i>free</i> veut dire « libre », mais aussi 
« gratuit »,
 d'où la confusion possible.</li>
 </ol></div>
 </div>
@@ -445,13 +446,13 @@
 <div class="translators-credits">
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't want credits.-->
-Traduction : Marc de Maillard<br /> Révision : <a
+Traduction : Marc de Maillard<br /> Révision : <a
 href="mailto:trad-gnu&#64;april.org";>trad-gnu&#64;april.org</a></div>
 
 <p class="unprintable"><!-- timestamp start -->
 Dernière mise à jour :
 
-$Date: 2021/09/14 21:32:22 $
+$Date: 2021/11/05 15:00:47 $
 
 <!-- timestamp end -->
 </p>

Index: po/eldred-amicus.fr.po
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diff -u -b -r1.41 -r1.42
--- po/eldred-amicus.fr.po      5 Nov 2021 14:53:36 -0000       1.41
+++ po/eldred-amicus.fr.po      5 Nov 2021 15:00:47 -0000       1.42
@@ -1609,4 +1609,4 @@
 #.  timestamp start 
 #. type: Content of: <div><p>
 msgid "Updated:"
-msgstr "Dernière mise à jour :"
+msgstr "Dernière mise à jour :"



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