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www/philosophy android-and-users-freedom.fr.htm...


From: GNUN
Subject: www/philosophy android-and-users-freedom.fr.htm...
Date: Wed, 3 Nov 2021 15:00:36 -0400 (EDT)

CVSROOT:        /web/www
Module name:    www
Changes by:     GNUN <gnun>     21/11/03 15:00:36

Modified files:
        philosophy     : android-and-users-freedom.fr.html 
                         copyright-versus-community.fr.html 
                         devils-advocate.fr.html 
                         digital-inclusion-in-freedom.fr.html 
                         free-digital-society.fr.html free-doc.fr.html 
                         free-hardware-designs.fr.html 
                         free-software-for-freedom.fr.html 
                         free-sw.fr.html freedom-or-power.fr.html 
                         gif.fr.html google-engineering-talk.fr.html 

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        Automatic update by GNUnited Nations.

CVSWeb URLs:
http://web.cvs.savannah.gnu.org/viewcvs/www/philosophy/android-and-users-freedom.fr.html?cvsroot=www&r1=1.78&r2=1.79
http://web.cvs.savannah.gnu.org/viewcvs/www/philosophy/copyright-versus-community.fr.html?cvsroot=www&r1=1.89&r2=1.90
http://web.cvs.savannah.gnu.org/viewcvs/www/philosophy/devils-advocate.fr.html?cvsroot=www&r1=1.6&r2=1.7
http://web.cvs.savannah.gnu.org/viewcvs/www/philosophy/digital-inclusion-in-freedom.fr.html?cvsroot=www&r1=1.91&r2=1.92
http://web.cvs.savannah.gnu.org/viewcvs/www/philosophy/free-digital-society.fr.html?cvsroot=www&r1=1.56&r2=1.57
http://web.cvs.savannah.gnu.org/viewcvs/www/philosophy/free-doc.fr.html?cvsroot=www&r1=1.82&r2=1.83
http://web.cvs.savannah.gnu.org/viewcvs/www/philosophy/free-hardware-designs.fr.html?cvsroot=www&r1=1.25&r2=1.26
http://web.cvs.savannah.gnu.org/viewcvs/www/philosophy/free-software-for-freedom.fr.html?cvsroot=www&r1=1.95&r2=1.96
http://web.cvs.savannah.gnu.org/viewcvs/www/philosophy/free-sw.fr.html?cvsroot=www&r1=1.173&r2=1.174
http://web.cvs.savannah.gnu.org/viewcvs/www/philosophy/freedom-or-power.fr.html?cvsroot=www&r1=1.82&r2=1.83
http://web.cvs.savannah.gnu.org/viewcvs/www/philosophy/gif.fr.html?cvsroot=www&r1=1.92&r2=1.93
http://web.cvs.savannah.gnu.org/viewcvs/www/philosophy/google-engineering-talk.fr.html?cvsroot=www&r1=1.60&r2=1.61

Patches:
Index: android-and-users-freedom.fr.html
===================================================================
RCS file: /web/www/www/philosophy/android-and-users-freedom.fr.html,v
retrieving revision 1.78
retrieving revision 1.79
diff -u -b -r1.78 -r1.79
--- android-and-users-freedom.fr.html   1 Oct 2021 17:39:47 -0000       1.78
+++ android-and-users-freedom.fr.html   3 Nov 2021 19:00:35 -0000       1.79
@@ -21,7 +21,7 @@
 <address class="byline">par Richard Stallman</address>
 
 <p>
-Dans quelle mesure Android respecte-t-il la liberté de ses utilisateurs ?
+Dans quelle mesure Android respecte-t-il la liberté de ses utilisateurs ?
 Pour l'utilisateur d'ordinateur qui chérit la liberté, c'est la question la
 plus importante à se poser pour tout logiciel.</p>
 
@@ -29,11 +29,11 @@
 concevons des logiciels qui respectent la liberté des utilisateurs de sorte
 que vous comme moi puissiez échapper à l'emprise de ceux qui vous la
 refusent. Cela contraste avec l'idée de l'<i>open source</i> qui se
-concentre sur la façon de concevoir le code ; c'est une réflexion 
différente
+concentre sur la façon de concevoir le code ; c'est une réflexion 
différente
 qui s'intéresse principalement <a
 href="/philosophy/open-source-misses-the-point.html">à la qualité du code
 plutôt qu'à la liberté</a>. Ainsi, le souci principal n'est pas de savoir si
-Android est « <a href="/philosophy/free-open-overlap.html">ouvert</a> »,
+Android est « <a href="/philosophy/free-open-overlap.html">ouvert</a> »,
 mais s'il permet à celui qui l'utilise d'être libre.</p>
 
 <p>Android est un système d'exploitation orienté principalement vers les
@@ -56,9 +56,8 @@
 
 <div class="announcement comment" role="complementary">
 <hr class="no-display" />
-<p><em>Soutenez la campagne « <a
-href="https://fsfe.org/activities/android/";>Libérez votre
-Android</a> ».</em></p>
+<p>Soutenez la campagne « <a
+href="https://fsfe.org/activities/android/";>Libérez votre 
Android</a> ».</p>
 <hr class="no-display" />
 </div>
 
@@ -67,11 +66,11 @@
 seul élément commun entre Android et GNU/Linux se résume à peu près à 
Linux,
 le noyau. Les gens qui font l'erreur de croire que « Linux » fait 
référence
 à la totalité de la combinaison GNU/Linux s'emmêlent les pinceaux et font
-des affirmations paradoxales telles que « Android contient Linux, mais ce
-n'est pas Linux »(<a href="#linuxnote">1</a>). En l'absence de cette
-confusion, la situation est simple : Android contient Linux, mais pas
-GNU. Ainsi Android et GNU/Linux sont essentiellement différents, parce que
-Linux est la seule chose qu'ils ont en commun.</p>
+des affirmations paradoxales telles que « Android contient Linux, mais ce
+n'est pas Linux » <a class="ftn" id="f1-rev" href="#linuxnote">[1]</a>. En
+l'absence de cette confusion, la situation est simple : Android contient
+Linux, mais pas GNU. Ainsi Android et GNU/Linux sont essentiellement
+différents, parce que Linux est la seule chose qu'ils ont en commun.</p>
 
 <p>À l'intérieur d'Android, le noyau Linux reste un programme séparé dont 
le
 code source est sous licence <a href="/licenses/gpl-2.0.html">GNU <abbr
@@ -110,7 +109,7 @@
 
 <p>En tout cas, le code source de diverses versions d'Android a été publié 
pour
 l'essentiel en tant que logiciel libre. Est-ce à dire que les appareils
-utilisant ces versions d'Android respectent la liberté de l'utilisateur ?
+utilisant ces versions d'Android respectent la liberté de l'utilisateur ?
 Non, et ceci pour plusieurs raisons.</p>
 
 <p>Tout d'abord, la plupart comprennent des applications non libres de Google
@@ -119,7 +118,7 @@
 fait pas un bon produit pour autant. Beaucoup des applications disponibles
 pour les premières versions d'Android ont été <a
 
href="https://arstechnica.com/gadgets/2013/10/googles-iron-grip-on-android-controlling-open-source-by-any-means-necessary/";>remplacées
-par des applications non libres</a> ; en 2013 sont apparus des appareils
+par des applications non libres</a> ; en 2013 sont apparus des appareils
 sous Android qui <a
 
href="https://www.androidbeat.com/2013/12/new-google-play-edition-devices-lack-photo-gallery-app-use-google/";>ne
 proposent aucun moyen d'afficher des photos, à part une application Google+
@@ -143,7 +142,7 @@
 bibliothèque non libre <a
 
href="https://blog.grobox.de/2016/the-proprietarization-of-android-google-play-services-and-apps/";>
 Google Play Services</a>. Si le code d'une appli est libre mais dépend de
-Google Play Services, l'ensemble de cette appli est en fait non libre ; elle
+Google Play Services, l'ensemble de cette appli est en fait non libre ; elle
 ne peut pas fonctionner sur une version libre d'Android comme Replicant.
 </p>
 
@@ -181,16 +180,16 @@
 utiliser. Par contre, CyanogenMod (une autre version modifiée d'Android)
 n'est pas libre.</p>
 
-<p>De nombreux appareils sous Android sont des « tyrans » conçus pour que 
leur
+<p>De nombreux appareils sous Android sont des « tyrans » conçus pour 
que leur
 propriétaire ne puisse pas installer et utiliser ses propres logiciels
 modifiés, mais seulement les versions approuvées par une société
 particulière. Dans ces conditions les exécutables ne sont pas libres, même
 s'ils sont faits à partir d'une source libre dont chacun peut
-disposer. Cependant, certains appareils Android peuvent être « rootés »
+disposer. Cependant, certains appareils Android peuvent être « rootés »
 (débridés), ce qui permet aux utilisateurs d'y installer des logiciels
 différents.</p>
 
-<p>Les micrologiciels ou les pilotes importants sont en général privateurs<a
+<p>Les micrologiciels ou les pilotes importants sont en général 
privateurs <a
 id="TransNote1-rev" href="#TransNote1"><sup>a</sup></a> également. Ils
 gèrent l'accès au réseau téléphonique hertzien, le wifi, le bluetooth, le
 GPS, l'accélération 3D, l'appareil photo, les hauts-parleurs, et dans
@@ -230,7 +229,7 @@
 Android n'est pas l'équivalent d'un circuit, parce que le matériel permet
 l'installation de nouvelles versions et que c'est bien ce qui se
 passe. Comme il s'agit d'un micrologiciel privateur, en pratique seul le
-fabricant peut faire de nouvelles versions ; les utilisateurs ne le peuvent
+fabricant peut faire de nouvelles versions ; les utilisateurs ne le peuvent
 pas.</p>
 
 <p>Pour résumer, on peut tolérer des versions non libres d'un micrologiciel
@@ -242,8 +241,8 @@
 construire un téléphone Android qui ait ces caractéristiques, mais nous n'en
 connaissons aucun.</p>
 
-<p>Android n'est pas un système autonome ; il a besoin d'un autre système 
pour
-son développement. Les outils du « kit de développement » de Google 
(<abbr
+<p>Android n'est pas un système autonome ; il a besoin d'un autre système 
pour
+son développement. Les outils du « kit de développement » de Google 
(<abbr
 title="Software Development Kit">SDK</abbr>) semblent être libres, mais
 c'est difficile à vérifier. Les fichiers de définition de certaines <abbr
 title="Application Programming Interface">API</abbr> de Google ne le sont
@@ -280,9 +279,10 @@
 
 <h3 class="footnote">Note</h3>
 <ol>
-<li id="linuxnote">L'exemple ultime de cette confusion se trouve sur le site
-linuxonandroid.com, qui propose de l'aide pour « installer Linux [sic] sur
-vos appareils Android ». C'est entièrement faux : ce qu'ils installent est
+<li id="linuxnote"><a href="f1-rev" class="nounderline">&#8593;</a>
+L'exemple ultime de cette confusion se trouve sur le site
+linuxonandroid.com, qui propose de l'aide pour « installer Linux [sic] sur
+vos appareils Android ». C'est entièrement faux : ce qu'ils installent 
est
 une version du système GNU, <em>à l'exclusion</em> de Linux qui fait partie
 d'Android. Puisque ce site ne s'occupe que de <a
 href="/distros/distros.html">distributions GNU/Linux non libres</a>, nous ne
@@ -303,8 +303,8 @@
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't have notes.-->
 <hr /><b>Note de traduction</b><ol id="translator-notes-alpha">
 <li><a id="TransNote1" href="#TransNote1-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
-Autre traduction de <i>proprietary</i> : propriétaire.</li></ol></div>
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Autre traduction de <i>proprietary</i> : propriétaire.</li></ol></div>
 </div>
 
 <!-- for id="content", starts in the include above -->
@@ -370,13 +370,13 @@
 <div class="translators-credits">
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't want credits.-->
-Traduction : Sylvain Le Menn<br /> Révision : <a
+Traduction : Sylvain Le Menn<br /> Révision : <a
 href="mailto:trad-gnu&#64;april.org";>trad-gnu&#64;april.org</a></div>
 
 <p class="unprintable"><!-- timestamp start -->
 Dernière mise à jour :
 
-$Date: 2021/10/01 17:39:47 $
+$Date: 2021/11/03 19:00:35 $
 
 <!-- timestamp end -->
 </p>

Index: copyright-versus-community.fr.html
===================================================================
RCS file: /web/www/www/philosophy/copyright-versus-community.fr.html,v
retrieving revision 1.89
retrieving revision 1.90
diff -u -b -r1.89 -r1.90
--- copyright-versus-community.fr.html  5 Sep 2021 08:35:41 -0000       1.89
+++ copyright-versus-community.fr.html  3 Nov 2021 19:00:35 -0000       1.90
@@ -21,14 +21,14 @@
 
 <div class="infobox">
 <p>Discours d'ouverture de la <cite>LIANZA Conference</cite>, Centre des
-congrès de Christchurch, le 12 octobre 2009<br />
+congrès de Christchurch, le 12 octobre 2009.<br />
 Il existe une <a
 href="/philosophy/copyright-versus-community-2000.html">ancienne version</a>
 de cette conférence, donnée en 2000.</p>
 </div>
 <hr class="thin" />
 
-<p><b>BC :</b> Tena koutou, tena koutou, tena koutou katoa. Aujourd'hui, j'ai
+<p><b>BC :</b> Tena koutou, tena koutou, tena koutou katoa. Aujourd'hui, j'ai
 le privilège de présenter Richard Stallman, dont le discours d'ouverture est
 parrainé par l'École de gestion de l'information de l'université Victoria à
 Wellington.</p>
@@ -36,27 +36,27 @@
 <p>Richard travaille à la promotion de la liberté du logiciel depuis plus de
 25 ans. En 1983, il a lancé le projet GNU dans le but de développer un
 système d'exploitation libre (le système GNU), et en 1985 il a créé la
-<cite>Free Software Foundation</cite> (Fondation pour le logiciel
-libre). Chaque fois que vous envoyez un message sur nz-libs<a
-id="TransNote1-rev" href="#TransNote1"><sup>a</sup></a>, vous utilisez le
-logiciel Mailman, qui fait partie du projet GNU. Donc, que vous vous en
-rendiez compte ou non, Richard affecte vos vies à tous.</p>
+<i>Free Software Foundation</i> (Fondation pour le logiciel libre). Chaque
+fois que vous envoyez un message sur nz-libs <a id="TransNote1-rev"
+href="#TransNote1"><sup>a</sup></a>, vous utilisez le logiciel Mailman, qui
+fait partie du projet GNU. Donc, que vous vous en rendiez compte ou non,
+Richard affecte vos vies à tous.</p>
 
 <p>Je me plais à le décrire comme la personne la plus influente dont la 
plupart
 des gens n'ont jamais entendu parler, bien qu'il me dise que cela ne peut
 pas être vrai car cela ne peut pas être testé.</p>
 
-<p><b>RMS :</b> On ne peut pas savoir.</p>
+<p><b>RMS :</b> On ne peut pas savoir.</p>
 
-<p><b>BC :</b> Je l'ai dit – je le maintiens. Tim Berners-Lee a utilisé 
ses
+<p><b>BC :</b> Je l'ai dit – je le maintiens. Tim Berners-Lee a utilisé 
ses
 idées sur la liberté du logiciel et sur le libre accès à l'information 
quand
 il a créé le premier serveur web au monde, et Jimmy Wales s'est inspiré de
 ses réflexions de 1999 sur une encyclopédie libre en ligne pour fonder ce
 qui est maintenant Wikipédia.</p>
 
-<p>Aujourd'hui Richard va nous faire un exposé sur le sujet « copyright 
contre
+<p>Aujourd'hui Richard va nous faire un exposé sur le sujet « copyright 
contre
 communauté à l'âge des réseaux informatiques et leurs implications pour les
-bibliothèques ». Richard.</p>
+bibliothèques ». Richard.</p>
 
 <div class="announcement comment" role="complementary">
 <hr class="no-display" />
@@ -68,26 +68,26 @@
 <hr class="no-display" />
 </div>
 
-<p><b>RMS :</b> Je suis en Nouvelle-Zélande depuis quinze jours, et dans 
l'Île
+<p><b>RMS :</b> Je suis en Nouvelle-Zélande depuis quinze jours, et dans 
l'Île
 du Nord il a plu presque tout le temps. Maintenant je sais pourquoi on
-appelle les bottes en caoutchouc <cite>wellingtons</cite>. Et puis j'ai vu
+appelle les bottes en caoutchouc <i>wellingtons</i>. Et puis j'ai vu
 quelqu'un qui fabriquait des chaises et des tables en bois de ponga, et il
-appelait ça <cite>fern-iture</cite>.<a id="TransNote2-rev"
+appelait ça <i>fern-iture</i>.<a id="TransNote2-rev"
 href="#TransNote2"><sup>b</sup></a> Ensuite nous avons pris le ferry pour
 venir ici, et dès notre débarquement les gens ont commencé à se moquer de
-nous et à nous insulter ; mais ce n'était pas méchant, ils voulaient
+nous et à nous insulter ; mais ce n'était pas méchant, ils voulaient
 seulement nous faire comprendre Picton de l'intérieur.<a id="TransNote3-rev"
 href="#TransNote3"><sup>c</sup></a></p>
 
 <p>Habituellement, la raison pour laquelle on m'invite à donner des 
conférences
 est mon travail sur le logiciel libre. Cette fois-ci, ce n'est pas de cela
-que je vais parler ; cet exposé répond à la question : est-ce que les 
idées
-du logiciel libre peuvent s'appliquer à d'autres sortes d'œuvres ? Mais pour
+que je vais parler ; cet exposé répond à la question : est-ce que les 
idées
+du logiciel libre peuvent s'appliquer à d'autres sortes d'œuvres ? Mais 
pour
 que cela ait un sens, je ferais mieux de vous dire brièvement ce que veut
 dire logiciel libre.</p>
 
-<p>Le logiciel libre <cite>[free software]</cite> est affaire de liberté, pas
-de prix. Pensez à « parole libre », pas à « entrée libre ».<a
+<p>Le logiciel libre <i>[free software]</i> est affaire de liberté, pas de
+prix. Pensez à « parole libre », pas à « entrée libre ».<a
 id="TransNote4-rev" href="#TransNote4"><sup>d</sup></a> Le logiciel libre
 est un logiciel qui respecte la liberté de l'utilisateur. Ce dernier mérite
 de posséder en permanence quatre libertés spécifiques, que voici.</p>
@@ -98,7 +98,7 @@
 <li>La liberté 1 est le droit d'étudier le code source du programme et de le
 modifier pour lui faire faire ce que vous voulez.</li>
 
-<li>La liberté 2 est la liberté d'aider votre voisin ; c'est-à-dire la 
liberté
+<li>La liberté 2 est la liberté d'aider votre voisin ; c'est-à-dire la 
liberté
 de redistribuer des copies du programme, des copies exactes, quand vous le
 voulez.</li>
 
@@ -116,18 +116,18 @@
 href="#TransNote5"><sup>e</sup></a> un logiciel non libre, un logiciel qui
 met l'utilisateur sous contrôle. Ce n'est pas éthique. Ce n'est pas une
 contribution à la société, c'est une prise de pouvoir. Cette pratique
-contraire à l'éthique ne devrait pas exister ; l'objectif du mouvement du
+contraire à l'éthique ne devrait pas exister ; l'objectif du mouvement du
 logiciel libre est d'y mettre fin. Tout logiciel doit être libre, pour que
 tous les utilisateurs soient libres.</p>
 
 <p>Le logiciel privateur garde les utilisateurs dans un état de division et
-d'impuissance : division, parce qu'il leur est interdit de le partager, et
+d'impuissance : division, parce qu'il leur est interdit de le partager, et
 impuissance parce qu'ils ne possèdent pas le code source et ne peuvent donc
 pas le modifier. Ils ne peuvent même pas l'étudier pour vérifier ce qu'il
-leur fait exactement ; et de nombreux logiciels privateurs ont des
+leur fait exactement ; et de nombreux logiciels privateurs ont des
 fonctionnalités malveillantes qui espionnent l'utilisateur, qui lui imposent
-des restrictions ; ils ont même des portes dérobées 
<cite>[backdoors]</cite>
-pour l'attaquer.</p>
+des restrictions ; ils ont même des portes dérobées <i>[backdoors]</i> 
pour
+l'attaquer.</p>
 
 <p>Par exemple Microsoft Windows a une porte dérobée par laquelle Microsoft
 peut installer de force des logiciels modifiés, sans demander la permission
@@ -165,9 +165,9 @@
 logiciel. Le copyright est à peu près la seule chose qui pourrait vous
 refuser ces libertés.</p>
 
-<p>On peut reformuler la question ainsi : « Qu'est-ce que le droit du 
copyright
-devrait vous permettre de faire avec les œuvres publiées ? Que devrait dire
-la loi sur le copyright ? »</p>
+<p>On peut reformuler la question ainsi : « Qu'est-ce que le droit du 
copyright
+devrait vous permettre de faire avec les œuvres publiées ? Que devrait dire
+la loi sur le copyright ? »</p>
 
 <p>Le copyright s'est développé en même temps que la technologie de la 
copie,
 aussi convient-il de revisiter l'histoire de cette technologie. La copie
@@ -198,15 +198,15 @@
 manière uniforme. [Ceci] parce que la production en série devint beaucoup
 plus efficace, mais que la fabrication d'un exemplaire à la fois ne tira pas
 bénéfice de la presse à imprimer. De fait, il valait mieux l'écrire à la
-main ; c'était plus rapide que d'essayer d'imprimer un seul exemplaire.</p>
+main ; c'était plus rapide que d'essayer d'imprimer un seul exemplaire.</p>
 
-<p>La presse à imprimer entraîne une économie d'échelle : c'est un gros 
travail
+<p>La presse à imprimer entraîne une économie d'échelle : c'est un gros 
travail
 que de composer le plomb, mais ensuite on peut faire beaucoup de copies très
 rapidement. De plus, la presse à imprimer et les caractères étaient un
-équipement très cher que la plupart des gens ne possédaient pas ; et pour 
ce
+équipement très cher que la plupart des gens ne possédaient pas ; et pour 
ce
 qui est de s'en servir, la plupart des lettrés ne savaient pas faire. Se
 servir d'une presse était une technique différente de l'écriture. Le
-résultat, c'est que les copies étaient produites de manière centralisée :
+résultat, c'est que les copies étaient produites de manière centralisée :
 les exemplaires d'un livre donné étaient fabriqués en un petit nombre
 d'endroits, et ensuite ils étaient transportés là où quelqu'un voulait les
 acheter.</p>
@@ -220,7 +220,7 @@
 sur la publication de ce livre. Cette loi est tombée en désuétude, dans les
 années 1680 il me semble [d'après Wikipédia, elle a expiré en 1695]. Les
 éditeurs voulaient sa remise en vigueur, mais ce qu'ils ont obtenu était
-quelque peu différent. La loi de la Reine Anne (ou « Statut d'Anne ») 
donna
+quelque peu différent. La loi de la Reine Anne (ou « Statut d'Anne ») 
donna
 un copyright aux auteurs, et ceci pour 14 ans seulement bien que l'auteur
 ait pu le renouveler une fois.</p>
 
@@ -235,7 +235,7 @@
 copyright, son but est de promouvoir le progrès. Dit autrement, son but
 n'est pas de profiter aux titulaires du copyright ni à quiconque fait
 affaire avec eux, mais au grand public. Le copyright doit durer pendant un
-temps limité ; les éditeurs ne cessent d'espérer que nous allons 
l'oublier.</p>
+temps limité ; les éditeurs ne cessent d'espérer que nous allons 
l'oublier.</p>
 
 <p>A ce stade, nous nous représentons le copyright comme un moyen de
 réglementer l'industrie de l'édition, contrôlé par les auteurs et conçu 
pour
@@ -246,14 +246,14 @@
 années 1790, de nombreux lecteurs écrivaient des copies à la main parce
 qu'ils ne pouvaient pas s'offrir de copies imprimées. Personne n'a jamais
 attendu de la loi sur le copyright qu'elle empêche les gens de copier à la
-main : elle était faite pour réglementer l'édition. C'est pourquoi elle
+main : elle était faite pour réglementer l'édition. C'est pourquoi elle
 était facile à faire respecter, consensuelle et indubitablement bénéfique
 pour la société.</p>
 
 <p>Elle était facile à faire respecter, parce qu'elle ne s'appliquait qu'aux
 éditeurs. Et c'est facile de trouver les éditeurs non autorisés d'un livre
-– on va dans une librairie et on demande : « D'où proviennent ces
-exemplaires ? » On n'a pas besoin d'envahir la maison et l'ordinateur de
+– on va dans une librairie et on demande : « D'où proviennent ces
+exemplaires ? » On n'a pas besoin d'envahir la maison et l'ordinateur de
 chacun pour le faire.</p>
 
 <p>Elle était consensuelle parce que, les lecteurs ne subissant pas de
@@ -279,10 +279,10 @@
 des réseaux informatiques – un nouveau progrès dans la technologie de la
 copie qui la rend plus efficace et, à nouveau, pas de manière uniforme.</p>
 
-<p>Voilà ce qu'on avait à l'âge de la presse à imprimer : une production 
en
+<p>Voilà ce qu'on avait à l'âge de la presse à imprimer : une production 
en
 série très efficace et une fabrication de copies à l'unité toujours aussi
 lente que dans le monde antique. Voici où la technologie numérique nous
-amène : toutes les deux en tirent bénéfice, mais la copie à l'unité plus 
que
+amène : toutes les deux en tirent bénéfice, mais la copie à l'unité 
plus que
 l'autre.</p>
 
 <p>Nous arrivons à une situation beaucoup plus proche de celle du monde
@@ -312,25 +312,25 @@
 nécessite des mesures cruelles, des punitions draconiennes, l'invasion de la
 vie privée, l'abolition de nos idées fondamentales de justice. Il n'y a
 presque aucune limite aux moyens qu'ils vont proposer de mettre en œuvre
-pour mener la « guerre contre le partage » devant les tribunaux.</p>
+pour mener la « guerre contre le partage » devant les tribunaux.</p>
 
 <p>Il n'est plus consensuel. Dans plusieurs pays, il y a des partis politiques
-avec un programme basé sur la « liberté de partager ».</p>
+avec un programme basé sur la « liberté de partager ».</p>
 
 <p>Il n'est plus bénéfique parce que les libertés auxquelles nous avions
 théoriquement renoncé (parce que nous ne pouvions pas les exercer), nous
 pouvons maintenant les exercer. Elles sont formidablement utiles et nous
 voulons les exercer.</p>
 
-<p>Que ferait un gouvernement démocratique dans cette situation ?</p>
+<p>Que ferait un gouvernement démocratique dans cette situation ?</p>
 
-<p>Il réduirait le pouvoir du copyright. Il dirait : « Le marché que nous 
avons
+<p>Il réduirait le pouvoir du copyright. Il dirait : « Le marché que 
nous avons
 conclu au nom de nos concitoyens, en bradant un peu de la liberté dont ils
-ont maintenant besoin, est intolérable. Nous devons changer ça ; nous ne
-pouvons pas renoncer à une liberté qui est importante. » Nous pouvons
+ont maintenant besoin, est intolérable. Nous devons changer ça ; nous ne
+pouvons pas renoncer à une liberté qui est importante. » Nous pouvons
 mesurer l'état de déliquescence dans lequel se trouve la démocratie à la
 tendance qu'ont les gouvernements à faire exactement le contraire partout
-dans le monde : étendre le pouvoir du copyright au lieu de le réduire.</p>
+dans le monde : étendre le pouvoir du copyright au lieu de le réduire.</p>
 
 <p>Par exemple au niveau de la durée. Partout dans le monde on constate une
 pression pour faire durer le copyright plus longtemps, de plus en plus
@@ -357,9 +357,9 @@
 des 75 ans à venir, ce qui est bien entendu impossible parce qu'aucune ne
 fait vraiment de prévisions à si longue échéance.</p>
 
-<p>Quelle est la vraie raison de cette loi ? Quel désir a incité diverses
+<p>Quelle est la vraie raison de cette loi ? Quel désir a incité diverses
 sociétés à acheter cette loi au Congrès des États-Unis, manière dont la
-plupart des lois sont décidées ? C'était qu'elles avaient des monopoles
+plupart des lois sont décidées ? C'était qu'elles avaient des monopoles
 lucratifs et qu'elles voulaient perpétuer ces monopoles.</p>
 
 <p>Par exemple, Disney était conscient que le premier film dans lequel Mickey
@@ -368,22 +368,21 @@
 d'autres œuvres. Disney ne voulait pas que ça se produise. Disney emprunte
 beaucoup au domaine public, mais est déterminé à ne jamais donner quoi que
 ce soit en échange. Donc Disney a payé pour cette loi, que nous appelons
-« loi sur le copyright de Mickey » <cite>[Mickey Mouse Copyright
-Act]</cite>.</p>
+« loi sur le copyright de Mickey » <i>[Mickey Mouse Copyright 
Act]</i>.</p>
 
 <p>Les producteurs de films disent qu'ils veulent un copyright perpétuel, mais
 la constitution des États-Unis ne les laissera pas l'obtenir
 officiellement. Aussi ont-ils trouvé un moyen d'obtenir le même résultat de
-manière non officielle : le « copyright perpétuel à versements
-périodiques ». Tous les vingt ans, ils augmentent la durée du copyright de
+manière non officielle : le « copyright perpétuel à versements
+périodiques ». Tous les vingt ans, ils augmentent la durée du copyright de
 vingt ans. Ainsi, à un moment donné toute œuvre est censée tomber dans le
 domaine public à une date précise, par exemple demain, mais cette date
 n'arrivera jamais. Au moment où on l'atteindra, ils l'auront reculée, à
 moins que nous ne les arrêtions la prochaine fois.</p>
 
 <p>Voilà une des dimensions, la dimension de la durée. Mais plus importante
-encore est la dimension de l'étendue : quels sont les usages couverts par le
-copyright ?</p>
+encore est la dimension de l'étendue : quels sont les usages couverts par le
+copyright ?</p>
 
 <p>A l'âge de la presse à imprimer, le copyright n'était pas censé couvrir 
tous
 les usages d'une œuvre sous copyright, parce qu'il réglementait certains
@@ -394,8 +393,8 @@
 <p>De nos jours, les éditeurs se sont mis en tête qu'ils peuvent retourner 
nos
 ordinateurs contre nous et, avec leur aide, s'emparer du pouvoir absolu sur
 tous les usages des œuvres publiées. Ils veulent instaurer un univers de
-paiement à l'acte. Ils le font avec des dispositifs de « gestion numérique
-des restrictions », ou <abbr title="Digital Restrictions
+paiement à l'acte. Ils le font avec des dispositifs de « gestion numérique
+des restrictions », ou <abbr title="Digital Restrictions
 Management">DRM</abbr>, des fonctionnalités logicielles conçues 
délibérément
 pour restreindre ce que peut faire l'utilisateur. Et souvent l'ordinateur
 lui-même est conçu pour lui imposer des restrictions.</p>
@@ -412,21 +411,21 @@
 
 <p>Ça a marché quelque temps, mais ensuite quelques personnes ont découvert 
le
 secret et publié un logiciel libre capable de déchiffrer le film du DVD et
-de le lire. Alors les éditeurs ont dit : « Puisque nous ne pouvons pas les
-arrêter effectivement, il faut en faire une infraction. » Et ils ont
-commencé aux États-Unis en 1998 avec la « loi sur le copyright du 
millénaire
-numérique » (<abbr title="Digital Millennium Copyright Act">DMCA</abbr>) qui
+de le lire. Alors les éditeurs ont dit : « Puisque nous ne pouvons pas 
les
+arrêter effectivement, il faut en faire une infraction. » Et ils ont
+commencé aux États-Unis en 1998 avec la « loi sur le copyright du 
millénaire
+numérique » (<abbr title="Digital Millennium Copyright Act">DMCA</abbr>) 
qui
 imposait une censure sur les logiciels capables de faire ce travail.</p>
 
 <p>Ainsi ce logiciel libre particulier a fait l'objet d'un procès. Sa
-distribution est interdite aux États-Unis ; les États-Unis pratiquent la
+distribution est interdite aux États-Unis ; les États-Unis pratiquent la
 censure du logiciel.</p>
 
 <p>Les producteurs de cinéma sont bien conscients qu'ils ne peuvent pas
-vraiment faire disparaître ce programme : il est assez facile à
+vraiment faire disparaître ce programme : il est assez facile à
 trouver. Aussi ont-ils conçu un autre système de chiffrement qui, ils
 l'espèrent, sera plus difficile à casser. Il s'appelle <abbr title="Advanced
-Access Content System">AACS</abbr> ou « la hache » <cite>[the 
axe]</cite>.<a
+Access Content System">AACS</abbr> ou « la hache » <i>[the axe]</i>.<a
 id="TransNote7-rev" href="#TransNote7"><sup>g</sup></a></p>
 
 <p>La conspiration de l'AACS a établi des règles précises pour tous les
@@ -434,13 +433,13 @@
 sorties vidéo analogiques. Donc toutes les sorties vidéo devront être
 numériques et elles enverront le signal chiffré à un moniteur conçu
 spécialement pour cacher les secrets à l'utilisateur. C'est du matériel
-malveillant. Ils disent que ceci a pour but de « fermer le trou
-analogique ». Je vais vous montrer deux trous analogiques (Stallman enlève
-ses lunettes) : en voici un, et en voici un autre, qu'ils voudraient faire
+malveillant. Ils disent que ceci a pour but de « fermer le trou
+analogique ». Je vais vous montrer deux trous analogiques (Stallman enlève
+ses lunettes) : en voici un, et en voici un autre, qu'ils voudraient faire
 sauter définitivement [<a id="footnote1-rev" href="#footnote1">1</a>].</p>
 
-<p>Comment j'ai appris l'existence de ces conspirations ? Parce qu'elles ne
-sont pas secrètes ; elles ont des sites web. Le site de l'AACS décrit
+<p>Comment j'ai appris l'existence de ces conspirations ? Parce qu'elles ne
+sont pas secrètes ; elles ont des sites web. Le site de l'AACS décrit
 fièrement les contrats que les fabricants doivent signer, voilà pourquoi que
 je suis au courant de cette condition. Le site web cite fièrement les noms
 des sociétés qui ont établi cette conspiration, parmi lesquelles on trouve
@@ -448,7 +447,7 @@
 
 <p>Une conspiration de sociétés conçue pour restreindre l'accès du public 
à la
 technologie devrait être poursuivie comme infraction grave, comme une
-conspiration d'entente sur les prix, en plus grave ; donc les peines de
+conspiration d'entente sur les prix, en plus grave ; donc les peines de
 prison devraient être plus longues. Mais ces sociétés sont tout à fait
 convaincues que nos gouvernements sont de leur côté, contre nous. Elles
 n'ont aucune crainte d'être poursuivies pour ces conspirations, c'est
@@ -457,7 +456,7 @@
 <p>En général les DRM sont mis en place par une conspiration de sociétés. 
Une
 fois de temps en temps, une société isolée peut le faire, mais en général
 cela demande une conspiration entre les sociétés technologiques et les
-éditeurs ; ainsi [c'est] presque toujours une conspiration.</p>
+éditeurs ; ainsi [c'est] presque toujours une conspiration.</p>
 
 <p>Ils pensaient que personne ne pourrait jamais casser l'AACS, mais il y a
 environ trois ans et demie quelqu'un a sorti un programme libre capable de
@@ -465,21 +464,21 @@
 le faire tourner on a besoin de connaître la clé.</p>
 
 <p>Et puis, six mois plus tard, j'ai vu la photo de deux chiots adorables, avec
-32 chiffres hexadécimaux au-dessus, et je me suis demandé : « Pourquoi
-mettre ces deux choses ensemble ? Je me demande si ces chiffres sont une clé
+32 chiffres hexadécimaux au-dessus, et je me suis demandé : « Pourquoi
+mettre ces deux choses ensemble ? Je me demande si ces chiffres sont une clé
 importante et si quelqu'un pourrait avoir mis ces chiffres avec les chiots,
 en supputant que les gens copieraient la photo des chiots parce qu'ils sont
-si mignons. La clé serait ainsi protégée de la disparition. »</p>
+si mignons. La clé serait ainsi protégée de la disparition. »</p>
 
-<p>Et c'était bien ça – c'était la clé pour casser « la hache ». 
Les gens l'ont
+<p>Et c'était bien ça – c'était la clé pour casser « la hache ». 
Les gens l'ont
 mise en ligne, et les éditeurs l'ont supprimée parce qu'il existe maintenant
 dans de nombreux pays des lois qui les ont enrôlés dans la censure de cette
-information. Elle a été postée à nouveau ; ils l'ont supprimée ; 
finalement
+information. Elle a été postée à nouveau ; ils l'ont supprimée ; 
finalement
 ils ont renoncé, et quinze jours plus tard ce nombre était posté sur plus de
 700 000 sites web.</p>
 
 <p>Un grand débordement de dégoût public envers les DRM. Mais la guerre 
n'était
-pas gagnée, parce que les éditeurs ont changé la clé. Pas seulement ça :
+pas gagnée, parce que les éditeurs ont changé la clé. Pas seulement ça :
 avec le HD DVD, elle était adéquate pour casser le DRM, mais pas avec le
 Blu-ray. Le Blu-ray a un niveau supplémentaire de DRM et jusqu'à présent il
 n'existe pas de logiciel capable de le casser, ce qui veut dire que vous
@@ -491,7 +490,7 @@
 <p>N'acceptez jamais aucun produit conçu pour attaquer votre liberté. Si vous
 n'avez pas de logiciel libre pour lire un DVD, vous ne devez pas acheter ni
 louer de DVD, ni en accepter en cadeau, excepté quelques rares DVD non
-chiffrés. En fait j'en ai quelques-uns ; je n'ai aucun DVD chiffré, je ne
+chiffrés. En fait j'en ai quelques-uns ; je n'ai aucun DVD chiffré, je ne
 les accepte pas.</p>
 
 <p>Voilà où nous en sommes avec la vidéo, mais on rencontre aussi des DRM 
dans
@@ -500,20 +499,20 @@
 <p>Par exemple, il y a dix ans à peu près, on a vu apparaître des trucs qui
 ressemblaient à des disques compacts, mais qui n'étaient pas gravés comme
 des disques compacts. Ils n'étaient pas conformes au standard. On les a
-appelés « disques corrompus ». L'idée était qu'ils soient lisibles par 
un
+appelés « disques corrompus ». L'idée était qu'ils soient lisibles 
par un
 lecteur audio mais pas par un ordinateur. Ces différentes méthodes avaient
 divers problèmes.</p>
 
 <p>Finalement, Sony a trouvé une idée astucieuse. Ils ont mis un programme 
sur
 le disque, de telle sorte que, si vous mettiez le disque dans l'ordinateur,
 le disque installait le programme. Ce programme était conçu comme un virus
-pour prendre le contrôle du système. On appelle ça un <cite>rootkit</cite>,
-ce qui veut dire qu'il y a des choses dedans qui cassent la sécurité du
-système de sorte qu'il peut installer le logiciel très profondément à
-l'intérieur et en modifier diverses parties.</p>
+pour prendre le contrôle du système. On appelle ça un <i>rootkit</i>, ce qui
+veut dire qu'il y a des choses dedans qui cassent la sécurité du système de
+sorte qu'il peut installer le logiciel très profondément à l'intérieur et 
en
+modifier diverses parties.</p>
 
 <p>Par exemple, il modifiait la commande utilisée pour examiner le système 
afin
-de voir si le logiciel était présent ; une manière de se déguiser. Il
+de voir si le logiciel était présent ; une manière de se déguiser. Il
 modifiait la commande utilisée pour supprimer certains de ces fichiers, de
 sorte qu'elle ne les supprimait pas vraiment. Tout ceci représente une
 infraction grave, mais ce n'est pas la seule que Sony ait commise. En effet,
@@ -521,12 +520,12 @@
 publique générale GNU (GNU <abbr title="General Public 
License">GPL</abbr>).</p>
 
 <p>Il faut savoir que la GNU GPL est une licence avec copyleft. Cela signifie
-qu'elle dit : « Oui, vous pouvez mettre ce code dans d'autres choses, mais
+qu'elle dit : « Oui, vous pouvez mettre ce code dans d'autres choses, mais
 quand vous le faites, le programme complet dans lequel vous mettez ces
 choses doit être distribué comme logiciel libre sous la même licence. Et
 vous devez rendre le code source accessible aux utilisateurs. De plus, vous
 devez leur donner une copie de cette licence en même temps que le logiciel,
-pour les informer de leurs droits. »</p>
+pour les informer de leurs droits. »</p>
 
 <p>Sony ne se conformait pas à tout ça. C'est une infraction au copyright à 
une
 échelle commerciale, donc un délit pénal. Les deux infractions sont des
@@ -556,7 +555,7 @@
 cette fois.</p>
 
 <p>Vous voyez, les éditeurs veulent priver les lecteurs de leurs libertés
-traditionnelles : la liberté de faire des choses comme emprunter un livre à
+traditionnelles : la liberté de faire des choses comme emprunter un livre à
 la bibliothèque ou le prêter à un ami, vendre un livre à un bouquiniste ou
 l'acheter anonymement en payant en espèces (ce qui est la seule manière dont
 j'achète les livres – nous devons résister à la tentation de renseigner 
Big
@@ -577,20 +576,20 @@
 électroniques. Ils ont franchi l'étape 1.</p>
 
 <p>Aux États-Unis ils y sont parvenus avec la DMCA, et en Nouvelle-Zélande
-c'était une partie de la loi de l'année dernière sur le copyright ; la
+c'était une partie de la loi de l'année dernière sur le copyright ; la
 censure des logiciels permettant de casser les DRM en faisait partie. C'est
-un article injuste ; il faut qu'il soit abrogé.</p>
+un article injuste ; il faut qu'il soit abrogé.</p>
 
 <p>La deuxième étape est de convaincre les gens de passer des livres 
imprimés
-aux livres électroniques ; ça n'a pas aussi bien marché.</p>
+aux livres électroniques ; ça n'a pas aussi bien marché.</p>
 
 <p>En 2001, un éditeur a pensé qu'il rendrait son catalogue de livres
 électroniques vraiment populaire s'il commençait par ma biographie. Donc il
 a trouvé un auteur et l'auteur m'a demandé si je voulais coopérer. J'ai
-dit : « Seulement si ce livre électronique est publié sans chiffrement, 
sans
-DRM. » L'éditeur ne voulait pas en entendre parler ; j'ai juste tenu bon ;
+dit : « Seulement si ce livre électronique est publié sans chiffrement, 
sans
+DRM. » L'éditeur ne voulait pas en entendre parler ; j'ai juste tenu 
bon ;
 j'ai dit non. Finalement nous avons trouvé un autre éditeur qui a consenti à
-le faire ; en fait, il a consenti à publier le livre sous une licence libre
+le faire ; en fait, il a consenti à publier le livre sous une licence libre
 qui vous donne les quatre libertés. Le livre a donc été publié, et de
 nombreux exemplaires imprimées ont été vendus.</p>
 
@@ -604,12 +603,12 @@
 prochaine génération de livres électroniques.</p>
 
 <p>Maintenant ils nous sont tombés dessus. Des trucs comme le Sony
-<cite>Shreader</cite> (son nom officiel est le Sony Reader, mais si on met
-« sh » devant, cela montre ce qu'il est destiné à faire aux livres) et 
le <a
-href="/philosophy/why-call-it-the-swindle.html"><cite>Swindle</cite></a>
-d'Amazon, destiné à vous escroquer vos libertés traditionnelles sans que
-vous vous en rendiez compte. Bien sûr, ils l'appellent Kindle, ce qui montre
-ce qu'il va faire à vos livres.<a id="TransNote8-rev"
+<i>Shreader</i> (son nom officiel est le Sony Reader, mais si on met 
« sh »
+devant, cela montre ce qu'il est destiné à faire aux livres) et le <a
+href="/philosophy/why-call-it-the-swindle.html"><i>Swindle</i></a> d'Amazon,
+destiné à vous escroquer vos libertés traditionnelles sans que vous vous en
+rendiez compte. Bien sûr, ils l'appellent Kindle, ce qui montre ce qu'il va
+faire à vos livres.<a id="TransNote8-rev"
 href="#TransNote8"><sup>h</sup></a></p>
 
 <p>Le Kindle est un produit extrêmement malveillant, presque aussi malveillant
@@ -619,20 +618,20 @@
 
 <p>Dans le cas du Kindle, le seul moyen d'acheter un livre est de l'acheter
 chez Amazon [<a id="footnote4-rev" href="#footnote4">4</a>], et Amazon exige
-que vous vous identifiiez ; donc ils savent tout ce que vous avez acheté.</p>
+que vous vous identifiiez ; donc ils savent tout ce que vous avez 
acheté.</p>
 
-<p>Et puis il y a la gestion numérique des restrictions ; ainsi vous ne 
pouvez
+<p>Et puis il y a la gestion numérique des restrictions ; ainsi vous ne 
pouvez
 pas prêter le livre ni le vendre à un bouquiniste, et la bibliothèque ne
 peut pas le prêter non plus.</p>
 
 <p>Et puis il y a la porte dérobée, dont nous avons appris l'existence il y a
 trois mois, parce qu'Amazon l'a utilisée. Amazon a envoyé une instruction à
-tous les Kindles pour effacer un livre particulier, « 1984 » de George
+tous les Kindles pour effacer un livre particulier, « 1984 » de George
 Orwell. Oui, ils ne pouvaient pas choisir avec plus d'ironie un livre à
 effacer. Donc c'est comme cela que nous savons qu'Amazon a une porte dérobée
 par laquelle il peut effacer les livres à distance.</p>
 
-<p>Ce qu'il peut faire d'autre, qui le sait ? Peut-être que c'est comme
+<p>Ce qu'il peut faire d'autre, qui le sait ? Peut-être que c'est comme
 Microsoft Windows. Peut-être qu'Amazon peut mettre à jour le
 logiciel. Autrement dit, les choses malveillantes, quelles qu'elles soient,
 qui ne sont pas encore dedans, ils pourraient les y mettre demain.</p>
@@ -677,33 +676,33 @@
 </ul>
 
 <p>C'est possible, mais les grandes sociétés qui font vraiment la promotion 
des
-livres électroniques le font pour attaquer notre liberté ; nous ne devons
+livres électroniques le font pour attaquer notre liberté ; nous ne devons
 pas défendre cela. C'est ce que font les gouvernements, de mèche avec les
 grandes entreprises, qui attaquent notre liberté en rendant le copyright
 plus dur et plus vicieux, plus restrictif que jamais.</p>
 
-<p>Mais que devraient-ils faire ? Les gouvernements devraient réduire le
+<p>Mais que devraient-ils faire ? Les gouvernements devraient réduire le
 pouvoir du copyright. Voici précisément ce que je propose.</p>
 
 <p>Il y a d'abord la dimension de la durée. Je propose que le copyright dure
 dix ans à partir de la date de publication d'une œuvre.</p>
 
-<p>Pourquoi la date de publication ? Parce qu'avant cela, il n'y en a pas
+<p>Pourquoi la date de publication ? Parce qu'avant cela, il n'y en a pas
 d'exemplaire. Cela ne nous intéresse pas de savoir si nous aurions la
 permission de copier des exemplaires que nous n'avons pas, aussi j'estime
 qu'on peut très bien laisser aux auteurs tout le temps nécessaire pour
 publier, et à ce moment-là démarrer le chronomètre.</p>
 
-<p>Mais pourquoi dix ans ? Je ne sais pas dans ce pays, mais aux États-Unis 
le
+<p>Mais pourquoi dix ans ? Je ne sais pas dans ce pays, mais aux États-Unis 
le
 cycle de publication est de plus en plus court. De nos jours, presque tous
 les livres sont soldés avant deux ans et sont épuisés avant trois ans. Donc
-dix ans est plus de trois fois la durée du cycle de publication habituel ;
+dix ans est plus de trois fois la durée du cycle de publication habituel ;
 ça devrait largement suffire.</p>
 
 <p>Mais tout le monde n'est pas d'accord. Une fois, j'ai proposé ceci dans une
 débat d'experts avec des romanciers et mon voisin, un auteur de romans
-fantastiques primés, m'a dit : « Dix ans ? Pas question. Au-delà de cinq
-ans, c'est intolérable. » Vous voyez, il avait eu un litige avec son
+fantastiques primés, m'a dit : « Dix ans ? Pas question. Au-delà de 
cinq
+ans, c'est intolérable. » Vous voyez, il avait eu un litige avec son
 éditeur. Ses livres semblaient épuisés, mais l'éditeur ne voulait pas
 l'admettre. Le copyright sur son propre livre, l'éditeur s'en servait pour
 l'empêcher d'en distribuer des exemplaires lui-même, ce qu'il voulait faire
@@ -717,12 +716,12 @@
 <p>Au Canada, J. K. Rowling a obtenu un référé contre des gens qui avaient
 acheté son livre dans une librairie, leur ordonnant de ne pas le
 lire. Aussi, en réponse, j'appelle à un boycott des Harry Potter. Mais je ne
-dis pas que vous ne devez pas les lire ; je laisse ceci à l'auteur et à
+dis pas que vous ne devez pas les lire ; je laisse ceci à l'auteur et à
 l'éditeur. Je dis simplement que vous ne devez pas les acheter.</p>
 
 <p>Peu d'auteurs gagnent assez d'argent pour être corrompus à ce point-là. 
La
 plupart ne gagnent rien de comparable et continuent à désirer la même chose
-qu'ils ont toujours désirée : que leur livre soit apprécié.</p>
+qu'ils ont toujours désirée : que leur livre soit apprécié.</p>
 
 <p>Il voulait distribuer son propre livre, et l'éditeur l'en empêchait. Il
 s'est rendu compte qu'au-delà de cinq ans le copyright ne lui servirait
@@ -732,10 +731,10 @@
 propose dix ans comme première tentative de solution. Réduisons-le à dix ans
 et ensuite faisons le bilan sur une certaine période, et nous pourrons faire
 des ajustements par la suite. Je ne dis pas que dix ans soit exactement la
-durée adéquate ; je ne sais pas.</p>
+durée adéquate ; je ne sais pas.</p>
 
-<p id="details">Qu'en est-il de la dimension de l'étendue ? Quelles 
activités le copyright
-doit-il couvrir ? Je distingue trois catégories principales d'œuvres.</p>
+<p id="details">Qu'en est-il de la dimension de l'étendue ? Quelles 
activités le copyright
+doit-il couvrir ? Je distingue trois catégories principales d'œuvres.</p>
 
 <p>D'abord il y a les œuvres fonctionnelles qu'on utilise pour effectuer les
 tâches pratiques de la vie. Elles comprennent le logiciel, les recettes, les
@@ -754,22 +753,22 @@
 le logiciel. Et vous remarquerez qu'en pratique, pour ce qui est des
 recettes, les cuisiniers sont en permanence en train de les partager et de
 les modifier, comme si elles étaient libres. Imaginez la réaction des gens
-si le gouvernement essayait d'éradiquer un soi-disant « piratage des
-recettes ».</p>
+si le gouvernement essayait d'éradiquer un soi-disant « piratage des
+recettes ».</p>
 
-<p>Le terme « pirate » est de la pure propagande. Quand on me demande ce 
que je
-pense du piratage de la musique, je dis : « Autant que je sache, quand des
+<p>Le terme « pirate » est de la pure propagande. Quand on me demande ce 
que je
+pense du piratage de la musique, je dis : « Autant que je sache, quand des
 pirates attaquent un navire, ils ne le font pas en jouant mal d'un
-instrument, ils le font avec des armes. Donc il ne s'agit pas du
-<cite>piratage</cite> de la musique, parce que le piratage est l'attaque des
-navires ; le partage avec d'autres est aussi loin que possible d'être
-l'équivalent moral de l'attaque des navires. » Attaquer les navires est mal,
-partager avec les autres est bien, aussi nous devons dénoncer fermement ce
-terme de propagande, « piratage », toutes les fois que nous 
l'entendons.</p>
+instrument, ils le font avec des armes. Donc il ne s'agit pas du “piratage”
+de la musique, parce que le piratage est l'attaque des navires ; le partage
+avec d'autres est aussi loin que possible d'être l'équivalent moral de
+l'attaque des navires. » Attaquer les navires est mal, partager avec les
+autres est bien, aussi nous devons dénoncer fermement ce terme de
+propagande, « piratage », toutes les fois que nous l'entendons.</p>
 
-<p>Il y a vingt ans, les gens auraient pu objecter : « Si nous ne 
renonçons pas
+<p>Il y a vingt ans, les gens auraient pu objecter : « Si nous ne 
renonçons pas
 à notre liberté, si nous ne laissons pas les éditeurs de ces œuvres nous
-contrôler, ces œuvres ne verront pas le jour et ce sera une catastrophe. »
+contrôler, ces œuvres ne verront pas le jour et ce sera une catastrophe. »
 Maintenant, en regardant la communauté du logiciel libre, et toutes les
 recettes qui circulent, et les travaux de référence comme Wikipédia – 
nous
 commençons même à voir publier des livres de cours libres – nous savons 
que
@@ -783,7 +782,7 @@
 
 <p>Mais qu'en est-il de la seconde catégorie, des œuvres qui décrivent les
 réflexions de certaines personnes, comme les mémoires, les essais d'opinion,
-les articles scientifiques et diverses autres choses ? [<a
+les articles scientifiques et diverses autres choses ? [<a
 id="footnote2-rev" href="#footnote2">2</a>] Publier une version modifiée de
 l'expression de ce que pense quelqu'un d'autre équivaut à donner une idée
 fausse de [cette] personne. Ce n'est pas vraiment une contribution à la
@@ -794,7 +793,7 @@
 toutes les modifications sont couvertes par le copyright, mais où chacun est
 libre de redistribuer des copies exactes de manière non commerciale.</p>
 
-<p>[Note de 2015 : les articles scientifiques sont souvent publiés sous la
+<p>[Note de 2015 : les articles scientifiques sont souvent publiés sous la
 licence CC attribution (CC-BY), dans des revues accessibles ou sur
 arXiv.org, et il semble que de permettre la publication de versions
 modifiées ne pose pas problème. C'est donc cette licence que je recommande
@@ -806,10 +805,10 @@
 que le partage est du vol, que partager équivaut à être un pirate et à
 attaquer les navires. Des absurdités, mais des absurdités soutenues par la
 masse d'argent qui a corrompu nos gouvernements. Nous devons faire cesser la
-guerre contre le partage ; nous devons légaliser le partage de copies
+guerre contre le partage ; nous devons légaliser le partage de copies
 exactes de toute œuvre publiée.</p>
 
-<p>Pour la seconde catégorie d'œuvres, c'est tout ce dont nous avons besoin 
;
+<p>Pour la seconde catégorie d'œuvres, c'est tout ce dont nous avons 
besoin ;
 nous n'avons pas besoin de les rendre libres. Par conséquent, je pense que
 c'est OK d'avoir un système de copyright réduit qui couvre les usages
 commerciaux et toutes les modifications. Et ceci procurera un revenu
@@ -818,7 +817,7 @@
 système actuel, excepté pour les superstars, est d'habitude totalement
 inadéquat.</p>
 
-<p>Qu'en est-il des œuvres d'art et de divertissement ? Pour elles, cela m'a
+<p>Qu'en est-il des œuvres d'art et de divertissement ? Pour elles, cela m'a
 pris un moment pour décider quoi penser des modifications.</p>
 
 <p>Vous voyez, d'une part une œuvre d'art peut avoir une intégrité 
artistique
@@ -828,7 +827,7 @@
 contribution à l'art. Cela rend possible l'évolution du folklore, qui donne
 des choses riches et magnifiques.</p>
 
-<p>Même si l'on ne s'occupe que des auteurs de renom : considérez 
Shakespeare,
+<p>Même si l'on ne s'occupe que des auteurs de renom : considérez 
Shakespeare,
 qui a emprunté des histoires à d'autres œuvres, plus anciennes de quelques
 dizaines d'années seulement, et les a arrangées de manière différente pour
 produire des œuvres littéraires majeures. Si le copyright moderne avait
@@ -851,11 +850,11 @@
 dans le domaine public et les gens peuvent apporter leur contribution à
 l'art en publiant leurs versions modifiées.</p>
 
-<p>Autre chose : si vous avez l'intention de prendre des petits morceaux d'une
+<p>Autre chose : si vous avez l'intention de prendre des petits morceaux 
d'une
 multitude d'œuvres pour les réarranger en quelque chose de totalement
 différent, cela devrait être légal, tout simplement, car l'objectif du
 copyright est de promouvoir l'art, pas d'y faire obstruction. C'est stupide
-d'appliquer le copyright à l'utilisation de petits bouts comme ça ; cela va
+d'appliquer le copyright à l'utilisation de petits bouts comme ça ; cela va
 à l'encontre du but recherché. C'est le genre de distorsion à laquelle on
 arrive quand le gouvernement est sous le contrôle des éditeurs des œuvres à
 succès existantes et a complètement perdu de vue son objectif premier.</p>
@@ -881,20 +880,20 @@
 méthodes.</p>
 
 <p><a id="tax-money-for-artists">La première [fonctionne à l'aide de] 
l'argent
-public</a> : distribuer directement la recette d'une taxe aux
+public</a> : distribuer directement la recette d'une taxe aux
 artistes. L'argent pourrait provenir d'une taxe spéciale, peut-être sur la
 connexion Internet, ou bien de l'impôt sur le revenu, parce que cela ne fera
 pas beaucoup au total, pas s'il est distribué de manière efficace. Le
-distribuer de manière à soutenir efficacement les arts signifie : pas en
+distribuer de manière à soutenir efficacement les arts signifie : pas en
 proportion linéaire de la popularité. Cela doit être fait sur la base de la
 popularité, parce que nous ne voulons pas que les bureaucrates aient le
-choix de décider quels artistes soutenir et lesquels ignorer. Mais « sur la
-base de la popularité » n'implique pas « en proportion linéaire ».</p>
+choix de décider quels artistes soutenir et lesquels ignorer. Mais « sur la
+base de la popularité » n'implique pas « en proportion 
linéaire ».</p>
 
 <p>Ce que je propose est de mesurer la popularité des divers artistes, ce qui
 peut se faire à l'aide de sondages (par échantillons), auxquels personne
 n'est obligé de participer, et de prendre la racine cubique. La racine
-cubique ressemble à ça : cela veut dire essentiellement que [le paiement
+cubique ressemble à ça : cela veut dire essentiellement que [le paiement
 marginal] va en diminuant .</p>
 
 <p>Si la superstar A est mille fois plus populaire que l'artiste à succès B,
@@ -902,7 +901,7 @@
 
 <p>La linéarité donnerait mille fois plus à A qu'à B. Autrement dit, si 
nous
 voulions que B ait assez pour vivre, nous rendrions A immensément
-riche. C'est gâcher l'argent public ; il ne faut pas le faire.</p>
+riche. C'est gâcher l'argent public ; il ne faut pas le faire.</p>
 
 <p>Mais si le paiement marginal va en diminuant, alors oui, chaque superstar
 aura largement plus que l'artiste à succès ordinaire, mais le total de
@@ -939,15 +938,15 @@
 <p>Je viens d'avoir une idée. Le lecteur pourrait aussi vous donner un
 certificat comme quoi vous avez soutenu tel ou tel, et il pourrait même
 compter le nombre de fois que vous l'avez fait et vous donner un certificat
-qui dirait : « J'ai envoyé tant à ces artistes. » Il y a diverses 
façons
+qui dirait : « J'ai envoyé tant à ces artistes. » Il y a diverses 
façons
 d'encourager les gens qui veulent le faire.</p>
 
 <p>Par exemple, on pourrait avoir une campagne de relations publiques amicale
-et gentille : « Avez-vous envoyé un dollar à un artiste aujourd'hui ?
-Pourquoi pas ? C'est seulement un dollar ; cela ne vous privera
-pas. N'aimez-vous pas ce qu'ils font ? Cliquez ! » Cela donnera aux gens
-bonne conscience, et ils penseront : « Oui, j'ai aimé ce que je viens de
-regarder. Je vais envoyer un dollar. »</p>
+et gentille : « Avez-vous envoyé un dollar à un artiste aujourd'hui ?
+Pourquoi pas ? C'est seulement un dollar ; cela ne vous privera
+pas. N'aimez-vous pas ce qu'ils font ? Cliquez ! » Cela donnera aux gens
+bonne conscience, et ils penseront : « Oui, j'ai aimé ce que je viens de
+regarder. Je vais envoyer un dollar. »</p>
 
 <p>Cela commence déjà à fonctionner jusqu'à un certain point. Il y a une
 chanteuse canadienne qui s'appelait à l'époque Jane Siberry. Elle a mis sa
@@ -955,7 +954,7 @@
 montant qu'ils voulaient. Elle a indiqué qu'elle recevait en moyenne plus
 d'un dollar par copie, ce qui est intéressant parce que les majors demandent
 juste un peu moins d'un dollar par copie. En laissant les gens décider de
-payer ou non, et combien, elle a obtenu plus ; elle a même obtenu encore
+payer ou non, et combien, elle a obtenu plus ; elle a même obtenu encore
 plus par visiteur qui avait effectivement téléchargé quelque chose. Mais
 cela ne prend même pas en compte un éventuel effet positif sur le nombre de
 visiteurs, ce qui augmenterait le nombre total par quoi est multiplié la
@@ -964,7 +963,7 @@
 <p>Donc cela peut marcher, mais c'est galère dans les circonstances
 actuelles. On doit avoir une carte de crédit pour le faire, ce qui veut dire
 qu'on ne peut pas le faire anonymement. Et il faut chercher partout
-l'endroit où payer ; et pour les petites sommes, les systèmes de paiement ne
+l'endroit où payer ; et pour les petites sommes, les systèmes de paiement 
ne
 sont pas très efficaces, ce qui fait que les artistes n'en reçoivent que la
 moitié. Si nous mettions en place un système adapté, cela marcherait
 beaucoup, beaucoup mieux.</p>
@@ -976,18 +975,18 @@
 mieux s'intégrer dans le système juridique existant pour faciliter sa mise
 en œuvre.</p>
 
-<p>Méfiez-vous des suggestions qui proposent de « donner des compensations 
aux
-ayants droit » parce que, quand elles disent « donner des compensations 
»,
+<p>Méfiez-vous des suggestions qui proposent de « donner des compensations 
aux
+ayants droit » parce que, quand elles disent « donner des 
compensations »,
 elles tendent à présumer que, si vous avez apprécié une œuvre, vous avez 
une
-dette spécifique à l'égard de quelqu'un et que vous devez  « donner des
-compensations » à ce quelqu'un. Quand elles disent « ayants droit » vous
+dette spécifique à l'égard de quelqu'un et que vous devez  « donner des
+compensations » à ce quelqu'un. Quand elles disent « ayants droit » 
vous
 êtes censés penser que c'est pour soutenir les artistes alors qu'en fait
 cela va aux éditeurs – ces mêmes éditeurs qui exploitent à peu près 
tous les
 artistes (excepté le petit nombre dont vous avez tous entendu parler, qui
 sont assez populaires pour avoir du poids).</p>
 
-<p>Nous n'avons pas de dette envers eux ; il n'y a personne à qui nous 
devions
-« donner des compensations ». Mais soutenir les arts reste une chose
+<p>Nous n'avons pas de dette envers eux ; il n'y a personne à qui nous 
devions
+« donner des compensations ». Mais soutenir les arts reste une chose
 utile. C'était la raison d'être du copyright par le passé, à l'époque où 
le
 copyright était adapté à la technologie. Aujourd'hui le copyright est un
 mauvais moyen de le faire, mais cela reste bien de le faire par d'autres
@@ -997,28 +996,28 @@
 néo-zélandaise sur le copyright. Ils ne doivent pas réactiver la réponse
 graduée [<a id="footnote3-rev" href="#footnote3">3</a>], parce que le
 partage est bon, et ils doivent se débarrasser de la censure des logiciels
-qui cassent les DRM. Méfiez-vous de l'ACTA ; ils sont en train de négocier
+qui cassent les DRM. Méfiez-vous de l'ACTA ; ils sont en train de négocier
 un traité entre différents pays, pour que tous ces pays attaquent leurs
 citoyens. Nous ne savons pas comment parce qu'ils ne nous le diront pas.</p>
 <div class="column-limit"></div>
 
 <h3 class="footnote">Notes</h3>
 <ol>
-<li id="footnote1"><a href="#footnote1-rev" class="nounderline">&#8593;</a> 
+<li id="footnote1"><a href="#footnote1-rev" class="nounderline">&#8593;</a>
 En 2010, le système de chiffrement du flux vidéo a été <a
 
href="https://www.pcmag.com/archive/hdcp-master-key-confirmed-blu-ray-content-vulnerable-254650";>définitivement
 cassé</a>.</li>
-<li id="footnote2"><a href="#footnote2-rev" class="nounderline">&#8593;</a> 
-2015 : j'avais inclus les articles scientifiques parce que je pensais que
+<li id="footnote2"><a href="#footnote2-rev" class="nounderline">&#8593;</a>
+2015 : j'avais inclus les articles scientifiques parce que je pensais que
 publier des versions modifiées d'un article de quelqu'un d'autre serait
-dommageable ; cependant, la publication d'articles de math ou de physique
+dommageable ; cependant, la publication d'articles de math ou de physique
 sous la licence Creative Commons attribution sur <a
 href="https://arxiv.org/";>arXiv.org</a> ou dans de nombreuses revues libres
 ne semble pas poser problème. Ainsi j'ai conclu par la suite que les
 articles scientifiques devaient être libres.</li>
-<li id="footnote3"><a href="#footnote3-rev" class="nounderline">&#8593;</a> 
+<li id="footnote3"><a href="#footnote3-rev" class="nounderline">&#8593;</a>
 La Nouvelle-Zélande a mis dans la loi un système de punition sans procès
-pour les utilisateurs d'Internet accusés de copier ; puis devant les
+pour les utilisateurs d'Internet accusés de copier ; puis devant les
 protestations du public, le gouvernement ne l'a pas mis en œuvre et a
 annoncé son intention de le remplacer par un système de punition modifié,
 mais toujours injuste. Ce qui compte ici, c'est qu'il ne faut pas procéder à
@@ -1029,8 +1028,8 @@
 punition plus ou moins comme prévu à l'origine.</li>
 <li id="footnote4"><a href="#footnote4-rev" class="nounderline">&#8593;</a>
 C'était vrai à l'époque. En 2018, il est possible de charger des livres
-venant d'ailleurs dans la liseuse ; cependant cette dernière transmet le nom
-du livre que vous êtes en train de lire aux serveurs d'Amazon ; ainsi,
+venant d'ailleurs dans la liseuse ; cependant cette dernière transmet le nom
+du livre que vous êtes en train de lire aux serveurs d'Amazon ; ainsi,
 Amazon a connaissance de chacun des livres qui sont lus sur l'appareil, d'où
 qu'il provienne.</li>
 </ol>
@@ -1041,39 +1040,38 @@
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't have notes.-->
 <hr /><b>Notes de traduction</b><ol id="translator-notes-alpha">
 <li><a id="TransNote1" href="#TransNote1-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
-nz-libs : liste de discussion des bibliothécaires de Nouvelle-Zélande.</li>
+class="nounderline">&#8593;</a>
+nz-libs : liste de discussion des bibliothécaires de Nouvelle-Zélande.</li>
 <li><a id="TransNote2" href="#TransNote2-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
-<cite>Ponga</cite> : fougère arborescente symbole de la Nouvelle-Zélande ;
-<cite>Fern-iture</cite> : Jeu de mot sur <cite>fern</cite> (fougère) et
-<cite>furniture</cite> (mobilier).</li>
+class="nounderline">&#8593;</a>
+<i>Ponga</i> : fougère arborescente symbole de la Nouvelle-Zélande ;
+<i>Fern-iture</i> : Jeu de mot sur <i>fern</i> (fougère) et <i>furniture</i>
+(mobilier).</li>
 <li><a id="TransNote3" href="#TransNote3-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
+class="nounderline">&#8593;</a>
 La traversée en ferry se fait entre Wellington, au nord, et Picton, au
 sud.</li>
 <li><a id="TransNote4" href="#TransNote4-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
-Il y a peu de chance qu'on fasse la confusion en français, car « entrée
-libre » est à peu près le seul cas où l'on peut donner à « libre » 
le sens
-de « gratuit », mais en anglais les deux significations de 
<cite>free</cite>
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Il y a peu de chance qu'on fasse la confusion en français, car « entrée
+libre » est à peu près le seul cas où l'on peut donner à 
« libre » le sens
+de « gratuit », mais en anglais les deux significations de <i>free</i>
 (libre et gratuit) sont fréquentes.</li>
 <li><a id="TransNote5" href="#TransNote5-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
-Autre traduction de <cite>proprietary</cite> : propriétaire.</li>
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Autre traduction de <i>proprietary</i> : propriétaire.</li>
 <li><a id="TransNote6" href="#TransNote6-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
-Jeu de mot sur <cite>window</cite> (fenêtre).</li>
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Jeu de mot sur <i>window</i> (fenêtre).</li>
 <li><a id="TransNote7" href="#TransNote7-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
-En anglais, AACS et <cite>axe</cite> ont à peu près la même
-prononciation.</li>
+class="nounderline">&#8593;</a>
+En anglais, AACS et <i>axe</i> ont à peu près la même prononciation.</li>
 <li><a id="TransNote8" href="#TransNote8-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
-<cite>Schreader</cite> : combinaison de <cite>reader</cite> (lecteur) avec
-<cite>shredder</cite> (broyeur) ;
-<cite>Swindle</cite> : arnaque, escroquerie ;
-<cite>To kindle</cite> : allumer du feu.</li>
+class="nounderline">&#8593;</a>
+<i>Schreader</i> : combinaison de <i>reader</i> (lecteur) avec
+<i>shredder</i> (broyeur) ;
+<i>Swindle</i> : arnaque, escroquerie ;
+<i>To kindle</i> : allumer du feu.</li>
 </ol></div>
 </div>
 
@@ -1141,13 +1139,13 @@
 <div class="translators-credits">
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't want credits.-->
-Traduction : Thérèse Godefroy<br />Révision : <a
+Traduction : Thérèse Godefroy<br />Révision : <a
 href="mailto:trad-gnu&#64;april.org";>&lt;trad-gnu&#64;april.org&gt;</a></div>
 
 <p class="unprintable"><!-- timestamp start -->
 Dernière mise à jour :
 
-$Date: 2021/09/05 08:35:41 $
+$Date: 2021/11/03 19:00:35 $
 
 <!-- timestamp end -->
 </p>

Index: devils-advocate.fr.html
===================================================================
RCS file: /web/www/www/philosophy/devils-advocate.fr.html,v
retrieving revision 1.6
retrieving revision 1.7
diff -u -b -r1.6 -r1.7
--- devils-advocate.fr.html     2 Sep 2021 17:36:33 -0000       1.6
+++ devils-advocate.fr.html     3 Nov 2021 19:00:35 -0000       1.7
@@ -26,14 +26,14 @@
 controversée. En fait, cela met l'opinion controversée en position
 d'infériorité.</p>
 
-<p>Une façon indirecte de jouer l'avocat du diable est de dire : « Si je
-défendais ta position, que devrais-je répondre si quelqu'un disait 
“XYZ” ? »
+<p>Une façon indirecte de jouer l'avocat du diable est de dire : « Si je
+défendais ta position, que devrais-je répondre si quelqu'un disait 
“XYZ” ? »
 C'est moins inamical que la façon habituelle, qui consiste à dire simplement
-« XYZ », mais l'effet est le même.</p>
+« XYZ », mais l'effet est le même.</p>
 
 <p>Les adversaires malins s'efforcent de faire obstacle à l'examen approfondi
 de l'opinion à laquelle ils s'opposent. Mon adversaire malin et sans
-scrupule (disons « le diable ») ne souhaite pas que mon point de vue soit
+scrupule (disons « le diable ») ne souhaite pas que mon point de vue soit
 entendu, particulièrement si le diable pense qu'il est fondé et que les gens
 pourraient être d'accord. La meilleure façon d'éviter ceci est de 
m'empêcher
 de faire comprendre ce point de vue.</p>
@@ -55,7 +55,7 @@
 la défaite soit celle de mon opinion ou ma défaite personnelle, tant que le
 public rejette mon point de vue.</p>
 
-<p>Si vous n'êtes pas un vrai « diable », que vous jouez seulement 
l'avocat du
+<p>Si vous n'êtes pas un vrai « diable », que vous jouez seulement 
l'avocat du
 diable, alors vous ne voulez pas vraiment m'empêcher de développer mes
 arguments. Mais vous pourriez tout de même le faire sans le vouloir. Jouer
 l'avocat du diable signifie que vous agissez de façon hostile bien que vous
@@ -74,7 +74,7 @@
 méthode aura été contreproductive.</p>
 
 <p>Sur de nombreux sujets, ce que je dis  va à l'encontre de l'opinion
-établie ; je ne m'attends pas à ce que les gens soient d'accord avec moi
+établie ; je ne m'attends pas à ce que les gens soient d'accord avec moi
 sans avoir mûrement réfléchi à la question, y compris aux
 contre-arguments. En effet, il serait presque impossible pour qui que ce
 soit de ne pas prendre en considération l'opinion établie puisque tout le
@@ -83,21 +83,22 @@
 
 <p>Les questions qui aident à aller au fond des choses ne sont pas celles 
qu'un
 adversaire malin et sans scrupule pourrait soulever, mais plutôt celles que
-soulèverait une personne bienveillante n'ayant pas encore arrêté sa position
-(<a href="#ft1">1</a>). Ce sont des questions qui dissèquent les différents
-aspects du problème pour mettre en évidence la variété des positions
-possibles sur chacun de ces aspects, ce qu'elles impliquent et quelles sont
-leurs relations. Très différent de jouer l'avocat du diable.</p>
+soulèverait une personne bienveillante n'ayant pas encore arrêté sa
+position <a class="ftn" href="#ft1">[1]</a>. Ce sont des questions qui
+dissèquent les différents aspects du problème pour mettre en évidence la
+variété des positions possibles sur chacun de ces aspects, ce qu'elles
+impliquent et quelles sont leurs relations. Très différent de jouer l'avocat
+du diable.</p>
 
 <p>C'est pourquoi, au lieu d'essayer de jouer l'avocat du diable, je suggère
-que vous preniez comme objectif « l'approfondissement du sujet ». Et si 
l'on
+que vous preniez comme objectif « l'approfondissement du sujet ». Et si 
l'on
 vous demande comment vous répondriez si quelqu'un posait une question
 hostile, peut-être que cet argumentaire serait une bonne réponse.</p>
 
 <hr class="column-limit" />
 <h3 class="footnote">Note</h3>
 <ol>
-  <li id="ft1">L'auteur utilise les pronoms « inclusifs » anglais à la 
troisième personne
+  <li id="ft1">L'auteur utilise les pronoms « inclusifs » anglais à la 
troisième personne
 du singulier : <i>person</i>, <i>per</i> et <i>pers</i>.</li>
 </ol>
 </div>
@@ -171,14 +172,14 @@
 <div class="translators-credits">
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't want credits.-->
-Traduction : Élodie Marrel<br />
-Révision : <a
+Traduction : Élodie Marrel<br />
+Révision : <a
 href="mailto:trad-gnu&#64;april.org";>trad-gnu&#64;april.org</a></div>
 
 <p class="unprintable"><!-- timestamp start -->
 Dernière mise à jour :
 
-$Date: 2021/09/02 17:36:33 $
+$Date: 2021/11/03 19:00:35 $
 
 <!-- timestamp end -->
 </p>

Index: digital-inclusion-in-freedom.fr.html
===================================================================
RCS file: /web/www/www/philosophy/digital-inclusion-in-freedom.fr.html,v
retrieving revision 1.91
retrieving revision 1.92
diff -u -b -r1.91 -r1.92
--- digital-inclusion-in-freedom.fr.html        12 Sep 2021 14:33:29 -0000      
1.91
+++ digital-inclusion-in-freedom.fr.html        3 Nov 2021 19:00:35 -0000       
1.92
@@ -7,8 +7,8 @@
 <!--#set var="DISABLE_TOP_ADDENDUM" value="yes" -->
 
 <!-- This file is automatically generated by GNUnited Nations! -->
-<title>L'inclusion dans le monde numérique est-elle une bonne chose ? 
Comment faire
-en sorte qu'elle le soit ? - Projet GNU - Free Software Foundation</title>
+<title>L'inclusion dans le monde numérique est-elle une bonne chose ? 
Comment faire
+en sorte qu'elle le soit ? - Projet GNU - Free Software Foundation</title>
 <style type="text/css" media="print,screen"><!--
 ul span { color: brown; }
 -->
@@ -20,8 +20,8 @@
 <!--GNUN: OUT-OF-DATE NOTICE-->
 <!--#include virtual="/server/top-addendum.fr.html" -->
 <div class="article reduced-width">
-<h2>L'inclusion dans le monde numérique est-elle une bonne chose ? Comment 
faire
-en sorte qu'elle le soit ?</h2>
+<h2>L'inclusion dans le monde numérique est-elle une bonne chose ? Comment 
faire
+en sorte qu'elle le soit ?</h2>
 
 <address class="byline">par <a href="https://www.stallman.org/";>Richard 
Stallman</a></address>
 
@@ -33,7 +33,7 @@
 pouvaient instaurer que par la lutte. C'est maintenant que se joue la
 bataille qui tranchera entre ces possibilités.</p>
 
-<p>Les actions destinées à « inclure » un plus grand nombre de gens dans 
le
+<p>Les actions destinées à « inclure » un plus grand nombre de gens 
dans le
 monde des technologies numériques sont basées sur l'hypothèse qu'une telle
 inclusion est toujours une bonne chose. C'est ce qu'il semble, si l'on se
 place du seul point de vue de la commodité pratique. Cependant, si nous
@@ -44,8 +44,8 @@
 cette nature soit la bonne.</p>
 
 <p>Le monde numérique actuel est confronté à six graves dangers qui 
menacent la
-liberté des utilisateurs : la surveillance, la censure, le logiciel
-« privateur »,<a href="#TransNote1" id="TransNote1-rev"><sup>a</sup></a> 
les
+liberté des utilisateurs : la surveillance, la censure, le logiciel
+« privateur »,<a href="#TransNote1" id="TransNote1-rev"><sup>a</sup></a> 
les
 formats non libres,<a href="#TransNote2"
 id="TransNote2-rev"><sup>b</sup></a> le logiciel en tant que service et
 l'application des lois sur le copyright. Un programme d'inclusion numérique
@@ -70,7 +70,7 @@
 libre, il n'est pas sous leur contrôle.</p>
 
 <p>De plus, les téléphones portables localisent l'usager, même lorsqu'ils 
sont
-« en veille ». Le réseau téléphonique doit savoir grossièrement où se 
trouve
+« en veille ». Le réseau téléphonique doit savoir grossièrement où 
se trouve
 le téléphone pour être en mesure de communiquer avec lui et peut facilement
 enregistrer cette information de façon permanente. Mais les réseaux sont
 conçus pour localiser les téléphones de manière bien plus précise, par
@@ -89,38 +89,38 @@
 
 <p>L'Union européenne rend obligatoire l'archivage de tous les appels
 téléphoniques et courriels pendant des périodes pouvant atteindre deux
-ans. « Prévenir le terrorisme » est la raison officielle de cette
-surveillance ; de même pour la surveillance illégale des appels
+ans. « Prévenir le terrorisme » est la raison officielle de cette
+surveillance ; de même pour la surveillance illégale des appels
 téléphoniques sous Bush. Le terrorisme non commandité par l'État est un
-danger réel dans certains pays, mais on exagère souvent son importance ; aux
+danger réel dans certains pays, mais on exagère souvent son importance ; 
aux
 États-Unis en 2001, il y a eu plus de morts dans des accidents de la route
-qu'à cause du terrorisme, pourtant il n'y a pas de « guerre globale contre
-les accidents ».<a id="TransNote3-rev" href="#TransNote3"><sup>c</sup></a>
+qu'à cause du terrorisme, pourtant il n'y a pas de « guerre globale contre
+les accidents ».<a id="TransNote3-rev" href="#TransNote3"><sup>c</sup></a>
 Par contre, la pratique de qualifier les opposants politiques de
-« terroristes », et de se servir de lois réputées « antiterroristes 
» pour
+« terroristes », et de se servir de lois réputées 
« antiterroristes » pour
 infiltrer et saboter leurs activités, menace partout la démocratie. Par
-exemple la <i>US Joint Terrorism Task Force</i><a href="#TransNote4"
+exemple la <i>US Joint Terrorism Task Force</i> <a href="#TransNote4"
 id="TransNote4-rev"><sup>d</sup></a> a infiltré un large éventail de groupes
 d'opposition.<a id="tex2html7" href="#foot103"><sup>4</sup></a></p>
 
-<p>Les fausses accusations de « terrorisme » sont pratique courante pour
+<p>Les fausses accusations de « terrorisme » sont pratique courante pour
 éliminer l'opposition politique. Aux États-Unis, les manifestants qui ont
 cassé des vitres à la Convention nationale républicaine de 2008 ont été
-poursuivis pour « terrorisme ».<a id="tex2html9"
+poursuivis pour « terrorisme ».<a id="tex2html9"
 href="#foot104"><sup>5</sup></a> Plus récemment, le régime iranien a
-qualifié de « terroristes »<a id="tex2html11"
+qualifié de « terroristes »<a id="tex2html11"
 href="#foot105"><sup>6</sup></a> les manifestants qui demandaient de
 nouvelles élections. Les généraux au pouvoir dans la majeure partie de
 l'Amérique du Sud dans les années 1970 justifiaient le meurtre systématique
 des dissidents de manière identique.<a id="tex2html13"
 href="#foot20"><sup>7</sup></a></p>
 
-<p>Une société libre ne garantit pas votre anonymat en dehors de chez vous 
: il
+<p>Une société libre ne garantit pas votre anonymat en dehors de chez 
vous : il
 est toujours possible que quelqu'un ait noté vos déplacements dans la rue,
 ou qu'un commerçant se rappelle ce que vous avez acheté. Ces informations
 sont dispersées, et non pas rassemblées en vue d'une utilisation
 immédiate. Un détective peut rechercher les personnes qui vous ont remarqué
-et leur poser des questions ; chaque personne peut dire, ou non, ce qu'elle
+et leur poser des questions ; chaque personne peut dire, ou non, ce qu'elle
 sait sur vous. Les efforts que nécessitent ces recherches limitent leur
 fréquence.</p>
 
@@ -153,7 +153,7 @@
 11 000 dollars australiens d'amende par jour, de retirer un lien vers un
 site web politique antiavortement.<a id="tex2html16"
 href="#foot107"><sup>9</sup></a> La liste secrète d'URL interdites a fait
-l'objet d'une fuite et a été postée sur Wikileaks ; cette page-là est
+l'objet d'une fuite et a été postée sur Wikileaks ; cette page-là est
 maintenant sur la liste interdite australienne.<a id="tex2html18"
 href="#foot108"><sup>10</sup></a> L'Allemagne est sur le point de lancer un
 système de censure d'Internet.<a id="tex2html20"
@@ -164,18 +164,18 @@
 presse sur Internet.<a id="tex2html22" href="#foot110"><sup>12</sup></a></p>
 
 <p>Quelques pays européens censurent certaines opinions politiques sur
-Internet. Aux États-Unis, des gens ont été emprisonnés comme « 
terroristes »
+Internet. Aux États-Unis, des gens ont été emprisonnés comme 
« terroristes »
 pour avoir opéré un site web qui traitait des actions menées contre des
 expérimentations animales.<a id="tex2html24"
 href="#foot28"><sup>13</sup></a></p>
 
-<p>Autre excuse invoquée fréquemment pour justifier la censure : les œuvres
-« obscènes » sont dangereuses. Je suis d'accord que certaines œuvres sont
-obscènes ; par exemple la violence horrible du film <cite>Pulp
+<p>Autre excuse invoquée fréquemment pour justifier la censure : les 
œuvres
+« obscènes » sont dangereuses. Je suis d'accord que certaines œuvres 
sont
+obscènes ; par exemple la violence horrible du film <cite>Pulp
 Fiction</cite> m'a révolté et j'essaierai de ne jamais plus voir une chose
-pareille. Mais cela ne justifie pas de censurer ce film ; peu importe à quel
+pareille. Mais cela ne justifie pas de censurer ce film ; peu importe à quel
 point une œuvre est obscène, la censure l'est plus encore. Une variante de
-cette excuse est la « protection des enfants », qui joue sur les peurs
+cette excuse est la « protection des enfants », qui joue sur les peurs
 exagérées et le plus souvent injustifiées des parents.<a id="tex2html25"
 href="#foot111"><sup>14</sup></a></p>
 
@@ -199,17 +199,17 @@
 id="TransNote5-rev">e</a></sup></p>
 
 <p>Un programme est libre s'il vous donne à vous, utilisateur, ces quatre
-libertés essentielles<a id="tex2html29" href="#foot113"><sup>16</sup></a> 
:</p>
+libertés essentielles<a id="tex2html29" 
href="#foot113"><sup>16</sup></a> :</p>
 
 <ul class="no-bullet">
 <li><span>0.</span> la liberté de faire fonctionner le programme comme vous
-voulez ;</li>
+voulez ;</li>
 
 <li><span>1.</span> la liberté d'étudier le code source et de le modifier 
pour
-faire faire au programme ce que vous voulez ;</li>
+faire faire au programme ce que vous voulez ;</li>
 
 <li><span>2.</span> la liberté d'en redistribuer ou republier des copies 
exactes
-(c'est la liberté d'aider votre voisin) ;</li>
+(c'est la liberté d'aider votre voisin) ;</li>
 
 <li><span>3.</span> la liberté de distribuer ou publier des copies de ses
 versions modifiées (c'est la liberté de participer à votre 
communauté).</li>
@@ -224,22 +224,22 @@
 contrôle de leur activité numérique, les quatre libertés sont
 nécessaires. Les libertés 0 et 1 vous permettent de contrôler votre propre
 ordinateur, et la liberté 3 donne aux utilisateurs la possibilité de
-travailler ensemble pour, conjointement, contrôler leurs ordinateurs ; la
+travailler ensemble pour, conjointement, contrôler leurs ordinateurs ; la
 liberté 2, quant à elle, signifie que les utilisateurs ne restent plus
 divisés.<a id="tex2html31" href="#foot114"><sup>17</sup></a></p>
 
 <p>Beaucoup soutiennent avec des arguments économiques que le logiciel ne peut
-pas être libre. Certains interprètent à tort « logiciel libre » comme
-« logiciel gratuit » ; d'autres comprennent cette expression correctement,
+pas être libre. Certains interprètent à tort « logiciel libre » comme
+« logiciel gratuit » ; d'autres comprennent cette expression 
correctement,
 mais dans les deux cas ils prétendent qu'aucune entreprise ne voudra jamais
 développer de tels logiciels. Après avoir ajouté un postulat du genre
-« aucun logiciel utile ne peut être développé sans que les programmeurs
-soient rémunérés », ils concluent que le logiciel libre ne pourra jamais
+« aucun logiciel utile ne peut être développé sans que les programmeurs
+soient rémunérés », ils concluent que le logiciel libre ne pourra jamais
 exister. Cette argumentation est habituellement présentée de manière
-elliptique, sous forme d'une question telle que : « Comment les programmeurs
-pourront-ils gagner leur vie si le logiciel est gratuit ? » Les deux
+elliptique, sous forme d'une question telle que : « Comment les 
programmeurs
+pourront-ils gagner leur vie si le logiciel est gratuit ? » Les deux
 présupposés, ainsi que la conclusion, vont à l'encontre de faits bien
-connus ; peut-être que ces questions elliptiques ont pour but de cacher les
+connus ; peut-être que ces questions elliptiques ont pour but de cacher les
 présupposés pour que les gens ne les comparent pas à la réalité.</p>
 
 <p>Nous savons qu'il est possible de produire des logiciels libres parce qu'il
@@ -252,8 +252,8 @@
 href="#foot118"><sup>21</sup></a> Des sociétés comme Red Hat, IBM, Oracle et
 Google paient des programmeurs pour écrire du logiciel libre. Je ne sais
 pas, même approximativement, combien il y a de développeurs de logiciel
-libre rémunérés ; il serait utile d'étudier la question. Alexandre 
Zapolsky,
-de « Paris capitale du libre » (<a
+libre rémunérés ; il serait utile d'étudier la question. Alexandre 
Zapolsky,
+de « Paris capitale du libre » (<a
 
href="https://web.archive.org/web/20140402120239/http://paris-libre.org/";>www.paris-libre.org</a>),
 une manifestation commerciale des entreprises du logiciel libre, disait en
 2007 qu'en France, les entreprises du logiciel libre donnaient du travail à
@@ -264,12 +264,12 @@
 l'informatique. Si vous êtes l'un d'entre eux, vous avez peut-être accepté
 le point de vue qu'il est normal et correct pour ces sociétés d'être aux
 commandes, plutôt que vous. Vous croyez aussi, peut-être, que des
-développeurs « honorables » n'utiliseront pas leur pouvoir pour vous
+développeurs « honorables » n'utiliseront pas leur pouvoir pour vous
 nuire. C'est pourtant ce qu'ils font.</p>
 
 <p>Microsoft Windows a des fonctionnalités destinées à espionner
 l'utilisateur,<a id="tex2html43" href="#foot119"><sup>22</sup></a> des
-dispositifs de « gestion numérique des restrictions » (<abbr 
title="Digital
+dispositifs de « gestion numérique des restrictions » (<abbr 
title="Digital
 Restrictions Management">DRM</abbr>) conçus pour l'empêcher d'exploiter
 complètement ses propres fichiers,<a id="tex2html45"
 href="#foot120"><sup>23</sup></a> et une porte dérobée <i>[backdoor]</i>
@@ -283,7 +283,7 @@
 l'utilisateur.</p>
 
 <p>La seule défense connue contre les fonctionnalités malveillantes est
-d'exiger des logiciels qui soient contrôlés par les utilisateurs : des
+d'exiger des logiciels qui soient contrôlés par les utilisateurs : des
 logiciels libres. Ce n'est pas une garantie absolue, mais l'alternative est
 pas de défense du tout. Si le code est la loi, ceux qu'il gouverne doivent
 être en capacité de décider de ce qu'il dit.</p>
@@ -303,7 +303,7 @@
 scribes officiellement agréés sauraient lire. La télévision publique
 italienne (RAI) distribue des vidéos au format VC-1, dont les spécifications
 ne sont disponibles qu'avec un accord de confidentialité, auprès de la
-<i>Society of Motion Picture and Television Engineers</i><a
+<i>Society of Motion Picture and Television Engineers</i> <a
 href="#TransNote6" id="TransNote6-rev"><sup>f</sup></a> (en 2016, la RAI
 semble avoir migré vers un format non secret). Ironie du sort, la SMPTE
 détaille ceci dans un fichier Word que je ne peux pas citer en référence,
@@ -325,7 +325,7 @@
 GNU/Linux, par exemple Red Hat, n'osent pas inclure de support pour ces
 programmes.</p>
 
-<p>Un format non libre est un piège ; toute utilisation de ce format, quelle
+<p>Un format non libre est un piège ; toute utilisation de ce format, quelle
 qu'elle soit, a pour effet de pousser les usagers de l'informatique dans un
 piège. L'inclusion dans la dépendance à ces formats ne représente pas un 
pas
 en avant.</p>
@@ -334,8 +334,8 @@
 
 <p>Avec un logiciel privateur typique, vous n'avez à votre disposition qu'un
 binaire dont les actions sont contrôlées par le développeur, pas par
-vous. Une pratique récente appelée « logiciel en tant que service », ou
-« <abbr title="Software as as Service">SaaS</abbr> », vous donne encore
+vous. Une pratique récente appelée « logiciel en tant que service », ou
+« <abbr title="Software as as Service">SaaS</abbr> », vous donne encore
 moins de contrôle. Avec le SaaS, on ne vous donne même plus de copie du
 programme que vous faites tourner. À la place, vous envoyez vos données sur
 un serveur, un programme les traite là-bas et le serveur vous renvoie le
@@ -357,7 +357,7 @@
 en un fichier intégrant les polices de caractères requises par les
 compte-rendus de la conférence. Un examen de ce site m'a amené à la
 conclusion que c'était un exemple de SaaS, et que par conséquent je ne
-devais pas l'utiliser. Autre grief contre ce site : il requiert
+devais pas l'utiliser. Autre grief contre ce site : il requiert
 l'identification des utilisateurs, ce qui constitue une surveillance
 gratuite. </p>
 
@@ -378,19 +378,19 @@
 
 <h3 id="copyright">LE COPYRIGHT ET LE PARTAGE</h3>
 
-<p>Le principal conflit portant sur la liberté d'Internet est la « guerre
-contre le partage » : la tentative faite par l'industrie de l'édition pour
+<p>Le principal conflit portant sur la liberté d'Internet est la « guerre
+contre le partage » : la tentative faite par l'industrie de l'édition 
pour
 empêcher les utilisateurs d'Internet d'exercer leur faculté de copier et
 partager l'information.</p>
 
 <p>Le copyright a été instauré à l'âge de la presse à imprimer, en tant 
que
 mode de régulation industrielle dans le domaine de l'écriture et de
 l'édition. Il avait pour but d'encourager la publication d'ouvrages
-variés. Le moyen employé : exiger que les éditeurs obtiennent la permission
+variés. Le moyen employé : exiger que les éditeurs obtiennent la 
permission
 de l'auteur pour publier les écrits récents. Cela donnait aux auteurs la
 possibilité d'être rémunérés par les éditeurs, ce qui facilitait et
 encourageait l'écriture. Les lecteurs du grand public en tiraient bénéfice,
-tout en n'y perdant pas grand-chose : le copyright ne régulait que la
+tout en n'y perdant pas grand-chose : le copyright ne régulait que la
 publication des livres, pas ce qu'un simple lecteur pouvait en faire, aussi
 était-il facile à mettre en œuvre et rencontrait-il peu d'opposition. Cela
 permettait de présenter le système du copyright comme bénéfique pour le
@@ -415,14 +415,14 @@
 les idées de certaines personnes, ainsi que les œuvres artistiques. Aussi
 n'est-il pas obligatoire, d'un point de vue éthique, qu'ils soient
 libres. Mais le public doit bénéficier d'un minimum de liberté avec tous les
-travaux publiés : la liberté d'en partager des copies exactes de manière 
non
-commerciale. Le partage est bon ; le partage crée du lien social. À 
l'époque
+travaux publiés : la liberté d'en partager des copies exactes de manière 
non
+commerciale. Le partage est bon ; le partage crée du lien social. À 
l'époque
 où copier et partager un livre était si difficile qu'on hésitait à 
quémander
 une si grande faveur, la question de la liberté de partager était sans
 objet. Aujourd'hui, Internet rend le partage facile, et donc rend la liberté
 de partager essentielle.</p>
 
-<p>Il y a un obstacle sur le chemin de ce paradis : le copyright. Les lecteurs
+<p>Il y a un obstacle sur le chemin de ce paradis : le copyright. Les 
lecteurs
 et les auditeurs qui se servent de leur nouvelle faculté de copier et
 partager l'information publiée commettent techniquement des infractions au
 copyright. La même loi, qui autrefois s'est montrée bénéfique en régulant
@@ -449,7 +449,7 @@
 passer une loi (HADOPI) qui abolissait le droit à un procès équitable en
 punissant les usagers d'Internet de déconnexion sur la simple accusation de
 copier. Seules certaines organisations sélectionnées, agréées par le
-gouvernement, étaient habilitées à porter ces accusations : ainsi, cette 
loi
+gouvernement, étaient habilitées à porter ces accusations : ainsi, cette 
loi
 aboutissait à abolir Liberté, Égalité et Fraternité d'un seul coup.  
 La loi a été rejetée comme inconstitutionnelle par le Conseil
 constitutionnel.<a id="tex2html58" href="#foot126"><sup>29</sup></a> (Elle a
@@ -459,12 +459,12 @@
 récemment voté contre l'application d'une injustice similaire à toute
 l'Union européenne, mais la forme fragile de démocratie qui a cours dans
 l'Union européenne ne donne pas au parlement le pouvoir de décision
-finale. Certains voudraient aller encore plus loin : un membre du parlement
+finale. Certains voudraient aller encore plus loin : un membre du parlement
 du Royaume-Uni a proposé une peine de 10 ans de prison pour partage à but
 non lucratif.</p>
 
 <p>Les États-Unis, le Canada, l'Union européenne et divers autres pays sont
-engagés dans les négociations de l'« Accord commercial anticontrefaçon »
+engagés dans les négociations de l'« Accord commercial 
anticontrefaçon »
 (<abbr title="Anti-Conterfeiting Trade Agreement">ACTA</abbr>). Les
 négociations sont secrètes, mais le Canada a récemment publié à 
contrecœur
 une liste de suggestions qu'il a reçue des représentants d'intérêts 
privés,
@@ -474,22 +474,22 @@
 gouvernement des États-Unis et sur d'autres, aussi le danger n'est-il pas
 négligeable. Les responsables de l'Union européenne pourraient chercher à
 utiliser ce traité pour court-circuiter le parlement européen, pratique
-connue sous le nom de « blanchiment politique ».</p>
+connue sous le nom de « blanchiment politique ».</p>
 
 <p>Les grandes sociétés qui tirent le plus grand profit du copyright exercent
 ce droit légalement au nom des auteurs (qui pour la plupart y gagnent peu,
 en réalité). Elles voudraient nous faire croire que le copyright est un
 droit naturel des auteurs et que nous, le public, devons le supporter
 quelles que soient ses pénibles conséquences. Elles appellent le partage
-« piratage », ou « piraterie », ce qui revient à assimiler l'aide que 
vous
+« piratage », ou « piraterie », ce qui revient à assimiler l'aide 
que vous
 apportez à votre voisin à l'attaque d'un navire.</p>
 
 <p>La colère publique contre ces mesures s'amplifie, mais elle est contenue 
par
-la propagande. Des termes comme « piratage »,<a id="tex2html62"
-href="#foot128"><sup>31</sup></a> « protéger les auteurs » et « 
propriété
-intellectuelle »,<a id="tex2html64" href="#foot129"><sup>32</sup></a> ainsi
+la propagande. Des termes comme « piratage »,<a id="tex2html62"
+href="#foot128"><sup>31</sup></a> « protéger les auteurs » et 
« propriété
+intellectuelle »,<a id="tex2html64" href="#foot129"><sup>32</sup></a> ainsi
 que les déclarations affirmant que lire, regarder ou visionner quoi que ce
-soit sans payer est du « vol », ont convaincu beaucoup de lecteurs que 
leurs
+soit sans payer est du « vol », ont convaincu beaucoup de lecteurs que 
leurs
 droits et leurs intérêts ne comptent pas. Cette propagande fait l'hypothèse
 implicite que les éditeurs méritent le pouvoir spécial qu'ils exercent au
 nom des auteurs, et que nous sommes moralement obligés de supporter les
@@ -510,29 +510,29 @@
 adaptés.<a id="tex2html66" href="#foot130"><sup>33</sup></a></p>
 
 <p>La conception de produits et de supports numériques destinés à limiter ce
-que peut faire l'utilisateur a pour nom « gestion numérique des
-restrictions », ou <abbr title="Digital Restrictions
+que peut faire l'utilisateur a pour nom « gestion numérique des
+restrictions », ou <abbr title="Digital Restrictions
 Management">DRM</abbr>.<a id="tex2html68" href="#foot66"><sup>34</sup></a>
-Son but est une injustice : nous refuser des droits d'usage, pourtant
+Son but est une injustice : nous refuser des droits d'usage, pourtant
 garantis par la loi, sur nos propres copies numériques d'œuvres publiées. Sa
 méthode comporte une deuxième injustice, puisqu'elle impose l'utilisation de
 logiciel privateur.</p>
 
 <p>Les éditeurs ont obtenu l'appui du gouvernement des États-Unis à leur 
rêve
-de pouvoir total, avec la « loi sur le copyright du millénaire numérique 
»
+de pouvoir total, avec la « loi sur le copyright du millénaire 
numérique »
 (<abbr title="Digital Millennium Copyright Act">DMCA</abbr>). Cette loi a
 donné aux éditeurs, de fait, le pouvoir d'écrire leurs propres règles de
 copyright, en les intégrant au code des lecteurs logiciels qu'ils
 autorisent. Le simple fait de lire ou d'écouter est illégal quand le
 logiciel est conçu pour l'empêcher.</p>
 
-<p>La DMCA a une exception : elle n'interdit pas les usages reconnus comme
+<p>La DMCA a une exception : elle n'interdit pas les usages reconnus comme
 <i>fair use</i> (usage raisonnable). Mais elle retire tous ses effets
 pratiques à cette exception en censurant tout logiciel que les gens
 pourraient utiliser pour faire les choses permises. D'après la DMCA, tout
 programme utilisable pour briser les menottes numériques est banni, à moins
-qu'il n'ait d'autres utilisations comparativement importantes, « à valeur
-commerciale significative » (le refus de prendre en compte tout autre type
+qu'il n'ait d'autres utilisations comparativement importantes, « à valeur
+commerciale significative » (le refus de prendre en compte tout autre type
 de valeur, comme leur valeur sociale ou leur valeur éthique, est en accord
 explicite avec la domination de la société par le monde des
 affaires). Concrètement, votre droit limité de désobéir à votre geôlier
@@ -543,20 +543,20 @@
 l'Union européenne, en Australie et en Nouvelle-Zélande, ainsi que dans
 d'autres pays. Le Canada essaie de faire de même depuis plusieurs années,
 mais l'opposition a bloqué le projet. Les lobbies des éditeurs cherchent à
-imposer les mêmes restrictions dans tous les pays ; par exemple, les
+imposer les mêmes restrictions dans tous les pays ; par exemple, les
 États-Unis les réclament dans des traités commerciaux. L'OMPI (Organisation
-mondiale de la « propriété intellectuelle ») les aide, en promouvant deux
+mondiale de la « propriété intellectuelle ») les aide, en promouvant 
deux
 traités dont le seul objet est d'exiger des lois analogues. Signer ces
 traités n'apporte rien de bon aux citoyens et il n'y a pas de bonne raison
 pour qu'un pays les signe. Mais quand des pays le font, les politiciens
-peuvent se retrancher derrière le « respect des obligations du traité » 
pour
+peuvent se retrancher derrière le « respect des obligations du 
traité » pour
 justifier la censure du logiciel.</p>
 
 <p>Nous avons encore les même libertés qu'auparavant quand nous utilisons des
 livres en papier et autres supports analogiques. Mais si un jour les livres
 électroniques remplacent les livres imprimés, ces libertés ne leur seront
-pas transférées. Imaginez : plus de prêt de livre à un ami ; plus 
d'emprunt
-à une bibliothèque publique ; plus de « fuite » qui pourrait donner à
+pas transférées. Imaginez : plus de prêt de livre à un ami ; plus 
d'emprunt
+à une bibliothèque publique ; plus de « fuite » qui pourrait donner 
à
 quelqu'un une chance de lire sans payer. Plus d'achat de livre anonyme en
 espèces (on ne peut pas acheter un livre électronique autrement qu'avec une
 carte de crédit, ce qui permet la surveillance informatique) et
@@ -575,7 +575,7 @@
 de garder l'art en vie. Soutenir les arts est un but souhaitable, mais il ne
 peut justifier de tels moyens. Heureusement, il n'en a pas non plus
 besoin. Le partage public de copies tend à attirer l'attention sur des
-œuvres obscures ou des œuvres de niche : quand Monty Python a mis ses 
vidéos
+œuvres obscures ou des œuvres de niche : quand Monty Python a mis ses 
vidéos
 en téléchargement sur le net, ses ventes ont augmenté d'un facteur de plus
 de 200.<a id="tex2html69" href="#foot131"><sup>35</sup></a> De plus, la
 technologie numérique offre de nouveaux moyens de soutenir les arts.</p>
@@ -610,19 +610,19 @@
 anonyme permettant d'envoyer à quelqu'un une petite somme d'argent, sans
 nécessiter de carte de crédit, le soutien volontaire aux artistes sera
 beaucoup plus efficace. Chaque lecteur multimédia pourrait comporter un
-bouton disant : « Cliquez ici pour envoyer un dollar aux artistes. » (La
-somme optimale pourrait varier suivant les pays ; en Inde, une roupie serait
+bouton disant : « Cliquez ici pour envoyer un dollar aux artistes. » 
(La
+somme optimale pourrait varier suivant les pays ; en Inde, une roupie serait
 un meilleur choix.) Ne l'utiliseriez-vous pas, au moins une fois par
-semaine ?</p>
+semaine ?</p>
 
 <p>Pourquoi, aujourd'hui, hésiteriez-vous à envoyer un dollar à un artiste, 
une
-fois par semaine ou même une fois par jour ? Pas parce que ce dollar vous
+fois par semaine ou même une fois par jour ? Pas parce que ce dollar vous
 manquerait, mais parce que cet envoi est malcommode. Ajoutez la commodité,
 et le soutien volontaire aux artistes prendra son essor.</p>
 
 <h4 id="tax">Une taxe pour soutenir les arts</h4>
 
-<p>Un autre moyen de soutenir les arts est de recourir à la fiscalité :
+<p>Un autre moyen de soutenir les arts est de recourir à la fiscalité :
 peut-être à l'aide d'une taxe spéciale sur les supports d'enregistrement ou
 sur les accès à Internet, ou bien à l'aide de l'impôt sur le revenu.<a
 id="tex2html78" href="#foot135"><sup>39</sup></a> Pour que cela réussisse à
@@ -630,9 +630,9 @@
 directement et complètement, et s'assurer que sous aucun prétexte il ne
 pourra leur être soustrait par des éditeurs comme les maisons de
 disques. Ainsi, la mise au point de ce système fiscal destiné à atteindre
-l'objectif valable de « soutenir les arts » nécessite d'avoir auparavant
-rejeté l'objectif peu judicieux de « donner des compensations aux ayants
-droit ».</p>
+l'objectif valable de « soutenir les arts » nécessite d'avoir auparavant
+rejeté l'objectif peu judicieux de « donner des compensations aux ayants
+droit ».</p>
 
 <p>L'État ne doit pas distribuer l'argent de cette taxe en proportion 
linéaire
 de la popularité, car cela en donnerait la plus grande partie aux
@@ -652,7 +652,7 @@
 controverse. Il n'y a pas de raison fondamentale pour qu'un système basé sur
 la fiscalité ne serve pas également à soutenir les œuvres fonctionnelles 
qui
 devraient être libres, comme le logiciel et les encyclopédies, mais il y a
-une difficulté pratique à le faire : il est courant que ces œuvres aient 
des
+une difficulté pratique à le faire : il est courant que ces œuvres aient 
des
 milliers de coauteurs, et il serait peut-être difficile de calculer une
 répartition équitable des fonds, même avec la coopération généreuse de
 chaque intéressé. Heureusement il ne semble pas nécessaire de résoudre ce
@@ -660,13 +660,13 @@
 d'œuvres fonctionnelles libres.</p>
 
 <p>Francis Muguet<a id="tex2html80" href="#foot79"><sup>40</sup></a> et moi
-avons mis au point une nouvelle proposition appelée « mécénat global », 
qui
+avons mis au point une nouvelle proposition appelée « mécénat 
global », qui
 combine les idées de taxe de soutien aux arts et de paiements volontaires.<a
 id="tex2html81" href="#foot136"><sup>41</sup></a> Chaque abonné à Internet
 paierait une redevance mensuelle pour soutenir certains des arts dont les
 œuvres sont partagées sur Internet. Chaque utilisateur pourrait, de manière
 optionnelle, répartir une fraction plafonnée de sa redevance entre les
-œuvres de son choix ; les fonds dédiés à chaque œuvre seraient répartis
+œuvres de son choix ; les fonds dédiés à chaque œuvre seraient répartis
 entre les contributeurs créatifs à cette œuvre (à l'exclusion des
 éditeurs). Les sommes totales ainsi attribuées aux différents artistes
 fourniraient de plus une mesure de leur popularité. Le système distribuerait
@@ -687,7 +687,7 @@
 <p>Une victoire complète sur les menaces contre les libertés numériques ne 
peut
 venir que de changements législatifs. La collecte systématique et la
 rétention d'information sur toute personne utilisant un ordinateur ou un
-réseau doivent être impossibles sans décision judiciaire ; les voyages et 
la
+réseau doivent être impossibles sans décision judiciaire ; les voyages et 
la
 communication à l'intérieur d'un pays doivent normalement être anonymes. Les
 États doivent rejeter la censure et s'en prémunir au niveau
 constitutionnel. Il faut que les États protègent leur souveraineté 
numérique
@@ -699,7 +699,7 @@
 pas permettre que des brevets s'appliquent aux logiciels, ni (plus
 généralement) à des usages particuliers de l'informatique. Les États 
doivent
 s'obliger à employer, pour toute communication avec le public, des formats
-dont la mise en œuvre soit libre et la documentation accessible au public ;
+dont la mise en œuvre soit libre et la documentation accessible au public ;
 ils doivent de plus amener le secteur privé à employer également ces
 formats. Pour rendre acceptable le copyright à l'âge des réseaux, la copie
 et le partage sans but lucratif des œuvres publiées doivent être
@@ -731,7 +731,7 @@
 
 <p>Surtout, il ne faut jamais acheter ni utiliser de produit qui mette en 
œuvre
 les menottes numériques, sauf si on a soi-même le moyen de les briser. Les
-produits avec DRM sont un piège ; ne mordez pas à l'hameçon !</p>
+produits avec DRM sont un piège ; ne mordez pas à l'hameçon !</p>
 
 <h4 id="others">Défendre la liberté des autres</h4>
 
@@ -750,7 +750,7 @@
 les libertés auxquelles ils ont droit, en y appliquant une licence explicite
 appropriée au type de travail. Pour les ouvrages qui décrivent des pensées
 ou des observations, ainsi que pour les œuvres artistiques, la licence doit
-au minimum permettre la redistribution de copies exactes ; n'importe quelle
+au minimum permettre la redistribution de copies exactes ; n'importe quelle
 licence <i>Creative Commons</i> convient (j'ai insisté pour mettre une
 licence de ce type sur cet article). Les travaux qui apportent des
 fonctionnalités, comme les logiciels, les ouvrages de référence et les
@@ -798,19 +798,19 @@
 href="https://www.aclu.org/fbi-jttf-spying";>aclu.org/fbi-jttf-spying</a>.
 
 </dd>
-<dt id="foot104">&hellip; « terrorisme ».<a 
href="#tex2html9"><sup>5</sup></a></dt>
+<dt id="foot104">&hellip; « terrorisme ».<a 
href="#tex2html9"><sup>5</sup></a></dt>
 <dd>Voir <a
 
href="https://www.democracynow.org/2008/9/4/eight_members_of_rnc_activist_group";>democracynow.org/2008/9/4/eight_members_of_rnc_activist_group</a>.
 
 </dd>
-<dt id="foot105">&hellip; « terroristes »<a 
href="#tex2html11"><sup>6</sup></a></dt>
+<dt id="foot105">&hellip; « terroristes »<a 
href="#tex2html11"><sup>6</sup></a></dt>
 <dd>Voir <a
 
href="http://web-old.archive.org/web/20160722044945/http://abcnews.go.com/International/story?id=7891929";>
 abcnews.go.com/international/story?id=7891929</a> (archivé).
 
 </dd>
 <dt id="foot20">&hellip; identique.<a href="#tex2html13"><sup>7</sup></a></dt>
-<dd>Voir le documentaire <cite>Condor: the First War on Terror</cite> (Condor 
:
+<dd>Voir le documentaire <cite>Condor: the First War on Terror</cite> 
(Condor :
 la première Guerre contre le terrorisme) par Rodrigo V&aacute;squez (2003).
 
 </dd>
@@ -912,7 +912,7 @@
 </dd>
 <dt id="foot123">&hellip; conforme.<a href="#tex2html51"><sup>26</sup></a></dt>
 <dd>Le standard n'est disponible sous une forme lisible par machine qu'à la
-« location » ; <a
+« location » ; <a
 
href="https://web.archive.org/web/20160423155515/http://www.smpte.org/sites/default/files/IndividualLicenseAgreementforSMPTE_EngineeringDocuments.pdf";>smpte.org/sites/default/files/IndividualLicenseAgreementforSMPTE_EngineeringDocuments.pdf</a>
 
 </dd>
@@ -938,12 +938,12 @@
 
href="https://arstechnica.com/tech-policy/2008/11/canadian-wish-list-for-secret-acta-treaty-long-varied/";>arstechnica.com/tech-policy/2008/11/canadian-wish-list-for-secret-acta-treaty-long-varied/</a>.
 
 </dd>
-<dt id="foot128">&hellip; « piraterie »,<a 
href="#tex2html62"><sup>31</sup></a></dt>
+<dt id="foot128">&hellip; « piraterie »,<a 
href="#tex2html62"><sup>31</sup></a></dt>
 <dd>Voir <a
 
href="/philosophy/words-to-avoid.html">gnu.org/philosophy/words-to-avoid.html</a>.
 
 </dd>
-<dt id="foot129">&hellip; intellectuelle »,<a 
href="#tex2html64"><sup>32</sup></a></dt>
+<dt id="foot129">&hellip; intellectuelle »,<a 
href="#tex2html64"><sup>32</sup></a></dt>
 <dd>Voir <a href="/philosophy/not-ipr.html">gnu.org/philosophy/not-ipr.html</a>
 pour comprendre pourquoi cette propagande est nocive.
 
@@ -1014,47 +1014,47 @@
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't have notes.-->
 <hr /><b>Notes de traduction</b><ol id="translator-notes-alpha">
 <li><a id="TransNote1" href="#TransNote1-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
-Également appelé « logiciel propriétaire » <i>[proprietary
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Également appelé « logiciel propriétaire » <i>[proprietary
 software]</i>.</li>
 <li><a id="TransNote2" href="#TransNote2-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
-Également appelés « formats restreints » <i>[restricted 
formats]</i>.</li>
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Également appelés « formats restreints » <i>[restricted 
formats]</i>.</li>
 <li><a id="TransNote3" href="#TransNote3-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
-Allusion à la « guerre globale contre le terrorisme » <i>[Global War on
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Allusion à la « guerre globale contre le terrorisme » <i>[Global War on
 terrorism]</i> lancée après les attaques du 11 septembre.</li>
 <li><a id="TransNote4" href="#TransNote4-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
+class="nounderline">&#8593;</a>
 Force opérationnelle interservices des États-Unis contre le terrorisme.</li>
 <li><a id="TransNote5" href="#TransNote5-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
-Le mot anglais <i>free</i> veut dire « libre », mais aussi « gratuit 
».</li>
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Le mot anglais <i>free</i> veut dire « libre », mais aussi 
« gratuit ».</li>
 <li><a id="TransNote6" href="#TransNote6-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
+class="nounderline">&#8593;</a>
 Société des ingénieurs du cinéma et de la télévision.</li>
 <li><a id="TransNote7" href="#TransNote7-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
+class="nounderline">&#8593;</a>
 Conforme aux conventions d'édition des comptes-rendus de cette
 conférence.</li>
 <li><a id="TransNote8" href="#TransNote8-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
+class="nounderline">&#8593;</a>
 Association des industries de l'enregistrement d'Amérique.</li>
 <li><a id="TransNote9" href="#TransNote9-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
-<i>Swindle</i> : arnaque, escroquerie.</li>
+class="nounderline">&#8593;</a>
+<i>Swindle</i> : arnaque, escroquerie.</li>
 <li><a id="TransNote10" href="#TransNote10-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
+class="nounderline">&#8593;</a>
 Jeu de mot entre <i>reader</i> (lecteur, liseuse) et <i>shredder</i>
 (broyeur).</li>
 <li><a id="TransNote11" href="#TransNote11-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
+class="nounderline">&#8593;</a>
 Un système linéaire lui donnerait 1000 fois plus qu'à B.</li>
 <li><a id="TransNote12" href="#TransNote12-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
+class="nounderline">&#8593;</a>
 Arrêtez les brevets logiciels.</li>
 <li><a id="TransNote13" href="#TransNote13-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
+class="nounderline">&#8593;</a>
 Défectueux à dessein.</li>
 </ol></div>
 </div>
@@ -1122,13 +1122,13 @@
 <div class="translators-credits">
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't want credits.-->
-Traduction : Thérèse Godefroy, 2011<br />Révision : <a
+Traduction : Thérèse Godefroy<br />Révision : <a
 href="mailto:trad-gnu&#64;april.org";>trad-gnu&#64;april.org</a></div>
 
 <p class="unprintable"><!-- timestamp start -->
 Dernière mise à jour :
 
-$Date: 2021/09/12 14:33:29 $
+$Date: 2021/11/03 19:00:35 $
 
 <!-- timestamp end -->
 </p>

Index: free-digital-society.fr.html
===================================================================
RCS file: /web/www/www/philosophy/free-digital-society.fr.html,v
retrieving revision 1.56
retrieving revision 1.57
diff -u -b -r1.56 -r1.57
--- free-digital-society.fr.html        15 Oct 2021 20:31:47 -0000      1.56
+++ free-digital-society.fr.html        3 Nov 2021 19:00:35 -0000       1.57
@@ -288,19 +288,20 @@
 libres capables de lire ces fichiers ; cela revient presque à rendre le
 format secret.</p>
 
-<p>Puis il y a les formats brevetés, comme MP3<a href="#f1"><sup>1</sup></a>
-pour l'audio. C'est mal de distribuer l'audio au format MP3 ! Il y a des
-logiciels libres qui manipulent le format MP3, qui le lisent et qui le
-produisent, mais comme il est breveté dans de nombreux pays, beaucoup de
-distributeurs de logiciels libres n'osent pas inclure ces logiciels ; s'ils
-distribuent le système GNU+Linux, leur système n'a pas de lecteur MP3. En
-fin de compte, distribuer de la musique en MP3 revient à faire pression sur
-les gens pour qu'ils n'utilisent pas GNU/Linux. C'est sûr, si vous êtes
-expert, vous pouvez trouver un logiciel libre et l'installer, mais il y a
-beaucoup de non-experts. Ils pourraient constater qu'ils ont installé une
-version de GNU/Linux qui n'a pas ce logiciel et qu'elle ne lit pas les
-fichiers MP3, et penser que c'est la faute du système. Ils ne se rendent pas
-compte que c'est la faute de MP3. Et pourtant, c'est le cas.</p>
+<p>Puis il y a les formats brevetés, comme MP3 <a class="ftn" id="f1-rev"
+href="#f1">[1]</a> pour l'audio. C'est mal de distribuer l'audio au format
+MP3 ! Il y a des logiciels libres qui manipulent le format MP3, qui le
+lisent et qui le produisent, mais comme il est breveté dans de nombreux
+pays, beaucoup de distributeurs de logiciels libres n'osent pas inclure ces
+logiciels ; s'ils distribuent le système GNU+Linux, leur système n'a pas de
+lecteur MP3. En fin de compte, distribuer de la musique en MP3 revient à
+faire pression sur les gens pour qu'ils n'utilisent pas GNU/Linux. C'est
+sûr, si vous êtes expert, vous pouvez trouver un logiciel libre et
+l'installer, mais il y a beaucoup de non-experts. Ils pourraient constater
+qu'ils ont installé une version de GNU/Linux qui n'a pas ce logiciel et
+qu'elle ne lit pas les fichiers MP3, et penser que c'est la faute du
+système. Ils ne se rendent pas compte que c'est la faute de MP3. Et
+pourtant, c'est le cas.</p>
 
 <p>Donc, si vous voulez promouvoir la liberté, ne distribuez pas de fichiers
 MP3. C'est pourquoi je dis : si vous enregistrez ma conférence et que vous
@@ -1173,7 +1174,7 @@
 logiciel libre, vous pouvez allez voir gnu.org. Jetez un œil également à
 fsf.org, qui est le site web de la <i>Free Software Foundation</i>. Vous y
 trouverez entre autres de nombreux moyens de nous aider. Vous pouvez adhérer
-à la <i>Free Software Foundation</i> sur ce site. [...] Il y a aussi la
+à la <i>Free Software Foundation</i> sur ce site. [&hellip;] Il y a aussi la
 <i>Free Software Foundation of Europe</i>, fsfe.org. Vous pouvez également
 adhérer à la FSF-Europe. [&hellip;]</p>
 <div class="column-limit"></div>
@@ -1181,7 +1182,8 @@
 <h3 id="footnotes" class="footnote">Note</h3>
 
 <ol>
-  <li id="f1">En 2017, les derniers brevets encore valides sur la lecture des 
fichiers MP3
+  <li id="f1"><a href="f1-rev" class="nounderline">&#8593;</a>
+En 2017, les derniers brevets encore valides sur la lecture des fichiers MP3
 ont, semble-t-il, expiré.</li>
 </ol>
 </div>
@@ -1191,26 +1193,26 @@
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't have notes.-->
 <hr /><b>Notes de traduction</b><ol id="translator-notes-alpha">
 <li><a id="TransNote1" href="#TransNote1-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> Téléphone espion.</li>
+class="nounderline">&#8593;</a> Téléphone espion.</li>
 <li><a id="TransNote2" href="#TransNote2-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> En français dans le texte original.</li>
+class="nounderline">&#8593;</a> En français dans le texte original.</li>
 <li><a id="TransNote3" href="#TransNote3-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> En français dans le texte original.</li>
+class="nounderline">&#8593;</a> En français dans le texte original.</li>
 <li><a id="TransNote4" href="#TransNote4-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> Autre traduction de <i>proprietary</i> :
+class="nounderline">&#8593;</a> Autre traduction de <i>proprietary</i> :
 propriétaire.</li>
 <li><a id="TransNote5" href="#TransNote5-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> Les mots entre guillemets dans ce paragraphe
+class="nounderline">&#8593;</a> Les mots entre guillemets dans ce paragraphe
 sont en français dans l'original.</li>
 <li><a id="TransNote6" href="#TransNote6-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> En français dans le texte original.</li>
+class="nounderline">&#8593;</a> En français dans le texte original.</li>
 <li><a id="TransNote7" href="#TransNote7-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> Les mots entre guillemets dans ce paragraphe
+class="nounderline">&#8593;</a> Les mots entre guillemets dans ce paragraphe
 sont en français dans l'original.</li>
 <li><a id="TransNote8" href="#TransNote8-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> Logiciel en tant que service.</li>
+class="nounderline">&#8593;</a> Logiciel en tant que service.</li>
 <li><a id="TransNote9" href="#TransNote9-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> Loi sur le copyright du millénaire
+class="nounderline">&#8593;</a> Loi sur le copyright du millénaire
 numérique.</li>
 </ol></div>
 </div>
@@ -1278,13 +1280,13 @@
 <div class="translators-credits">
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't want credits.-->
-Traduction : Thérèse Godefroy, 2011.<br /> Révision : <a
+Traduction : Thérèse Godefroy<br /> Révision : <a
 href="mailto:trad-gnu&#64;april.org";><em>trad-gnu&#64;april.org</em></a></div>
 
 <p class="unprintable"><!-- timestamp start -->
 Dernière mise à jour :
 
-$Date: 2021/10/15 20:31:47 $
+$Date: 2021/11/03 19:00:35 $
 
 <!-- timestamp end -->
 </p>

Index: free-doc.fr.html
===================================================================
RCS file: /web/www/www/philosophy/free-doc.fr.html,v
retrieving revision 1.82
retrieving revision 1.83
diff -u -b -r1.82 -r1.83
--- free-doc.fr.html    5 Sep 2021 08:35:41 -0000       1.82
+++ free-doc.fr.html    3 Nov 2021 19:00:35 -0000       1.83
@@ -24,7 +24,7 @@
 logiciel, mais dans le manque de bons manuels libres que nous pouvons y
 inclure. Beaucoup de nos programmes les plus importants ne sont pas fournis
 avec des manuels complets. La documentation est une partie essentielle de
-tout logiciel ; quand un logiciel libre important n'est pas fourni avec un
+tout logiciel ; quand un logiciel libre important n'est pas fourni avec un
 manuel libre, c'est une lacune majeure. Aujourd'hui, nous avons de
 nombreuses lacunes comme celle-là.</p>
 
@@ -36,7 +36,7 @@
 d'introduction, mais que ceux-ci n'étaient pas libres.</p>
 
 <p>
-Mais pourquoi cela ? Les auteurs de ces bons manuels les avaient écrits pour
+Mais pourquoi cela ? Les auteurs de ces bons manuels les avaient écrits pour
 O'Reilly Associates, qui les avaient publiés sous des termes restrictifs
 (pas de copie, pas de modification, sources non disponibles), ce qui leur
 avait ôté la liberté et donc les avait exclus de la communauté du logiciel
@@ -45,7 +45,7 @@
 <p>
 Ce n'était pas la première fois que ce genre de choses se produisait, et
 (malheureusement pour notre communauté) c'en est loin d'être fini. Les
-éditeurs de manuels privateurs<a id="TransNote1-rev"
+éditeurs de manuels privateurs <a id="TransNote1-rev"
 href="#TransNote1"><sup>1</sup></a> ont encouragé un grand nombre d'auteurs
 à restreindre leurs manuels depuis. J'ai souvent entendu un utilisateur de
 GNU me parler d'un manuel qu'il était en train d'écrire et avec lequel il
@@ -80,7 +80,7 @@
 
 <p>
 Les conditions à remplir pour un manuel libre sont à peu près les mêmes que
-pour un logiciel libre ; il s'agit de donner à tous les utilisateurs
+pour un logiciel libre ; il s'agit de donner à tous les utilisateurs
 certaines libertés. La redistribution (y compris commerciale) doit être
 autorisée afin que le manuel accompagne chaque copie du programme, de
 manière électronique ou imprimée. Permettre les modifications est crucial
@@ -130,7 +130,7 @@
 <p>
 De toute façon, il doit être possible de modifier toute la partie
 <em>technique</em> du manuel, puis de distribuer le résultat sur tous les
-supports habituels, par tous les canaux de distribution habituels ; sinon
+supports habituels, par tous les canaux de distribution habituels ; sinon
 ces restrictions bloquent la communauté, le manuel n'est pas libre et nous
 avons besoin d'un autre manuel.</p>
 
@@ -144,13 +144,13 @@
 
 <p>
 Pourquoi ces utilisateurs pensent-ils que les manuels privateurs sont
-suffisamment bons ? La plupart ne se sont pas penchés sur le
+suffisamment bons ? La plupart ne se sont pas penchés sur le
 problème. J'espère que cet article sera utile dans ce sens.</p>
 
 <p>
 D'autres utilisateurs considèrent les manuels privateurs comme acceptables,
 pour la même raison qu'énormément de personnes considèrent le logiciel
-privateur comme acceptable : ils pensent en termes purement pratiques, sans
+privateur comme acceptable : ils pensent en termes purement pratiques, sans
 prendre la liberté comme critère. Ces personnes ont le droit d'avoir leurs
 opinions, mais comme ces opinions découlent de valeurs qui n'incluent pas la
 liberté, elles ne sont pas un modèle pour ceux d'entre nous qui s'attachent
@@ -170,7 +170,7 @@
 vérifier les termes de distribution de manuels avant de les acheter, et de
 préférer les manuels sous copyleft à des manuels non copyleftés.</p>
 <p>
-[Note : Nous maintenons une <a href="/doc/other-free-books.html">page web
+[Note : Nous maintenons une <a href="/doc/other-free-books.html">page web
 listant les livres publiés par d'autres éditeurs en tant que documentation
 libre</a>]</p>
 </div>
@@ -179,9 +179,9 @@
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't have notes.-->
 <hr /><b>Note de traduction</b><ol>
-<li id="TransNote1">Autre traduction de <em>proprietary</em> :
-propriétaire. <a href="#TransNote1-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a></li></ol></div>
+<li id="TransNote1"><a href="#TransNote1-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Autre traduction de <em>proprietary</em> : propriétaire.</li></ol></div>
 </div>
 
 <!-- for id="content", starts in the include above -->
@@ -247,13 +247,13 @@
 <div class="translators-credits">
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't want credits.-->
-Traduction : Benjamin Drieu.<br />Révision : <a
+Traduction : Benjamin Drieu<br />Révision : <a
 href="mailto:trad-gnu&#64;april.org";>trad-gnu&#64;april.org</a></div>
 
 <p class="unprintable"><!-- timestamp start -->
 Dernière mise à jour :
 
-$Date: 2021/09/05 08:35:41 $
+$Date: 2021/11/03 19:00:35 $
 
 <!-- timestamp end -->
 </p>

Index: free-hardware-designs.fr.html
===================================================================
RCS file: /web/www/www/philosophy/free-hardware-designs.fr.html,v
retrieving revision 1.25
retrieving revision 1.26
diff -u -b -r1.25 -r1.26
--- free-hardware-designs.fr.html       14 Sep 2021 21:32:22 -0000      1.25
+++ free-hardware-designs.fr.html       3 Nov 2021 19:00:35 -0000       1.26
@@ -22,22 +22,22 @@
 
 <div class="introduction">
 <p>Dans quelle mesure peut-on appliquer les idées du logiciel libre au
-matériel ? Est-ce une obligation morale de rendre libres les plans de notre
-matériel, tout comme c'en est une de rendre libre notre logiciel ? Est-ce
+matériel ? Est-ce une obligation morale de rendre libres les plans de notre
+matériel, tout comme c'en est une de rendre libre notre logiciel ? Est-ce
 que conserver notre liberté nous oblige à refuser le matériel construit sur
-des plans non libres ?</p>
+des plans non libres ?</p>
 </div>
 
 <h3 id="definitions">Définitions</h3>
 
-<p>L'expression « logiciel libre »<a id="TransNote1-rev"
-href="#TransNote1"><sup>1</sup></a> se réfère à la liberté et non au prix 
;
+<p>L'expression « logiciel libre »<a id="TransNote1-rev"
+href="#TransNote1"><sup>1</sup></a> se réfère à la liberté et non au 
prix ;
 en gros, elle signifie que les utilisateurs du logiciel sont libres de le
 faire fonctionner, de le copier et de le redistribuer, avec ou sans
 modification. Plus précisément, la définition repose sur <a
 href="/philosophy/free-sw.html">les quatre libertés essentielles</a>. Pour
 bien faire ressortir que <i>free</i> fait référence à la liberté et non au
-prix, nous accolons souvent le mot français ou espagnol « libre » à
+prix, nous accolons souvent le mot français ou espagnol « libre » à
 <i>free</i>.</p>
 
 <p>Si l'on transpose directement ce concept au matériel, <em>matériel
@@ -56,20 +56,20 @@
 haut, qui définissent le logiciel libre.</p>
 
 <p>On peut alors qualifier un matériel pour lequel un plan libre est 
disponible
-de « matériel libre », mais l'expression « matériel dont le plan est 
libre »
+de « matériel libre », mais l'expression « matériel dont le plan 
est libre »
 est plus claire puisqu'elle évite tout malentendu.</p>
 
 <p>Lorsque les gens découvrent le concept de logiciel libre pour la première
-fois, ils l'assimilent souvent à « possibilité d'en obtenir gratuitement un
-exemplaire ». Il est vrai que beaucoup de programmes libres sont disponibles
+fois, ils l'assimilent souvent à « possibilité d'en obtenir gratuitement 
un
+exemplaire ». Il est vrai que beaucoup de programmes libres sont disponibles
 à prix nul, puisque cela ne vous coûte rien de télécharger votre propre
 copie, mais ce n'est pas le sens de <i>free</i> dans <i>free software</i>
 (de fait, certains programmes espions tels que <a
 href="/philosophy/proprietary/proprietary-surveillance.html">Flash Player ou
 Angry Birds</a> sont gratuits, bien qu'ils ne soient pas libres). Accoler le
-mot « libre » à <i>free</i> aide à clarifier ce point.</p>
+mot « libre » à <i>free</i> aide à clarifier ce point.</p>
 
-<p>Pour le matériel, cette confusion tend à aller dans l'autre direction ; 
les
+<p>Pour le matériel, cette confusion tend à aller dans l'autre direction ; 
les
 composants matériels ont un coût de production, donc ceux qui sont produits
 dans un but commercial ne peuvent être gratuits (à moins qu'il ne s'agisse
 de produits d'appel ou de vente liée), mais cela n'empêche pas leurs plans
@@ -79,19 +79,19 @@
 l'enjeu de la liberté prime absolument sur l'enjeu du prix, car un appareil
 qui refuse la liberté à ses utilisateurs vaut moins que rien.</p>
 
-<p>On peut utiliser le terme « matériel libre » <i>[libre hardware]</i> 
comme
-équivalent concis de « matériel fabriqué à partir de plans libres 
».</p>
+<p>On peut utiliser le terme « matériel libre » <i>[libre hardware]</i> 
comme
+équivalent concis de « matériel fabriqué à partir de plans 
libres ».</p>
 
-<p>Les expressions « matériel ouvert » et « matériel open source » 
sont
-utilisées par certains avec la même signification concrète que « matériel
-dont le plan est libre », mais elles minimisent la problématique de la
-liberté. Elles sont dérivées de l'expression « logiciel open source », 
qui
+<p>Les expressions « matériel ouvert » et « matériel open 
source » sont
+utilisées par certains avec la même signification concrète que 
« matériel
+dont le plan est libre », mais elles minimisent la problématique de la
+liberté. Elles sont dérivées de l'expression « logiciel open 
source », qui
 correspond plus ou moins au logiciel libre, mais <a
 href="/philosophy/open-source-misses-the-point.html">passe sous silence la
 liberté et ne présente pas la problématique en termes d'opposition
 bien-mal</a>. Pour souligner l'importance de la liberté, nous ne manquons
-pas d'y faire référence chaque fois que cela est pertinent ; puisqu'« 
open »
-ne permet pas cette distinction, ne le substituons pas à « libre ».</p>
+pas d'y faire référence chaque fois que cela est pertinent ; 
puisqu'« open »
+ne permet pas cette distinction, ne le substituons pas à « libre ».</p>
 
 <h3 id="hw-and-sw">Matériel et logiciel</h3>
 
@@ -117,9 +117,9 @@
 <h3 id="boundary">La frontière entre matériel et logiciel</h3>
 
 <p>Où se situe la frontière, dans un appareil numérique, entre matériel et
-logiciel ? Nous pouvons la déterminer en appliquant les définitions
-suivantes : le logiciel est la partie opérante d'un appareil qui peut être
-copiée et modifiée dans un ordinateur ; le matériel est la partie opérante
+logiciel ? Nous pouvons la déterminer en appliquant les définitions
+suivantes : le logiciel est la partie opérante d'un appareil qui peut être
+copiée et modifiée dans un ordinateur ; le matériel est la partie 
opérante
 qui ne peut pas l'être. C'est le meilleur moyen de faire la distinction, car
 cela renvoie à des conséquences pratiques.</p>
 
@@ -132,11 +132,11 @@
 matériel.</p>
 
 <p>Certaines personnes ont prétendu que préinstaller des micrologiciels et 
des
-circuits logiques programmables de type « <abbr title="Field-Programmable
-Gate Array">FPGA</abbr> » (réseau de portes programmables <i>in situ</i>)
-« effacerait la frontière entre matériel et logiciel », mais je pense 
qu'il
+circuits logiques programmables de type « <abbr title="Field-Programmable
+Gate Array">FPGA</abbr> » (réseau de portes programmables <i>in situ</i>)
+« effacerait la frontière entre matériel et logiciel », mais je pense 
qu'il
 s'agit là d'une mauvaise interprétation des faits. Un micrologiciel installé
-lors de l'utilisation est un logiciel ordinaire ; un micrologiciel intégré 
à
+lors de l'utilisation est un logiciel ordinaire ; un micrologiciel intégré 
à
 un appareil et non modifiable est un logiciel par nature, mais nous pouvons
 le traiter comme si c'était un circuit. Dans le cas des FPGA, le circuit
 FPGA lui-même est du matériel, mais le schéma logique de portes chargé dans
@@ -172,7 +172,7 @@
 <p>Sur le plan éthique, <a
 href="/philosophy/free-software-even-more-important.html">le logiciel doit
 être libre</a>, car un programme non libre est source d'injustice. Faut-il
-avoir la même optique en ce qui concerne la conception de matériel ?</p>
+avoir la même optique en ce qui concerne la conception de matériel ?</p>
 
 <p>Il le faut, sans aucun doute, dans les domaines concernés par
 l'impression 3D (ou plus généralement par toute fabrication
@@ -184,18 +184,18 @@
 fonctionnel est aussi mal que de diffuser un programme non libre.</p>
 
 <p>Soyez attentifs à choisir des imprimantes 3D fonctionnant avec du logiciel
-exclusivement libre ; la Free Software Foundation <a
+exclusivement libre ; la Free Software Foundation <a
 href="https://ryf.fsf.org/";>homologue de telles imprimantes</a>. Certaines
 imprimantes 3D sont conçues à partir de plans libres mais la <a
 
href="https://www.cnet.com/news/pulling-back-from-open-source-hardware-makerbot-angers-some-adherents/";>Makerbot
 est de conception non libre</a>.</p>
 
-<h3 id="reject-nonfree">Devons-nous refuser le matériel numérique non libre 
?</h3>
+<h3 id="reject-nonfree">Devons-nous refuser le matériel numérique non 
libre ?</h3>
 
 <p>La conception non libre d'un matériel numérique <a href="#fn1">[1]</a>
-engendre-t-elle une injustice ? Devons-nous, au nom de nos libertés, rejeter
+engendre-t-elle une injustice ? Devons-nous, au nom de nos libertés, rejeter
 tous les matériels numériques créés à partir de plans non libres, tout 
comme
-nous devons rejeter le logiciel non libre ?</p>
+nous devons rejeter le logiciel non libre ?</p>
 
 <p>Étant donné qu'il y a un parallèle conceptuel entre les plans du 
matériel et
 le code source du logiciel, beaucoup de bidouilleurs de matériel
@@ -204,13 +204,13 @@
 différente pour le matériel et le logiciel.</p>
 
 <p>De nos jours, les technologies de fabrication des puces et des circuits ont
-beaucoup de similitudes avec la presse à imprimer : elles se prêtent
+beaucoup de similitudes avec la presse à imprimer : elles se prêtent
 parfaitement à une production de masse dans une usine. Cela ressemble plus à
 la façon dont on copiait des livres en 1950 qu'à la façon dont on copie du
 logiciel aujourd'hui.</p>
 
 <p>La liberté de copier et de modifier le logiciel est un impératif éthique,
-car ces activités sont à la portée de ceux qui utilisent le logiciel :
+car ces activités sont à la portée de ceux qui utilisent le logiciel :
 l'équipement qui vous permet d'utiliser le logiciel (un ordinateur) est
 suffisant pour le recopier et le modifier. Les ordinateurs mobiles
 d'aujourd'hui sont trop peu puissants pour être adaptés à cet usage, mais
@@ -222,7 +222,7 @@
 téléchargent des logiciels et en font tourner tous les jours. C'est pourquoi
 le logiciel libre change véritablement les choses pour eux.</p>
 
-<p>Dans quelle mesure cela est-il transposable au matériel ? Ceux qui 
utilisent
+<p>Dans quelle mesure cela est-il transposable au matériel ? Ceux qui 
utilisent
 du matériel numérique ne savent pas toujours modifier le schéma d'un circuit
 ou d'une puce, mais tous ceux qui possèdent un ordinateur ont l'équipement
 nécessaire pour le faire. Jusque-là, le matériel et le logiciel sont
@@ -231,7 +231,7 @@
 <p>Vous ne pouvez pas compiler et exécuter les plans d'un circuit ou d'une 
puce
 sur votre ordinateur. Construire un circuit complexe représente beaucoup de
 travail méticuleux et cela suppose que vous disposiez de la carte. Fabriquer
-une puce n'est pas faisable par une personne isolée aujourd'hui ; seule la
+une puce n'est pas faisable par une personne isolée aujourd'hui ; seule la
 production de masse permet de réduire suffisamment les coûts. Avec la
 technologie actuelle, les utilisateurs ne peuvent pas télécharger et faire
 tourner le plan modifié d'un composant numérique largement utilisé, comme
@@ -255,7 +255,7 @@
 plans libres nous donnent la liberté du matériel, nous avons besoin de
 technologies de fabrication nouvelles.</p>
 
-<p>Nous pouvons envisager un avenir dans lequel nos « fabricateurs » 
personnels
+<p>Nous pouvons envisager un avenir dans lequel nos « fabricateurs » 
personnels
 pourront fabriquer des puces et nos robots pourront les assembler et les
 souder avec les transformateurs, interrupteurs, touches, écrans,
 ventilateurs, etc. Dans ce monde futur, nous fabriquerons tous nos propres
@@ -304,7 +304,7 @@
 même certains accélérateurs graphiques exigent déjà un micrologiciel
 certifié par le fabricant. Tout programme, tournant sur votre ordinateur,
 que quelqu'un d'autre a le droit de modifier mais pas vous, est un
-instrument de pouvoir injuste envers vous ; du matériel qui impose cette
+instrument de pouvoir injuste envers vous ; du matériel qui impose cette
 exigence est du matériel malveillant. En ce qui concerne les puces des
 modems de téléphones mobiles, tous les modèles actuellement disponibles sont
 malveillants.</p>
@@ -322,12 +322,12 @@
 
 <h3 id="levels-of-design">Niveaux de conception</h3>
 
-<p>Le logiciel a plusieurs niveaux de conception ; par exemple, un paquet peut
+<p>Le logiciel a plusieurs niveaux de conception ; par exemple, un paquet 
peut
 inclure des bibliothèques, des commandes et des scripts. Mais du point de
 vue de la liberté du logiciel, ces niveaux ne présentent pas de différence
 significative parce qu'il est possible de rendre libre chacun d'entre
 eux. La conception des composants d'un programme est de même nature que la
-conception du code qui les combine ; de même, compiler les composants à
+conception du code qui les combine ; de même, compiler les composants à
 partir de leur code source est de même nature que compiler le programme à
 partir de son code source. Rendre l'ensemble libre nécessite simplement de
 poursuivre le travail jusqu'à ce qu'il soit terminé.</p>
@@ -345,7 +345,7 @@
 
 <p>Ainsi, nous avons besoin de distinguer des <em>niveaux</em> dans les plans
 d'un produit numérique (et peut-être de certains autres types de
-produits). Le circuit qui connecte les puces est l'un de ces niveaux ; le
+produits). Le circuit qui connecte les puces est l'un de ces niveaux ; le
 plan de chaque puce en est un autre. Dans un FPGA, l'interconnexion des
 cellules primitives constitue un niveau, tandis que les cellules primitives
 elles-mêmes en sont un autre. Dans un avenir idéal, nous voudrions que le
@@ -353,10 +353,10 @@
 simple fait de rendre libre un niveau est une amélioration significative.</p>
 
 <p>Cependant, si à l'un des niveaux le plan fait appel à des parties libres 
et
-à des parties non libres – par exemple un circuit HDL « libre » qui
+à des parties non libres – par exemple un circuit HDL « libre » qui
 incorpore des processeurs <i>softcore</i> privateurs – nous devons conclure
 que le plan dans son ensemble est non libre à ce niveau. De même pour les
-« assistants » ou les « macros » non libres, s'ils définissent une 
partie
+« assistants » ou les « macros » non libres, s'ils définissent 
une partie
 des interconnexions des puces ou des parties de puces dont les connexions
 sont programmables. Les parties libres peuvent constituer une étape vers
 notre objectif futur de liberté des plans, mais pour atteindre cet objectif
@@ -409,13 +409,13 @@
 devriez consulter un juriste local. Le copyright n'est pas le seul problème
 qu'il vous soit nécessaire de prendre en compte. Vous pourriez être attaqué
 sur le plan des brevets, très probablement détenus par des entités qui
-n'avaient rien à voir avec l'élaboration des plans que vous utilisez ; et
+n'avaient rien à voir avec l'élaboration des plans que vous utilisez ; et
 d'autres problèmes juridiques peuvent aussi se présenter.</p>
 
 <p>Gardez à l'esprit que le droit du copyright et le droit des brevets sont
 radicalement différents. C'est une erreur de supposer qu'ils aient quoi que
-ce soit en commun. C'est pourquoi le terme « <a
-href="/philosophy/not-ipr.html">propriété intellectuelle</a> » est source 
de
+ce soit en commun. C'est pourquoi le terme « <a
+href="/philosophy/not-ipr.html">propriété intellectuelle</a> » est source 
de
 pure confusion et doit être totalement rejeté.</p>
 
 <h3 id="promoting">Promotion des plans libres pour le matériel par le biais 
des dépôts</h3>
@@ -436,7 +436,7 @@
 <p>Pour les plans d'appareils numériques, je suggère que le dépôt 
préconise
 instamment la GNU GPL v3 ou ultérieure, la licence Apache 2.0 ou la
 CC0. Pour les modèles 3D d'objets fonctionnels, le dépôt doit demander à
-l'auteur du modèle de choisir l'une des quatre licences suivantes : GNU GPL
+l'auteur du modèle de choisir l'une des quatre licences suivantes : GNU GPL
 v3 ou ultérieure, Apache 2.0, CC BY-SA, CC BY ou CC0. Pour les modèles
 d'objets décoratifs, le choix doit être entre la GNU GPL v3 ou ultérieure,
 la licence Apache 2.0, la CC0 ou n'importe laquelle des licences Creative
@@ -474,16 +474,16 @@
 
 <h3 class="footnote">Notes</h3>
 <ol>
-<li id="fn1">Ici, « matériel numérique » recouvre également le 
matériel utilisant
+<li id="fn1">Ici, « matériel numérique » recouvre également le 
matériel utilisant
 quelques circuits et composants analogiques en plus des circuits et
 composants numériques.</li>
 
 <li id="fn2">Un article de Public Knowledge donne des renseignements utiles 
sur cette <a
 
href="https://www.publicknowledge.org/assets/uploads/documents/3_Steps_for_Licensing_Your_3D_Printed_Stuff.pdf";>complexité</a>
 (pour ce qui est des États-Unis) bien qu'il tombe dans l'erreur commune
-consistant à utiliser l'expression fallacieuse « propriété 
intellectuelle »
-et le terme de propagande « <a
-href="/philosophy/words-to-avoid.html#Protection">protection</a> ».</li>
+consistant à utiliser l'expression fallacieuse « propriété 
intellectuelle »
+et le terme de propagande « <a
+href="/philosophy/words-to-avoid.html#Protection">protection</a> ».</li>
 </ol>
 
 <!-- rms: I deleted the links because of Wired's announced
@@ -500,9 +500,9 @@
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't have notes.-->
 <hr /><b>Note de traduction</b><ol>
 <li><a id="TransNote1" href="#TransNote1-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
-En anglais, <i>free software</i>. Le mot <i>free</i> a deux significations :
-« libre » et « gratuit ».</li>
+class="nounderline">&#8593;</a>
+En anglais, <i>free software</i>. Le mot <i>free</i> a deux significations :
+« libre » et « gratuit ».</li>
 </ol></div>
 </div>
 
@@ -569,14 +569,14 @@
 <div class="translators-credits">
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't want credits.-->
-Traduction : Sébastien Poher et Framalang (aziliz, goofy, Omegax, Piup, r0u,
-sebastienc, Thérèse)<br />Révision : <a
+Traduction : Sébastien Poher et Framalang (aziliz, goofy, Omegax, Piup, r0u,
+sebastienc, Thérèse)<br />Révision : <a
 href="mailto:trad-gnu&#64;april.org";>trad-gnu&#64;april.org</a></div>
 
 <p class="unprintable"><!-- timestamp start -->
 Dernière mise à jour :
 
-$Date: 2021/09/14 21:32:22 $
+$Date: 2021/11/03 19:00:35 $
 
 <!-- timestamp end -->
 </p>

Index: free-software-for-freedom.fr.html
===================================================================
RCS file: /web/www/www/philosophy/free-software-for-freedom.fr.html,v
retrieving revision 1.95
retrieving revision 1.96
diff -u -b -r1.95 -r1.96
--- free-software-for-freedom.fr.html   12 Sep 2021 14:04:22 -0000      1.95
+++ free-software-for-freedom.fr.html   3 Nov 2021 19:00:35 -0000       1.96
@@ -7,7 +7,7 @@
 <!--#set var="DISABLE_TOP_ADDENDUM" value="yes" -->
 
 <!-- This file is automatically generated by GNUnited Nations! -->
-<title>Pourquoi l'expression « logiciel libre » est meilleure qu'« open 
source » -
+<title>Pourquoi l'expression « logiciel libre » est meilleure 
qu'« open source » -
 Projet GNU - Free Software Foundation</title>
 
 <!--#include virtual="/philosophy/po/free-software-for-freedom.translist" -->
@@ -16,7 +16,7 @@
 <!--GNUN: OUT-OF-DATE NOTICE-->
 <!--#include virtual="/server/top-addendum.fr.html" -->
 <div class="article reduced-width">
-<h2>Pourquoi l'expression « logiciel libre » est meilleure qu'« open 
source »</h2>
+<h2>Pourquoi l'expression « logiciel libre » est meilleure qu'« open 
source »</h2>
 
 <div class="infobox" style="font-style: italic">
 <p>Cet article a été remplacé par une version largement réécrite et très
@@ -28,14 +28,14 @@
 
 <p>
 Bien que la liberté d'un logiciel ne soit pas dépendante du nom qu'on lui
-donne, le nom qu'on lui donne fait une grande différence : des mots
+donne, le nom qu'on lui donne fait une grande différence : des mots
 différents <em>véhiculent des idées différentes</em>.</p>
 
 <p>
 En 1998, quelques personnes de la communauté du logiciel libre ont commencé
-à utiliser le terme « <a href="https://opensource.org";>open source</a> »
-(logiciel ouvert) au lieu de « <a href="/philosophy/free-sw.html">logiciel
-libre</a> ». On associa rapidement « open source » à une approche, à 
une
+à utiliser le terme « <a href="https://opensource.org";>open source</a> »
+(logiciel ouvert) au lieu de « <a href="/philosophy/free-sw.html">logiciel
+libre</a> ». On associa rapidement « open source » à une approche, à
 une
 philosophie, à des valeurs, et même à des critères d'acceptabilité des
 licences, différents. Le mouvement du logiciel libre et l'open source sont
 aujourd'hui des <a href="#relationship">mouvements séparés</a>, avec des
@@ -46,9 +46,9 @@
 La différence fondamentale entre les deux mouvements se situe dans leurs
 valeurs, leurs façons de voir le monde. Pour le mouvement open source, la
 question de savoir si un logiciel devrait être open source est une question
-pratique, non éthique. Comme quelqu'un l'a dit : « le mouvement open source
-est une méthodologie de développement ; le mouvement du logiciel libre, un
-mouvement social ». Pour le mouvement open source, un logiciel non libre est
+pratique, non éthique. Comme quelqu'un l'a dit : « le mouvement open 
source
+est une méthodologie de développement ; le mouvement du logiciel libre, un
+mouvement social ». Pour le mouvement open source, un logiciel non libre est
 une solution sous-optimale. Pour le mouvement du logiciel libre, le logiciel
 non libre est un problème de société et le logiciel libre en est la
 solution.</p>
@@ -61,7 +61,7 @@
 
 <p>
 Les groupes radicaux des années 1960 étaient connus pour leur habitude de
-former des factions : les organisations se séparaient à cause de divergences
+former des factions : les organisations se séparaient à cause de 
divergences
 dans des détails de stratégie, et se traitaient par la suite en ennemies. Ou
 du moins c'est l'image que les gens ont d'eux, qu'elle soit vraie ou 
fausse.</p>
 
@@ -83,8 +83,8 @@
 valeurs et notre philosophie, pas avec les leurs. Nous voulons nous faire
 entendre et ne pas rester dans l'ombre d'un groupe dont les idées sont
 différentes. Pour que les gens n'aient pas l'impression que nous appartenons
-à leur mouvement, nous nous donnons le mal d'éviter le mot « ouvert »
-<i>[open]</i> pour décrire le logiciel libre, et son contraire, « fermé »
+à leur mouvement, nous nous donnons le mal d'éviter le mot « ouvert »
+<i>[open]</i> pour décrire le logiciel libre, et son contraire, 
« fermé »
 <i>[closed]</i>, pour parler du logiciel non libre.</p>
 
 <p>
@@ -96,19 +96,19 @@
 <h3 id="comparison">Comparaison des deux termes</h3>
 
 <p>
-Le reste de cet article compare les termes « logiciel libre » et « open
-source ». Il montre pourquoi le terme « open source » ne résout aucun
+Le reste de cet article compare les termes « logiciel libre » et 
« open
+source ». Il montre pourquoi le terme « open source » ne résout aucun
 problème, et de fait en crée quelques-uns.</p>
 
 <h3 id="ambiguity">Ambiguïté</h3>
 
 <p>
-Le terme anglais <i>free software</i> a un problème : il est ambigu, car il
-a une signification non voulue, « logiciel gratuit », aussi valable que la
-signification voulue, « logiciel qui accorde certaines libertés à
-l'utilisateur ». Nous résolvons ce problème en publiant <a
+Le terme anglais <i>free software</i> a un problème : il est ambigu, car il
+a une signification non voulue, « logiciel gratuit », aussi valable que 
la
+signification voulue, « logiciel qui accorde certaines libertés à
+l'utilisateur ». Nous résolvons ce problème en publiant <a
 href="/philosophy/free-sw.html">une définition plus précise du logiciel
-libre</a>, mais ce n'est qu'une solution partielle ; elle ne peut pas
+libre</a>, mais ce n'est qu'une solution partielle ; elle ne peut pas
 éliminer complètement le problème. Un terme correct et non ambigu serait
 meilleur, à supposer que cela n'entraîne pas d'autres problèmes.</p>
 
@@ -116,30 +116,30 @@
 Malheureusement, toutes les alternatives ont leurs propres défauts. Nous
 avons étudié de nombreuses alternatives que l'on nous a suggérées, et alors
 que certaines évitaient ce problème, elles en entraînaient de nouveaux,
-aucune n'étant suffisamment « correcte » pour que ce soit une bonne idée 
de
+aucune n'étant suffisamment « correcte » pour que ce soit une bonne 
idée de
 l'utiliser. Chaque proposition d'alternative à <i>free software</i> posait
-le même genre de problème sémantique. C'est le cas d'« open source 
».</p>
+le même genre de problème sémantique. C'est le cas d'« open 
source ».</p>
 
 <p>
-La définition officielle de « logiciel open source », telle qu'elle est
+La définition officielle de « logiciel open source », telle qu'elle est
 publiée par l'<cite>Open Source Initiative</cite>, est très proche de notre
-définition du logiciel libre ; cependant, elle est un peu plus permissive
+définition du logiciel libre ; cependant, elle est un peu plus permissive
 sur certains points et ils ont accepté quelques licences dont nous
 considérons qu'elles imposent des restrictions inacceptables aux
-utilisateurs. La signification évidente d'« open source » est « vous 
pouvez
-regarder le code source ». C'est un critère bien plus faible que celui de
-logiciel libre ; il englobe les logiciels libres, mais aussi des logiciels
+utilisateurs. La signification évidente d'« open source » est « vous 
pouvez
+regarder le code source ». C'est un critère bien plus faible que celui de
+logiciel libre ; il englobe les logiciels libres, mais aussi des logiciels
 <a href="/philosophy/categories.html#ProprietarySoftware">privateurs</a>,
 comme Xv, et Qt sous sa licence d'origine (avant la QPL).</p>
 
 <p>
-La signification explicite d'« open source » n'est pas la signification
+La signification explicite d'« open source » n'est pas la signification
 voulue par ses défenseurs. Il s'ensuit que le public comprend généralement
 mal ce que ces défenseurs défendent. Voici comment l'écrivain Neal
-Stephenson définit « open source » :</p>
+Stephenson définit « open source » :</p>
 
 <blockquote><p>
-Linux est un logiciel « open source » ce qui signifie, simplement, que
+Linux est un logiciel « open source » ce qui signifie, simplement, que
 n'importe qui peut obtenir des copies de ses fichiers source.
 </p></blockquote>
 
@@ -148,9 +148,9 @@
  state of
 Kansas</a> published a similar definition: -->
 Je ne pense pas qu'il cherchait délibérément à rejeter ou critiquer la
-définition « officielle ». Je pense qu'il a simplement appliqué les
+définition « officielle ». Je pense qu'il a simplement appliqué les
 conventions de la langue anglaise et tiré la conclusion naturelle. L'état du
-Kansas a publié une définition similaire :
+Kansas a publié une définition similaire :
 </p>
 
 <blockquote><p>
@@ -162,25 +162,25 @@
 
 <p>
 Bien sûr, les gens de l'open source ont tenté de traiter cette question en
-publiant une définition précise, comme nous l'avons fait pour « free
-software ».</p>
+publiant une définition précise, comme nous l'avons fait pour « free
+software ».</p>
 
 <p>
-Mais l'explication de « logiciel libre » est simple ; une personne qui a
-saisi l'idée de « libre expression, pas entrée libre » <i>[free speech, 
not
+Mais l'explication de « logiciel libre » est simple ; une personne qui 
a
+saisi l'idée de « libre expression, pas entrée libre » <i>[free 
speech, not
 free beer]</i><a id="TransNote2-rev" href="#TransNote2"><sup>2</sup></a> ne
 commettra plus l'erreur. Il n'existe pas de phrase aussi succincte qui
-explique la signification officielle d'« open source » et montre clairement
+explique la signification officielle d'« open source » et montre 
clairement
 pourquoi la définition naturelle n'est pas la bonne.</p>
 
 <h3 id="fear">Peur de la liberté</h3>
 
 <p>
-L'argument principal en faveur du terme « open source » est que « 
logiciel
-libre » rend méfiantes certaines personnes. C'est vrai : parler de 
liberté,
+L'argument principal en faveur du terme « open source » est que 
« logiciel
+libre » rend méfiantes certaines personnes. C'est vrai : parler de 
liberté,
 de questions éthiques, de responsabilités aussi bien que de commodité
 pratique, c'est demander aux gens de réfléchir à des choses qu'ils
-préféreraient passer sous silence ; cela peut induire une certaine
+préféreraient passer sous silence ; cela peut induire une certaine
 gêne. Mais il n'en découle pas que la société serait meilleure si nous
 arrêtions de parler de ces choses.</p>
 
@@ -189,34 +189,34 @@
 cette réaction, et certains ont commencé à explorer une voie pour
 l'éviter. Ils ont supputé qu'en restant prudents à propos de l'éthique et 
de
 la liberté, et en ne parlant que des avantages pratiques et immédiats de
-certains logiciels libres, ils pouvaient « vendre » le logiciel libre plus
+certains logiciels libres, ils pouvaient « vendre » le logiciel libre 
plus
 efficacement à certains utilisateurs, principalement les entreprises. C'est
-pour cela qu'ils ont utilisé le terme « open source », pour être « plus
-acceptables en entreprise ». Les idées et les valeurs du mouvement open
+pour cela qu'ils ont utilisé le terme « open source », pour être 
« plus
+acceptables en entreprise ». Les idées et les valeurs du mouvement open
 source découlent de cette décision.</p>
 
 <p>
 Cette approche a prouvé son efficacité, à sa manière. Aujourd'hui, beaucoup
 de gens se mettent au logiciel libre pour des raisons purement
 pratiques. C'est une bonne chose jusqu'à un certain point, mais nous devons
-faire plus ! Attirer des utilisateurs vers le logiciel libre ne représente
+faire plus ! Attirer des utilisateurs vers le logiciel libre ne représente
 qu'une partie du travail, c'est juste le premier pas.</p>
 
 <p>
 Tôt ou tard ces utilisateurs seront invités à retourner au logiciel
 privateur pour quelque avantage pratique. Nombre d'entreprises cherchent à
-les tenter de cette façon ; pourquoi les utilisateurs refuseraient-ils ? Ils
+les tenter de cette façon ; pourquoi les utilisateurs refuseraient-ils ? 
Ils
 ne refuseront que lorsqu'ils auront appris à <em>apprécier pour elle-même la
 liberté</em> que leur donne le logiciel libre. C'est à nous de répandre
 cette idée, et pour le faire nous devons parler de liberté. Une certaine
-dose de l'approche « profil bas » est utile pour la communauté, mais nous
+dose de l'approche « profil bas » est utile pour la communauté, mais 
nous
 devons aussi avoir une grande dose de discours sur la liberté.</p>
 
 <p>
-Actuellement, nous avons notre plein de « profil bas », mais pas assez de
+Actuellement, nous avons notre plein de « profil bas », mais pas assez de
 discours sur la liberté. La plupart des personnes concernées par le logiciel
 libre parlent peu de la liberté, souvent parce qu'elles cherchent à être
-« plus acceptables par les entreprises ». C'est ce que font en particulier
+« plus acceptables par les entreprises ». C'est ce que font en 
particulier
 les distributeurs de logiciels. Quelques distributions du système
 d'exploitation <a href="/gnu/linux-and-gnu.html">GNU/Linux</a> ajoutent des
 paquets privateurs au système libre de base et invitent les utilisateurs à
@@ -229,38 +229,38 @@
 dès qu'ils y entrent. C'est pourquoi les logiciels non libres (comme Qt, à
 l'époque où celui-ci devint populaire) et des distributions de systèmes
 d'exploitation en partie non libres trouvent une terre si
-fertile. Abandonner maintenant le mot « libre » serait une erreur ; nous
+fertile. Abandonner maintenant le mot « libre » serait une erreur ; 
nous
 devons parler plus de la liberté, et non pas moins.</p>
 
 <p>
-Si ceux qui utilisent le terme « open source » attirent plus d'utilisateurs
+Si ceux qui utilisent le terme « open source » attirent plus 
d'utilisateurs
 dans notre communauté, c'est une contribution, mais le reste d'entre nous
 devra travailler encore plus dur pour porter le problème de la liberté aux
-oreilles de ces utilisateurs. Nous devons dire « C'est un logiciel libre et
-il vous donne la liberté ! » plus souvent et plus fort que jamais.</p>
+oreilles de ces utilisateurs. Nous devons dire « C'est un logiciel libre et
+il vous donne la liberté ! » plus souvent et plus fort que jamais.</p>
 
-<h3 id="newinfeb">Est-ce qu'une marque déposée nous aiderait ?</h3>
+<h3 id="newinfeb">Est-ce qu'une marque déposée nous aiderait ?</h3>
 
 <p>
-Les défenseurs du « logiciel open source » ont essayé d'en faire une 
marque
+Les défenseurs du « logiciel open source » ont essayé d'en faire une 
marque
 déposée, en disant que ça leur permettrait d'éviter les abus. La démarche
-fut abandonnée plus tard, l'expression « open source » étant trop
-descriptive pour être acceptée comme marque déposée ; ainsi, le statut
-juridique d'« open source » est le même que celui de « logiciel libre 
» il
+fut abandonnée plus tard, l'expression « open source » étant trop
+descriptive pour être acceptée comme marque déposée ; ainsi, le statut
+juridique d'« open source » est le même que celui de « logiciel 
libre » il
 n'y a pas de contrainte <em>juridique</em> à son utilisation. J'ai entendu
-parler d'entreprises appelant des logiciels « open source » même s'ils ne
-correspondaient pas à la définition officielle ; j'en ai personnellement
+parler d'entreprises appelant des logiciels « open source » même s'ils 
ne
+correspondaient pas à la définition officielle ; j'en ai personnellement
 observé quelques exemples.</p>
 
 <p>
 Mais est-ce que cela ferait une grosse différence d'utiliser une expression
-qui soit une marque déposée ? Pas nécessairement.</p>
+qui soit une marque déposée ? Pas nécessairement.</p>
 
 <p>
 Des entreprises font parfois des annonces qui donnent l'impression qu'un
-programme est un « logiciel open source » sans vraiment le dire
+programme est un « logiciel open source » sans vraiment le dire
 explicitement. Par exemple, les annonces d'IBM à propos d'un programme qui
-ne correspond pas à la définition officielle dit ceci :</p>
+ne correspond pas à la définition officielle dit ceci :</p>
 
 <blockquote><p>
 Comme c'est courant dans la communauté open source, les utilisateurs de la
@@ -268,17 +268,17 @@
 </p></blockquote>
 
 <p>
-Ceci ne disait pas vraiment que le programme <em>était</em> « open source 
»,
+Ceci ne disait pas vraiment que le programme <em>était</em> « open 
source »,
 mais beaucoup de lecteurs n'ont pas remarqué ce détail (je dois noter qu'IBM
 essayait sincèrement de rendre son programme libre et adopta plus tard une
-nouvelle licence qui le rendit libre et « open source » ; mais quand
+nouvelle licence qui le rendit libre et « open source » ; mais quand
 l'annonce fut faite, le programme n'était ni l'un ni l'autre).</p>
 
 <p>
 Et voici comment Cygnus Solutions, qui a été créée en tant qu'entreprise de
 logiciel libre et qui a étendu par la suite ses activités (pour ainsi dire)
 dans le monde du logiciel privateur, fit de la publicité pour des logiciels
-privateurs :</p>
+privateurs :</p>
 
 <blockquote><p>
 Cygnus Solutions fait partie des leaders du marché de l'open source et vient
@@ -288,27 +288,27 @@
 <p>
 Contrairement à IBM, Cygnus n'essayait pas de rendre libres ces logiciels,
 et ils étaient loin d'en respecter les conditions. Mais Cygnus ne disait pas
-vraiment que c'était des « logiciels open source », ils ne se servaient de
+vraiment que c'était des « logiciels open source », ils ne se servaient 
de
 ce terme que pour essayer de donner cette impression au lecteur non
 attentif.</p>
 
 <p>
 Ces observations suggèrent qu'une marque déposée n'aurait pas vraiment
-résolu les problèmes du terme « open source ».</p>
+résolu les problèmes du terme « open source ».</p>
 
-<h3 id="newinnovember">Incompréhensions (?) au sujet d'« open source 
»</h3>
+<h3 id="newinnovember">Incompréhensions (?) au sujet d'« open 
source »</h3>
 
 <p>
 La définition de l'open source est assez claire, et il est tout à fait clair
 que le programme non libre typique n'y correspond pas. Alors vous pourriez
-penser qu'une « entreprise open source » fait du logiciel libre (ou
-presque), n'est-ce pas ? Hélas, de nombreuses entreprises essayent de lui
+penser qu'une « entreprise open source » fait du logiciel libre (ou
+presque), n'est-ce pas ? Hélas, de nombreuses entreprises essayent de lui
 donner une autre définition.</p>
 
 <p>
 Au colloque <cite>Open Source Developers Day</cite> en août 1998, plusieurs
 des développeurs commerciaux invités dirent qu'ils n'avaient l'intention de
-rendre qu'une partie de leur travail libre (ou « open source »). La partie
+rendre qu'une partie de leur travail libre (ou « open source »). La 
partie
 principale de leur activité est de développer des extensions privatrices
 (logiciels ou <a href="/philosophy/free-doc.html">manuels</a>) à vendre aux
 utilisateurs de logiciel libre. Ils nous demandent de considérer ceci comme
@@ -316,9 +316,9 @@
 reversé au développement de logiciels libres.</p>
 
 <p>
-De fait, ces entreprises cherchent à acquérir le label favorable « open
-source » pour leurs logiciels privateurs (tout en sachant que ce ne sont pas
-des « logiciels open source »), parce qu'ils ont quelque rapport avec le
+De fait, ces entreprises cherchent à acquérir le label favorable « open
+source » pour leurs logiciels privateurs (tout en sachant que ce ne sont pas
+des « logiciels open source »), parce qu'ils ont quelque rapport avec le
 logiciel libre ou parce que la même entreprise maintient également des
 logiciels libres (le fondateur d'une entreprise a dit très explicitement
 qu'il consacrerait le minimum de travail acceptable par la communauté au
@@ -327,7 +327,7 @@
 <p>
 Au fil des années, de nombreuses entreprises ont contribué au développement
 de logiciels libres. Certaines développaient essentiellement des logiciels
-privateurs, mais les deux activités étaient séparées ; ainsi, nous 
pouvions
+privateurs, mais les deux activités étaient séparées ; ainsi, nous 
pouvions
 ignorer leurs produits non libres et travailler avec eux sur leurs projets
 libres. Alors, nous pouvions par la suite les remercier honnêtement pour
 leur contribution au logiciel libre, sans mentionner le reste de leurs
@@ -336,64 +336,64 @@
 <p>
 Nous ne pouvons plus faire de même avec ces nouvelles entreprises, car elles
 ne nous le permettent pas. Ces entreprises incitent le public à considérer
-l'ensemble de leurs activités comme un tout ; elles veulent que nous
+l'ensemble de leurs activités comme un tout ; elles veulent que nous
 portions un regard aussi favorable sur leurs logiciels non libres que sur
 une véritable contribution, même si ce n'en est pas une. Elles se présentent
-elles-mêmes comme des « entreprises open source », en espérant que nous
+elles-mêmes comme des « entreprises open source », en espérant que nous
 allons ressentir une vague sympathie à leur égard, qui guidera nos actes
 sans examen rigoureux.<a id="TransNote3-rev"
 href="#TransNote3"><sup>3</sup></a></p>
 
 <p>
 Cette pratique manipulatrice ne serait pas moins nocive si elle était faite
-en utilisant le terme « logiciel libre ». Mais les entreprises n'ont pas
-l'air d'utiliser le terme « logiciel libre » de cette manière ; 
peut-être
-que l'association avec l'idéalisme le rend inapproprié. Le terme « open
-source » a ouvert la porte à ces dérives.</p>
+en utilisant le terme « logiciel libre ». Mais les entreprises n'ont pas
+l'air d'utiliser le terme « logiciel libre » de cette manière ; 
peut-être
+que l'association avec l'idéalisme le rend inapproprié. Le terme « open
+source » a ouvert la porte à ces dérives.</p>
 
 <p>
 Fin 1998, à une exposition dédiée au système d'exploitation qu'on appelle
-souvent « <a href="/gnu/linux-and-gnu.html">Linux</a> », l'intervenant 
était
+souvent « <a href="/gnu/linux-and-gnu.html">Linux</a> », l'intervenant 
était
 un cadre d'une importante entreprise de logiciel. Il a certainement été
-invité grâce à la décision de son entreprise de « supporter » ce
+invité grâce à la décision de son entreprise de « supporter » ce
 système. Malheureusement, leur support consiste à éditer des logiciels non
 libres qui fonctionnent sur ce système, en d'autres termes, utiliser notre
 communauté comme marché, mais sans y contribuer.</p>
 
 <p>
-Il a dit : « Nous ne rendrons pas notre produit open source, mais peut-être
+Il a dit : « Nous ne rendrons pas notre produit open source, mais 
peut-être
 le rendrons-nous open source “en interne”. Si nous autorisons notre support
 client à avoir accès au code source, ils pourraient corriger des bogues pour
 le client, et nous pourrions ainsi fournir un meilleur produit et un
-meilleur service. » (Ce n'est pas la citation exacte puisque je ne l'ai pas
+meilleur service. » (Ce n'est pas la citation exacte puisque je ne l'ai pas
 notée, mais c'en est l'essentiel.)</p>
 
 <p>
-Des personnes du public m'ont dit plus tard : « Il n'a tout simplement rien
-compris. » Mais est-ce le cas ? Quel point n'a-t-il pas compris ?</p>
+Des personnes du public m'ont dit plus tard : « Il n'a tout simplement 
rien
+compris. » Mais est-ce le cas ? Quel point n'a-t-il pas compris ?</p>
 
 <p>
-Il n'avait pas raté tout ce qui est habituellement associé au terme « open
-source ». Ce mouvement ne dit pas que les utilisateurs doivent avoir la
+Il n'avait pas raté tout ce qui est habituellement associé au terme « open
+source ». Ce mouvement ne dit pas que les utilisateurs doivent avoir la
 liberté, mais dit seulement qu'autoriser plus de personnes à accéder au code
 source et aider à l'améliorer rendra le développement plus rapide et plus
-efficace. Le cadre avait complètement assimilé ce point ; non désireux de
+efficace. Le cadre avait complètement assimilé ce point ; non désireux de
 conduire cette approche jusqu'à son terme, en incluant les utilisateurs, il
 envisageait de la mettre en œuvre partiellement, à l'intérieur de
 l'entreprise.</p>
 
 <p>
-Ce qu'il n'avait pas compris, c'est le point que l'« open source » a été
+Ce qu'il n'avait pas compris, c'est le point que l'« open source » a 
été
 conçu pour ne pas aborder, à savoir que les utilisateurs <em>méritent</em>
 la liberté.</p>
 
 <p>
 Faire progresser l'idée de la liberté est un gros travail, qui a besoin de
 votre aide. C'est pourquoi, au projet GNU, nous nous en tenons au terme
-« logiciel libre » pour aider à mener à bien ce travail. Si vous croyez 
que
+« logiciel libre » pour aider à mener à bien ce travail. Si vous 
croyez que
 la liberté et la communauté sont importantes, en tant que telles et pas
 seulement pour la commodité qu'elles apportent, rejoignez-nous en utilisant
-le terme « logiciel libre ».</p>
+le terme « logiciel libre ».</p>
 <div class="column-limit"></div>
 
 <!-- The archived version is truncated.
@@ -425,19 +425,19 @@
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't have notes.-->
 <b>Notes de traduction</b><ol>
 <li><a id="TransNote1" href="#TransNote1-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
-Autre traduction de <i>proprietary</i> : propriétaire.</li>
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Autre traduction de <i>proprietary</i> : propriétaire.</li>
 <li><a id="TransNote2" href="#TransNote2-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
-Il y a peu de chance qu'on fasse la confusion en français, car « entrée
-libre » est à peu près le seul cas où l'on peut donner à « libre » 
le sens
-de « gratuit », mais en anglais les deux significations de <i>free</i> ont 
à
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Il y a peu de chance qu'on fasse la confusion en français, car « entrée
+libre » est à peu près le seul cas où l'on peut donner à 
« libre » le sens
+de « gratuit », mais en anglais les deux significations de <i>free</i> 
ont à
 peu près la même fréquence.</li>
 <li><a id="TransNote3" href="#TransNote3-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
-Jeu de mots entre <i>warm fuzzy feeling</i> (traduit par « vague
-sympathie ») et <i>fuzzy-minded</i> (traduit par « sans examen
-rigoureux »).</li>
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Jeu de mots entre <i>warm fuzzy feeling</i> (traduit par « vague
+sympathie ») et <i>fuzzy-minded</i> (traduit par « sans examen
+rigoureux »).</li>
 </ol></div>
 </div>
 
@@ -504,13 +504,13 @@
 <div class="translators-credits">
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't want credits.-->
-Traduction : Benjamin Drieu.<br />Révision : <a
+Traduction : Benjamin Drieu<br />Révision : <a
 href="mailto:trad-gnu&#64;april.org";>trad-gnu&#64;april.org</a></div>
 
 <p class="unprintable"><!-- timestamp start -->
 Dernière mise à jour :
 
-$Date: 2021/09/12 14:04:22 $
+$Date: 2021/11/03 19:00:35 $
 
 <!-- timestamp end -->
 </p>

Index: free-sw.fr.html
===================================================================
RCS file: /web/www/www/philosophy/free-sw.fr.html,v
retrieving revision 1.173
retrieving revision 1.174
diff -u -b -r1.173 -r1.174
--- free-sw.fr.html     11 Oct 2021 12:02:49 -0000      1.173
+++ free-sw.fr.html     3 Nov 2021 19:00:35 -0000       1.174
@@ -137,7 +137,8 @@
 <h4 id="four-freedoms">Les quatre libertés essentielles</h4>
 <p>
 Un programme est un logiciel libre si vous, en tant qu'utilisateur de ce
-programme, avez les quatre libertés essentielles <a href="#f1">[1]</a> :
+programme, avez les quatre libertés essentielles <a class="ftn" id="f1-rev"
+href="#f1">[1]</a> :
 </p>
 
 <ul class="important">
@@ -741,7 +742,8 @@
 
 <h3 class="footnote">Note</h3>
 <ol>
-<li id="f1">La raison pour laquelle elles sont numérotées de 0 à 3 est 
historique. Vers
+<li id="f1"><a href="f1-rev" class="nounderline">&#8593;</a>
+La raison pour laquelle elles sont numérotées de 0 à 3 est historique. Vers
 1990 il y avait trois libertés, numérotées de 1 à 3. Puis nous nous sommes
 rendu compte qu'il était nécessaire de mentionner la liberté d'exécuter le
 programme explicitement. Comme elle était à l'évidence plus basique que les
@@ -755,21 +757,21 @@
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't have notes.-->
 <hr /><b>Notes de traduction</b><ol id="translator-notes-alpha">
 <li><a id="TransNote1" href="#TransNote1-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
+class="nounderline">&#8593;</a>
 <i>Free</i> veut dire « libre », mais aussi « gratuit ».</li>
 <li><a id="TransNote2" href="#TransNote2-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
+class="nounderline">&#8593;</a>
 Autre traduction de <i>proprietary</i> : propriétaire.</li>
 <li><a id="TransNote3" href="#TransNote3-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
+class="nounderline">&#8593;</a>
 Informatique de confiance.</li>
 <li><a id="TransNote4" href="#TransNote4-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
+class="nounderline">&#8593;</a>
 L'équivalent français du copyright est le droit d'auteur, mais comme il y a
 des différences significatives entre les deux, nous ne traduisons pas
 <i>copyright</i> dans cet article.</li>
 <li><a id="TransNote5" href="#TransNote5-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
+class="nounderline">&#8593;</a>
 Traduction possible : gauche d'auteur.</li>
 </ol></div>
 </div>
@@ -837,13 +839,13 @@
 <div class="translators-credits">
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't want credits.-->
-Traduction : Frédéric Couchet, Karl Pradène.<br />Révision : <a
+Traduction : Frédéric Couchet, Karl Pradène<br />Révision : <a
 href="mailto:trad-gnu&#64;april.org";>trad-gnu&#64;april.org</a></div>
 
 <p class="unprintable"><!-- timestamp start -->
 Dernière mise à jour :
 
-$Date: 2021/10/11 12:02:49 $
+$Date: 2021/11/03 19:00:35 $
 
 <!-- timestamp end -->
 </p>

Index: freedom-or-power.fr.html
===================================================================
RCS file: /web/www/www/philosophy/freedom-or-power.fr.html,v
retrieving revision 1.82
retrieving revision 1.83
diff -u -b -r1.82 -r1.83
--- freedom-or-power.fr.html    1 Oct 2021 17:39:49 -0000       1.82
+++ freedom-or-power.fr.html    3 Nov 2021 19:00:35 -0000       1.83
@@ -7,14 +7,14 @@
 <!--#set var="DISABLE_TOP_ADDENDUM" value="yes" -->
 
 <!-- This file is automatically generated by GNUnited Nations! -->
-<title>Liberté, ou pouvoir ? - Projet GNU - Free Software Foundation</title>
+<title>Liberté, ou pouvoir ? - Projet GNU - Free Software Foundation</title>
 <style type="text/css" media="print,screen"><!--
 .epigraph { margin: 2em 0 2em 15%; color: #444; }
 -->
 </style>
 <meta http-equiv="Keywords" content="GNU, FSF, Free Software Foundation, 
Linux, générale, publique, licence, gpl,
 licence publique générale, liberté, logiciel, pouvoir, droits" />
-<meta http-equiv="Description" content="Dans cet essai, « Liberté, ou 
pouvoir ? », Bradley M. Kuhn et Richard
+<meta http-equiv="Description" content="Dans cet essai, « Liberté, ou 
pouvoir ? », Bradley M. Kuhn et Richard
 M. Stallman discutent des raisons pour lesquelles le mouvement du logiciel
 libre ne se fait pas l'avocat de la soi-disant liberté de choisir n'importe
 quelle licence pour les logiciels que vous écrivez." />
@@ -25,12 +25,12 @@
 <!--GNUN: OUT-OF-DATE NOTICE-->
 <!--#include virtual="/server/top-addendum.fr.html" -->
 <div class="article reduced-width">
-<h2>Liberté, ou pouvoir ?</h2>
+<h2>Liberté, ou pouvoir ?</h2>
 
 <address class="byline">par Bradley M. Kuhn et Richard M. Stallman</address>
 
 <blockquote class="epigraph">
-<p>L'amour de la liberté est l'amour des autres ; l'amour du pouvoir est
+<p>L'amour de la liberté est l'amour des autres ; l'amour du pouvoir est
 l'amour de soi-même. <i>(William&nbsp;Hazlitt)</i></p>
 </blockquote>
 
@@ -54,8 +54,8 @@
 programment souvent, occasionnellement, ou pas du tout.</p>
 
 <p>
-Pourtant, une soi-disant liberté que nous ne soutenons pas est la « liberté
-de choisir la licence qu'on veut pour le logiciel qu'on développe ». Nous la
+Pourtant, une soi-disant liberté que nous ne soutenons pas est la 
« liberté
+de choisir la licence qu'on veut pour le logiciel qu'on développe ». Nous 
la
 rejetons car c'est en réalité une forme de pouvoir et non une liberté.</p>
 
 <p>
@@ -66,7 +66,7 @@
 n'arriverons pas à promouvoir la vraie liberté.</p>
 
 <p>
-Rendre un logiciel privateur<a id="TransNote1-rev"
+Rendre un logiciel privateur <a id="TransNote1-rev"
 href="#TransNote1"><sup>a</sup></a> est un exercice de pouvoir. Aujourd'hui,
 les lois sur le droit d'auteur (copyright) accordent ce pouvoir aux
 développeurs de logiciel, aussi choisissent-ils tout seuls les règles
@@ -79,8 +79,8 @@
 l'apparition possible de virus ou de vers, ni découvrir quelles informations
 personnelles sont divulguées sur eux (ni empêcher cette divulgation, même
 s'ils la découvrent). Si le logiciel est corrompu, ils ne peuvent pas le
-réparer ; ils doivent attendre que le développeur exerce son pouvoir. Et
-sans aller jusque-là, si le logiciel ne correspond pas tout à fait à leurs
+réparer ; ils doivent attendre que le développeur exerce son pouvoir. Et
+sans aller jusque là, si le logiciel ne correspond pas tout à fait à leurs
 besoins, ils doivent s'en contenter. Ils ne peuvent pas s'entraider pour
 l'améliorer.</p>
 
@@ -88,7 +88,7 @@
 Les développeurs de logiciel privateur sont souvent des entreprises. Dans le
 mouvement du logiciel libre, nous ne sommes pas contre les
 entreprises. Simplement, nous avons vu ce qui se passe quand une entreprise
-de logiciel a la « liberté » d'imposer des règles arbitraires aux
+de logiciel a la « liberté » d'imposer des règles arbitraires aux
 utilisateurs. Microsoft est un exemple flagrant de la manière dont la
 négation des libertés des utilisateurs peut leur causer directement du tort,
 mais ce n'est pas le seul. Même quand il n'existe pas de monopole, le
@@ -104,27 +104,28 @@
 particulier de smartphones), et donc de logiciel. Par conséquent les
 développeurs contrôlent la manière dont elle vit, fait des affaires,
 communique et se distrait. Les problèmes éthiques et politiques ne se
-traitent pas avec un slogan comme « la liberté de choix (pour développeurs
-seulement) ».</p>
+traitent pas avec un slogan comme « la liberté de choix (pour développeurs
+seulement) ».</p>
 
 <p>
 S'il est vrai, comme l'a déclaré le professeur Lawrence Lessig de la faculté
-de droit de Stanford, que « le code fait loi » <a href="#f1">(1)</a>, alors
-la vraie question à laquelle nous faisons face est la suivante : « Qui donc
-doit contrôler le code que vous utilisez ? Est-ce vous, ou bien une petite
-élite ? » Nous croyons que vous êtes en droit de contrôler le logiciel 
que
-vous utilisez. Le but des logiciels libres est de vous donner ce contrôle.</p>
+de droit de Stanford, que « le code fait loi » <a class="ftn" 
id="f1-rev"
+href="#f1">[1]</a>, alors la vraie question à laquelle nous faisons face est
+la suivante : « Qui donc doit contrôler le code que vous utilisez ? 
Est-ce
+vous, ou bien une petite élite ? » Nous croyons que vous êtes en droit 
de
+contrôler le logiciel que vous utilisez. Le but du logiciel libre est de
+vous donner ce contrôle.</p>
 
 <p>
 Nous croyons qu'il vous appartient de décider de ce que vous voulez faire du
-logiciel que vous utilisez ; pourtant, ce n'est pas ce que disent les lois
+logiciel que vous utilisez ; pourtant, ce n'est pas ce que disent les lois
 actuelles. Les lois en vigueur sur le droit d'auteur nous placent dans une
 position de pouvoir sur les utilisateurs de notre code, que cela nous plaise
 ou non. La réponse éthique à cette situation est de proclamer la liberté
 pour chaque utilisateur, de même que la Déclaration des Droits (américaine),
 en garantissant les libertés de chaque citoyen, était censée mettre en
 application le pouvoir du gouvernement. Voilà le but de la <a
-href="/licenses/copyleft.html">GNU GPL</a> : elle vous donne le contrôle de
+href="/licenses/copyleft.html">GNU GPL</a> : elle vous donne le contrôle de
 l'utilisation du logiciel tout en <a
 href="/philosophy/why-copyleft.html">vous protégeant</a> de ceux qui veulent
 prendre le contrôle de vos décisions.</p>
@@ -138,7 +139,8 @@
 
 <h3 class="footnote">Note</h3>
 <ol>
-<li id="f1">William J. Mitchell, <cite>City of Bits: Space, Place, and the
+<li id="f1"><a href="f1-rev" class="nounderline">&#8593;</a>
+William J. Mitchell, <cite>City of Bits: Space, Place, and the
 Infobahn</cite> (Cambridge, Mass.: MIT Press, 1995), p. 111, cité par
 Lawrence Lessig dans <cite>Code and Other Laws of Cyberspace,
 Version 2.0</cite> (New York, NY: Basic Books, 2006), p. 5.</li>
@@ -156,8 +158,8 @@
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't have notes.-->
 <b>Note de traduction</b><ol id="translator-notes-alpha">
 <li><a id="TransNote1" href="#TransNote1-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a> 
-Autre traduction de <i>proprietary</i> : propriétaire.</li></ol></div>
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Autre traduction de <i>proprietary</i> : propriétaire.</li></ol></div>
 </div>
 
 <!-- for id="content", starts in the include above -->
@@ -211,7 +213,7 @@
      
      There is more detail about copyright years in the GNU Maintainers
      Information document, www.gnu.org/prep/maintain. -->
-<p>Copyright &copy; 2001, 2009, 2021 Bradley M. Kuhn and Richard M. 
Stallman</p>
+<p>Copyright &copy; 2001, 2009, 2021 Bradley M. Kuhn et Richard M. Stallman</p>
 
 <p>La reproduction exacte et la distribution intégrale de cet article sont
 permises sur n'importe quel support d'archivage sans contrepartie
@@ -221,13 +223,13 @@
 <div class="translators-credits">
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't want credits.-->
-Traduction : Laurent Rathle.<br />Révision : <a
+Traduction : Laurent Rathle<br />Révision : <a
 href="mailto:trad-gnu&#64;april.org";>trad-gnu&#64;april.org</a></div>
 
 <p class="unprintable"><!-- timestamp start -->
 Dernière mise à jour :
 
-$Date: 2021/10/01 17:39:49 $
+$Date: 2021/11/03 19:00:35 $
 
 <!-- timestamp end -->
 </p>

Index: gif.fr.html
===================================================================
RCS file: /web/www/www/philosophy/gif.fr.html,v
retrieving revision 1.92
retrieving revision 1.93
diff -u -b -r1.92 -r1.93
--- gif.fr.html 3 Nov 2021 17:01:18 -0000       1.92
+++ gif.fr.html 3 Nov 2021 19:00:35 -0000       1.93
@@ -229,8 +229,8 @@
 </p>
 
 <p>
-La bibliothèque appelée <code>libungif</code> lit les fichiers GIF et écrit
-des GIF non compressés pour contourner le brevet d'Unisys.
+La bibliothèque appelée <code>libungif</code> lit les fichiers GIF et
+produit des GIF non compressés pour contourner le brevet d'Unisys.
 </p>
 
 <p>
@@ -244,14 +244,14 @@
 <ol>
 <li id="venuenote">
 <p><a href="#f1a-rev" class="nounderline">[a]</a> <a href="#f1b-rev"
-class="nounderline">[b]</a> Nous avons pu chercher dans les bases de données
-de brevets des États-Unis, du Canada, du Japon et de l'Union européenne. Le
-brevet Unisys a expiré le 20 juin 2003 aux États-Unis ; en Europe, le 18
-juin 2004 ; au Japon, le 20 juin 2004 et au Canada, le 7 juillet 2004. 
Le
-brevet américain d'IBM a expiré le 11 août 2006. Le <i>Software Freedom 
Law
-Center</i> dit qu'après le 1<sup>er</sup> octobre 2006, il n'y aura plus de
-revendication de brevet significative pour interférer avec l'emploi d'images
-GIF statiques.</p>
+class="nounderline">[b]</a>  Nous avons pu chercher dans les bases de
+données de brevets des États-Unis, du Canada, du Japon et de l'Union
+européenne. Le brevet Unisys a expiré le 20 juin 2003 aux États-Unis ; 
en
+Europe, le 18 juin 2004 ; au Japon, le 20 juin 2004 et au Canada, le
+7 juillet 2004. Le brevet américain d'IBM a expiré le 11 août 2006. Le
+<i>Software Freedom Law Center</i> dit qu'après le
+1<sup>er</sup> octobre 2006, il n'y aura plus de revendication de brevet
+significative pour interférer avec l'emploi d'images GIF statiques.</p>
 
 <p>Pour les GIF animés, c'est une autre histoire. Nous ne savons pas quels
 brevets pourraient bien les couvrir. Cependant nous n'avons pas entendu
@@ -339,7 +339,7 @@
 <p class="unprintable"><!-- timestamp start -->
 Dernière mise à jour :
 
-$Date: 2021/11/03 17:01:18 $
+$Date: 2021/11/03 19:00:35 $
 
 <!-- timestamp end -->
 </p>

Index: google-engineering-talk.fr.html
===================================================================
RCS file: /web/www/www/philosophy/google-engineering-talk.fr.html,v
retrieving revision 1.60
retrieving revision 1.61
diff -u -b -r1.60 -r1.61
--- google-engineering-talk.fr.html     1 Oct 2021 17:39:49 -0000       1.60
+++ google-engineering-talk.fr.html     3 Nov 2021 19:00:35 -0000       1.61
@@ -77,20 +77,20 @@
 <li><a href="#portability-of-free-software">31. Portabilité du logiciel
 libre</a></li>
 <li><a href="#is-some-free-software-obfuscated-on-purpose">32. Logiciels libres
-rendus inintelligibles à dessein ?</a></li>
+rendus inintelligibles à dessein ?</a></li>
 <li><a href="#proprietary-keeping-an-edge">33. Logiciel privateur pour garder
 l'avantage</a></li>
 <li><a href="#forbidding-is-forbidden-how-is-this-freedom">34. Il est interdit
-d'interdire, qu'est-ce que cette liberté ?</a></li>
+d'interdire, qu'est-ce que cette liberté ?</a></li>
 <li><a href="#can-google-help-free-software">35. Google peut-il aider le
-logiciel libre ?</a></li>
+logiciel libre ?</a></li>
 <li><a href="#free-software-on-windows-good-or-bad">36. Logiciel libre pour
-Windows, bien ou mal ?</a></li>
+Windows, bien ou mal ?</a></li>
 <li><a href="#scos-suit">37. Affaire SCO</a></li>
 <li><a href="#stallmans-problem-typing">38. Difficultés de Stallman avec la
 dactylographie</a></li>
 <li><a href="#open-source-good-or-bad-pat-riot-act">39. Open source, bien ou
-mal ? <i>Pat-riot Act</i></a></li>
+mal ? <i>Pat-riot Act</i></a></li>
 <li><a href="#the-end">40. Fin</a></li>
 </ul>
 <hr class="no-display" />
@@ -98,8 +98,8 @@
 
 <h3 id="introduction"><a class="nounderline" href="#tm">1.</a> 
Introduction</h3>
 
-<p><b>ED :</b> Merci à vous tous d'être venus. Je suis Ed Falk. Notre 
invité
-n'a pas vraiment besoin d'être présenté ; si vous ne savez pas ce que les
+<p><b>ED :</b> Merci à vous tous d'être venus. Je suis Ed Falk. Notre 
invité
+n'a pas vraiment besoin d'être présenté ; si vous ne savez pas ce que les
 lettres RMS veulent dire, vous n'avez probablement pas votre place dans
 cette salle.</p>
 
@@ -117,21 +117,21 @@
 
 <h3 id="how-it-started"><a class="nounderline" href="#tm">2.</a> Comment cela 
a commencé</h3>
 
-<p><b>RICHARD :</b> Levez la main s'il vous plaît, si vous ne pouvez pas
+<p><b>RICHARD :</b> Levez la main s'il vous plaît, si vous ne pouvez pas
 m'entendre [rires]. Oui, quelqu'un a levé la main.</p>
 
 <p>Le sujet de ma conférence est donc le logiciel libre. Je n'ai pas créé le
-logiciel libre ; il y en avait aux premiers jours de l'informatique. Dès
+logiciel libre ; il y en avait aux premiers jours de l'informatique. Dès
 qu'il y a eu deux ordinateurs du même modèle, les gens ont eu la possibilité
 de partager du logiciel. Et ils l'ont fait.</p>
 
 <p>{Ce n'est pas... Il y a un problème. Comment arrête-t-on ce retour de
-Larsen ? Est-ce que quelqu'un peut faire quelque chose ? Je veux bien
+Larsen ? Est-ce que quelqu'un peut faire quelque chose ? Je veux bien
 recevoir un retour, mais seulement de vous, pas de la sono.</p>
 
-<p><b>PUBLIC :</b> [inintelligible]</p>
+<p><b>PUBLIC :</b> [inintelligible]</p>
 
-<p><b>RICHARD :</b> Bon, ça n'a pas d'importance ; je ne défends pas l'open
+<p><b>RICHARD :</b> Bon, ça n'a pas d'importance ; je ne défends pas 
l'open
 source, je ne l'ai jamais fait et ne le ferai jamais.}</p>
 
 <p>Le logiciel libre existait avant que je ne commence à programmer et j'ai eu
@@ -150,15 +150,15 @@
 comme le logiciel. Promettre de ne pas partager avec ses compagnons est une
 violation de la solidarité humaine. Aussi, quand j'ai vu que la machine du
 rez-de-chaussée me demandait de signer un accord de confidentialité, j'ai
-juste dit : « Je ne peux pas signer d'accord de confidentialité. »
-Heureusement, il y avait une autre option ; ils m'ont laissé rentrer ici
+juste dit : « Je ne peux pas signer d'accord de confidentialité. »
+Heureusement, il y avait une autre option ; ils m'ont laissé rentrer ici
 sans le signer, pour donner ma conférence, autrement vous auriez été 
obligés
 de sortir pour m'écouter [rires].</p>
 
-<p>(Ils posaient une paire d'autres questions intéressantes : ils 
réclamaient
+<p>(Ils posaient une paire d'autres questions intéressantes : ils 
réclamaient
 ma compagnie, et j'ai répondu que je n'étais pas libre ce soir [il regarde
-son badge – rires]. Et ils demandaient quel était mon hôte ; là j'ai 
marqué
-« fencepost.gnu.org ». Mais c'est juste l'esprit hacker.)</p>
+son badge – rires]. Et ils demandaient quel était mon hôte ; là j'ai 
marqué
+« fencepost.gnu.org ». Mais c'est juste l'esprit hacker.)</p>
 
 <p>Ainsi, je me suis retrouvé dans une situation où le seul moyen que j'avais
 d'obtenir un ordinateur moderne et de commencer à m'en servir était de
@@ -169,10 +169,10 @@
 contraire à l'éthique. Aussi ai-je décidé de m'occuper de ça, d'essayer de
 changer cette situation. Et le seul moyen qui me soit venu à l'esprit pour
 la changer a été d'écrire un autre système d'exploitation, puis de dire, en
-tant qu'auteur : « Ce système est libre ; vous pouvez l'obtenir sans 
clause
+tant qu'auteur : « Ce système est libre ; vous pouvez l'obtenir sans 
clause
 de confidentialité et vous avez le droit de le redistribuer à d'autres. Vous
 avez le droit d'étudier comment il fonctionne. Vous avez le droit de le
-modifier. » Ainsi, au lieu d'être divisés et impuissants, les utilisateurs 
de ce système
+modifier. » Ainsi, au lieu d'être divisés et impuissants, les 
utilisateurs de ce système
 vivraient dans la liberté. Le logiciel privateur ordinaire fait partie d'une
 combine dans laquelle on garde délibérément les utilisateurs dans
 l'isolement et l'impuissance. Le programme est fourni avec une licence qui
@@ -190,7 +190,7 @@
 
 <p>On ne peut pas utiliser d'ordinateur sans système d'exploitation, un 
système
 d'exploitation libre était donc absolument essentiel. En 1983, j'ai annoncé
-mon projet d'en développer un : un système d'exploitation appelé GNU.</p>
+mon projet d'en développer un : un système d'exploitation appelé GNU.</p>
 
 <p>J'avais décidé de faire un système de la famille Unix pour qu'il soit
 portable. Le système d'exploitation que nous avions utilisé pendant des
@@ -212,14 +212,14 @@
 aidés à développer ou que j'avais utilisés, en leur ajoutant mes idées
 favorites, et en faire le système d'exploitation de mes rêves. Mais il
 aurait été incompatible et la plupart des utilisateurs l'auraient rejeté en
-disant : « Ce serait trop de travail de migrer, donc on va juste faire comme
-avant. » Alors qu'en rendant le système rétrocompatible avec Unix, je
+disant : « Ce serait trop de travail de migrer, donc on va juste faire 
comme
+avant. » Alors qu'en rendant le système rétrocompatible avec Unix, je
 pouvais épargner cet obstacle aux utilisateurs et augmenter les chances
 qu'ils se servent effectivement du système.</p>
 
 <p>Si les utilisateurs l'avaient rejeté, j'aurais eu l'excuse
-parfaite. J'aurais pu dire : « Je leur ai offert la liberté et ils l'ont
-rejetée ; c'est leur faute. » Mais je voulais faire plus que me donner une
+parfaite. J'aurais pu dire : « Je leur ai offert la liberté et ils l'ont
+rejetée ; c'est leur faute. » Mais je voulais faire plus que me donner 
une
 excuse. Je voulais construire une communauté où les gens vivraient
 effectivement en liberté, ce qui voulait dire que je devais développer un
 système que les gens utiliseraient effectivement. Donc j'ai décidé de faire
@@ -229,10 +229,10 @@
 interfaces plus ou moins documentées. Et les utilisateurs se servent de ces
 interfaces. Donc la compatibilité avec Unix nécessitait d'utiliser les mêmes
 interfaces, ce qui voulait dire que les décisions initiales de conception
-étaient prises de facto, sauf une : la gamme de machines qui serait
+étaient prises de facto, sauf une : la gamme de machines qui serait
 gérée. Unix avait été conçu pour fonctionner sur des machines 16 bits, ce
 qui demandait un surcroît de travail parce que la taille des programmes
-devait rester réduite ; aussi ai-je décidé d'économiser ce travail
+devait rester réduite ; aussi ai-je décidé d'économiser ce travail
 supplémentaire en ne prenant en compte aucune machine en dessous de
 32 bits. J'ai calculé qu'il faudrait plusieurs années pour finir le système
 et qu'à ce moment-là les gens utiliseraient de toute façon des machines
@@ -249,7 +249,7 @@
 
 <p>Par exemple, dans les années 60 et 70 il y avait plusieurs éditeurs de 
texte
 <abbr title="Text Editor and COrrector">TECO</abbr>, plus ou moins
-similaires ; typiquement, chaque système avait un TECO qui s'appelait
+similaires ; typiquement, chaque système avait un TECO qui s'appelait
 quelque-chose-TECO. Mais un hacker astucieux a appelé son programme <abbr
 title="teinte">TINT</abbr>, ce qui signifiait <i>TINT Is Not TECO</i> (TINT
 n'est pas TECO) – le premier acronyme récursif. Et nous avons trouvé ça 
très
@@ -257,7 +257,7 @@
 de texte acceptant des extensions – il y a eu plusieurs imitations dont
 certaines s'appelaient quelque-chose-Emacs. Mais l'une d'elle s'appelait
 <abbr title="sinus (math)">SINE</abbr> <i>(SINE Is Not Emacs)</i>, et il y
-avait aussi <abbr title="Bien !">FINE</abbr> <i>(FINE Is Not Emacs)</i>, et
+avait aussi <abbr title="Bien !">FINE</abbr> <i>(FINE Is Not Emacs)</i>, et
 <abbr title="un (en allemand)">EINE</abbr> <i>(EINE Is Not Emacs)</i>, <abbr
 title="hachis">MINCE</abbr> <i>(MINCE Is Not Complete Emacs)</i>.<a
 id="TransNote3-rev" href="#TransNote3"><sup>3</sup></a> Puis EINE a été
@@ -265,39 +265,39 @@
 title="deux (en allemand)">ZWEI</abbr>, <i>ZWEI Was EINE Initially</i><a
 id="TransNote4-rev" href="#TransNote4"><sup>4</sup></a> [rires].</p>
 
-<p>J'ai donc cherché un acronyme récursif pour « quelque chose n'est pas
-Unix », mais la méthode habituelle des quatre lettres ne marchait pas, parce
+<p>J'ai donc cherché un acronyme récursif pour « quelque chose n'est pas
+Unix », mais la méthode habituelle des quatre lettres ne marchait pas, 
parce
 qu'aucun n'était un mot. Et s'il n'y a pas d'autre signification, ce n'est
-pas amusant. Alors je me suis dit : « Qu'est-ce que je peux faire d'autre,
-hum ? » Rien ne m'est venu à l'esprit, alors j'ai pensé : « Avec une
-contraction, je pourrais bien avoir un acronyme récursif de trois lettres. »
-J'ai commencé à substituer les 26 lettres : ANU, BNU, CNU, DNU, ENU, FNU,
-GNU ! <i>Gnu</i><a id="TransNote5-rev" href="#TransNote5"><sup>5</sup></a>
+pas amusant. Alors je me suis dit : « Qu'est-ce que je peux faire d'autre,
+hum ? » Rien ne m'est venu à l'esprit, alors j'ai pensé : « Avec 
une
+contraction, je pourrais bien avoir un acronyme récursif de trois 
lettres. »
+J'ai commencé à substituer les 26 lettres : ANU, BNU, CNU, DNU, ENU, FNU,
+GNU ! <i>Gnu</i><a id="TransNote5-rev" href="#TransNote5"><sup>5</sup></a>
 est le mot le plus amusant de la langue anglaise, donc le choix était
-fait. Si l'on peut appeler quelque chose « GNU », il n'y a aucune raison de
+fait. Si l'on peut appeler quelque chose « GNU », il n'y a aucune raison 
de
 choisir un autre nom.</p>
 
 <p>Bien sûr, la raison pour laquelle le mot <i>gnu</i> se prête si bien au 
jeu
 de mot est que, d'après le dictionnaire, il se prononce <i>new</i>.<a
 id="TransNote6-rev" href="#TransNote6"><sup>6</sup></a> Ainsi les gens
-commencèrent à se demander mutuellement en manière de plaisanterie « 
<i>Hey,
-what's g-nu ?</i> »<a id="TransNote7-rev"
+commencèrent à se demander mutuellement en manière de plaisanterie 
« <i>Hey,
+what's g-nu ?</i> »<a id="TransNote7-rev"
 href="#TransNote7"><sup>7</sup></a> bien avant qu'on puisse répondre
-« <i>GNU's Not Unix</i> » (GNU N'est pas Unix). Mais maintenant on peut
+« <i>GNU's Not Unix</i> » (GNU N'est pas Unix). Mais maintenant on peut
 donner cette réponse, et le plus beau, c'est qu'on a l'air de dire
 insolemment ce qu'il n'est pas au lieu de répondre à la question, alors
-qu'en fait on donne le sens exact de GNU ; on répond à la question de la
+qu'en fait on donne le sens exact de GNU ; on répond à la question de la
 manière la plus exacte possible, alors qu'en apparence on refuse de
 répondre.</p>
 
 <p>En tout cas, prononcez le G dur s'il vous plaît, quand c'est le nom de 
notre
-système d'exploitation ; ne suivez pas le dictionnaire. Si vous parlez d'un
-« nouveau » système d'exploitation, vous allez dérouter les gens. Nous 
avons
+système d'exploitation ; ne suivez pas le dictionnaire. Si vous parlez d'un
+« nouveau » système d'exploitation, vous allez dérouter les gens. Nous 
avons
 travaillé dessus pendant vingt ans déjà, donc il n'est plus nouveau. Mais
 c'est toujours, et ce sera toujours, GNU, quel que soit le nombre de gens
 qui l'appellent Linux par erreur.</p>
 
-<p>{[<b>PUBLIC :</b> inintelligible] [<b>RICHARD :</b> Merci !]}</p>
+<p>{[<b>PUBLIC :</b> inintelligible] [<b>RICHARD :</b> Merci !]}</p>
 
 <p>Donc, maintenant que j'avais un nom, je pouvais commencer à travailler. En
 janvier 1984, j'ai quitté mon travail au <abbr title="Massachusetts
@@ -307,9 +307,9 @@
 propriété de tout le code que j'écrivais et en faire des produits logiciels
 privateurs. Et comme le MIT avait déjà fait ce genre de choses, je ne
 pouvais certainement pas présumer qu'ils ne le referaient pas dans ce
-cas-là ; je ne voulais pas avoir à discuter avec l'administration du MIT
+cas-là ; je ne voulais pas avoir à discuter avec l'administration du MIT
 tous les détails de la licence que j'allais utiliser. En donnant ma
-démission, je les ai sortis de l'équation ; je n'ai plus jamais eu de
+démission, je les ai sortis de l'équation ; je n'ai plus jamais eu de
 travail salarié depuis. Cependant le responsable du labo d'IA a été assez
 sympa pour me laisser utiliser son équipement. C'est donc sur une machine
 Unix du labo d'IA que j'ai commencé à faire tourner les morceaux du
@@ -320,7 +320,7 @@
 je vous ai dite, pas parce qu'Unix était mon système favori ou n'importe
 quoi d'autre. Quelquefois les gens écrivent que ce sont des changements dans
 la politique d'attribution de licence d'Unix qui m'ont donné l'idée de
-GNU. Eh bien, ce n'est pas vrai ; en fait Unix n'a jamais été un logiciel
+GNU. Eh bien, ce n'est pas vrai ; en fait Unix n'a jamais été un logiciel
 libre. Ils étaient plus ou moins restrictifs et plus ou moins pénibles dans
 l'application de leurs exigences, mais ce n'a jamais été un logiciel
 libre. Donc ces changements n'ont pas changé le cours des choses, et de
@@ -331,8 +331,8 @@
 
 <p>Je pensais à l'époque, avec les autres personnes que je recrutais pour
 essayer de m'aider, que nous allions développer tous les morceaux et faire
-un système complet, puis que nous dirions : « À table ! Venez vous
-servir ! » Mais cela ne s'est pas passé comme ça. En septembre 84, j'ai
+un système complet, puis que nous dirions : « À table ! Venez vous
+servir ! » Mais cela ne s'est pas passé comme ça. En septembre 84, j'ai
 commencé à développer GNU Emacs, la deuxième version de mon éditeur de 
texte
 programmable extensible, et début 85 il me convenait pour tout mon travail
 d'édition. C'était un grand soulagement. Vous voyez, je n'avais absolument
@@ -350,25 +350,25 @@
 distribution. Naturellement, j'en ai mis une copie sur le serveur FTP
 anonyme, et cela convenait à ceux qui étaient sur le réseau. Mais en 1985 
la
 plupart des programmeurs n'étaient pas sur Internet, alors ils me
-demandaient des copies ; qu'est-ce que j'allais dire ? J'aurais pu dire :
-« Je veux passer mon temps à écrire d'autres morceaux du système GNU, pas 
à
+demandaient des copies ; qu'est-ce que j'allais dire ? J'aurais pu dire :
+« Je veux passer mon temps à écrire d'autres morceaux du système GNU, 
pas à
 enregistrer des bandes magnétiques, donc s'il vous plaît, trouvez un ami qui
-puisse le télécharger et le mettre sur bande pour vous. » Et ils auraient
+puisse le télécharger et le mettre sur bande pour vous. » Et ils auraient
 trouvé quelqu'un un jour ou l'autre, parce que les programmeurs connaissent
 généralement d'autres programmeurs.</p>
 
 <h3 id="expensive-habits"><a class="nounderline" href="#tm">5.</a> Habitudes 
dispendieuses</h3>
 
 <p>Mais j'étais au chômage et cherchais un moyen de gagner un peu d'argent 
par
-mon travail sur le logiciel libre. Aussi j'ai annoncé : « Faites-moi
-parvenir 150 $ et je vous enverrai une bande de GNU Emacs par la poste. » Et
+mon travail sur le logiciel libre. Aussi j'ai annoncé : « Faites-moi
+parvenir 150 $ et je vous enverrai une bande de GNU Emacs par la poste. » 
Et
 les commandes commencèrent à tomber goutte à goutte. Vers le milieu de
 l'année, il en venait un filet régulier, huit à dix commandes par mois, ce
 qui, au besoin, aurait pu me faire vivre.</p>
 
 <p>C'est parce que je m'efforce de résister aux habitudes dispendieuses. Une
-habitude dispendieuse est comme un piège ; c'est dangereux. Pourtant, les
-Américains ont une attitude exactement opposée : s'ils gagnent cette
+habitude dispendieuse est comme un piège ; c'est dangereux. Pourtant, les
+Américains ont une attitude exactement opposée : s'ils gagnent cette
 somme-ci, ils se demandent comment dépenser cette somme-là [geste de large
 amplitude], ce qui est tout à fait imprudent. Donc ils commencent à acheter
 des maisons, et des voitures, et des bateaux, et des avions, et des timbres
@@ -388,21 +388,21 @@
 
 <h3 id="definition-of-free-software"><a class="nounderline" href="#tm">6.</a> 
Définition du logiciel libre</h3>
 
-<p>Mais les gens me demandaient parfois : « Qu'est-ce que vous voulez dire 
par
-logiciel libre, si ça coûte 150 $ ? » Eh bien, le mot anglais 
<i>free</i> a
+<p>Mais les gens me demandaient parfois : « Qu'est-ce que vous voulez 
dire par
+logiciel libre, si ça coûte 150 $ ? » Eh bien, le mot anglais 
<i>free</i> a
 de multiples significations et c'est ce qui les déroutait. Cela m'a même
 pris plusieurs années pour comprendre que je devais clarifier ce point. Une
 des significations, voyez-vous, se rapporte au prix, et une autre à la
 liberté. Quand nous parlons de logiciel libre <i>[free software]</i>, nous
-parlons de liberté, pas de prix. Ainsi, pensez à « libre expression » et 
non
-à « entrée libre ».<a id="TransNote8-rev"
+parlons de liberté, pas de prix. Ainsi, pensez à « libre expression » 
et non
+à « entrée libre ».<a id="TransNote8-rev"
 href="#TransNote8"><sup>8</sup></a></p>
 
 <p>Certains utilisateurs obtenaient leurs exemplaires de GNU Emacs par le
 réseau et ne payaient pas. D'autres les obtenaient de moi sur bande
 magnétique et payaient. D'autres encore les obtenaient de quelqu'un d'autre,
 pas de moi, parce que quiconque avait une copie était libre de la
-redistribuer. Est-ce qu'ils payaient cette autre personne ? Eh bien, je n'en
+redistribuer. Est-ce qu'ils payaient cette autre personne ? Eh bien, je n'en
 sais rien, ça se passait entre eux. Ils n'avaient pas besoin de me le
 dire. Ainsi GNU Emacs était gratuit pour certains utilisateurs et payant
 pour d'autres, mais c'était un logiciel libre pour tous, parce que tous
@@ -410,21 +410,21 @@
 libre.</p>
 
 <p>Permettez-moi maintenant de vous donner la définition du logiciel
-libre. Vous voyez, c'est très facile de dire : « Je suis en faveur de la
-liberté. » Je veux dire, même Bush peut dire ça [rires]. Je ne pense pas
+libre. Vous voyez, c'est très facile de dire : « Je suis en faveur de la
+liberté. » Je veux dire, même Bush peut dire ça [rires]. Je ne pense pas
 qu'il sache ce que ça signifie. Mais là où je veux en venir, c'est qu'à
 moins de demander à la personne d'être plus spécifique, c'est juste du
 bavardage. Aussi, permettez-moi d'être plus spécifique et de vous donner la
 définition du logiciel libre.</p>
 
 <p>Un programme est un logiciel libre pour vous, utilisateur particulier, si
-vous avez les quatre libertés suivantes :</p>
+vous avez les quatre libertés suivantes :</p>
 
 <p>— la liberté 0, qui est la liberté d'exécuter le programme comme vous
-voulez ;<br/>— la liberté 1, celle de vous aider vous-même en étudiant 
le
+voulez ;<br/>— la liberté 1, celle de vous aider vous-même en 
étudiant le
 code source pour voir ce que fait le programme exactement, et en le
-modifiant ensuite pour qu'il fasse ce que vous voulez ;<br/>— la liberté 
2,
-celle d'aider votre voisin en distribuant des copies aux autres ;<br/>— et
+modifiant ensuite pour qu'il fasse ce que vous voulez ;<br/>— la 
liberté 2,
+celle d'aider votre voisin en distribuant des copies aux autres ;<br/>— et
 enfin la liberté 3, celle d'aider à construire votre communauté,
 c'est-à-dire la liberté de publier une version modifiée pour que les autres
 bénéficient de vos modifications.</p>
@@ -439,16 +439,16 @@
 
 <h3 id="freedom-2-moral-dilemma"><a class="nounderline" href="#tm">7.</a> 
Liberté 2, dilemme moral</h3>
 
-<p>Pourquoi ces libertés particulières ? Pourquoi devons-nous les définir 
de
-cette manière ?</p>
+<p>Pourquoi ces libertés particulières ? Pourquoi devons-nous les définir 
de
+cette manière ?</p>
 
 <p>La liberté 2 est nécessaire pour que vous puissiez vivre une vie droite,
 éthique, être un bon citoyen. Si vous utilisez un programme qui ne vous
 donne pas la liberté 2, la liberté d'aider votre voisin, la liberté de
 distribuer des copies aux autres, alors vous êtes potentiellement confronté
 à un dilemme moral qui peut se présenter à n'importe quel moment, lorsque
-quelqu'un vient vous demander : « Puis-je avoir une copie de ce
-programme ? » À ce moment-là, qu'est-ce que vous allez faire ? Vous êtes
+quelqu'un vient vous demander : « Puis-je avoir une copie de ce
+programme ? » À ce moment-là, qu'est-ce que vous allez faire ? Vous 
êtes
 forcé de choisir entre deux maux. L'un est de faire une copie du programme
 pour cette personne et de violer la licence. L'autre est de respecter la
 licence, mais d'être un mauvais voisin. Donc vous devez choisir le moindre
@@ -457,29 +457,29 @@
 
 <p>Voyez-vous, dans ce cas, le mal est moindre parce qu'il est dirigé contre
 quelqu'un qui a essayé intentionnellement de vous séparer du reste de la
-société, et de ce fait a extrêmement mal agi envers vous ; par conséquent 
il
+société, et de ce fait a extrêmement mal agi envers vous ; par 
conséquent il
 le mérite. Cependant, il n'est pas bon de passer sa vie dans le
-mensonge. Lorsqu'on vous dit « Je vous permets de posséder une copie de
-ceci, mais vous devez promettre de ne la partager avec personne », la bonne
+mensonge. Lorsqu'on vous dit « Je vous permets de posséder une copie de
+ceci, mais vous devez promettre de ne la partager avec personne », la bonne
 chose à faire est de dire non. Une fois que vous aurez réfléchi à ce 
dilemme
 moral, vous serez capable de prévoir que de commencer à utiliser ce
-programme vous amènerait à choisir entre deux maux ; par conséquent vous
-refuserez de l'utiliser, vous direz simplement « Non, merci. » C'est le
+programme vous amènerait à choisir entre deux maux ; par conséquent vous
+refuserez de l'utiliser, vous direz simplement « Non, merci. » C'est le
 principe auquel je crois. Si quelqu'un m'offre un programme que je ne suis
 pas libre de partager avec vous, je vais dire non, par principe.</p>
 
 <p>Il m'est arrivé un jour d'assister à une conférence de John Perry Barlow 
où
-il a dit : « Levez la main si vous n'avez aucune copie illicite de
-logiciel. » Et il a été surpris de voir quelqu'un lever la main, jusqu'à 
ce
-qu'il voie que c'était moi. Alors il a dit « Oh, vous, naturellement ! »
-parce qu'il savait pourquoi je n'avais pas de copies illicites : toutes mes
+il a dit : « Levez la main si vous n'avez aucune copie illicite de
+logiciel. » Et il a été surpris de voir quelqu'un lever la main, jusqu'à 
ce
+qu'il voie que c'était moi. Alors il a dit « Oh, vous, 
naturellement ! »
+parce qu'il savait pourquoi je n'avais pas de copies illicites : toutes mes
 copies sont du logiciel libre, que chacun est autorisé à copier. C'est toute
 la question.</p>
 
 <h3 id="freedom-2-spirit-of-good-will"><a class="nounderline" 
href="#tm">8.</a> Liberté 2, esprit d'entraide</h3>
 
 <p>La ressource la plus essentielle de toute société est la bonne volonté, 
la
-disposition à aider votre voisin ; pas nécessairement chaque fois qu'on vous
+disposition à aider votre voisin ; pas nécessairement chaque fois qu'on 
vous
 le demande, mais assez souvent. C'est ce qui fait la différence entre une
 société vivable et une société où règne la loi de la jungle. La 
prévalence
 de cet état d'esprit ne va pas être 100% et elle ne va pas être 0%, mais
@@ -490,30 +490,30 @@
 monde encouragent cet esprit d'entraide depuis des milliers d'années.</p>
 
 <p>Alors qu'est-ce que ça signifie quand des institutions puissantes de la
-société disent que partager est mal ? Elles empoisonnent cette ressource
+société disent que partager est mal ? Elles empoisonnent cette ressource
 vitale, ce qu'aucune société ne peut se permettre. Qu'est-ce que ça signifie
 quand elles disent que si vous partagez avec votre voisin vous êtes un
-pirate ? Elles disent qu'aider votre voisin équivaut à attaquer un
+pirate ? Elles disent qu'aider votre voisin équivaut à attaquer un
 navire. Eh bien, rien ne pourrait être plus faux. Attaquer un navire est
-très, très mal ; aider votre voisin est une bonne action.</p>
+très, très mal ; aider votre voisin est une bonne action.</p>
 
 <p>Et qu'est-ce que ça signifie quand ils instaurent des punitions sévères 
pour
-toute personne prise à partager ? Combien de peur faudra-t-il accumuler
-avant que chacun soit trop effrayé pour aider son voisin ? Et vous voulez
-que cette campagne de terreur se poursuive ? J'espère que la réponse est
+toute personne prise à partager ? Combien de peur faudra-t-il accumuler
+avant que chacun soit trop effrayé pour aider son voisin ? Et vous voulez
+que cette campagne de terreur se poursuive ? J'espère que la réponse est
 non. Nous devons abolir la guerre contre le partage qu'on impose à notre
-société. Nous devons dire, haut et fort : « Copier et partager avec votre
+société. Nous devons dire, haut et fort : « Copier et partager avec 
votre
 voisin est bon, c'est légitime, et les lois qui l'interdisent sont
-injustes. »</p>
+injustes. »</p>
 
 <h3 id="freedom-0-to-run-a-program-freedom-1-to-modify-it"><a 
class="nounderline" href="#tm">9.</a> Liberté 0 pour exécuter un
 programme, liberté 1 pour le modifier</h3>
 
-<p>Voilà donc la raison d'être de la liberté 2 ; c'est essentiellement une
+<p>Voilà donc la raison d'être de la liberté 2 ; c'est essentiellement 
une
 raison éthique. Vous ne pouvez pas vivre selon l'éthique si vous n'avez pas
 la liberté 2.</p>
 
-<p>La liberté 0 est nécessaire pour une raison complètement différente : 
pour
+<p>La liberté 0 est nécessaire pour une raison complètement 
différente : pour
 que vous puissiez contrôler votre propre ordinateur. Si vous avez des
 limitations qui définissent quand, combien de fois et comment vous pouvez
 exécuter le programme, c'est clair que vous n'utilisez pas votre ordinateur
@@ -526,7 +526,7 @@
 le modifier pour lui faire faire ce que vous voulez.</p>
 
 <p>Si vous n'avez pas la liberté 1, vous ne savez pas ce que fait le
-programme ; le développeur dit : « Faites-moi donc confiance. » Seule 
une
+programme ; le développeur dit : « Faites-moi donc confiance. » 
Seule une
 foi aveugle vous permet de faire ça, et vous devez être vraiment aveugle,
 étant donné qu'il n'est pas rare pour un logiciel privateur d'avoir des
 fonctionnalités malveillantes, des fonctionnalités qui ont été introduites,
@@ -537,8 +537,8 @@
 <p>[Un blanc de 51 secondes dans l'enregistrement a été complété par RMS en
 août 2010]</p>
 
-<p>Microsoft Windows espionne l'utilisateur ; des fonctions spécifiques
-d'espionnage ont été découvertes. Windows Media Player espionne également 
;
+<p>Microsoft Windows espionne l'utilisateur ; des fonctions spécifiques
+d'espionnage ont été découvertes. Windows Media Player espionne 
également ;
 il rapporte à Microsoft tout ce que regarde l'utilisateur.</p>
 
 <p>[Fin de remplacement des 51 secondes manquantes dans l'enregistrement 
audio]</p>
@@ -548,7 +548,7 @@
 parce qu'il contient un peu de logiciel libre. Mais il contient aussi du
 logiciel non libre et il vous espionne. Cela montre que ce n'est pas
 suffisant. Nous ne devrions pas applaudir quand un truc utilise un peu de
-logiciel libre ; nous devrions applaudir quand il respecte notre liberté.</p>
+logiciel libre ; nous devrions applaudir quand il respecte notre 
liberté.</p>
 
 <h3 id="drm-back-doors-bugs"><a class="nounderline" href="#tm">10.</a> DRM, 
portes dérobées, bogues</h3>
 
@@ -556,16 +556,16 @@
 logiciels non libres qui sont délibérément conçus pour refuser de
 fonctionner. On appelle ça <abbr title="Digital Restrictions
 Management">DRM</abbr>, gestion numérique des restrictions. Le programme
-dit : « Je ne vais pas te laisser regarder ce fichier ; je ne vais pas te
-laisser copier ceci ; je ne vais pas te laisser éditer cela. » Et alors,
-qu'est-ce qu'il se croit, ce foutu programme, pour vous barrer la route ? Et
+dit : « Je ne vais pas te laisser regarder ce fichier ; je ne vais pas 
te
+laisser copier ceci ; je ne vais pas te laisser éditer cela. » Et alors,
+qu'est-ce qu'il se croit, ce foutu programme, pour vous barrer la route ? Et
 quelquefois les programmes non libres vont reconfigurer votre machine, par
 exemple lui faire afficher des publicités, en comptant sur le fait que vous
 ne saurez pas que ça va se produire, ni comment vous en débarrasser après
 coup.</p>
 
 <p>Quelquefois ils ont de vraies portes dérobées <i>[backdoor]</i>. Par 
exemple
-Windows XP a une porte dérobée : quand il demande une mise à jour, il dit 
à
+Windows XP a une porte dérobée : quand il demande une mise à jour, il 
dit à
 Microsoft qui vous êtes pour que Microsoft puisse vous donner une mise à
 jour concoctée juste pour vous. Et cette mise à jour pourrait avoir des
 comptes secrets, elle pourrait avoir des fonctions d'espionnage, elle
@@ -574,14 +574,14 @@
 également.</p>
 
 <p>[Ajouté en 2010: nous avons appris plus tard que Microsoft peut faire des
-« mises à jour » forcées – une porte dérobée bien plus 
vicieuse.]</p>
+« mises à jour » forcées – une porte dérobée bien plus 
vicieuse.]</p>
 
 <p>Il peut y avoir d'autres portes dérobées que nous ne connaissons pas, et
 Microsoft non plus, peut-être. Quand j'étais en Inde en janvier dernier, on
 m'a dit que certains programmeurs du pays avaient été arrêtés et accusés 
de
-travailler pour Al-Qaïda ; ils essayaient d'introduire des portes dérobées
+travailler pour Al-Qaïda ; ils essayaient d'introduire des portes dérobées
 dans Windows XP. Donc apparemment cet essai-là a raté. Mais est-ce que
-d'autres ont réussi ? Il n'y a aucun moyen de le savoir.</p>
+d'autres ont réussi ? Il n'y a aucun moyen de le savoir.</p>
 
 <p>Maintenant, je ne dirai pas que tous les développeurs de logiciel non libre
 y mettent des fonctions malveillantes. Il y en a qui essaient d'y mettre des
@@ -589,7 +589,7 @@
 sont humains, donc ils font des erreurs. Avec la meilleure volonté du monde,
 ils peuvent concevoir des fonctionnalités que vous n'aimez pas, ou ils
 peuvent mettre des bogues dans leur code. Et lorsque ça se produit, vous
-êtes impuissant également ; vous êtes le prisonnier impuissant de toute
+êtes impuissant également ; vous êtes le prisonnier impuissant de toute
 décision qu'ils prennent. Qu'elle soit malveillante ou prise dans une bonne
 intention, si elle ne vous plaît pas, vous êtes coincé.</p>
 
@@ -601,7 +601,7 @@
 pas mes décisions, vous pouvez les modifier parce que vous avez la liberté
 de les modifier. Je ne blâmerai pas les développeurs de logiciel non libre,
 de logiciel qui asservit l'utilisateur, pour le fait d'être humains et de
-faire des erreurs ; je les blâmerai pour le fait de vous garder prisonniers
+faire des erreurs ; je les blâmerai pour le fait de vous garder prisonniers
 de leurs erreurs, impuissants, en vous privant de la liberté de les corriger
 vous-même.</p>
 
@@ -630,7 +630,7 @@
 <p>Avec cette liberté, n'importe quel groupe d'utilisateurs peut prendre
 collectivement le contrôle du logiciel pour lui faire faire ce qu'ils
 veulent collectivement. Supposez qu'un million d'utilisateurs veuille une
-certaine modification. Par chance quelques-uns sont programmeurs ; disons
+certaine modification. Par chance quelques-uns sont programmeurs ; disons
 que dix mille d'entre eux savent programmer. Eh bien, un jour ou l'autre
 quelques-uns vont faire la modification et publier la version modifiée qui
 correspond, et alors l'ensemble de ce million d'utilisateurs pourra
@@ -642,13 +642,13 @@
 faire usage de ces libertés. Elles peuvent constituer une organisation et,
 chacune, verser de l'argent. Si par exemple chacune met 100 $, cela fera
 100 000 $. Et à ce stade elles peuvent aller trouver une entreprise de
-programmation et dire : « Voulez-vous faire cette modification, et quand
-est-ce que ce sera prêt ? » Et si la réponse ne leur convient pas, elles
-peuvent aller voir une autre entreprise et dire : « Voulez-vous faire cette
-modification, et quand est-ce que ce sera prêt ? » Ce qui nous montre, en
+programmation et dire : « Voulez-vous faire cette modification, et quand
+est-ce que ce sera prêt ? » Et si la réponse ne leur convient pas, elles
+peuvent aller voir une autre entreprise et dire : « Voulez-vous faire 
cette
+modification, et quand est-ce que ce sera prêt ? » Ce qui nous montre, en
 premier lieu, que ces 1 000 utilisateurs qui ne savent pas programmer
 peuvent, en utilisant les quatre libertés, obtenir la modification qu'ils
-veulent ; et en deuxième lieu, que la liberté du logiciel signifie la
+veulent ; et en deuxième lieu, que la liberté du logiciel signifie la
 liberté du marché des services.</p>
 
 <p>Avec le logiciel privateur, typiquement, il y a un monopole sur le
@@ -656,17 +656,17 @@
 il est seul à pouvoir offrir du service. Si vous voulez une modification,
 vous devez aller le voir et quémander. Si vous êtes très gros et très
 important, peut-être que le développeur va faire attention à vous. Si ce
-n'est pas le cas, il va dire : « Allez-vous-en, arrêtez de m'embêter. » 
Ou
-bien il dira peut-être : « Payez-nous et nous vous laisserons faire un
-rapport de bogue. » Et si vous le faites, le développeur répondra :
-« Merci. Dans six mois il y aura une mise à jour. Achetez la mise à jour ;
+n'est pas le cas, il va dire : « Allez-vous-en, arrêtez de 
m'embêter. » Ou
+bien il dira peut-être : « Payez-nous et nous vous laisserons faire un
+rapport de bogue. » Et si vous le faites, le développeur répondra :
+« Merci. Dans six mois il y aura une mise à jour. Achetez la mise à 
jour ;
 vous verrez si le bogue a été corrigé et quels nouveaux bogues nous vous
-avons réservés. »</p>
+avons réservés. »</p>
 
 <p>Mais avec le logiciel libre vous êtes dans un marché libre, de sorte que
 ceux pour qui le service compte vraiment peuvent, en général, obtenir un
 meilleur service pour leur argent en utilisant du logiciel libre. Ceci a une
-conséquence paradoxale : quand vous avez le choix de plusieurs logiciels non
+conséquence paradoxale : quand vous avez le choix de plusieurs logiciels non
 libres pour faire une tâche, c'est en fait un choix entre des monopoles. Si
 vous choisissez ce programme-ci, le service après-vente sera un monopole. Si
 vous choisissez ce programme-là [il montre de la main une direction
@@ -691,7 +691,7 @@
 <p>Je vous ai donc expliqué la raison d'être des quatre libertés. Et ainsi 
je
 vous ai expliqué ce que veut dire logiciel libre. Un programme est un
 logiciel libre pour vous, utilisateur particulier, si vous avez chacune des
-quatre libertés. Pourquoi est-ce que je le définis de cette manière ? Parce
+quatre libertés. Pourquoi est-ce que je le définis de cette manière ? 
Parce
 que dans certains cas le même code peut être du logiciel libre pour certains
 utilisateurs et non libre pour les autres. Cela peut paraître étrange, mais
 permettez-moi de vous donner un exemple qui montre comment cela se produit.</p>
@@ -708,12 +708,12 @@
 sous la même licence que le reste d'Unix – le même accord de
 confidentialité.  Donc, pour beaucoup d'utilisateurs, le système X Window 
n'était pas plus
 libre que le reste du système Unix. Dans cette situation paradoxale, la
-réponse à la question « Est-ce que ce logiciel est libre ou non ? »
+réponse à la question « Est-ce que ce logiciel est libre ou non ? »
 dépendait de l'endroit où vous faisiez la mesure. Si vous aviez fait la
-mesure en sortant du groupe des développeurs, vous auriez dit : « J'observe
-les quatre libertés ; c'est un logiciel libre. » Si vous aviez fait la
-mesure parmi les utilisateurs, vous auriez dit : « La plupart n'ont pas ces
-libertés ; ce n'est pas un logiciel libre. »</p>
+mesure en sortant du groupe des développeurs, vous auriez dit : 
« J'observe
+les quatre libertés ; c'est un logiciel libre. » Si vous aviez fait la
+mesure parmi les utilisateurs, vous auriez dit : « La plupart n'ont pas 
ces
+libertés ; ce n'est pas un logiciel libre. »</p>
 
 <p>Les développeurs de X ne voyaient pas cela comme un problème parce que 
leur
 but n'était pas de donner la liberté aux utilisateurs. Leur but était
@@ -728,16 +728,16 @@
 est le copyright. Pour vous représenter ceci, prenez le copyright et
 retournez-le sens dessus dessous. Vous obtiendrez le copyleft.</p>
 
-<p>Voici comment ça marche : nous commençons avec un avis de copyright qui
+<p>Voici comment ça marche : nous commençons avec un avis de copyright qui
 juridiquement n'a plus d'importance, mais qui rappelle aux gens que le
 programme est sous copyright. Cela veut dire que, par défaut, il est
 interdit de copier, de distribuer ou de modifier ce programme.  
-Mais ensuite, nous disons : « Vous êtes autorisé à faire des copies, vous
+Mais ensuite, nous disons : « Vous êtes autorisé à faire des copies, 
vous
 êtes autorisé à les distribuer, vous êtes autorisé à modifier le 
programme
 et vous êtes autorisé à publier les versions modifiées ou étendues. Mais 
il
-y a une condition : tout programme que vous distribuez, s'il contient une
+y a une condition : tout programme que vous distribuez, s'il contient une
 partie importante du présent programme, doit dans son ensemble être
-distribué aux même conditions. Pas plus, pas moins. » Ce qui veut dire :
+distribué aux même conditions. Pas plus, pas moins. » Ce qui veut dire :
 quel que soit le nombre de gens qui modifient le programme et quelle que
 soit l'étendue des modifications, dans la mesure où il y a dedans une
 quantité substantielle de notre code, le nouveau programme doit être un
@@ -749,21 +749,21 @@
 <h3 id="general-public-license"><a class="nounderline" href="#tm">13.</a> 
Licence publique générale GNU</h3>
 
 <p>Le copyleft transforme les quatre libertés en droits inaliénables pour 
tous
-les utilisateurs ; où qu'aille le code, la liberté va avec lui. La licence
+les utilisateurs ; où qu'aille le code, la liberté va avec lui. La licence
 spécifique que nous utilisons pour appliquer ce concept général a pour nom
-« licence publique générale GNU », GNU <abbr title="General Public
+« licence publique générale GNU », GNU <abbr title="General Public
 License">GPL</abbr> pour faire court. Environ les deux tiers ou les trois
 quarts de tous les logiciels libres utilisent cette licence. Mais il en
 reste un bon nombre qui ont d'autres licences. Certaines sont des licences
 avec copyleft, d'autres ne le sont pas. Ainsi nous avons des logiciels
-libres sous copyleft et des logiciels libres qui ne sont pas sous copyleft.  
Dans les deux cas les développeurs ont respecté votre liberté ; ils n'ont
-pas essayé de la piétiner. Mais voici la différence : avec le copyleft nous
+libres sous copyleft et des logiciels libres qui ne sont pas sous copyleft.  
Dans les deux cas les développeurs ont respecté votre liberté ; ils n'ont
+pas essayé de la piétiner. Mais voici la différence : avec le copyleft 
nous
 pouvons aller plus loin et la défendre activement contre quiconque voudrait
 essayer de s'interposer pour vous en priver, tandis que les développeurs de
 logiciels libres qui ne sont pas sous copyleft ne font pas ça. Ils n'ont pas
 essayé de vous ôter votre liberté, mais ils ne la protègent pas activement
 contre les attaques des tiers. Aussi, je pense qu'ils pourraient faire plus
-au nom de la liberté. Mais ils n'ont rien fait de mal ; dans la mesure où
+au nom de la liberté. Mais ils n'ont rien fait de mal ; dans la mesure où
 ils ont fait quelque chose, c'est bien. Aussi je ne dirai pas que c'est
 mal. Je dirai simplement qu'ils auraient pu faire plus. Je pense qu'ils sont
 dans l'erreur. </p>
@@ -786,14 +786,14 @@
 <p>Pourtant, les gens disaient que le travail était si énorme que nous ne le
 finirions jamais. Pour ma part, je pensais que nous obtiendrions finalement
 un système d'exploitation libre, mais je convenais que le travail était
-énorme ; il nous fallait chercher des raccourcis. Ainsi par exemple, j'avais
+énorme ; il nous fallait chercher des raccourcis. Ainsi par exemple, j'avais
 toujours voulu pouvoir créer des fenêtres dans GNU. J'avais écrit deux
 systèmes de fenêtrage au labo d'IA avant même de démarrer GNU, donc bien 
sûr
 je voulais mettre cela dans le système. Mais nous n'avons jamais développé
 de système de fenêtrage pour GNU parce que quelqu'un d'autre avait
-développé X auparavant. Après y avoir jeté un œil, j'ai dit : « Bon, 
il
+développé X auparavant. Après y avoir jeté un œil, j'ai dit : 
« Bon, il
 n'est pas sous copyleft, mais il est libre, il est populaire, il est
-puissant, utilisons-le donc. » Ainsi nous avons évité une bonne partie du
+puissant, utilisons-le donc. » Ainsi nous avons évité une bonne partie du
 travail. Nous l'avons pris, X, nous l'avons mis dans le système GNU et nous
 avons commencé à rendre les autres morceaux de GNU compatibles avec
 lui. Parce que le but était d'avoir un système d'exploitation libre, pas
@@ -817,7 +817,7 @@
 s'est avéré qu'au début, pendant de nombreuses années, la majeure partie 
des
 rentrées d'argent de la FSF provenait de cela, de la vente de produits, de
 la vente de copies de logiciels et de manuels que chacun était libre de
-copier. C'est intéressant, parce que c'était soi-disant impossible ; mais
+copier. C'est intéressant, parce que c'était soi-disant impossible ; mais
 nous l'avons fait quand même. </p>
 
 <p>Cela voulait dire que je devais trouver un autre moyen de gagner ma vie. En
@@ -831,13 +831,13 @@
 j'ai calculé que je pouvais gagner ma vie avec 7 semaines de travail
 rémunéré par an – ce qui représente une somme suffisante pour mes 
dépenses,
 autant pour les économies et autant pour les taxes. Et quand j'atteignais ce
-point je me disais : « Je ne vais plus accepter de travail rémunéré cette
-année, j'ai d'autres choses à faire, plus importantes. »</p>
+point je me disais : « Je ne vais plus accepter de travail rémunéré 
cette
+année, j'ai d'autres choses à faire, plus importantes. »</p>
 
 <p>En fait j'ai eu trois entreprises différentes de logiciel libre depuis que
-je travaille sur GNU. J'en ai décrit deux. La troisième : je suis payé pour
+je travaille sur GNU. J'en ai décrit deux. La troisième : je suis payé 
pour
 certaines conférences. Pour ce qui est de celle-ci, je ne sais pas encore
-[rires]. Je leur ai dit : « S'il vous plaît, payez-moi ce que vous 
pouvez. »
+[rires]. Je leur ai dit : « S'il vous plaît, payez-moi ce que vous 
pouvez. »
 Je pense que Google devrait avoir les moyens de me payer une somme
 respectable, mais est-ce qu'ils le feront, je ne sais pas. En tous cas, j'ai
 pensé que cela valait la peine de donner cette conférence, simplement pour
@@ -847,7 +847,7 @@
 
 <p>Cela pose la question de savoir pourquoi les gens développent des logiciels
 libres. Vous voyez, il y a des gens pour penser que personne n'écrirait
-jamais de logiciel sans être payé ; ce serait la seule raison pour laquelle
+jamais de logiciel sans être payé ; ce serait la seule raison pour laquelle
 quiconque écrirait jamais du code. C'est effarant le genre de théories
 simplistes, parfaitement stupides, auxquelles les gens croient quelquefois
 sous prétexte qu'elles font partie d'une idéologie dominante.</p>
@@ -855,8 +855,8 @@
 <p>La nature humaine est très complexe. Quoi que les gens fassent, ils peuvent
 le faire pour des raisons diverses. En réalité, une personne peut avoir
 simultanément plusieurs motivations pour une seule action. Néanmoins,
-certains disent : « Si le logiciel est libre, cela signifie que personne
-n'est payé pour l'écrire, donc personne ne va en écrire. » Évidemment, 
ils
+certains disent : « Si le logiciel est libre, cela signifie que personne
+n'est payé pour l'écrire, donc personne ne va en écrire. » Évidemment, 
ils
 confondent les deux significations du mot <i>free</i>, de sorte que leurs
 théories sont basées sur une confusion. Quoi qu'il en soit, nous pouvons
 comparer leur théorie à la réalité concrète. Alors nous voyons que des
@@ -866,13 +866,13 @@
 diverses et multiples qui leur appartiennent. Cette théorie simpliste sur
 leur motivation est absurde.</p>
 
-<p>Voyons un peu ce qui motive les gens à écrire du logiciel libre ; quels 
sont
-leurs motivations réelles ? Eh bien, je ne les connais pas
+<p>Voyons un peu ce qui motive les gens à écrire du logiciel libre ; quels 
sont
+leurs motivations réelles ? Eh bien, je ne les connais pas
 nécessairement. Il pourrait toujours y avoir quelqu'un dont je ne connais
 pas, ou dont j'ai oublié la motivation. Je peux seulement vous parler des
 motivations que je me rappelle avoir rencontrées.</p>
 
-<p>Une des motivations est l'idéalisme politique : faire du monde un endroit
+<p>Une des motivations est l'idéalisme politique : faire du monde un endroit
 meilleur où nous pouvons vivre ensemble dans la liberté. C'est une
 motivation très importante pour moi, mais ce n'est pas ma seule
 motivation. Et il y a d'autres personnes qui écrivent des logiciels libres
@@ -902,7 +902,7 @@
 
 <p>Une autre est la haine de Microsoft [rires]. C'est une motivation assez
 ridicule, parce que Microsoft n'est vraiment qu'un des nombreux développeurs
-de logiciels non libres ; ils se ressemblent tous dans leur
+de logiciels non libres ; ils se ressemblent tous dans leur
 malfaisance. C'est une erreur de se focaliser [uniquement] sur Microsoft, et
 cette erreur peut avoir des conséquences fâcheuses. Quand les gens se
 focalisent trop sur Microsoft, ils commencent à oublier que tous les autres
@@ -910,7 +910,7 @@
 qui fait concurrence à Microsoft est bon, même si c'est aussi du logiciel
 non libre, donc intrinsèquement aussi malfaisant.  Maintenant, c'est vrai que 
ces autres sociétés n'ont pas mis un aussi grand
 nombre d'utilisateurs sous leur joug que Microsoft, mais ce n'est pas faute
-d'avoir d'essayé : ils n'ont simplement pas réussi à nuire à autant de 
gens
+d'avoir d'essayé : ils n'ont simplement pas réussi à nuire à autant de 
gens
 que Microsoft, ce qui n'est guère une excuse sur le plan éthique. Néanmoins,
 on constate que cette motivation encourage des gens à développer du logiciel
 libre, aussi devons-nous la compter parmi celles qui ont ce résultat.</p>
@@ -921,7 +921,7 @@
 améliorations à divers programmes que j'avais écrits, cet argent faisait
 aussi partie de mes motivations à faire ces travaux particuliers.</p>
 
-<p>[RMS, 2010 : une motivation que j'ai oubliée de citer est d'améliorer un
+<p>[RMS, 2010 : une motivation que j'ai oubliée de citer est d'améliorer un
 programme libre à votre propre usage.]</p>
 
 <p>Donc les motivations possibles pour écrire du logiciel libre sont
@@ -941,22 +941,22 @@
 
 <p>Je cherchais un moyen de court-circuiter ce travail, et j'ai fini par en
 trouver un, un micronoyau appelé Mach qui avait été développé à Carnegie
-Mellon comme projet de recherche. Mach n'a pas toutes les fonctions d'Unix ;
+Mellon comme projet de recherche. Mach n'a pas toutes les fonctions d'Unix ;
 il est censé fournir certaines fonctions générales de bas niveau, les autres
 étant implémentées dans des programmes utilisateur. Bon, ça sera facile à
-déboguer, je pensais, parce que ce sont des programmes utilisateur ; quand
+déboguer, je pensais, parce que ce sont des programmes utilisateur ; quand
 ils plantent, le système n'est pas mort. Les gens ont donc commencé à
 travailler sur ces programmes utilisateur, que nous avons appelés <i>the GNU
 Hurd</i>, parce que c'est une horde de serveurs GNU (vous voyez, les gnous
 vivent en horde). </p>
 
 <p>Je pensais en tout cas que cette architecture nous permettrait de finir le
-travail plus vite, mais ce n'est pas ce qui s'est passé ; en fait cela a
+travail plus vite, mais ce n'est pas ce qui s'est passé ; en fait cela a
 pris des années pour que Hurd fonctionne, en partie parce que Mach n'était
 pas fiable, en partie parce que l'environnement de débogage n'était pas très
 bon, en partie parce que c'était difficile de déboguer ces programmes
 <i>multithread</i>, asynchrones, et en partie parce que c'était un peu un
-projet de recherche. Du moins, c'est tout ce que je peux en dire ; je n'ai
+projet de recherche. Du moins, c'est tout ce que je peux en dire ; je n'ai
 jamais été impliqué effectivement dans le développement de Hurd.</p>
 
 <p>Heureusement, nous n'avons pas eu à l'attendre parce qu'en 1991 Linus
@@ -964,12 +964,12 @@
 l'architecture monolithique traditionnelle, et en moins d'un an il l'a amené
 au point où il commençait à fonctionner. Au début, Linux – c'était le 
nom de
 ce noyau – n'était pas libre, mais en 1992 il l'a republié sous la licence
-publique générale GNU ; à partir de ce moment-là, c'était un logiciel
+publique générale GNU ; à partir de ce moment-là, c'était un logiciel
 libre. Il devenait alors possible, en combinant Linux avec le système GNU,
 de faire un système d'exploitation complet. Et ainsi, l'objectif que nous
-nous étions fixé, que j'avais annoncé en 1983, était atteint : pour la
+nous étions fixé, que j'avais annoncé en 1983, était atteint : pour la
 première fois, il existait un système d'exploitation moderne pour les
-ordinateurs modernes ; il devenait possible de se procurer un ordinateur
+ordinateurs modernes ; il devenait possible de se procurer un ordinateur
 moderne et de le faire fonctionner sans trahir le reste de l'humanité et
 sans perdre son libre arbitre. Il suffisait d'installer le système
 d'exploitation GNU+Linux.</p>
@@ -985,14 +985,14 @@
 Linux en tant que système d'exploitation, un système d'exploitation qui pour
 l'essentiel a débuté en 1984 sous le nom de projet GNU.</p>
 
-<p>À l'évidence, ils sont dans l'erreur. Ce système n'est pas Linux ; il
+<p>À l'évidence, ils sont dans l'erreur. Ce système n'est pas Linux ; il
 contient Linux, Linux est le noyau, mais l'ensemble du système est
 essentiellement GNU. Donc je vous le demande, s'il vous plaît ne l'appelez
 pas Linux. Si vous l'appelez Linux, vous créditez Linus Torvalds de notre
 travail. C'est vrai qu'il a apporté au système un morceau important, mais il
-n'en a pas apporté la majeure partie ; la vision d'ensemble existait avant
+n'en a pas apporté la majeure partie ; la vision d'ensemble existait avant
 qu'il ne s'implique. Il n'était pas encore au lycée quand nous avons
-commencé à développer le système. Donc citez-nous de la même façon que 
lui ;
+commencé à développer le système. Donc citez-nous de la même façon que 
lui ;
 nous avons au moins droit à cela. Vous pouvez le faire en appelant le
 système GNU/Linux, ou GNU+Linux ou GNU&amp;Linux, avec la ponctuation qui,
 pour vous, l'exprime le mieux.</p>
@@ -1005,7 +1005,7 @@
 peine d'en faire un plat. Mais les enjeux vont plus loin. Vous voyez, quand
 les gens pensent que le système est Linux, ils supposent à tort que son
 démarrage et son développement sont surtout dus à Linus Torvalds, et ce
-faisant ils supposent à tort que la vision d'ensemble vient de lui ; ils
+faisant ils supposent à tort que la vision d'ensemble vient de lui ; ils
 examinent donc sa vision des choses et la suivent. Or sa vision est
 apolitique. Sa motivation n'est pas le combat pour la liberté. il ne croit
 pas que les utilisateurs d'ordinateurs aient droit à la liberté de partager
@@ -1024,7 +1024,7 @@
 
 <p>Mais de nos jours on tend à l'oublier. Si vous regardez autour de vous, 
vous
 verrez que la plupart des discussions sur le système GNU l'appellent Linux,
-tendent à s'y référer comme « open source » plutôt que « logiciel 
libre » et
+tendent à s'y référer comme « open source » plutôt que « logiciel 
libre » et
 ne mentionnent pas la liberté comme un enjeu. Cet enjeu, qui est la raison
 d'être du système, est presque complètement oublié. On voit de nombreux
 techniciens qui préfèrent penser à des questions techniques dans un contexte
@@ -1039,32 +1039,32 @@
 
 <p>Les gens me disent que ça fait mauvais effet de demander de la
 reconnaissance. Je ne demande pas de reconnaissance pour moi
-personnellement ; je demande de la reconnaissance pour le projet GNU, qui
-comprend des milliers de développeurs. Mais ils ont raison, c'est vrai :
+personnellement ; je demande de la reconnaissance pour le projet GNU, qui
+comprend des milliers de développeurs. Mais ils ont raison, c'est vrai :
 ceux qui veulent à toute force voir le mal peuvent voir du mal
-là-dedans. Alors ils continuent en disant : « Vous devriez laisser tomber,
+là-dedans. Alors ils continuent en disant : « Vous devriez laisser 
tomber,
 et quand on appelle le système Linux vous devriez sourire à l'intérieur de
-vous-même et être fier du travail bien fait. » Ce serait un très bon 
conseil
+vous-même et être fier du travail bien fait. » Ce serait un très bon 
conseil
 si l'hypothèse était exacte, l'hypothèse que le travail est terminé.</p>
 
 <p>Nous avons très bien commencé, mais c'est tout. Nous n'avons pas terminé 
le
 travail. Nous aurons terminé le travail quand chaque ordinateur fera tourner
 un système d'exploitation libre et des programmes d'application libres,
 exclusivement. Ce travail consiste à libérer les habitants du
-cyberespace. Nous avons très bien commencé ; nous avons développé des
+cyberespace. Nous avons très bien commencé ; nous avons développé des
 systèmes d'exploitation libres, des interfaces utilisateur libres et des
 suites bureautiques libres, et ils ont maintenant des dizaines de millions
 d'utilisateurs. Mais il y a des centaines de millions d'utilisateurs de
 systèmes privateurs. Il nous reste donc un long chemin à faire. En dépit de
 cette grande variété de logiciels libres, il y a encore beaucoup de tâches
-pour lesquelles il n'y a pas de logiciel libre adapté ; ainsi nous avons
+pour lesquelles il n'y a pas de logiciel libre adapté ; ainsi nous avons
 beaucoup de travail devant nous.</p>
 
 <p>Nous pouvons apercevoir la fin du travail, vous savez. Peut-être que nous
 n'en sommes éloignés que d'un ordre de grandeur, après avoir parcouru
 plusieurs ordres de grandeur. Mais cela ne veut pas dire que ce qui reste
 est facile. Et aujourd'hui nous avons quelque chose que nous n'avions pas
-auparavant : nous avons des ennemis ; des ennemis puissants, riches, assez
+auparavant : nous avons des ennemis ; des ennemis puissants, riches, assez
 puissants pour acheter des gouvernements.</p>
 
 <h3 id="enemies-of-free-software"><a class="nounderline" href="#tm">18.</a> 
Ennemis du logiciel libre</h3>
@@ -1108,12 +1108,12 @@
 <p>Et maintenant la <abbr title="Federal Communications
 Commission">FCC</abbr><a href="#TransNote10"
 id="TransNote10-rev"><sup>10</sup></a> envisage d'appliquer au logiciel la
-régulation du « drapeau d'émission » <i>[broadcast flag]</i>.<a
+régulation du « drapeau d'émission » <i>[broadcast flag]</i>.<a
 href="#TransNote11" id="TransNote11-rev"><sup>11</sup></a> La FCC a adopté
 une régulation exigeant que les tuners TV possèdent un mécanisme pour
 bloquer la copie, qui soit impossible à trafiquer. Cela signifie qu'il ne
 peut pas être implémenté avec du logiciel libre. Ils n'ont pas encore 
décidé
-si cela s'applique au logiciel, ou non ; mais si oui, ils auront interdit
+si cela s'applique au logiciel, ou non ; mais si oui, ils auront interdit
 GNU Radio, qui est un logiciel libre capable de décoder les émissions de TV
 numérique.</p>
 
@@ -1122,7 +1122,7 @@
 l'utilisateur. De nos jours, un grand nombre des équipements que vous pouvez
 vous procurez pour votre PC ont des spécifications secrètes. On vous vend
 l'équipement, mais on ne vous dit pas comment le faire marcher. Alors,
-comment écrire un logiciel libre pour le faire fonctionner ? Eh bien nous
+comment écrire un logiciel libre pour le faire fonctionner ? Eh bien nous
 devons, ou bien découvrir les spécifications par rétroingénierie, ou bien
 faire peser la pression du marché sur ces sociétés. Et dans les deux cas,
 nous sommes en position de faiblesse du fait que tant d'utilisateurs de
@@ -1138,9 +1138,9 @@
 il donne très publiquement un mauvais exemple qui légitime l'utilisation de
 logiciel non libre. Quand les gens voient ça, vous comprenez, s'ils pensent
 que c'est bien, ils n'ont aucune chance de penser que le logiciel non libre
-est mauvais. Alors quand certaines sociétés disent « Oui, notre matériel
+est mauvais. Alors quand certaines sociétés disent « Oui, notre matériel
 fonctionne avec Linux, voici ce pilote uniquement binaire que vous pouvez
-installer, et ça marchera », ces personnes ne voient rien de mal là-dedans,
+installer, et ça marchera », ces personnes ne voient rien de mal là
-dedans,
 alors elles n'appliquent pas la pression du marché et elles ne se sentent
 pas motivées pour aider à la rétroingénierie du pilote.</p>
 
@@ -1158,8 +1158,8 @@
 
 <p>Aujourd'hui, l'une des menaces les plus insidieuses pour l'avenir du
 logiciel libre vient de l'informatique déloyale, qui est une conspiration de
-plusieurs grandes sociétés. Elles l'appellent « informatique de confiance 
»,
-mais qu'est-ce qu'elles entendent par là ? Ce qu'elles veulent dire, c'est
+plusieurs grandes sociétés. Elles l'appellent « informatique de 
confiance »,
+mais qu'est-ce qu'elles entendent par là ? Ce qu'elles veulent dire, c'est
 qu'un développeur d'applications peut faire confiance à votre ordinateur
 pour lui obéir et pour vous désobéir. Alors, de votre point de vue, c'est de
 l'<em>informatique déloyale</em>, parce que votre ordinateur ne va plus vous
@@ -1176,7 +1176,7 @@
 autre chose qu'ils projettent de faire est de rendre certaines données
 disponibles uniquement pour une application particulière. L'idée, c'est
 qu'une application puisse écrire des données sous forme chiffrée, de sorte
-qu'elles ne puissent être déchiffrées que par la même application ; ainsi
+qu'elles ne puissent être déchiffrées que par la même application ; ainsi
 personne d'autre ne pourrait écrire indépendamment un autre programme pour
 accéder à ces données. Et naturellement ils s'en serviraient pour limiter
 l'accès aux œuvres publiées, vous comprenez, un truc pour remplacer les DVD,
@@ -1192,12 +1192,12 @@
 empêcher d'avoir des logiciels libres qui lisent les fichiers Word. D'abord
 ils sont passés à un format secret, de sorte qu'on a dû chercher à
 comprendre ce format. Bon, nous l'avons plus ou moins compris. Il y a des
-programmes libres qui lisent la plupart des fichiers Word (pas tous).  Mais 
ensuite il leur est venu une autre idée. Ils ont dit : « Utilisons
-XML. » Voici ce que Microsoft entend par utiliser XML. Au début du fichier,
-il y a un truc trivial qui dit « c'est du XML et la suite, ce sont des
-données en format Word binaire », ensuite il y a les données en format Word
-binaire, puis à la fin il y a un truc qui dit « c'était des données en
-format Word binaire ». Et ils ont breveté ça. Je ne sais pas exactement ce
+programmes libres qui lisent la plupart des fichiers Word (pas tous).  Mais 
ensuite il leur est venu une autre idée. Ils ont dit : « Utilisons
+XML. » Voici ce que Microsoft entend par utiliser XML. Au début du fichier,
+il y a un truc trivial qui dit « c'est du XML et la suite, ce sont des
+données en format Word binaire », ensuite il y a les données en format 
Word
+binaire, puis à la fin il y a un truc qui dit « c'était des données en
+format Word binaire ». Et ils ont breveté ça. Je ne sais pas exactement ce
 que ce brevet couvre et ce qu'il ne couvre pas, mais, vous savez, certaines
 des choses que nous pourrions faire, soit lire, soit écrire ces formats de
 fichiers, pourraient donner lieu à poursuites de leur part. Et je suis sûr
@@ -1209,16 +1209,16 @@
 Word, vous ne devez pas le regarder. Mais, plus important, vous ne devez
 même pas essayer de le regarder. Il y a de nos jours de nombreux programmes
 libres qui lisent la plupart des fichiers Word. Mais c'est vraiment mieux,
-mieux que d'essayer de lire le fichier, de renvoyer un message disant :
-« Voudriez-vous me renvoyer cela dans un format qui ne soit pas secret ? Ce
-n'est pas une bonne idée d'envoyer des fichiers Word aux gens. » Pourquoi ?
+mieux que d'essayer de lire le fichier, de renvoyer un message disant :
+« Voudriez-vous me renvoyer cela dans un format qui ne soit pas secret ? 
Ce
+n'est pas une bonne idée d'envoyer des fichiers Word aux gens. » 
Pourquoi ?
 Parce que nous devons surmonter la tendance qu'ont les gens de notre société
 à utiliser ces formats secrets pour la communication.  
 Il nous faut convaincre les gens d'exiger des formats standards publiquement
 documentés que chacun soit libre de mettre en œuvre. Et le format Word est
 tout le contraire, donc c'est le meilleur point de départ. Si quelqu'un vous
-envoie un fichier Word, n'essayez pas de le lire. Répondez en disant : « Ce
-n'est vraiment pas une chose à faire. » Il y a une page sur
+envoie un fichier Word, n'essayez pas de le lire. Répondez en disant : 
« Ce
+n'est vraiment pas une chose à faire. » Il y a une page sur
 <code>www.gnu.org/philosophy</code> qui est une bonne référence. Elle
 explique pourquoi l'enjeu est important.</p>
 
@@ -1244,8 +1244,8 @@
 réalistes, mais ce sont des super-héros. Et si vous n'y voyez pas
 d'inconvénient, j'ai quelques objets que je vends au profit de la Fondation
 pour le logiciel libre, ainsi vous pouvez nous soutenir en les
-achetant. J'ai ces boutons qui disent « posez-moi des questions sur le
-logiciel libre – tout est une question de liberté » et j'ai quelques
+achetant. J'ai ces boutons qui disent « posez-moi des questions sur le
+logiciel libre – tout est une question de liberté » et j'ai quelques
 porte-clefs GNU et quelques broches GNU qui sont plutôt jolis. Vous pouvez
 les acheter. Vous pouvez aussi nous soutenir en devenant membre
 associé. Cela, vous pouvez le faire sur notre site web, mais j'ai aussi
@@ -1259,7 +1259,7 @@
 condamner quelqu'un juste parce qu'il n'est pas aussi fermement engagé que
 moi. J'essaierai de l'encourager à le devenir un peu plus, mais ce n'est pas
 la même chose. Donc je ne pense pas prendre l'attitude d'un saint donneur de
-leçon, mais j'ai l'attitude d'un saint : c'est mon job d'être saint.</p>
+leçon, mais j'ai l'attitude d'un saint : c'est mon job d'être saint.</p>
 
 <p>[Il revêt une tunique noire et un disque magnétique qui lui sert 
d'auréole]<br />
 [Rires, applaudissements]<br />
@@ -1271,16 +1271,16 @@
 
 <p>Emacs a débuté comme éditeur de texte, puis est devenu un mode de vie 
pour
 beaucoup d'informaticiens, et enfin une religion. Quelqu'un sait-il à quoi
-servait le newsgroup <code>alt.religion.emacs</code> ? Je sais qu'il a
+servait le newsgroup <code>alt.religion.emacs</code> ? Je sais qu'il a
 existé, mais comme je ne lis jamais les nouvelles du net, je ne sais pas ce
 qui s'y disait.</p>
 
 <p>En tout cas, nous avons maintenant un grand schisme entre deux versions
-rivales d'Emacs, et nous avons aussi des saints ; pas de dieux, cependant.</p>
+rivales d'Emacs, et nous avons aussi des saints ; pas de dieux, 
cependant.</p>
 
 <p>Pour être membre de l'Église d'Emacs, vous devez réciter la confession 
de la
-foi : vous devez dire « Il n'y a d'autre système que GNU et Linux est un de
-ses noyaux. »</p>
+foi : vous devez dire « Il n'y a d'autre système que GNU et Linux est un 
de
+ses noyaux. »</p>
 
 <p>L'Église d'Emacs a des avantages sur d'autres que je ne nommerai pas. Dans
 l'Église d'Emacs, être un saint n'impose pas le célibat. Donc, si vous
@@ -1292,7 +1292,7 @@
 de tous les ordinateurs placés sous votre contrôle effectif ou sous votre
 autorité, et vous devez installer un système d'exploitation libre, sain
 (c'est-à-dire saint)<a id="TransNote12-rev"
-href="#TransNote12"><sup>12</sup></a> où « sain » peut s'épeler de plus
+href="#TransNote12"><sup>12</sup></a> où « sain » peut s'épeler de plus
 d'une façon, et au-dessus, installer uniquement des logiciels libres. Si
 vous prenez cet engagement et que vous le tenez tout au long de votre vie,
 alors vous aussi serez un saint et vous aussi pourrez finalement avoir une
@@ -1317,23 +1317,23 @@
 
 <p>Maintenant je peux passer un moment à répondre aux questions.</p>
 
-<p><b>PUBLIC :</b> Oui, savez-vous, ou pouvez-vous nous dire pourquoi Linus
+<p><b>PUBLIC :</b> Oui, savez-vous, ou pouvez-vous nous dire pourquoi Linus
 Torvalds, qui a des attitudes très, très différentes des vôtres, a publié
-Linux sous votre [inintelligible] ? Qu'est-ce qui l'a motivé ?</p>
+Linux sous votre [inintelligible] ? Qu'est-ce qui l'a motivé ?</p>
 
-<p><b>RICHARD :</b> Je ne sais pas pourquoi Linus Torvalds est passé à la 
GNU
+<p><b>RICHARD :</b> Je ne sais pas pourquoi Linus Torvalds est passé à la 
GNU
 GPL pour Linux. Il faudrait le lui demander. Je ne me rappelle pas avoir
 jamais vu la raison. Je ne sais pas.</p>
 
-<p><b>PUBLIC :</b> Pouvez-vous nous dire quelque chose sur les efforts actuels
-visant à mettre la sécurité dans le réseau lui-même ?</p>
+<p><b>PUBLIC :</b> Pouvez-vous nous dire quelque chose sur les efforts 
actuels
+visant à mettre la sécurité dans le réseau lui-même ?</p>
 
-<p><b>RICHARD :</b> Je ne sais pas&hellip; il a dit « efforts visant à 
mettre
-la sécurité à l'intérieur du réseau ». Je ne sais pas ce que ça veut 
dire.</p>
+<p><b>RICHARD :</b> Je ne sais pas&hellip; il a dit « efforts visant à 
mettre
+la sécurité à l'intérieur du réseau ». Je ne sais pas ce que ça veut 
dire.</p>
 
-<p><b>PUBLIC :</b> [inintelligible] supprimer l'anonymat du réseau 
lui-même</p>
+<p><b>PUBLIC :</b> [inintelligible] supprimer l'anonymat du réseau 
lui-même</p>
 
-<p><b>RICHARD :</b> Supprimer l'anonymat ? Eh bien, je ne sais rien de ces
+<p><b>RICHARD :</b> Supprimer l'anonymat ? Eh bien, je ne sais rien de ces
 efforts, mais je pense que c'est horrible. Je n'utilise pas le commerce
 électronique parce que je n'aime pas acheter avec une carte de crédit. Je
 veux acheter les choses anonymement et je le fais en payant en espèces dans
@@ -1344,25 +1344,25 @@
 systèmes de surveillance. Alors, bien que je ne sois pas au courant des
 efforts spécifiques dont vous parlez, je les trouve dangereux, beaucoup plus
 dangereux que l'insécurité des ordinateurs. Cela dit, peut-être que c'est
-parce que je ne suis pas utilisateur de Windows ; ainsi j'ai moins de
+parce que je ne suis pas utilisateur de Windows ; ainsi j'ai moins de
 problèmes.</p>
 
 <h3 id="free-formats-copyright-microsoft"><a class="nounderline" 
href="#tm">23.</a> Formats libres, copyright,
 Microsoft</h3>
 
-<p><b>PUBLIC :</b> [inintelligible]</p>
+<p><b>PUBLIC :</b> [inintelligible]</p>
 
-<p><b>RICHARD :</b> Non, nous ne pouvons pas. Il demande si nous pouvons
+<p><b>RICHARD :</b> Non, nous ne pouvons pas. Il demande si nous pouvons
 monopoliser les formats de fichiers. Eh bien, nous ne pouvons pas le faire
 en utilisant nos licences basées sur le copyright, parce que le copyright ne
 couvre ni les idées, ni les principes, ni les méthodes de fonctionnement, ni
-les systèmes ; il couvre seulement les détails de l'expression d'une œuvre
+les systèmes ; il couvre seulement les détails de l'expression d'une œuvre
 d'auteur. Alors nous ne pouvons pas, en utilisant des licences comme la GNU
 GPL, empêcher qui que ce soit d'écrire son propre code pour manipuler le
 même format.</p>
 
-<p>Il est concevable que nous puissions demander des brevets ; cependant il se
-trouve que les brevets sont très, très différents du copyright ; ils n'ont
+<p>Il est concevable que nous puissions demander des brevets ; cependant il 
se
+trouve que les brevets sont très, très différents du copyright ; ils n'ont
 presque rien en commun, et il se trouve que cela coûte très cher d'obtenir
 un brevet, et encore plus cher de le maintenir en état de validité. Et,
 autre chose, on ne doit pas partir du principe que ce qui est breveté par
@@ -1373,15 +1373,15 @@
 ça à cause de sa puissance commerciale, à cause de son contrôle.</p>
 
 <p>Nous ne pouvons pas faire ça. Tout le problème du logiciel libre est que 
les
-développeurs n'ont aucun pouvoir ; ce sont les utilisateurs qui ont le
+développeurs n'ont aucun pouvoir ; ce sont les utilisateurs qui ont le
 contrôle. Nous ne pouvons pas forcer les utilisateurs à migrer vers quoi que
 ce soit, pas même pour leur propre sécurité.</p>
 
 <p>Vous savez, nous essayons depuis 1992 à peu près de convaincre les
 utilisateurs de ne plus se servir du format GIF parce que ce format est
 breveté, ce qui expose certains d'entre eux à des poursuites. Nous avons
-dit : « S'il vous plaît, arrêtez tous d'utiliser le format GIF dans
-l'intérêt de ceux qui seront poursuivis si le public utilise ce format. » 
Et
+dit : « S'il vous plaît, arrêtez tous d'utiliser le format GIF dans
+l'intérêt de ceux qui seront poursuivis si le public utilise ce format. » 
Et
 les gens n'ont pas écouté. Donc le fait est que nous ne pouvons pas faire
 comme Microsoft, parce que cela repose sur l'usage de son pouvoir, et que
 nous n'en avons aucun sur le public du fait que nous avons choisi de
@@ -1390,18 +1390,18 @@
 <h3 id="dangers-of-webmail-loss-of-freedom"><a class="nounderline" 
href="#tm">24.</a> Dangers du webmail, perte de
 liberté</h3>
 
-<p><b>PUBLIC :</b> Quand quelqu'un utilise Google, il n'a pas accès au code
+<p><b>PUBLIC :</b> Quand quelqu'un utilise Google, il n'a pas accès au code
 source que nous utilisons, donc il n'a aucun moyen de [inintelligible] ce
 que nous faisons, donc cela viole sa liberté.</p>
 
-<p><b>RICHARD :</b> Quand une personne accède à un serveur de Google, elle 
n'a
+<p><b>RICHARD :</b> Quand une personne accède à un serveur de Google, elle 
n'a
 ni les binaires ni le code source du programme que Google utilise, parce que
 c'est Google qui utilise le programme, pas cette personne. Aussi, je ne
 m'attends pas à avoir autorité pour changer le logiciel que vous utilisez
 dans votre ordinateur. Vous devez avoir la liberté de modifier le logiciel
 que votre ordinateur exécute, mais je ne m'attendrai jamais à avoir la
 liberté d'aller dans votre ordinateur pour modifier ce logiciel. Pourquoi
-est-ce que vous me laisseriez faire ça ? C'est comme ça que je vois les
+est-ce que vous me laisseriez faire ça ? C'est comme ça que je vois les
 choses quand une personne utilise un serveur de Google pour faire une
 recherche.</p>
 
@@ -1412,7 +1412,7 @@
 ordinateur, cela introduit un danger. Je n'ai jamais compris comment les
 gens peuvent dire que l'avenir est dans les clients légers, parce que je ne
 peux pas imaginer pourquoi je ferais les choses de cette façon. J'ai un PC
-qui est capable de faire tourner un logiciel de messagerie ; je garde mon
+qui est capable de faire tourner un logiciel de messagerie ; je garde mon
 courrier électronique sur mon propre ordinateur, je ne le laisse pas sur le
 serveur de quiconque, en particulier si c'est un serveur en lequel je n'ai
 aucune raison d'avoir confiance. Et de nos jours, naturellement, si vous
@@ -1420,16 +1420,16 @@
 aussi bien les transmettre directement à Ashcroft<a id="TransNote13-rev"
 href="#TransNote13"><sup>13</sup></a> et à sa gestapo. </p>
 
-<p>[RMS, 2010 : Gmail est comparable à Hotmail de ce point de vue. Voir
+<p>[RMS, 2010 : Gmail est comparable à Hotmail de ce point de vue. Voir
 également <a
 
href="/philosophy/who-does-that-server-really-serve.html">gnu.org/philosophy/who-does-that-server-really-serve.html</a>,
 qui expose un autre problème concernant certains services en ligne, mais pas
 tous.]</p>
 
-<p><b>PUBLIC :</b> inintelligible</p>
+<p><b>PUBLIC :</b> inintelligible</p>
 
-<p><b>RICHARD :</b> Il demande « si les gens utilisaient un client léger et
-faisaient toute leur informatique sur un serveur distant ». Oui, cela
+<p><b>RICHARD :</b> Il demande « si les gens utilisaient un client léger 
et
+faisaient toute leur informatique sur un serveur distant ». Oui, cela
 voudrait dire que les gens perdraient la liberté, parce qu'évidemment, on ne
 peut pas modifier le logiciel qui est sur le serveur de quelqu'un
 d'autre. Alors si vous utilisez le logiciel sur le serveur de quelqu'un
@@ -1439,17 +1439,17 @@
 requis pour faire ces tâches sur votre machine continueront d'être
 développés.</p>
 
-<p>{Vous partez si vite ? [rires] J'espère que ce n'est pas quelque chose que
+<p>{Vous partez si vite ? [rires] J'espère que ce n'est pas quelque chose 
que
 j'ai dit. Oh, maintenant je n'aurai plus l'occasion de la rencontrer. Tant
 pis.}</p>
 
 <h3 id="copyright-art-vs-software"><a class="nounderline" href="#tm">25.</a> 
Copyright pour l'art et le
 logiciel</h3>
 
-<p><b>PUBLIC :</b> Est-ce que les Creative Commons sont une confession
-différente de la même religion, ou une religion différente ?</p>
+<p><b>PUBLIC :</b> Est-ce que les Creative Commons sont une confession
+différente de la même religion, ou une religion différente ?</p>
 
-<p><b>RICHARD :</b> Eh bien, d'abord, ce n'est pas une religion, sauf en
+<p><b>RICHARD :</b> Eh bien, d'abord, ce n'est pas une religion, sauf en
 manière de plaisanterie. L'Église d'Emacs est une plaisanterie. S'il vous
 plaît, gardez à l'esprit que prendre l'Église trop au sérieux peut être
 mauvais pour la santé, même l'Église d'Emacs. Donc cela n'a rien à voir 
avec
@@ -1466,15 +1466,15 @@
 
 <p>Un logiciel est un exemple d'ouvrage utilitaire, fonctionnel. On peut
 l'utiliser pour faire une tâche. Le but principal d'un programme n'est pas
-que les gens lisent le code et pensent : « Oh, que c'est passionnant, quel
-travail formidable ils ont fait ! » Le but principal d'un logiciel est que
+que les gens lisent le code et pensent : « Oh, que c'est passionnant, quel
+travail formidable ils ont fait ! » Le but principal d'un logiciel est que
 vous le fassiez fonctionner et qu'il fasse quelque chose. Et oui, les
 personnes qui s'intéressent au logiciel vont également le lire pour
 apprendre, mais ce n'est pas là son but principal. Son intérêt réside dans
 la tâche qu'il effectue, pas juste dans le plaisir qu'il procure quand on le
 lit. Quant à l'art, sa principale utilité est la sensation qu'il vous
 procure quand vous le regardez ou que vous l'écoutez. Ce sont des manières
-très différentes d'être utiles ; il en découle que les questions 
éthiques se
+très différentes d'être utiles ; il en découle que les questions 
éthiques se
 rapportant à la copie et aux modifications sont différentes.</p>
 
 <p>Pour les ouvrages utilitaires, fonctionnels, les gens doivent avoir les
@@ -1487,13 +1487,13 @@
 
 <h3 id="malicious-free-software"><a class="nounderline" href="#tm">26.</a> 
Logiciel libre malveillant</h3>
 
-<p><b>PUBLIC :</b> Puisque tout le monde a la liberté de modifier le code et 
de
-le republier, comment évite-t-on les saboteurs ?</p>
+<p><b>PUBLIC :</b> Puisque tout le monde a la liberté de modifier le code 
et de
+le republier, comment évite-t-on les saboteurs ?</p>
 
-<p><b>RICHARD :</b> Eh bien, on ne les évite pas. Ce que je veux dire, c'est
+<p><b>RICHARD :</b> Eh bien, on ne les évite pas. Ce que je veux dire, c'est
 qu'on ne pourra jamais. Alors on se contente de regarder les différentes
 versions et on voit laquelle on préfère. On ne peut pas non plus éviter les
-saboteurs de logiciel non libre ; en fait, le saboteur pourrait être le
+saboteurs de logiciel non libre ; en fait, le saboteur pourrait être le
 développeur lui-même. Comme je l'ai dit, les développeurs ajoutent souvent
 des fonctionnalités malveillantes, et alors on est complètement
 impuissant. Au moins avec le logiciel libre, on peut lire le code source, on
@@ -1503,29 +1503,29 @@
 
 <h3 id="patented-file-formats"><a class="nounderline" href="#tm">27.</a> 
Formats de fichiers brevetés</h3>
 
-<p><b>PUBLIC :</b> Est-ce que par hasard vous savez quels formats de fichiers
-populaires sont secrets et lesquels sont publics ?</p>
+<p><b>PUBLIC :</b> Est-ce que par hasard vous savez quels formats de fichiers
+populaires sont secrets et lesquels sont publics ?</p>
 
-<p><b>RICHARD :</b> Eh bien, parmi les formats de fichiers populaires, les
+<p><b>RICHARD :</b> Eh bien, parmi les formats de fichiers populaires, les
 seuls dont je sais qu'ils sont secrets sont certains formats de
 Microsoft. Mais par ailleurs il y en a d'autres qui ont des problèmes de
 brevets. Par exemple il y a encore un brevet sur la compression LZW,
 utilisée dans le format GIF. Et quelqu'un a un brevet qui, d'après lui,
-couvre le format JPEG ; il est effectivement en train de poursuivre
+couvre le format JPEG ; il est effectivement en train de poursuivre
 plusieurs sociétés. Et puis il y a un brevet sur l'audio MP3, de sorte que
 les encodeurs MP3 libres ont été poussés dans la clandestinité aux
-États-Unis [<a href="#ft1">1</a>] ; c'est pourquoi les gens devraient passer
-au format Ogg Vorbis. Et si l'on regarde, disons, la vidéo MPEG-2, il y a 39
-brevets américains qui sont censées couvrir ses particularités. Donc il y a
-beaucoup de problèmes de ce type.</p>
+États-Unis <a class="ftn" id="ft1-rev" href="#ft1">[1]</a> ; c'est 
pourquoi
+les gens devraient passer au format Ogg Vorbis. Et si l'on regarde, disons,
+la vidéo MPEG-2, il y a 39 brevets américains qui sont censées couvrir ses
+particularités. Donc il y a beaucoup de problèmes de ce type.</p>
 
 <h3 id="games-as-free-software"><a class="nounderline" href="#tm">28.</a> Jeux 
libres</h3>
 
-<p><b>PUBLIC :</b> Y a-t-il des logiciels qui soient en quelque sorte des
+<p><b>PUBLIC :</b> Y a-t-il des logiciels qui soient en quelque sorte des
 mélanges entre du Creative Commons et du logiciel fonctionnel, par exemple
-des jeux ou&hellip; ? </p>
+des jeux ou&hellip; ? </p>
 
-<p><b>RICHARD :</b> Eh bien, dans de nombreux cas on peut considérer un jeu
+<p><b>RICHARD :</b> Eh bien, dans de nombreux cas on peut considérer un jeu
 comme la combinaison d'un programme avec un scénario. Donc ce serait
 raisonnable de traiter le programme comme un programme et le scénario comme
 une œuvre de fiction. Par ailleurs, ce qu'on observe, c'est qu'il est tout à
@@ -1537,16 +1537,16 @@
 <h3 id="gpl-freedoms-for-cars-saving-seeds"><a class="nounderline" 
href="#tm">29.</a> Libertés de la GPL pour les
 voitures, faire ses propres semences</h3>
 
-<p><b>PUBLIC :</b> Est-ce que vous imaginez que la philosophie du logiciel
+<p><b>PUBLIC :</b> Est-ce que vous imaginez que la philosophie du logiciel
 libre puisse s'étendre aux produits, aux marchandises&hellip;</p>
 
-<p><b>RICHARD :</b> Quand vous dites « produits, marchandises », 
pourriez-vous
-donner des exemples concrets ?</p>
+<p><b>RICHARD :</b> Quand vous dites « produits, marchandises », 
pourriez-vous
+donner des exemples concrets ?</p>
 
-<p><b>PUBLIC :</b> [inintelligible] voitures</p>
+<p><b>PUBLIC :</b> [inintelligible] voitures</p>
 
-<p><b>RICHARD :</b> Est-ce que la philosophie du logiciel libre doit
-s'appliquer aux voitures ? OK, eh bien la philosophie du logiciel libre est
+<p><b>RICHARD :</b> Est-ce que la philosophie du logiciel libre doit
+s'appliquer aux voitures ? OK, eh bien la philosophie du logiciel libre est
 que vous devez être libre de le copier et de le modifier. Si vous aviez un
 copieur de voitures, je pense que vous devriez être libre de copier
 n'importe quelle voiture. Mais il n'y a pas de copieur de voitures, alors la
@@ -1573,12 +1573,12 @@
 <h3 id="no-software-is-better-than-non-free-software"><a class="nounderline" 
href="#tm">30.</a> Pas de logiciel est mieux que du
 logiciel non libre</h3>
 
-<p><b>PUBLIC :</b> [à peu près] Pensez-vous que le logiciel libre puisse 
être
+<p><b>PUBLIC :</b> [à peu près] Pensez-vous que le logiciel libre puisse 
être
 produit en quantité insuffisante parce que personne ne voudrait investir
-d'argent [inintelligible] ?</p>
+d'argent [inintelligible] ?</p>
 
-<p><b>RICHARD :</b> Je ne sais pas ce que vous voulez dire par « produit en
-quantité insuffisante ». Nous voyons que certaines personnes produisent du
+<p><b>RICHARD :</b> Je ne sais pas ce que vous voulez dire par « produit 
en
+quantité insuffisante ». Nous voyons que certaines personnes produisent du
 logiciel libre et d'autres non. Nous pourrions imaginer que plus de monde
 développe du logiciel libre et, dans ce cas nous en aurions plus. Mais, vous
 voyez, la tragédie des biens communs était en réalité une question de
@@ -1587,21 +1587,21 @@
 programme, vous ne l'usez pas. Donc vraiment, il n'y a pas d'analogie
 là-dedans.</p>
 
-<p><b>PUBLIC :</b> L'exemple que vous avez donné est : disons qu'il y a un
+<p><b>PUBLIC :</b> L'exemple que vous avez donné est : disons qu'il y a un
 programme utile et mille personnes qui veulent le modifier. Vous avez dit
 qu'ils pourraient mettre leur argent en commun et recruter un programmeur
-pour faire la modification. Mais chaque personne de ce groupe peut dire :
-« Eh bien, je vais juste laisser les 999 autres payer pour la
-modification. »</p>
+pour faire la modification. Mais chaque personne de ce groupe peut dire :
+« Eh bien, je vais juste laisser les 999 autres payer pour la
+modification. »</p>
 
-<p><b>RICHARD :</b> Ils peuvent faire ça mais ce serait assez stupide. Si en
+<p><b>RICHARD :</b> Ils peuvent faire ça mais ce serait assez stupide. Si en
 fin de compte ils voient que ce n'est pas fait, alors si cela a de
 l'importance pour eux ils ont avantage à se regrouper et à verser leur
 contribution pour que la modification soit effectuée. Et qu'ils le fassent
 ou non, dans les deux cas je ne vois là rien de tragique. S'ils se
 regroupent, paient pour leur modification et l'obtiennent, c'est bien. S'ils
 ne se regroupent pas et ne paient pas pour cette modification, c'est bien
-aussi ; je suppose qu'ils n'y tenaient pas assez. Les deux sont OK. </p>
+aussi ; je suppose qu'ils n'y tenaient pas assez. Les deux sont OK. </p>
 
 <p>Le logiciel non libre est malfaisant et nous sommes mieux lotis sans
 logiciel qu'avec du logiciel non libre. La tragédie des biens communs peut
@@ -1617,10 +1617,10 @@
 
 <h3 id="portability-of-free-software"><a class="nounderline" 
href="#tm">31.</a> Portabilité du logiciel libre</h3>
 
-<p><b>PUBLIC :</b> Y a-t-il un conflit potentiel entre la philosophie du
-logiciel libre et la portabilité de [inintelligible] ?</p>
+<p><b>PUBLIC :</b> Y a-t-il un conflit potentiel entre la philosophie du
+logiciel libre et la portabilité de [inintelligible] ?</p>
 
-<p><b>RICHARD :</b> Non, pour moi cela n'a aucun sens. Je ne vois pas de
+<p><b>RICHARD :</b> Non, pour moi cela n'a aucun sens. Je ne vois pas de
 conflit entre la philosophie du logiciel libre et la portabilité. Et dans le
 monde du libre nous travaillons très dur pour parvenir à une portabilité
 très large. Nous rendons nos logiciels très portables et nous les
@@ -1635,16 +1635,16 @@
 nous avons choisi de ne pas essayer d'avoir du pouvoir sur les autres.</p>
 
 <h3 id="is-some-free-software-obfuscated-on-purpose"><a class="nounderline" 
href="#tm">32.</a> Logiciels libres rendus
-inintelligibles à dessein ?</h3>
+inintelligibles à dessein ?</h3>
 
-<p><b>PUBLIC :</b> Quelque chose [inintelligible] masqué [inintelligible] le
+<p><b>PUBLIC :</b> Quelque chose [inintelligible] masqué [inintelligible] le
 comprend pas.</p>
 
-<p><b>RICHARD :</b> Je ne suis pas d'accord avec vous. Pardon, mais c'est
+<p><b>RICHARD :</b> Je ne suis pas d'accord avec vous. Pardon, mais c'est
 idiot. Si vous être en train de dire qu'un programme est difficile à
 comprendre, ce n'est pas comme si on vous empêchait de le comprendre. Ce
-n'est pas la même chose que si on vous disait : « Vous n'avez pas la
-permission de le voir. » Maintenant, si vous le trouvez peu clair, vous
+n'est pas la même chose que si on vous disait : « Vous n'avez pas la
+permission de le voir. » Maintenant, si vous le trouvez peu clair, vous
 pouvez essayer de le clarifier. De fait, les développeurs essaient
 probablement de le garder compréhensible, mais c'est un travail
 difficile. Sauf si vous voulez comparer nos logiciels avec les logiciels
@@ -1657,36 +1657,36 @@
 <h3 id="proprietary-keeping-an-edge"><a class="nounderline" href="#tm">33.</a> 
Logiciel privateur pour garder
 l'avantage</h3>
 
-<p><b>PUBLIC :</b> Beaucoup de gens qui fabriquent des appareils ou
+<p><b>PUBLIC :</b> Beaucoup de gens qui fabriquent des appareils ou
 [inintelligible] matériel donnent l'argument qu'ils ont besoin de logiciel
 privateur pour garder l'avantage sur leurs concurrents, parce que s'ils
 donnaient le logiciel gratuitement, l'un d'eux pourrait fabriquer l'appareil
 [inintelligible]. </p>
 
-<p><b>RICHARD :</b> Je ne les crois pas. Je pense que tout ça, c'est de la
+<p><b>RICHARD :</b> Je ne les crois pas. Je pense que tout ça, c'est de la
 foutaise, parce qu'ils sont en concurrence les uns avec les autres et que
-chacun dit : « Nous avons besoin de logiciel privateur pour avoir l'avantage
-sur les autres. » Eh bien, si aucun ne le faisait, ils perdraient tous leur
-avantage ? Je veux dire, et alors ? Nous ne devons pas prendre ce qu'ils
+chacun dit : « Nous avons besoin de logiciel privateur pour avoir 
l'avantage
+sur les autres. » Eh bien, si aucun ne le faisait, ils perdraient tous leur
+avantage ? Je veux dire, et alors ? Nous ne devons pas prendre ce qu'ils
 disent pour argent comptant, et nous ne devons pas non plus acheter leurs
 produits.</p>
 
 <h3 id="forbidding-is-forbidden-how-is-this-freedom"><a class="nounderline" 
href="#tm">34.</a> Il est interdit d'interdire,
-qu'est-ce que cette liberté ?</h3>
+qu'est-ce que cette liberté ?</h3>
 
-<p><b>PUBLIC :</b> Je pourrais dire [inintelligible]</p>
+<p><b>PUBLIC :</b> Je pourrais dire [inintelligible]</p>
 
-<p><b>RICHARD :</b> Non, je vous en prie. La question que vous posez est
+<p><b>RICHARD :</b> Non, je vous en prie. La question que vous posez est
 peut-être une bonne question, mais s'il vous plaît posez-la de manière
 neutre, plutôt que sous forme agressive.</p>
 
-<p><b>PUBLIC :</b> J'ai quelque chose sur le cœur, alors je vais le dire tout
+<p><b>PUBLIC :</b> J'ai quelque chose sur le cœur, alors je vais le dire 
tout
 haut. Le problème, c'est qu'en inscrivant effectivement [inintelligible]
-chose et en disant « Vous pouvez redistribuer ce logiciel, mais vous devez
-respecter ces quatre libertés », est-ce que vous n'êtes pas également en
-train de restreindre ma liberté ?</p>
+chose et en disant « Vous pouvez redistribuer ce logiciel, mais vous devez
+respecter ces quatre libertés », est-ce que vous n'êtes pas également en
+train de restreindre ma liberté ?</p>
 
-<p><b>RICHARD :</b> Non, cela restreint votre pouvoir. Empêcher A de mettre B
+<p><b>RICHARD :</b> Non, cela restreint votre pouvoir. Empêcher A de mettre 
B
 sous sa coupe n'est pas priver A de liberté, parce qu'asservir les autres
 n'est pas la liberté, c'est le pouvoir.</p>
 
@@ -1694,86 +1694,86 @@
 arrêtons, mais c'est bien et cela ne prive personne de liberté.</p>
 
 <p>Je veux dire, vous pourriez tout aussi bien dire que si vous renversez un
-dictateur, le dictateur va dire : « Vous m'ôtez la liberté de dicter ses
-actes à chacun. » Mais ce n'est pas de la liberté, c'est du pouvoir.</p>
+dictateur, le dictateur va dire : « Vous m'ôtez la liberté de dicter ses
+actes à chacun. » Mais ce n'est pas de la liberté, c'est du pouvoir.</p>
 
 <p>Ainsi, je fais la distinction entre la liberté, qui consiste à avoir le
 contrôle de votre propre vie, et le pouvoir, qui consiste à avoir le
 contrôle de la vie des autres. Nous devons absolument faire cette
-distinction ; si nous ne faisons pas la différence entre la liberté et le
+distinction ; si nous ne faisons pas la différence entre la liberté et le
 pouvoir, alors nous perdons la capacité de juger si une société est libre ou
 non. Vous comprenez, si vous oubliez cette distinction, alors quand vous
-regardez la Russie staliniste vous dites : « Bon, il y avait tout autant de
-liberté là-bas, c'est juste que Staline la possédait en entier. » Non ! 
Dans
+regardez la Russie staliniste vous dites : « Bon, il y avait tout autant 
de
+liberté là-bas, c'est juste que Staline la possédait en entier. » 
Non ! Dans
 la Russie staliniste, Staline avait le pouvoir et le peuple n'avait pas la
-liberté ; il n'y avait pas de liberté là-bas, parce qu'il n'y a de liberté
+liberté ; il n'y avait pas de liberté là-bas, parce qu'il n'y a de 
liberté
 que lorsqu'on peut contrôler sa propre vie. Contrôler la vie des autres, ce
 n'est absolument pas la liberté, pour aucune des personnes concernées.</p>
 
 <h3 id="can-google-help-free-software"><a class="nounderline" 
href="#tm">35.</a> Google peut-il aider le logiciel
-libre ?</h3>
+libre ?</h3>
 
-<p><b>PUBLIC :</b> À votre avis, y a-t-il quelque chose que Google, en tant 
que
-société, puisse améliorer dans l'esprit du logiciel libre ?</p>
+<p><b>PUBLIC :</b> À votre avis, y a-t-il quelque chose que Google, en tant 
que
+société, puisse améliorer dans l'esprit du logiciel libre ?</p>
 
-<p><b>RICHARD :</b> En fait, je n'en sais pas assez sur ce que fait Google 
pour
+<p><b>RICHARD :</b> En fait, je n'en sais pas assez sur ce que fait Google 
pour
 avoir un avis. Mais si Google voulait donner un peu d'argent à la Fondation
 pour le logiciel libre, nous l'accepterions volontiers. J'ai rencontré ici
 quelques personnes qui travaillent sur un programme libre particulier, à
 savoir Linux, le noyau. Et je ne leur ai pas demandé si elles publient leurs
-améliorations. [<b>PUBLIC :</b> Elles le font.] Oh, parfait, alors c'est une
+améliorations. [<b>PUBLIC :</b> Elles le font.] Oh, parfait, alors c'est une
 contribution. Je veux dire, si vous vouliez contribuer à d'autres logiciels
 libres, ce serait bien aussi, mais je ne sais pas si vous avez besoin de
 faire ça. Et naturellement, si un jour vous aviez l'occasion de publier
 d'autres logiciels nouveaux d'usage général, ce serait bien également.</p>
 
-<p>[RMS, 2010 : Google distribue maintenant quelques gros programmes non
+<p>[RMS, 2010 : Google distribue maintenant quelques gros programmes non
 libres. Certains sont écrits en JavaScript, et les serveurs les installent
 sans que vous vous en rendiez compte.]</p>
 
 <h3 id="free-software-on-windows-good-or-bad"><a class="nounderline" 
href="#tm">36.</a> Logiciel libre sur Windows, bien
-ou mal ?</h3>
+ou mal ?</h3>
 
 <p>Je vais prendre encore trois questions.</p>
 
-<p><b>PUBLIC :</b> Si je développe un logiciel libre pour un système
+<p><b>PUBLIC :</b> Si je développe un logiciel libre pour un système
 d'exploitation privateur comme Windows, ce que je fais essentiellement,
 c'est de soutenir le système privateur. Est-ce une bonne ou une mauvaise
-chose ?</p>
+chose ?</p>
 
-<p><b>RICHARD :</b> Eh bien, il y a du bon et du mauvais. En ce qui concerne
+<p><b>RICHARD :</b> Eh bien, il y a du bon et du mauvais. En ce qui concerne
 l'usage du code, vous respectez la liberté des autres, donc c'est bien, mais
 le fait qu'il tourne sur Windows est mauvais. Donc vraiment, il ne faut pas
 utiliser Windows. Utiliser Windows n'est pas bien. Ce n'est pas aussi mal
 que d'être un développeur de Windows, mais c'est tout de même mal et vous ne
 devez pas le faire.</p>
 
-<p><b>PUBLIC :</b> Donc ce que vous dites, c'est de ne pas le faire du 
tout.</p>
+<p><b>PUBLIC :</b> Donc ce que vous dites, c'est de ne pas le faire du 
tout.</p>
 
-<p><b>RICHARD :</b> Oui, n'utilisez pas Windows. Utilisez GNU/Linux et
+<p><b>RICHARD :</b> Oui, n'utilisez pas Windows. Utilisez GNU/Linux et
 développez plutôt votre programme libre pour GNU/Linux. Et alors il sera bon
 des deux façons. </p>
 
-<p><b>PUBLIC :</b> Mais est-ce que cela ne pourrait pas faire connaître cette
-idéologie aux utilisateurs de Windows ?</p>
+<p><b>PUBLIC :</b> Mais est-ce que cela ne pourrait pas faire connaître 
cette
+idéologie aux utilisateurs de Windows ?</p>
 
-<p><b>RICHARD :</b> C'est possible, mais il y a assez de logiciels libres
+<p><b>RICHARD :</b> C'est possible, mais il y a assez de logiciels libres
 utilisables sur Windows pour ça. Et le fait est que développer des logiciels
 pour Windows va créer une incitation à utiliser Windows. Aussi, je vous
 demande de ne pas le faire.</p>
 
-<p>[RMS, 2010 : plus précisément, faire que des programmes libres 
fonctionnent
-aussi sur Windows peut être utile, comme il l'a dit ; toutefois, écrire un
+<p>[RMS, 2010 : plus précisément, faire que des programmes libres 
fonctionnent
+aussi sur Windows peut être utile, comme il l'a dit ; toutefois, écrire un
 programme libre pour Windows uniquement est du gaspillage.] </p>
 
 <h3 id="scos-suit"><a class="nounderline" href="#tm">37.</a> Affaire SCO</h3>
 
-<p><b>PUBLIC :</b> Quelles seraient les conséquences si SCO remportait son
-litige contre Linux ? Quel serait l'impact sur&hellip;</p>
+<p><b>PUBLIC :</b> Quelles seraient les conséquences si SCO remportait son
+litige contre Linux ? Quel serait l'impact sur&hellip;</p>
 
-<p><b>RICHARD :</b> Je n'en sais rien, ça dépend. Cela n'aurait aucun effet 
sur
+<p><b>RICHARD :</b> Je n'en sais rien, ça dépend. Cela n'aurait aucun 
effet sur
 la GPL. Mais il se pourrait que du code doive être enlevé de Linux. Est-ce
-que ce serait un gros problème ou un tout petit problème ? Cela dépend de
+que ce serait un gros problème ou un tout petit problème ? Cela dépend de
 quel code, donc on ne peut pas dire. Mais je ne pense pas que SCO soit un
 vrai problème. Je pense que les vrais problèmes, ce sont les brevets
 logiciels, et l'informatique déloyale, et le matériel avec des specs
@@ -1782,23 +1782,23 @@
 <h3 id="stallmans-problem-typing"><a class="nounderline" href="#tm">38.</a> 
Difficultés de Stallman avec la
 dactylographie</h3>
 
-<p><b>PUBLIC :</b> J'ai une question non idéologique. Je suis personnellement
+<p><b>PUBLIC :</b> J'ai une question non idéologique. Je suis 
personnellement
 très intéressé par votre combat contre les microtraumatismes répétés et 
par
 leur impact sur le développement de GNU Hurd. </p>
 
-<p><b>RICHARD :</b> Aucun impact, parce que je n'ai jamais travaillé
+<p><b>RICHARD :</b> Aucun impact, parce que je n'ai jamais travaillé
 dessus. Nous avons recruté une personne pour écrire GNU Hurd. Je n'ai rien
 eu à voir avec ça. Pendant plusieurs années, je n'ai pas pu me servir
 beaucoup du clavier, alors nous avons recruté des gens pour le faire à ma
 place. Puis j'ai constaté qu'en utilisant des claviers à frappe douce je
 pouvais de nouveau le faire. </p>
 
-<h3 id="open-source-good-or-bad-pat-riot-act"><a class="nounderline" 
href="#tm">39.</a> Open source, bien ou mal ?
+<h3 id="open-source-good-or-bad-pat-riot-act"><a class="nounderline" 
href="#tm">39.</a> Open source, bien ou mal ?
 <i>Pat-riot Act</i></h3>
 
-<p><b>PUBLIC :</b> Pouvez-vous nous donner votre opinion sur l'open source 
?</p>
+<p><b>PUBLIC :</b> Pouvez-vous nous donner votre opinion sur l'open 
source ?</p>
 
-<p><b>RICHARD :</b> Eh bien, le mouvement open source est un peu comme le
+<p><b>RICHARD :</b> Eh bien, le mouvement open source est un peu comme le
 mouvement du logiciel libre, sauf que la base philosophique a été
 éliminée. Ainsi ils ne parlent pas de bien et de mal, ni de liberté, ni de
 droits inaliénables. Simplement, ils ne le présentent pas en termes
@@ -1826,7 +1826,8 @@
 
 <h3 class="footnote">Note</h3>
 <ol>
-<li id="ft1">Tous les brevets sur le format MP3 auront expiré en 2018.</li>
+<li id="ft1"><a href="ft1-rev" class="nounderline">&#8593;</a>
+Tous les brevets sur le format MP3 auront expiré en 2018.</li>
 </ol>
 </div>
 
@@ -1834,61 +1835,74 @@
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't have notes.-->
 <hr /><b>Notes de traduction</b><br/><ol>
-<li id="TransNote1">Autre traduction de <em>proprietary</em> :
-propriétaire. <a href="#TransNote1-rev" class="nounderline">&#8593;</a></li>
-<li id="TransNote2">ITS <i>(Incompatible Timesharing System)</i> : « 
Système
-à temps partagé incompatible », conçu par les hackers du laboratoire
-d'intelligence artificielle et nommé en opposition avec CTSS <i>(Compatible
-Time Sharing System)</i>, utilisé précédemment au MIT. <a
-href="#TransNote2-rev" class="nounderline">&#8593;</a></li>
-<li id="TransNote3">MINCE n'est pas un Emacs complet. <a
-href="#TransNote3-rev" class="nounderline">&#8593;</a></li>
-<li id="TransNote4">ZWEI était EINE à l'origine. <a href="#TransNote4-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a></li>
-<li id="TransNote5">Gnou, en français. <a
-href="#TransNote5-rev">&#8593;</a></li>
-<li id="TransNote6"><i>New</i> veut dire « neuf » ou « nouveau » et, 
avec
-l'orthographe française, se prononce « nou ». <a href="#TransNote6-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a></li>
-<li id="TransNote7">Phonétiquement, « Eh, quoi de neuf ?» ou « Eh, 
qu'est-ce
-que GNU ?» <a href="#TransNote7-rev" class="nounderline">&#8593;</a></li>
-<li id="TransNote8">Il y a peu de chance qu'on fasse la confusion en
-français, car « entrée libre » est à peu près le seul cas où l'on peut
-donner à « libre » le sens de « gratuit », mais en anglais les deux
-significations de <i>free</i> (libre et gratuit) ont à peu près la même
-fréquence. <a href="#TransNote8-rev" class="nounderline">&#8593;</a></li>
-<li id="TransNote9">Loi sur le copyright du millénaire numérique. <a
-href="#TransNote9-rev" class="nounderline">&#8593;</a></li>
-<li id="TransNote10">Commission fédérale des communications, équivalente à
-l'Arcep française. <a href="#TransNote10-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a></li>
-<li id="TransNote11">Drapeau d'émission : ensemble de bits envoyé avec le
-flux d'un programme de télévision numérique, qui indique si ce flux peut
-être enregistré ou non et s'il y a des restrictions sur le contenu
-enregistré. <a href="#TransNote11-rev" class="nounderline">&#8593;</a></li>
-<li id="TransNote12">Jeu de mot entre <i>holy</i> (saint) et <i>wholly</i>
-(adjectif utilisé dans la philosophie new age : sain, complet, formant un
-tout), qui se prononcent à peu près de la même façon. <a
-href="#TransNote12-rev" class="nounderline">&#8593;</a></li>
-<li id="TransNote13">John Ashcroft, procureur général des États-Unis
-(ministre de la justice) de 2000 à 2005, a été à l'origine du <i>PATRIOT
-Act</i>. <a href="#TransNote13-rev" class="nounderline">&#8593;</a></li>
-<li id="TransNote14">L'explication du trait d'union de <i>Pat-riot</i> a été
-donnée par Richard Stallman au cours de son interview du 12 novembre 2012
-pour Hacker Public Radio (voir <a
-href="/philosophy/speeches-and-interview.html">Discours et entretiens</a>),
-plus précisément à 1h 13min 40sec de l'enregistrement : l'intitulé complet
-de la loi en question est <i>« Uniting and Strengthening America by
-Providing Appropriate Tools Required to Intercept and Obstruct Terrorism
-Act »</i> (loi pour unir et renforcer l'Amérique en fournissant les outils
-appropriés pour déceler et contrer le terrorisme), en abrégé
-« U.S.A.P.A.T.R.I.O.T. Act » ; pour former un acronyme, on a le droit de
+<li id="TransNote1"><a href="#TransNote1-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Autre traduction de <em>proprietary</em> : propriétaire. </li>
+<li id="TransNote2"><a href="#TransNote2-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+ITS <i>(Incompatible Timesharing System)</i> : « Système à temps 
partagé
+incompatible », conçu par les hackers du laboratoire d'intelligence
+artificielle et nommé en opposition avec CTSS <i>(Compatible Time Sharing
+System)</i>, utilisé précédemment au MIT.</li>
+<li id="TransNote3"><a href="#TransNote3-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+MINCE n'est pas un Emacs complet.</li>
+<li id="TransNote4"><a href="#TransNote4-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+ZWEI était EINE à l'origine.</li>
+<li id="TransNote5"><a href="#TransNote5-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Gnou, en français.</li>
+<li id="TransNote6"><a href="#TransNote6-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+<i>New</i> veut dire « neuf » ou « nouveau » et, avec l'orthographe
+française, se prononce « nou ».</li>
+<li id="TransNote7"><a href="#TransNote7-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Phonétiquement, « Eh, quoi de neuf ?» ou « Eh, qu'est-ce que 
GNU ?»</li>
+<li id="TransNote8"><a href="#TransNote8-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Il y a peu de chance qu'on fasse la confusion en français, car « entrée
+libre » est à peu près le seul cas où l'on peut donner à 
« libre » le sens
+de « gratuit », mais en anglais les deux significations de <i>free</i>
+(libre et gratuit) ont à peu près la même fréquence.</li>
+<li id="TransNote9"><a href="#TransNote9-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Loi sur le copyright du millénaire numérique.</li>
+<li id="TransNote10"><a href="#TransNote10-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Commission fédérale des communications, équivalente à l'Arcep
+française.</li>
+<li id="TransNote11"><a href="#TransNote11-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Drapeau d'émission : ensemble de bits envoyé avec le flux d'un programme de
+télévision numérique, qui indique si ce flux peut être enregistré ou non 
et
+s'il y a des restrictions sur le contenu enregistré.</li>
+<li id="TransNote12"><a href="#TransNote12-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+Jeu de mot entre <i>holy</i> (saint) et <i>wholly</i> (adjectif utilisé dans
+la philosophie new age : sain, complet, formant un tout), qui se prononcent
+à peu près de la même façon.</li>
+<li id="TransNote13"><a href="#TransNote13-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+John Ashcroft, procureur général des États-Unis (ministre de la justice) de
+2000 à 2005, a été à l'origine du <i>PATRIOT Act</i>.</li>
+<li id="TransNote14"><a href="#TransNote14-rev"
+class="nounderline">&#8593;</a>
+L'explication du trait d'union de <i>Pat-riot</i> a été donnée par Richard
+Stallman au cours de son interview du 12 novembre 2012 pour Hacker Public
+Radio (voir <a href="/philosophy/speeches-and-interview.html">Discours et
+entretiens</a>), plus précisément à 1h 13min 40sec de l'enregistrement :
+l'intitulé complet de la loi en question est <i>« Uniting and Strengthening
+America by Providing Appropriate Tools Required to Intercept and Obstruct
+Terrorism Act »</i> (loi pour unir et renforcer l'Amérique en fournissant
+les outils appropriés pour déceler et contrer le terrorisme), en abrégé
+« U.S.A.P.A.T.R.I.O.T. Act » ; pour former un acronyme, on a le droit 
de
 couper entre P.A.T. et R.I.O.T. aussi bien qu'entre U.S.A. et
 P.A.T.R.I.O.T., ce qui change la prononciation et évite de faire allusion au
-patriotisme. Ajoutons que <i>riot</i> signifie « émeute » et que <i>Pat
+patriotisme. Ajoutons que <i>riot</i> signifie « émeute » et que <i>Pat
 riot</i> évoque le cri des supporters de l'équipe de football américain de
-Boston, les <i>Pats</i>. <a href="#TransNote14-rev"
-class="nounderline">&#8593;</a></li>
+Boston, les <i>Pats</i>.</li>
 </ol></div>
 </div>
 
@@ -1955,13 +1969,13 @@
 <div class="translators-credits">
 
 <!--TRANSLATORS: Use space (SPC) as msgstr if you don't want credits.-->
-Traduction : Thérèse Godefroy<br />Révision :<br />Contact : <a
+Traduction : Thérèse Godefroy<br />Révision :<br />Contact : <a
 href="mailto:trad-gnu&#64;april.org";>trad-gnu&#64;april.org</a></div>
 
 <p class="unprintable"><!-- timestamp start -->
 Dernière mise à jour :
 
-$Date: 2021/10/01 17:39:49 $
+$Date: 2021/11/03 19:00:35 $
 
 <!-- timestamp end -->
 </p>



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